Togo: Présidentielle du 04 mars
2010, le jeu devient clair:
La CPA, Coordination pour l’alternance
politique (Agbéyomé-Agboyibo-Gnininvi-Tchassona),
l’autre aile marchante de Faure Gnassingbé dévoilée
27 février 2010
  On a toujours traité les collaborateurs du site Etiame.com de
marginaux, de journalistes aux antipodes de tout esprit de dialogue
et de concertation. Heureusement que les faits leur donnent toujours
raison. Nous avions toujours défendu les intérêts
de ce peuple dans nos écrits dans des journaux des plus
célèbres au Togo depuis les années 1990,
avant de nous retrouver sur ce canard sur la toile. Et jamais
nous n’avions travesti nos idéologies. Nous ne sommes
pas tributaires d’un double langage permanent. C’est
d’ailleurs la raison qui pousse notre comité de
rédaction à ne pas publier toutes les «Libres
tribunes» que nous recevons par dizaines tous les
jours. Nous les analysons pour comprendre leur portée
exacte afin de voir si elles s’incèrent dans notre
ligne éditoriale. Que nos lecteurs comprennent donc que
nous ne faisons pas de la censure inopportune. Tous les médias
de part le monde suivent une ligne de conduite et une force directrice.
Lorsque l’on est dans une logique de défense des
intérêts de toute une nation, surtout lorsque celle-ci
est innocente au regard des bavures et des méchancetés
qui ont jalonné son existence, il existe toujours une
puissante force protectrice qui, de tout temps et de toute expérience,
a relevé les faibles et soumettre les «voyous
et les délinquants» à la vindicte de
ce peuple. Le Togo est à cette phase de son histoire.
Et comme lors des douleurs de l’accouchement de son indépendance
en avril 1958, au moment où les nationalistes avaient été ceux
que les Togolais avaient plébiscité pour jouir
du bonheur, ces mêmes compatriotes toujours pétri
du sang des pères de l’indépendance, feront
bloc pour saboter le plan machiavélique du «trio
de Yoto»: Agboyibo, Gnininvi, Agbéyomé,
auquel s’ajoute un larbin de service inconnu sur l’échiquie
politique, Me Traoré Tchassona.
Bien que cette coordination soit créée, les membres-candidats
qui le composent ont décidé de se présenter
aux élections en rangs dispersés. Quelle est cette
coalition dans laquelle chacun se présente individuellement à une élection à un
seul tour? C’est la première fois qu’on voit
cela dans le monde. Ce génie vient du Togo et des trois
mousquetaires de Yoto. Et des hommes qui se disent rompus à la
chose politique.
De sources généralement bien informées,
les leaders du CPA se disent convaincus que le jeu est déjà fait
et que Faure Gnassingbé va gagner la présidentielle
du 4 mars. Quelle est alors la raison d’être de ce
machin? D’après nos infos, ce bloc vise l’après
4 mars. Il se raconte que les membres de la CPA ont décidé de
se coaliser pour pouvoir bien peser dans les négociations
de postes ministériels dans un éventuel gouvernement
d’union nationale que Faure sera appelé à former
après son hold-up électoral.
Vous pouvez le deviner, les gens complotent contre le peuple.
Un crime imprescriptible contre la nation togolaise.
Qui a volé, volera
De ces trois noms, aucun n’est étranger aux Togolais.
Ils ont déjà, à travers leurs actes, poussé le
peuple dans l’abîme des souffrances par leur fourberie,
leur duplicité et leur appât de gain facile.
Il nous en souvient que lors des législatives de 1994,
Me Agboyibo avait joué la victime d’une cabale montée
contre lui par le dictateur Eyadèma avec la complicité de
Edem Kodjo pour saboter la victoire du peuple au sortir des élections.
Il avait appelé le peuple à témoin et demandé qu’on
fasse barrage au Rpt qui manœuvrait au détriment
du ressenti des Togolais. Il s’avère quelques mois
après ces gémissements, que l’ancien avocat
de Feu Gnassingbé Eyadèma était devenu un
habitué nocturne des palais de Lomé II. L’histoire
donc se répète.
Après les accords de Ouaga d’août 2006, Me
Agboyibo avait joué des pieds et des mains pour s’octroyer
la primature alors que celle-ci logiquement revenait à l’UFC
(l’Union des forces de changement) le plus important parti
politique togolais. Les observateurs de la vie politique togolaise
avaient affirmé à l’époque que la
nomination de Me Agboyibo répondait à un vaste
plan qui allait au-delà de l’occupation de la primature
pour saboter le programme politique lié à l’alternance
incarnée par l’UFC afin de perpétuer le système
RPT à travers un deal entre le leader du CAR Yawovi Agboyibo
et le nouveau prince de Pya Faure Gnassingbé, faisant
de fait de ce dernier, le distributeur des cartes politiques
nommant et renommant des personnalités liges pouvant l’aider à conserver
le pouvoir contre une volonté populaire clairement affichée.
Dans cette sordide combine, Me Agboyibo s’est illustrée
parfaitement pour se refaire une santé financière.
Ses années passées aux côtés de Faure
Gnassingbé lui ont permis de voler la confiance du peuple
alors qu’il aurait pu mettre à son profit cette
primature pour appliquer les accords politiques de Ouaga, dépoussiérer
le fichier électoral de noms fictifs, refaire le découpage électoral
et enfin organiser des législatives crédibles qui
auraient permis le retour à la Constitution de 1992.
En lieu et place de ces actions positives pour le peuple, il
a préféré vendre son âme au diable
pour retaper ses maisons, acquérir de nouvelles villas.
Et pour se justifier, il ânonne devant ses visiteurs que
c’est son fils qui lui a permis de rénover et d’acquérir
ses nouveaux biens immobiliers.
L’autre surprise des Togolais était de voir
le chantre du discours de Tchékpo, «démocratie
d’abord, multipartisme après» Léopold
Gnininvi échanger ses bonnes vertus contre ce qu’on
pourrait parodier comme «ventre d’abord, démocratie
après» (des strapontins et des espèces
sonnantes et trébuchantes). Dès lors, la CDPA était
devenue cette autre béquille sur laquelle s’appuie
le monarque Faure Gnassingbé pour narguer les Togolais.
On avait pensé qu’à l’approche de
la présidentielle, d’abord du 28 février
puis ensuite du 04 mars 2010, que le bon sens allait l’emporter
pour mettre fin à plus de quarante années de gabegie,
de clientélisme et de mal gouvernance. C’est mal
connaître la cupidité de ces leaders fatigués
qui pensent plus par leur panse que par leur tête.
Agbéyomé kodjo, alias «Aviyomé», troisième
du trio infernal de Yoto, n’est plus à présenter.
Longtemps connu comme serviteur zélé de la monarchie
togolaise, il s’est principalement fait distinguer lors
de la boucherie de Fréau jardin le 25 janvier 1993 à Lomé par
le massacre de ses compatriotes et de l’assassinat du député Kégbé du
CAR pour défendre les intérêts de Feu Gnassingbé père
au moment où il était ministre de l’Intérieur
puis Premier ministre. D’ailleurs il a reconnu son intérêt
pour cette dynastie lorsqu’il s’est autoproclamé récemment «héritier
d’Eyadèma Gnassingbé» lors d’un
meeting à Kara. Il a lui-même prononcé sa
sentence. Il sert les Gnassingbé père et fils et
n’a jamais bougé d’un iota de ses convictions
contraires à celles du peuple togolais. Le personnage
est aussi connu pour son instabilité émotionnelle
et apte à changer d’avis au gré des intérêts.
Qui aurait pu croire Agbéyomé et Agboyibo autour
d’une «coordination» alors qu’ils
se vouaient une haine viscérale? L’argent de Faure
est justement le coordonateur de cette CPA qui est plutôt
une OPA (Offre publique d’achat) sur le processus électoral
pour saboter la victoire du peuple incarnée par le FRAC.
Il n’y a pas longtemps ce trio que certains surnomment «Yoto
Uni» ne pouvaient même pas se voir ni se parler.
L’argent est réellement un vecteur «d’union» qui
pourrait transcender des haines fratricides.
La tentative d’union des forces de l’alternance
politique à laquelle s’était joint à Paris
les 9 et 10 février derniers Agbéyomé Kodjo,
participe en fait d’une stratégie de sabotage qui
devrait permettre aux «frères ennemis de Yoto» de
sceller un contrat d’embauche auprès de leur pourvoyeur
en fonds, Faure Gnassingbé. Ils croient réussir
leur coup. Mais seulement voilà! Ils sont connus comme
trois «récidivistes» auprès
du clan Gnassingbé. Et leur astuce ne trompe guère.
Et comme par hasard, tous trois sont redevables des Gnassingbé ayant
appartenu à leur gouvernement. Ils se sont entichés
les services d’un quatrième larbin, Tchassona, dont
le MCD est une coquille vide que Zarifou Ayéva alias «Zaza» trainait
dans ses valises il n’y a pas encore longtemps.
Un deal bidon
«Les frères ennemis de Yoto» qui
comme par enchantement ont aujourd’hui un «destin
commun» dans le cadre de la présidentielle
du jeudi 04 mars 2010, ont une stratégie bien définie.
Provoquer l’effritement des voix à l’avantage
de Faure Gnassingbé, revendiquer à travers le
machin dénommé pompeusement Coordination pour
l’alternance (CPA) la victoire, sachant logiquement que
c’est le Front pour l’Alternance et le Changement
(FRAC) incarné par le peuple à travers la personne
de Jean-Pierre Fabre qui l’emportera.
La tactique de la CPA est simple, semer la confusion dans l’esprit
des Togolais et de la communauté internationale pour voir
la Cour Constitutionnelle proclamée leurs bailleurs de
fonds, le RPT victorieux à l’issue du scrutin. Un
scénario donc à la gabonaise. C’est une
pierre jetée dans l’océan. Il a déjà échoué.
Car comme lors des magouilles des progressistes pour l’indépendance
du Togo, le peuple s’était réveillé et
a révélé ceux qui aspirent à son
bien-être et à son développement.
La CPA est venue démontrer aux yeux de l’opinion
que beaucoup de ses leaders sont cupides et veulent conduire
le pays vers des tréfonds plus qu’il ne l’est
déjà. Cette CPA éclaircit le paysage politique
et prouve qu’il n’existe en réalité qu’une
force alternative d’opposition face à la monarchie
clientéliste du pouvoir du clan Gnassingbé.
L’alternative passe donc par le FRAC, ceux qui l’incarnent
et qui représentent la diversité politique et
ethnique.
Que la soupe soit donc bonne pour les «frères
ennemis de Yoto» véritable aile marchante
du RPT en décadence. Mais fracassante sera leur chute
au soir du 04 mars 2010.
Jules Symféïtchéou,
etiame.com
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