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Togo: Election présidentielle
de 2010:
Agbéyomé Kodjo, Courage
politique et vision
22 février 2010
L’élection présidentielle est le moment
privilégié qui permet, aux hommes et femmes qui
aspirent à diriger leur pays, d’aller à la
rencontre de leur peuple pour leur faire partager leur dessein.
Le contexte pré-électoral de notre pays, riche
en rebondissements, permet à notre peuple d’éprouver
une fois de plus la maturité politique de nos leaders
ainsi que leur aspiration réelle ou supposée au
changement, particulièrement dans les rangs des forces
de l’opposition.
Le débat électoral en cours au lieu d’être
axé sur les sujets de fond, semble se déplacer
sur le rassemblement des forces démocratiques autour du
Front Républicain pour l’Alternance et le Changement
(FRAC). L’initiative de Paris qui s’est achevée
le 10 février dernier sur un projet d’alliance sous
la facilitation de l’ancien ministre de l’Intérieur
en exil, M. François Boko, ne cesse de défrayer
la chronique après la réactivation de la candidature
de M. Agbéyomé Kodjo, ancien président de
l’Assemblée nationale et ancien premier ministre
de la République, président de l’Organisation
pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS).
Encore faut il rappeler que la démarche de M. Agbéyomé Kodjo
a fait suite aux dissonances variées ayant conduit au
retrait unilatéral des membres de l’UFC siégeant à la
CENI et à la suspension de la candidature de l’UFC
au lendemain du projet de mise en place du FRAC!
Alors même que sa candidature a été validée
par la Cour Constitutionnelle, Agbéyomé Kodjo a
décidé de s’effacer, non seulement pour soutenir
Jean-Pierre Fabre, candidat de la dernière heure, désavoué par
une frange de son parti au-delà des apparences actuelles,
mais aussi pour mettre son expérience et sa connaissance
de l’appareil d’Etat à disposition des forces
politiques d’alternance pour faire définitivement
plier l’une des plus vieilles dictatures du monde, qui
aujourd’hui ne dit pas son nom. Ce retrait au profit du
candidat le moins rompu à la gestion des affaires d’Etat
est d’autant plus méritoire qu’Agbéyomé Kodjo
est bien le seul aspirant à la magistrature suprême à avoir
occupé tous les postes de l’Administration. Cet
acte hautement courageux, confirme la priorité des objectifs
définis par OBUTS, de créer les conditions d’une
alternance à tout prix, affichée publiquement
depuis presque deux ans.
Malgré ce geste fort qui inquiète sérieusement
le pouvoir en place, les vieux démons ont repris leurs
droits et l’UFC s’est révélée
incapable non seulement de transcender ses rivalités internes
pour apporter à temps son soutien à Jean Pierre
Fabre, mais surtout de se conduire comme un partenaire à égalité de
droits et de devoirs dans le cadre d’une alliance politique,
caractérisée par le multipartisme. OBUTS n’a
jamais considéré sa participation au FRAC comme
celle d’une simple force d’appoint destinée à être
marginalisée, comme telle semble être l’intention
de son leader. Pourquoi, pendant plusieurs jours, a-t-il été impossible à Agbéyomé Kodjo
de joindre Jean-Pierre Fabre, pour prendre immédiatement
les premières décisions d’organisation de
la campagne?
Prenant acte de ces graves manquements aux règles de
partenariat politique, considérant qu’une sérieuse
estocade est en train d’être portée à l’alternance,
Agbéyomé Kodjo a décidé de prendre
ses responsabilités, mû par un réflexe de
leader responsable et comptable des ses engagements personnels
devant le peuple conformément au contrat de confiance
conclu avec lui le 04 février dernier.
La justesse de son analyse, vient d’être confortée
aujourd’hui même par le contenu du communiqué très
tardif qui serait publié par le Président de l’UFC,
Gilchrist Olympio, pour soutenir la candidature de Jean-Pierre
Fabre. Dans ledit communiqué, il ne parle exclusivement
que de «victoire de l’UFC, comme la victoire
de toutes les forces démocratiques du Togo»,
pour indiquer ensuite poliment qu’«Il nous fallait également écouter
attentivement toutes les opinions diverses et opposées
afin de permettre une prise en compte de celles-ci dans mon appel».
Apparemment, cette écoute attentive et «polie» n’a
rien entendu de positif de la part des autres partenaires, puisqu’il
n’évoque à aucun moment les autres partis
ou associations qui constituent le FRAC, et pas la moindre de
leurs propositions.
Le sens de la réactivation de la candidature d’Agbéyomé Kodjo,
est donc de lever toutes les hypothèques sur la victoire
que le peuple attend impatiemment au soir du 04 Mars 2010. Agbéyomé Kodjo
devient par la force des événements, quelques heures
avant l’ouverture de la campagne électorale, la
seule alternative face au régime quarantenaire épuisé.
La résolution d’Agbéyomé Kodjo de
donner au peuple un véritable choix d’alternance
en affrontant Faure Gnassingbé, quelle que soit la dureté du
combat, au lieu de lui ouvrir le boulevard d’une facile
victoire, montre une fois de plus son courage politique et sa
vision pour un Togo Prospère. Certainement qu’au-delà des
dernières et ténues concessions de transparence
faites par la CENI, cette posture d’Agbéyomé Kodjo
a été déterminante dans le retour dans
la course électorale des principaux partis d’opposition.
Le peuple du Togo, à l’instar des bains de foule
tout au long du trajet de Lomé à Bafilo de la délégation
de OBUTS et des meetings de Kpalimé et de Kara,
en acceptant de rencontrer le seul leader politique
qui n’a jamais varié depuis son engagement solennel du
mois d’août 2008, pour écouter son message
d’espoir, évaluer la pertinence et le sérieux
de ses propositions politiques, lui poser des questions avec
franchise, montre le sens de sa maturité politique.
La ferveur citoyenne qui porte OBUTS ne cesse de prendre de
l’ampleur, et est en train de confirmer au jour le jour
la rencontre et la communion du peuple togolais avec le
leader charismatique qu’est Agbéyomé Kodjo.
Au-delà des polémiques et jeux d’appareils
stériles, OBUTS reste résolument convaincue qu’on
ne peut se permettre à ce tournant crucial de notre histoire
politique, de vouloir remplacer l’anarchie régnante
par la division et la duplicité. L’heure est à la
synergie des ressources mais dans la sincérité,
le respect des différences et des aspirations réelles
de nos populations confrontées au quotidien aux affres
de l’indigence et de la déshumanisation. Ce n’est
qu’à ce seul prix que du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest,
toutes les filles et tous les fils du Togo à l’unisson
célébreront l’inexorable victoire du peuple
togolais au soir du 04 mars prochain.
TOUS UNIS AVEC AGBEYOME KODJO POUR UN TOGO PROSPERE!
Fait à Kara, le 21 février2010.
Le Président National de OBUTS,
Agbéyomé KODJO |
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