Togo: Présidentielle du 04 mars
2010:
Le Front Républicain
s’élargit
autour de Jean-Pierre Fabre, OBUTS hésite au retour
17 février 2010
Les dernières nouvelles en provenance du candidat unique
du Front Républicain pour le Changement et l’alternance
au Togo redonnent un peu d’espoir. En concertation avec
un certain nombre d’acteurs politiques et de leaders de
partis politiques, Jean-Pierre Fabre est arrivé ce 16
février au soir a arraché un accord avec Dahuku
Péré de l’ALLIANCE, Aimé Gogué de
l’ADDI, Me Tchassona du MCD et Abi Tchéssa du PSR.
Ils sont d’ailleurs en conférence de presse ce matin
du 17 février à Brother Homé à Lomé.
Tous ces leaders entendent s’engager aux côtés
du candidat de l’UFC pour favoriser l’alternance
en 2010 et remettre le Togo sur les rails. Cette alliance est à saluer
et dépasse désormais le cadre régionaliste
qu’on attribue si souvent à l’UFC. Les leaders
politiques qui ont rejoint le FRCT vont s’engager dans
la campagne des présidentielles et sillonner tout le territoire,
des fois en compagnie du candidat Fabre ou en groupes séparés
pour transmettre le même message aux populations: mettre
fin à quarante ans de monarchie, instaurer un Etat de
droit et amorcer un plan de développement socio-économique
censé provoquer le bien-être et nourrir les filles
et fils du Togo.
Gilchrist Olympio, moi ou le chaos
Cet homme est-il dangereux pour l’avènement de la
démocratie au Togo? Son comportement depuis qu’il
n’a pas pu se présenter à la présidentielle
de cette année semble répondre par l’affirmatif.
La manigance dont il était au centre lors des négociations
de Paris des 9 et 10 février derniers lors du choix du
candidat unique autour de l’ancien ministre de l’Intérieur
du Togo, François Boko est révélatrice du
caractère inique avec lequel il traite des propres membres
de sa famille politique. La complicité entre lui et Me
Agboyibo à son domicile parisien pour forcer Jean-Pierre
Fabre à se rallier à la cause du CAR témoigne
du fait que ces vieux leaders de l’opposition traditionnelle
ont scellé un deal avec Faure Gnassingbé pour le
garder au pouvoir.
Ainsi les sorties fracassantes des porte-flingues de Gilchrist
Olympio, Jean-Claude Homawoo, Nicodème Habia, participent
d’une mission de sabotage de la campagne de Fabre, pour
semer la zizanie et la confusion dans l’esprit des Togolais
et booster la campagne de Faure Gnassingbé qui pourrait épiloguer à longueur
de journée sur la division de l’opposition incapable
de se constituer en bloc unique pour gérer le pays. Il
pourra ainsi masquer son quinquennat chaotique caractérisé par
du clientélisme, d’absence d’objectifs économique,
politique, social, culturel et éducatif clair et réalisable.
Ce comportement méchant et suscidaire de Gilchrist Olympio
signifie tout simplement que depuis le décès du
dictateur Eyadèma Gnassingbé, ce monsieur n’a
plus d’adversaire politique et préfère courber
l’échine devant son fils en l’appelant «Monsieur
le Président» depuis Abuja en passant par Ouaga
et le palais présidentiel de Lomé. Et il en est
de même de Léopold Gnininvi et de Me Yawovi Agboyibo.
Des vieux leaders dépassés par la durée
de la lutte préfèrent aller à la soupe
Léopold Gnininvi, Me Yawovi Agboyibo avec leur compère
Gilchrist Olympio n’ont plus une vision dynamique et réelle
de la lutte politique pour la démocratie et le changement.
Se sentant à la veille de leur retraite politique, ils
préfèrent saboter les efforts du peuple vers son
mieux être en accompagnant et en soutenant la politique
gangstérique du régime RPT. Rien ne peut occulter
cette réalité au regard du fait que ces trois individus
refusent délibérément d’écouter
la voix du peuple qui demande une candidature unique de l’opposition.
Le leader du CAR Me Agboyibo, connu pour son double langage permanent
et sa fourberie a annoncé la couleur à Paris en
claquant la porte des négociations pour aller manipuler
Gilchrist Olympio lui faisant croire qu’il est le candidat
le plus populaire au Togo.
S’en est suivi un communiqué laconique de Léopold
Gnininvi qui dénonçait le caractère «militaire» de
la réunion de Paris alors qu’il avait fait des pieds
et des mains pour que sa candidate Adjamagbo-Johnson prenne part
au conclave.
Et que dire du silence pesant et complice de Gilchrist Olympio
depuis que Fabre a pris sa place à la candidature de l’UFC?
Autant de coïncidences qui ne trompent guère. Ils
sont tous aller à la soupe du prince et vont saboter l’espoir
du peuple au changement.
Ce qui leur fait plus mal est qu’ils voient d’un
très mauvais œil une nouvelle classe politique leur
succéder et que leur avenir politique est désormais
derrière eux. On espère qu’Agbéyomé Kodjo
ne commettra pas les mêmes erreurs et rejoindra assez vite
les rangs du peuple.
OBUTS ira ou n’ira pas en cavalier seul
Agbéyomé Kodjo hésite encore. Ses nombreuses
sorties prouvent à suffisance qu’il veut encore
une union de tous les acteurs politiques pour battre Faure Gnassingbé au
soir du 04 mars 2010. Il était l’un des principaux
acteurs des discussions de Paris et avait ainsi mis son sceau
sous le communiqué final de la réunion, préférant
parapher les textes de la plate-forme politique à Lomé.
Il sait pertinemment qu’aucun candidat de l’opposition
pris isolément ne pourra arriver en tête du scrutin
au regard du mode électoral qui prévoit une élection à un
tour. L’ancien dauphin d’Eyadèma a toujours
communiqué qu’il s’inscrivait dans une dynamique
unitaire. Dès lors il lui appartient de prouver aux Togolais
qu’il est sincère dans ses déclarations pour
rejoindre au plus vite les rangs du front élargi afin
de faire taire les rumeurs qui soutendent qu’il n’est
pas complètement épris des douleurs du peuple mais
cherche à retrouver les beaux jours d’un pouvoir
qui l’a toujours obsédé.
Dès à présent, tous les efforts d’où qu’ils
viennent, doivent se concentrer autour du candidat le plus populaire
en l’occurrence Fabre dont d’ailleurs le parti est
le plus implanté au Togo. Une aventure unique signifierait
simplement une caution à Faure Gnassingbé pour
perpétuer son régime le RPT qui a fait tant de
mal à la nation togolaise.
Jules Symféïtchéou,
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