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CAN 2010: Après les morts suite à la fusillade du bus des Eperviers:

Le Togo quitte l’Angola, le Ghana annoncerait forfait

10 janvier 2010

Adébayor Shéyi et ses coéquipiers comptent jouer en mémoire des Togolais morts lors de la fusillade à CabindaSur RMC, Emmanuel Adebayor a déclaré qu'il allait suivre les consignes du gouvernement togolais.  

Nouveau retournement de situation pour le Togo. «Les autorités togolaises ont décidé de plier bagages. Le plus important, c'est ce que le chef de l'Etat a décidé, on va rentrer, a-t-il avoué. Si on parle de morts, la compétition doit être annulée. Mais la CAF en a décidé autrement. Nous, on va rentrer et on souhaite bon courage à ceux qui vont rester, surtout au Burkina Faso, à la Côte d'Ivoire et au Ghana. Ce que j'ai dit à leurs dirigeants, c'est qu'ils pouvaient être attaqués à Cabinda à tout moment.»

Le sélectionneur du Burkina Faso, Paulo Duarte, suit l’évolution de la situation à Cabinda de près. Le technicien déclare attendre la décision de la CAF.

Placé dans le groupe de Cabinda, le Burkina Faso suit avec une attention toute particulière l’évolution de la situation. Le sélectionneur des Etalons, Paulo Duarte, fait le point. «D'après ce que je sais, le Ghana devrait annoncer un forfait, a lâché le technicien portugais à la presse. Nous, on va voir. Les joueurs sont de plus en plus choqués parce ce qu'ils apprennent. Mais on attend de voir ce que la CAF décide.» Pour l’heure, l’instance dirigeante africaine s’est bornée à annoncer qu’elle prendrait acte de la décision qui sera celle des Togolais.

Le gouvernement persévère
Le gouvernement togolais souhaite que ses joueurs rentrent au pays. A l'AFP, Pascal Bodjona, porte-parole du gouvernement togolais, annonce que le pays «maintient sa position». Une position qui reste ferme après la fusillade de vendredi.

Les Togolais restent
Revirement inattendu. Après avoir annoncé leur retrait de la compétition, les joueurs togolais ont décidé de rester à Cabinda et de disputer la compétition. Les partenaires d'Emmanuel Adebayor auraient décidé de le faire en hommage aux victimes de l'attaque des indépendantistes. «On a tous très mal au cœur, ce n'est plus une fête, mais nous avons envie de montrer nos couleurs, nos valeurs et que nous sommes des hommes. C'est une décision qui a été prise à la quasi-unanimité par le groupe qui s'est réuni dans la nuit et a décidé cela après avoir été rassuré par les autorités angolaises» a notamment déclaré Thomas Dossevi à l'AFP.

Cette décision va à l'encontre de celle prise par le gouvernement togolais, qui avait rappelé ses joueurs. Un deuil national de trois jours est d'ailleurs décrété à partir de lundi.

Sport365.fr

Jouera ou jouera pas?
A quelques heures du premier coup de sifflet, une grande confusion règne. Depuis samedi soir, les annonces contradictoires se succèdent. Alors que les joueurs s'étaient réunis dans la nuit de samedi à dimanche pour décider de participer à la compétition, on apprenait ce dimanche matin que le chef du gouvernement confirmait le départ de ses joueurs. Le coup d'envoi du premier match doit être donné ce dimanche soir à 20h00 locales.

Une valse hésitation qui n’est pas à mettre nécessairement au discrédit des joueurs. Jouer cette CAN en mémoire des deux membres de leur délégation tués dans la fusillade de vendredi, cela aurait eu un certain panache mais le gouvernement togolais reste sur sa position initiale, à savoir rappeler son équipe.

A cela plusieurs raisons: en premier lieu ne pas de déjuger lui-même après la décision annoncée samedi, ensuite ne pas faire ce cadeau à la Confédération africaine de football. On se souvient que le gouvernement togolais a demandé des excuses samedi à la CAF pour ses premières déclarations qui manquaient d’humanité, dans le contexte dramatique créé par l’attaque contre la délégation togolaise.

Il y a aussi une autre raison, plus sportive celle-là: les «Eperviers» n’ont sans doute plus la concentration nécessaire pour aborder cette compétition avec toutes les chances de leur côté. Ils risquent fort de ne pouvoir aller très loin dans la compétition.

REUTERS/Amr Abdallah DalshPar RFI
 


 

 

 

 

 

 

           

           

 

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