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Togo: Meeting de soutien de la diaspora
au FRAC:
Me François Boko: «Jean-Pierre FABRE-Koffi
YAMGNAME, voilà le ticket gagnant pour un TOGO réconcilié»
1er mars 2010
Appel à la Diaspora pour le Front Républicain
Grand Rassemblement
Dimanche 28 février à 14 heures – Le Méditel – Paris
14è
«Peuple Togolais, par ta foi et ton courage, la Nation est née».
Mes chers compatriotes et distingués invités, c’est à ces
mots symboliques gravés sur le monument de l’indépendance
de notre pays que je me réfère aujourd’hui, pour être
ici, devant vous. Avant tout chose, je tiens à remercier de tout
cœur les organisateurs de cette rencontre. Ils m’ont invité pour
discuter de l’avenir de notre pays.
Le 27 avril 2010 c'est-à-dire dans quelques semaines, le
peuple togolais va célébrer les 50 ans de l’indépendance
de notre pays. Comme en 1958, le 4 mars prochain, le peuple togolais
a rendez-vous avec l’Histoire et devra se prononcer dans
le cadre d’une élection présidentielle qui
en réalité n’est qu’un référendum
pour consacrer soit l’alternance et le changement soit la
continuité avec le système RPT.
Permettez moi de meubler mon intervention avec deux sujets qui
je le sais, vous tiennent à cœur: la dynamique unitaire,
son objectif, sa composition et le scrutin référendum
du 4 Mars 2010.
La dynamique unitaire
Le train de l’alternance est en marche. La démocratie
est à notre porte: les nouvelles de l’adhésion
populaire au FRAC, le Front Républicain pour l’Alternance
et le Changement, sont encourageantes. La mobilisation de nos frères
et de nos sœurs au Pays, du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest,
nous conforte dans notre engagement à œuvrer pour
une nouvelle gouvernance ; une gouvernance où demain
chaque togolais, quelle que soit son origine ethnique, son origine
sociale, son adhésion politique, pourra se retrouver.
Pour réussir cette alternance, pour faire éclore
cette gouvernance, chacun de nous se doit d’assumer ses choix
et sa responsabilité devant l’histoire. Car nous sommes à une
période décisive de l’histoire du Togo, notre
pays. C’est pourquoi, je voudrais, ici, saluer l’engagement
et le travail inlassable de la diaspora pour l’émergence
de la démocratie. J’ai des pensées particulières
pour nos frères des USA, du Canada, de l’Europe (Allemagne,
France, Suisse, Belgique, Espagne, etc.) qui multiplient les réunions,
les appels de dons, les contacts avec des personnalités
politiques et amis du Togo. Comme vous le savez, l’engagement
pour l’émergence d’un nouvel ordre politique
au Togo ne saurait être l’affaire d’une personne.
Cette cause juste et noble nécessite l’engagement
de tous les togolais. Le changement, c’est l’affaire
de tous et dans l’unité.
C’est fort de cette conviction que nous avons initié la
rencontre de Paris. Elle avait pour objet d’amener les candidats
en lice ou recalés à élaborer un programme
commun porté par un candidat unique. Le candidat, collectivement
désigné lors de cette rencontre, Jean-Pierre Fabre
incarne le combat pour cette cause qui nous réunit ici :
la démocratie. Porteur de modernité, le FRAC se doit
de réunir les togolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Il
se doit de dépasser les clivages politico-ethniques pour
constituer le cadre fédérateur d’une nouvelle
classe politique, engagée au service de la démocratie
et d’un Etat de droit.
Pourquoi le FRAC, ses enjeux et quelles sont les motivations de la
rencontre de Paris?
Les reformes institutionnelles et constitutionnelles prévues
par l’APG (Accord Politique Globale) n’ont pu aboutir
nonobstant les multiples rencontres de Ouagadougou. Il devenait
donc impératif pour l’opposition togolaise d’évoluer
pour pouvoir gagner l’alternance. Forts de ce sentiment et
convaincus que les jeux sont ouverts, en dépit des nombreuses
irrégularités qui entachent l’organisation
de ce scrutin, nous avons pris l’initiative d’inviter à Paris
l’ensemble des candidats pour une réflexion profonde.
Il s’agissait, non seulement, d’aboutir à la
désignation d’un candidat unique mais aussi, de bâtir
une plate forme commune pour la gestion du pays. Au-delà des
polémiques que cette réunion a depuis suscitées,
nous pouvons affirmer que tous les candidats invités, étaient
informés de l’objet de la rencontre et avaient adhéré à l’initiative.
Si nous comprenons que, pour des raisons politiques ou d’intérêts
plus ou moins explicites, certains ont fait volte-face, nous le
déplorons au nom de la démocratie. Car l’essentiel
pour nous était l’unité, ce qui ne sous-entend
pas l’uniformité mais la création d’un
cadre fédérateur de toutes les énergies, porteuses
de valeurs démocratiques. Notre démarche de mutualisation
des forces de l’opposition est celle que souhaitent les populations
togolaises. La formalisation de cette démarche, c’est
un candidat unique. On ne saurait fédérer, en amont,
en ordre dispersé. En aval, la victoire ne sera acquise
que si elle est défendable par le peuple togolais et la
communauté internationale, c'est-à-dire une victoire
claire, sans ambigüité autour d’un candidat
unique. C’est pourquoi, je me permets de rappeler que le
FRAC reste toujours ouvert aux autres candidats de l’opposition
dans ces termes: «Si vous croyez en l’alternance
comme vous le proclamer dans vos discours, sur vos affiches et
dans vos meeting alors regagner le FRAC pour la victoire du peuple
togolais car toute autre démarche quelle que soit les motivations
sera assimilée à une intelligence avec le pouvoir
contre les intérêts du peuple.»
Mais qu’est-ce que c’est le FRAC? Le FRAC est
l’alchimie de deux atouts majeurs :
- une plate forme commune de gouvernance pour une alternance maitrisée
assortie d’une vision
- un dispositif incarné par des femmes et des hommes de
conviction, de terrain et d’expérience représentant
la diversité ethnique et politique de notre pays
1- D’abord la vision d’une alternance maitrisée
Il s’agit de réconcilier les Togolais afin de les
mettre tous au service du développement du pays. Pour
le faire et au delà d’un programme d’action,
le FRAC entend agir de façon concomitante, sur 5 leviers
stratégiques pour redonner espoir aux Togolais. Et ce dans
le cadre d’une alternance maitrisée et d’une
nouvelle politique audacieuse et ambitieuse.
- Construction
d’un véritable Etat de droit aux antipodes
de la cosmétique et du vernis démocratique.
La réconciliation passe aussi par la mise sur pied des institutions
légales et légitimes approuvées par le peuple.
Il y a nécessité de définir un régime
politique avec l’adoption d’une nouvelle constitution.
On se devra de mettre en place des institutions fortes pour asseoir
une réelle démocratie. Pour ce faire, un processus
de décentralisation ambitieux sera mise en œuvre.
Son objet sera de donner du pouvoir et des moyens aux communes
urbaines et rurales. Car c’est ainsi qu’on donnera
la possibilité aux citoyens de s’impliquer dans le
développement de leur commune, non seulement par l’élection
des responsables locaux mais aussi par la possibilité de
contrôler à la base la gestion des ressources que
génèrent nos villes et cantons. Cette démocratie
participative qui permet au citoyen d’agir directement sur
le développement de sa localité, facilitera la mobilisation
des moyens et le développement des relations avec des villes
ou villages partenaires en Europe, et partout dans le monde.
- Restructuration
des FAT pour bâtir une armée républicaine.
L’épineuse question de l’armée est un
point angulaire de la réconciliation dans notre pays. Il
s’agit de faire de l’armée togolaise une armée
républicaine respectueuse des institutions. Le retour de
la confiance entre l’armée et le peuple passe par
une redéfinition du statut, du rôle et de la mission de
la grande muette dans la société. Il s’agira
d’établir une démarcation claire et nette entre
les forces de défense et la gendarmerie en orientant la
première vers la mission de défense du territoire
et la seconde vers des missions de sécurité publique
et de maintien d’ordre. Un audit technique et humain sera
nécessaire pour maitriser les effectifs et professionnaliser
les FAT en les dotant de moyens efficaces. Il sera également
question de relever la durée de carrière du soldat
qui est actuellement de 25 ans à 30 ans avec l’objectif
qu’à la fin de sa carrière le militaire togolais
puisse être propriétaire d’un toit. Les pays
amis dont la France seront sollicités dans cette reforme
des FAT. La participation aux missions de paix et de sécurité des
Nations Unies, de l’UA et de la CEDEAO seront accrues. Ces
missions permettront aux militaires non seulement d’avoir
de l’expérience mais aussi de prendre conscience de
certaines valeurs.
- La reforme de la justice.
La modernisation de la justice togolaise participera également à la
consolidation de la démocratie et au renforcement de l’Etat
de Droit. En dépit des milliards injectés par les
partenaires pour sa modernisation, la Justice togolaise est restée, à ce
jour, aux ordres du Prince. Rapprocher la justice des justiciables
et la rendre effectivement indépendante est une des priorités
du FRAC. Cela se traduira par une reforme totale de tout l’appareil
judiciaire depuis la formation des professionnels de la Justice
en passant par les reformes institutionnelles et l’amélioration
des conditions de travail. Les textes actuellement en vigueur doivent être
revisités et les différentes juridictions renforcées
dans leurs rôles. L’objectif à terme est d’arriver à une
justice accessible pour tous les citoyens, moderne et diligente.
- Assurer à tous le minimum vital et lutter contre l’extrême
paupérisation des populations.
Tous les indicateurs économiques de notre pays sont au
rouge. Vous le savez certainement, la pauvreté au Togo est
devenue endémique. Les derniers rapports des partenaires
notamment le PNUD nous indiquent que plus de 62% des Togolais vivent
sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres deviennent plus
alarmants lorsqu’on s’éloigne de la capitale.
Le Togo a aujourd’hui le visage d’un pays sinistré avec
des infrastructures routières complètement délabrées,
des hôpitaux vétustes en manque de moyens, de personnels
et de motivations. Le même constat de désolation est
visible dans les autres secteurs notamment l’éducation
scolaire, la santé, l’agriculture, l’enseignement
supérieur etc. Même si le Togo renoue progressivement
avec les partenaires en développement, il est inconcevable
qu’avec tous les atouts dont dispose notre territoire, le
budget national se limite à ce montant dérisoire
de 300 milliards alors que le Benin voisin parvient à mobiliser
plus de 1200 milliards au titre de son budget 2010.
- Assurer à l’Etat
les moyens et les ressources de sa nouvelle politique audacieuse
et ambitieuse.
Le FRAC entend en finir avec cette politique budgétaire
par l’assainissement des finances publiques, la lutte contre
la corruption et l’évasion fiscale pour maximiser
les recettes de l’Etat. Un audit de la fonction publique
et des sociétés d’Etat sera effectué.
Il s’agira non seulement de maîtriser les ressources
humaines et détecter les éventuels fonctionnaires
fictifs mais surtout mettre fin à des pratiques peu orthodoxes
.Car trop souvent, celles-ci sont à l’origine de la
faillite de la plupart des sociétés et des banques
qui sont actuellement en privatisation. La relance de l’économie
passera par un investissement massif. Les partenaires du Togo seront
sollicités à cet effet et encouragés par le
cadre démocratique que nous aurons su porter. Comme moi,
vous constatez que la tâche qui nous attend est immense et
les défis à relever énormes.
2- Un dispositif arc en ciel symbolisant la diversité et la
richesse politique et ehnique de notre pays.
Mes chers compatriotes, le deuxième atout du Front républicain
c’est bien vous qui incarnez le dispositif chargé rapidement
de redonner espoir à ce pays qui a besoin de votre expertise
dispersée de par le monde et qui inexorablement attend l’aube
nouvelle. Cette richesse que vous constituez est appelée
au service de la patrie avec laquelle vous avez bientôt rendez
vous pour vous réconcilier et réapprendre à fraterniser.
Les prémices de cette réconciliation sont déjà perceptibles
et font vraiment trembler les tenants du statut quo. Ceux la qui
ont toujours instrumentalisé et surfer sur nos légitimes
différences pour nous opposer et pour exister.
Le FRAC, dans son essence avec sa composition cosmopolite et
arc en ciel est un premier pas vers cette réconciliation. Aujourd’hui
avec ce «melting-pot», nous pouvons affirmer
que le FRAC bat en brèche cette cassure ethnique ou cette
instrumentalisation Nord-Sud qui a toujours servi d’alibi
pour justifier les victoires frauduleuses. Mais le dispositif du
FRAC c’est aussi et surtout l’ensemble des compétences,
des leaders et des forces politiques qui ont refusé de
céder à la facilité et qui sont décidés
aux périls de leur vie à arracher l’alternance.
Laissez-moi à ce stade saluer le courage politique de ces
leaders qui ont dominé leur propre égo pour répondre à votre
appel en se mettant en phase avec l’aspiration du peuple
togolais à une candidature unique. Tous ces leaders ont
compris que le fauteuil présidentiel n’est pas un
banc mais un fauteuil et il n’y a de place que pour une seule
personne. Cela parait simple à comprendre mais cela n’est
pas si évident à accepter. Je vous invite à leur
rendre l’hommage qu’ils méritent.
Mesdames messieurs, permettez moi de saluer le premier d’entre
eux. Celui qui porte la lourde responsabilité de nous conduire à la
victoire et d’aller la chercher pour le peuple. Je veux saluer
le courage, la persévérance, la détermination
de celui que la jeunesse a pris comme modèle et appelle
affectueusement «OBAMA» du TOGO. Saluons
donc le courage de Jean-Pierre FABRE notre champion. Homme de terrain,
de conviction, il a une entière connaissance du pays et
a plusieurs fois risqué sa vie dans ce combat démocratique.
Saluons aussi le courage politique de Koffi YAMGNANE. Rompu aux
affaites de l’état, son expérience, son professionnalisme,
ses convictions, son désir ardent de sortir les populations
togolaises de la misère dans laquelle les ont contraint
les tenants du statu quo , sont des atouts qui bousculent déjà le
régime. Rien qu’à l’évocation
de son nom, le régime tremble, perd son sang froid, et voit
des coups d’états partout.
Mesdames messieurs, Jean-Pierre FABRE-Koffi YAMGNAME, voilà le
ticket gagnant pour un TOGO réconcilié avec lui-même
capable de battre en brèche les divisions supposées
ou réelles en tout cas bien entretenues par le régime
en place pour confisquer notre liberté. Voilà le
ticket indispensable à la reconstruction du TOGO après
des décennies de gabegies et d’errements. Ce ticket
n’est pas seul à l’œuvre. Il est bien
entouré. Depuis plus d’une semaine des leaders venants
d’horizons politiques divers, et représentants notre
diversité et richesses ethniques, battent le pavé ensemble,
parcourent des milliers de kilomètres, sillonnent tout le
pays pour expliquer la dynamique unitaire portée par le
FRONT. Je vous invite à rendre un vibrant hommage à cette équipe
arc-en-ciel composée des leaders tels que: Patrick
LAWSON, Dahuku PERE, Me Doe BRUCE Ruben, Me Georges LAWSON, Aimé GOGUE,
Me Abi TCHESSA, Me Isabelle AMEGANVI, El HADJ Brim Kaloukoe DIABACTE,
Me Djovi GALLY, Pr WOLU, André JOHNSON, et bien d’autres
encore. La liste est longue et vous prie de bien vouloir m’excuser
d’en avoir oublié certains. Néanmoins permettez-moi
de ne pas oublier de saluer le courage et le travail de terrain
qu’abattent au péril de leur vie les responsables
de fédération de l’UFC et des comités
de soutien au FRAC. Malgré les menaces quotidiennes qui
pèsent sur eux, ils continuent les mains nues à résister, à prêcher
la bonne parole en attendant l’aube nouvelle empreinte de
lumière, de tolérance et de fraternité:
Oui un jour il fera beau sur nos chemins. Je vous demande donc
de les applaudir en particulier monsieur TCHIN Nakim président
de la fédération de l’UFC KARA. Son discours
lors du grand meeting dans cette ville annonce la vague du changement
qui irrésistiblement traverse le TOGO entier. Les intimidations
et les menaces dont sont victimes les leaders du FRAC sur le terrain
ne changeront rien à la détermination du peuple togolais
décidé à retrouver sa liberté confisquée.
La liste des leaders à applaudir aurait été longue
si certains parmi eux n’avaient pas choisi d’abdiquer.
Il est vrai que comme dans le passé et dans les moments
difficiles de notre histoire, le doute a parfois traversé l’esprit
et emmené certains d’entre nous à céder
face aux difficultés. Je continue à caresser l’espoir
que nos frères AGBOYIBOR, AGBEYOME, GNININVI, vont finir
par entendre raison et répondre à l’appel du
peuple. Ils ont encore leur place parmi nous car le train de l’alternance
ne veut laisser personne sur son chemin. Certes il ne peut plus
faire marche arrière, mais il peut s’arrêter à la
prochaine gare et récupérer les retardataires. Il
y a de la place pour tous dans le TOGO réconcilié que
le FRAC est en train de construire de toutes vos forces.
Le 4 Mars, un référendum: voulons continuer avec
le système RPT ou voulons écrire avec le FRAC une nouvelle page
de notre histoire commune?
Mes chers compatriotes, la victoire du FRAC au scrutin du 4 mars
prochain ne souffre d’aucune ambigüité puisque
l’alternance est le vœu de toutes nos populations,
du Nord au Sud. Mais cette victoire ne saurait se traduire dans
les faits si les observateurs de la communauté internationale,
déployés sur le terrain, ne jouent pas leur partition
avant, pendant et après le scrutin. L’UE est le principal
bailleur de fonds de ces élections à hauteur de plus
de 12 millions d’Euros. Elle ne saurait à notre avis
adopter une attitude de complaisance vis-à-vis d’un
pouvoir habitué à la fraude, au détournement
de suffrages et aux violences pour se maintenir en place. Nous
travaillons à ce que s’établisse une coordination
entre les différentes délégations d’observateurs.
Cette coordination est nécessaire pour que toutes les étapes
du scrutin soient observées dans leur globalité.
Après les 500 à 1000 morts de 2005 dont les responsables
courent toujours en toute impunité, le Togo ne peut plus
prendre le risque d’organiser des élections truquées
avec violences et morts d’hommes. Si jusqu’à présent,
la campagne se déroule dans une ambiance relativement calme,
il n’est pas exclu que la machine à fraude et à répression
se remette en branle à l’issue d’un dépouillement
qui marquera la défaite du pouvoir en place. Nous
devons nous mobiliser pour déjouer ou neutraliser toutes
les velléités de fraudes et ensuite s’organiser
pour défendre la victoire du peuple. Les manœuvres
que l’on peut observer actuellement pour saboter cette victoire
ne doivent pas nous décourager. Le peuple sait être
lucide dans les moments critiques. Depuis 1958 sa détermination
n’a jamais été émoussée. Les
craintes de dispersion des voix ne l’ont jamais détourné de
son objectif essentiel. Et lorsque certains de ses fils gagnés
par le doute et les difficultés de la lutte ont été tentés
par des chemins moins vertueux, il a su imposé de façon
lucide et souveraine sa volonté. Faisons lui donc confiance
car le 4 Mars, il sait que pour arracher l’alternance, seul
un vote utile sera de mise. L’heure n’est pas à la
distraction. Voici qu’arrive donc le jour ou dans la tourmente,
le peuple togolais soucieux d’arracher sa seconde indépendance
devra résoudre une équation en répondant à la
question suivante: «Voulons- nous continuer avec
le RPT et ses béquilles ou voulons nous écrire courageusement
une nouvelle page de notre histoire commune avec un Front républicain
résolument engagé vers l’avenir ?»
Chers compatriotes, voilà le vrai débat que le peuple
souverain devra trancher le 4 Mars. Il s’agit d’un
véritable référendum et je demande au régime
de respecter le verdict des urnes et la volonté populaire.
J’invite la communauté internationale à y veiller
et en particulier l’Union Européenne et la France à rester
vigilantes afin que l’argent du contribuable ne serve à légitimer
la fraude.
Tout comme en 1958, le peuple togolais connu pour sa vigilance
et sa lucidité saura également faire le bon choix
le 4 mars et porter massivement ses voix sur le candidat du FRAC,
Jean-Pierre Fabre. Et, je crois en ce candidat, parce que c’est
un homme de conviction et de courage, parce qu’il symbolise
aussi une nouvelle génération d’hommes politiques
et parce qu’il connaît bien le terrain, il sera l’homme
idéal pour conduire ce combat.
Le Togo ne saurait rester dans la sous-région un bastion
du non droit avec un pouvoir qui s’oppose par tous les moyens à l’alternance
au sommet de l’Etat. Les partenaires du Togo notamment la
France, l’Allemagne, les USA etc. doivent comprendre la justesse
du combat de nos populations et aider le peuple togolais à réaliser
le désir d’une alternance maitrisée. Tout en
mettant en œuvre une nouvelle politique qui garantisse les
intérêts du peuple togolais, le FRAC s’engage à assurer
les intérêts des pays amis du Togo.
Je vous invite à relayer partout autour de vous et à vos
frères et sœurs, vos parents, vos amis restés
au pays ce message d’espoir, de tolérance et de paix
profonde pour un vote utile et massif en faveur de l’alternance
et du changement
Je vous remercie
Me François BOKO
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