Togo: Selon les confidences
de «Jeune Afrique»:
Le député Kpatcha
Gnassingbé pourrait être libéré avant
l’élection présidentielle
11 décembre 2009
C’est ce qu’on peut lire dans le
dernier numéro de «Jeune Afrique»,
le journal panafricain. Son Rédacteur en chef François
Soudan, qui présentait le journal dimanche sur RFI, a
affirmé qu’«on sait que Kpatcha pèse
en terme électoral de façon assez significative
au Nord » et que « Faure est confronté à une
sorte de dilemme: est-ce qu’il faut le libérer avant
ou après la présidentielle de 2010 ?». Citant
des sources proches de la présidence, François
Soudan a ajouté que l’ex-patron de la SAZOF arrêté depuis
le 15 avril 2009 dans l’affaire de «tentative
d’atteinte à la sûreté de l’Etat»,
pourrait recouvrer sa liberté avant l’élection
présidentielle du 28 février 2010. Ainsi, on aurait
chargé le magistrat instructeur d’accélérer
la procédure pour une remise en liberté provisoire
du député de la Kozah. Quitte à ouvrir plus
tard, c’est-à-dire après les élections,
un procès.
Ces informations, si elles s’avéraient,
confirment les rumeurs qui couraient depuis et selon lesquelles
les autorités auraient en projet de libérer Kpatcha
et ses co-accusés à quelques jours de la tenue
de la présidentielle de 2010. Ceci dans le but de bénéficier
du soutien des inconditionnels de l’ancien ministre de
la Défense.
Pendant les élections législatives,
Kpatcha Gnassingbé a joué un rôle non moins
important dans la victoire du RPT. Selon les observateurs, il
a fait circuler beaucoup d’argent dans le septentrion,
mystifiant parfois les représentants de l’opposition
dans les CELI et dans les bureaux de vote. Veut-on compter sur
ses expériences pour faire le plein de voix dans la région
septentrionale où la percée de Kofi Yamgnane inquiète
? Les jours à venir nous permettront de répondre à cette
question.
Incarcéré depuis le 15 avril
2009 à l’Agence nationale de renseignements (ANR),
Kpatcha Gnassingbé n’a rencontré ses avocats
que début novembre. Au cours de cette entrevue, il leur
aurait confié une mission de conciliation. Le détenu
le plus célèbre du Togo n’entendait pas s’engager
dans une procédure pénale. Mais quelques jours
plus tard, l’Etat a commis cinq avocats pour le défendre
dans cette affaire de coup d’Etat. Après s’être
s’attaqué aux avocats de Kpatcha, les « cinq
mousquetaires » se sont murés dans un silence
pétaradant. L’ancien Bâtonnier Mario qui était
entre-temps à Lomé a été empêché de
voir son client.
Z. A.
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