Réveilles-toi Afrique:

Pour la démocratie

Pour le développement

Pour l'indépendance

Drapeau Togo
 
Economie
Culture
Dépêches
Revue de presse
National
International
Société
Santé
Libre tribune
Tourisme
Dossiers
Médias
ONG & ASBL
Portrait
Echos de la diaspora
Interviews
      
 
 
 

Après un long moment d’hibernation:

Le journal Crocodile reprend sa place

24 février 2010

Crocodile, le journal mordantDeux ans d’inactivité liée à des raisons financières, le journal Crocodile parait de nouveau depuis le 9 décembre 2009. Avec une présentation relookée assortie d’une nouvelle mise en page; l’un des plus anciens organes privés d’informations paraissant à Lomé et connu dans le passé pour son ton critique, entend faire oublier son passage à vide et contribuer à la consolidation  de la liberté d’expression.

Relancé à partir du numéro 769, l’hebdomadaire au nom de saurien se vend  à la criée aux principaux carrefours de la capitale (Deckon, Place Anani Santos, Poste de Tokoin-Séminaire, Galerie Tountouli…). Il est tout aussi présent à certains points de vente notamment à l’entrée des Ets Editogo et au Casef sans oublier dans les principales librairies. Paraissant autrefois en 8 pages, Crocodile News paraît désormais en douze pages, avec un cahier de 4 pages traitant de  problèmes spécifiques. Dans sa parution de relance, le directeur de la publication, Francis Pedro Amunzun y a signé un éditorial expliquant qu’il s’agit d’un retour axé sur une même volonté, celle d’accompagner le Togo, notre pays à devenir l’Or de l’humanité.

Un petit changement au niveau de la dénomination. Au lieu de Crocodile, l’hebdomadaire s’appelle désormais Crocodile News et paraît sous le label Open Society Initiative for West Africa. Et contrairement à jeudi qui était la date de parution, il sort d’imprimerie tous les mardis et tient comme toujours à demeurer du côté du peuple à travers des rubriques traitant de sujets variés notamment la politique, l’économie, la société, la culture, le sport et les faits divers. Exigeants et avides d’information et de formation, les lecteurs  attendent  beaucoup du comité de rédaction qui veillera pour une bonne information traitée avec la rigueur et la déontologie et le professionnalisme nécessaires.

Plus qu’un devoir, Crocodile News veillera à s’imposer, et surtout  faire face à de nombreuses difficultés souvent rencontrées dans une entreprise de presse. Mais attention! Il lui faudra responsabiliser les pages, bien les illustrer. Pourquoi ne pas jeter un regard dans le passé et s’inspirer de la pagination des années «glorieuses» de la publication? Revoir également l’angle sous lequel est conçue et rédigée la rubrique «Les larmes de Crocodile» dont le but est d’aider les uns et les autres à mieux se comporter au quotidien.

De Crocodile à Crocodile News
L’idée de la création du journal Crocodile était venue de Lucien Hounkanli, ancien rédacteur au Courrier du Golfe édité par l’imprimerie Sigre du sieur Koffi Homawoo. Il fera part de sa volonté à d’autres jeunes à savoir Basile Agboh, Tata Azévi Hounkanli, Valentin Komla et Edoh Améwouho; lesquels firent appel à Francis Pedro Amunzun, John Kpodo et Herrick Kobla Wonanu (Herrick Kob), aujourd’hui artiste plasticien et consultant en communication à Lomé. Pour passer à l’acte, ils se cotisèrent un peu d’argent et le premier numéro de Crocodile sort pour la première fois le 22 juillet 1993; en pleine crise socio-politique que nous avons tous vécue.

Composé au début des premiers actionnaires, le comité de rédaction avait essayé à un mélange d’informations générales saupoudrées de satyre, avant de se raviser. Et trois mois plus tard, ledit comité subit une restructuration marquée par le départ de John Kpodo, Edoh Améwouho et de Herrick Kob qui quittèrent le capital alors que Gabriel Ayité Baglo, actuel Directeur Afrique de la Fédération Internationale des Journalistes (Fij) et ancien Secrétaire Général de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (Ujit) fit son entrée dans le capital. Le directeur de la publication, Basile Komlanvi Agboh maintenu à son poste et flanqué de deux rédacteurs en chef  (Pierre Lafranchise et Ange Gavoin) jusqu'en 1997. Entre temps, Louis Speet de la Côte d’Ivoire et Franck Ayawo Assah, actuel correspondant à Lomé de l’Agence Pana vont rejoindre le groupe après la restructuration; lesquels seront suivis par Ekoué Satchivi et Akiti Amévi Toblé, puis Elom Freddy Sossah.

Que le temps passe! Crocodile sut se faire sa route avec modestie et précision  dans le traitement de l’information. Avec le poids de ses titres, ses articles outillés et les photos parlantes, il gagna l’estime de tous au point d’atteindre les premiers rangs au niveau de la presse écrite togolaise. Le journal était l’une des rares rédactions à se doter d’un siège avec les commodités nécessaires. Au- delà même de nos frontières, il était cité même en référence par les connaisseurs. Qui n’aimait pas lire Croco? Mais que dire du salaire de ceux qui n’étaient pas membres du conseil d’administration? Il laissait tout simplement  à désirer, malgré  toute la volonté et la passion en rajout des  reporters écumant à longueur de journée les poubelles de la République et en faire cas aux populations.

La rédaction de Crocodile subira une nouvelle restructuration marquée par l’« éviction » du directeur de la publication, Basile Komlanvi Agboh qui laissa sa place à Francis Pedro Amunzun lui-même remplacé à la rédaction en chef par Tata Hounkanli. Le nouveau patron apporta sa touche personnelle à la gestion du bien commun. Peu avant les élections présidentielles frauduleuses de  juin 1998, l’hebdomadaire du 22 juillet 1993 se mue en quotidien avec un reportage sur la campagne électorale menée à Vogan en pays Ouatchi par feu Gnassingbé Eyadèma. Changer l’hebdomadaire Crocodile en quotidien aurait été une priorité ou une décision prise à la sauvette? Pour les analystes, le moment avait été mal choisi.

Le pays étant  déjà sevré d’aide; la crise socio-politique allait perdurer avec les résultats électoraux traficotés en faveur du président Eyadèma. Au niveau économique, la galère est présente ici et là. Réunir la somme de 250 francs par semaine étant déjà bien difficile pour le lecteur. Il n’en pouvait plus, contraint d’en dépenser plus que le double pour être au parfum des actualités.  Assaillie par le lot de parutions invendues; la direction ne savait pas quoi en faire. Alors qu’elle doit faire face à des factures de toute nature: celles de loyer, d’électricité, de téléphone,  sans oublier les frais d’imprimerie et des arriérés de «salaires».

Ayant  perdu de sa superbe, le journal tentera avec une énergie de désespoir de rectifier le tir. Que de gymnastiques pour faire face à la situation? Il redevient bihebdomadaire, puis hebdomadaire comme à ses débuts. Quoi de plus normal au journal pourtant  cité en référence, de donner un coup de frein aux activités! Mais en ces temps-ci où les titres foisonnent sur le marché de la presse, l’expérience doit nécessairement faire la différence; Crocodile hier et Crocodile News depuis le 9 décembre 2009, doit impérativement gagner le pari d’un journal répondant aux aspirations des lecteurs : Etre hiérarchisé, complet en vue d’aider l’opinion publique à mieux appréhender une actualité riche et multiforme.

Ekoué Satchivi
 

 

 

Liberte

Globe

 
 
 

Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés