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Togo: Campagne électorale pour la présidentielle:
Le FRAC dompte Bassar, Guérin
Kouka et Kara
27 février 2010
Le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement
(FRAC) toujours en quête d’une large adhésion
du septentrion pour sa victoire. Ils ont décidé de
ne pas faire les choses à moitié dans cette région
présumée inaccessible à l’opposition.
Ainsi, après la Région des Savanes, le candidat
Jean-Pierre Fabre entouré des autres FRAC, Kofi Yamgnane,
Dahuku Péré et Me Abi Tchessa étaient dans
la Région de la Kara. A travers monts et vallées,
pistes cahoteuses et poussiéreuses et routes défoncées
qui ne laissent voir par endroits que quelques croûtes
de bitumes, la délégation du FRAC, maquillée à la
poussière sont allés à la rencontre des
peuples du Togo profond pour demander leur suffrage indispensable
pour la victoire à la présidentielle du 04 mars
prochain.
La délégation était successivement, ce
mercredi 24 février dernier à Bassar, Guérin
Kouka et à Kara où les membres ont animé des
meetings à la grande satisfaction des populations qui, à travers
chants, danses et slogans, ont manifesté leur adhésion
au Front. Et c’est toujours dans une ambiance festive que
les membres du FRAC se succédaient à la tribune
pour conquérir de nouveaux électeurs.
A Bassar, la présentation du candidat Jean-Pierre Fabre
et les membres du FRAC était faite par M. Patrick Lawson,
1er Vice-président de l’UFC et Directeur national
de campagne du candidat du FRAC. Il a donné les raisons
qui ont milité au choix de Jean-Pierre Fabre comme candidat
unique de l’opposition. «M. Fabre a des qualités
qui ont milité en sa faveur dans la désignation
du candidat du FRAC. La première de ses qualités,
c’est sa volonté de rassembler, de tendre la main
et de demander depuis plus de deux ans que la seule solution
pour pouvoir battre et renvoyer à la maison le régime
dictatorial du RPT, c’est de se rassembler. Aujourd’hui,
c’est chose faite», s’est-il réjoui.
L’orateur a exhorté les populations à aller
voter et surtout à apporter leur assistance aux membres
des bureaux de vote. «Le 04 mars au soir, la victoire
sera à nous. Vous n’avez qu’une chose à faire.
Allez voter mais, après avoir voté, aidez ceux
qui sont dans les bureaux de vote à avoir le courage nécessaire
de faire sortir les résultats des urnes et non des résultats
fabriqués de l’extérieur». Il
a également exhorté les militants à ne pas
se laissés gagner par la tentation de l’argent,
l’arme favorite du RPT.
«Moi, ce que je demande aux Bassar, c’est voter
pour Jean-Pierre Fabre, le candidat du FRAC parce que c’est
mon candidat. … C’est pour une histoire de date
de naissance qu’on m’a éliminé. Eyadéma
qui a commandé ce pays pendant 38 ans, n’a jamais
su quelle année il est né. Et ça a dérangé qui?
C’est la peur qui les a poussés à m’éliminer.
C’est la peur ! Et ils ont raison d’avoir peur
parce que le peuple Bassar est debout. Et pas seulement lui,
le peuple Akposso est debout! Le peuple Kabyè est debout!
Le peuple Kotokoli est debout, le peuple Ewé est debout, … Tout
le monde veut le changement. Et ce changement nous l’aurons»,
a renchéri Kofi Yamgnane.
«Je vous demande de sortir et de voter massivement
le 04 mars. Et je demande au RPT de suivre les paroles de son
Président, c’est-à-dire, ne pas frauder.
Qu’ils ne fraudent pas et que le plus fort gagne. Et
si c’est Faure qui gagne dans la transparence, moi démocrate,
je serai le premier à aller le féliciter. Si
c’est nous qui gagnons, moi j’irai lui dire, mon
ami, sortez de là, ce n’est plus vous, c’est
nous maintenant», a-t-il ajouté.
Tout comme à Bafilo et Sokodé la veille,
la délégation du FRAC a été accueillie
par une foule immense bref, une marrée humaine qui scandait
le nom Jean-Pierre Fabre affectueusement appelé «Obama
du Togo».
«Le soir du 04 mars prochain s’opérera
la victoire du FRAC en vue d’un changement fondé sur
l’Etat de droit en sa qualité de défenseurs
des droits de l’homme et l’assainissement des finances
publiques qui puissent procurer le bien-être aux Togolais. Ils
en ont besoin pour leur développement intégral»,
a expliqué le candidat à l’assistance.
Il a promis la réorganisation du système éducatif,
sanitaire et agricole qui doit permettre aux paysans de jouir
des fruits de leur labeur. Cette restructuration selon lui
doit permettre d’endiguer le taux de chômage sans
cesse croissant qui pénalise la jeunesse togolaise. Jean-Pierre
Fabre a donné l’exemple du Burkina Faso qui, en
dépit de son climat pourtant désertique arrive à s’en
sortir.
Hier, la délégation était respectivement à Morétan,
Elavagnon, Anié puis à Tohoun. La ferveur a été au
rendez-vous dans ces localités. La délégation
met aujourd’hui le cap sur Badou, Kougnohou, Amlamé puis
Atakpané.
Didier LEDOUX, envoyé spécial
Etiame.com et Liberté |
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