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Togo: Présidentielle 2010: Premier
couac dans la campagne électorale:
Un responsable de l’UFC
arrêté puis
relâché par la Gendarmerie nationale
18 février 2010
Un responsable de l’Union des Forces de changement (UFC)
a été brièvement détenu dans les
locaux de l’Etat-major de la Gendarmerie nationale. C’est
ce que nous apprenons de sources proches du parti. En effet,
selon les informations, M. Hilla Ayayi, responsable UFC
de la Sous-section d’Anfamé, quartier situé au
Nord-Est de Lomé, a été interpellé dans
la journée de mardi 16 février aux environs de
9 h par le Commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie d’Ahadji-Kpota.
Selon la version fournie par la victime, le CB s’était
présenté à son domicile dans en lui demandant
de le suivre au poste de Gendarmerie.
Les réticences de M. Hilla Ayayi et son exigence de mandat
judiciaire n’ont rien pu faire devant la détermination
du CB qui menaça de lui mettre des menottes s’il
refusait de s’exécuter. Le représentant de
l’UFC fut obligé de suivre l’officier qui
le conduit, dans un premier temps à la Gendarmerie d’Ahadji-Kpota,
puis à la Gendarmerie nationale où il rencontra «le
responsable de la force FOSEP-2010».
A la Gendarmerie nationale, M. Hilla affirme avoir été soumis à une
série de questions portant sur son identité, son
appartenance politique, ses activités ces derniers temps
etc. «Arrivé à l’Etat-major de
la Gendarmerie nationale, raconte-t-il, ils m’ont
fait asseoir et m’ont demandé de savoir qui j’étais.
J’ai répondu que j’étais le responsable
de l’Union des forces de changement de la Sous-section
d’Anfamé. Puis le responsable de la FOSEP me demanda
si c’était nous qui voulions déstabiliser
le pays après les élections. J’ai
répondu que non, et pourquoi une telle question? Il me
dit que c’est ce qu’ils ont appris de moi, que j’étais
membre du Mouvement citoyen pour l’alternance (MCA)».
L’homme leur répondit que de par son âge -plus
de soixante (60) ans- il ne pouvait pas être dans le MCA,
qu’il milite lui aussi pour la paix et l’apaisement
après les élections. « Que ferez-vous
si vous étiez battu dans les urnes?», lui
demanda l’officier supérieur de la FOSEP en question. «Si
nous sommes battus, nous laisserons faire le gagnant car nous
sommes un parti démocratique», répondit
l’interpellé qui fut aussitôt relâché après
cet interrogatoire.
Olivier A. |
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