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Réaction du Frac suite à la
proclamation des résultats définitifs:
. Le FRAC dénonce le hold-up électoral
et en appelle à la rue
. Kofi Yamgnane réfute toute connivence
avec le RPT
19 mars 2010
Les résultats définitifs de l’élection
présidentielle du 04 mars ont été rendus
publics hier par la Cour Constitutionnelle togolaise. La Cour,
après examen des recours introduits par les différents
candidats à cette élection, a proclamé élu
président de la République du Togo le candidat
du Rassemblement du peuple togolais (RPT), Faure Essozimna Gnassingbé avec
60,88% des voix.
Quelques heures après la proclamation de ces résultats
par la Cour Constitutionnelle, le Front républicain pour
l’alternance et le changement (FRAC) a organisé une
conférence de presse au siège de l’Union
des forces de changement (UFC) pour s’insurger contre les
résultats proclamés qu’il qualifie de «frauduleux».
Le FRAC a, au cours de la conférence, affirmé ne
pas reconnaître les résultats proclamés par
la Cour Constitutionnelle et ne pas être lié par
elles. Par conséquent, il appellera le peuple togolais à revendiquer
sa victoire, la «victoire usurpée de son candidat» en
manifestant dans les rues.
Dans un communiqué rendu public au cours de la conférence
de presse, Patrick Lawson, le Directeur de campagne du FRAC a
déclaré que «l’élection
présidentielle du 04 mars 2010 a bel et bien été remportée
par le candidat du FRAC et Gnassingbé Faure le sait très
bien. Il tente, avec la complicité de la CENI et de la
Cour Constitutionnelle aux ordres, de voler cette victoire à Jean-Pierre
Fabre ».
Les responsables du front se disent déterminés à lutter
jusqu’à la reprise du pouvoir qui leur a été confisqué par
le RPT et son candidat. Selon Jean-Pierre Fabre, «les
populations togolaises seront mobilisées à cet
effet à Lomé comme à l’intérieur
du pays».
En dehors de la marche de Lomé, l’UFC Kloto a aussi
appelé les populations de la ville de Kpalimé à une
marche de protestation prévue pour le samedi 20 mars 2010 à partir
de 7 h 30. Mais le préfet de la localité, M. Bayédjê Kokou
Allagbé a, dans une lettre transmise à au responsable
de l’UFC-Kloto, interdit la manifestation. Dans sa correspondance
aux responsables du FRAC, le préfet de Kloto justifie
sa décision en écrivant ce que puisque, «(1)
La CENI est basée à Lomé et non à Kpalimé,
(2) s’il y a une marche pacifique de protestation contre
les résultats frauduleux proclamés par la CENI,
cela doit se dérouler à Lomé et non à Kpalimé». Il
poursuit en disant: «(3) Je rappelle que c’est
la Cour Constitutionnelle qui doit connaître les contentieux
liés à l’élection présidentielle
et non dans les rues de Kpalimé (sic.)».
La liberté de manifester est un droit reconnu par l’article
30 de la Constitution togolaise qui exige, dit Kofi Yamgnane,
président de Sursaut-Togo, que soit informée l’autorité compétente. «Nous
sommes dans un régime d’information et non d’autorisation
et nous voulons mobiliser tous les Togolais à manifester
contre les résultats frauduleux proclamés. Il n’y
a pas de distinction entre les populations de Kpalimé,
de Dapaong ou de Kara, tous sont des Togolais et doivent défendre
leur victoire», a-t-il déclaré. Le FRAC
affirme donc maintenir son appel à manifester dans les
rues de Kpalimé le samedi 20 mars prochain à sept
(07) heures.
Il faudrait que tous les Togolais se mobilisent pour défendre
la victoire du FRAC selon M. Abi Tchessa, président du
PSR, car, dit-il, «si rien n’est fait à partir
de cette élection, c’est la mort de la démocratie
dans notre pays. Chacun doit s’approprier de la lutte démocratique,
chacun dans son foyer, où qu’il, soit doit s’opposer
catégoriquement à l’usurpation du pouvoir».
Il a profité de l’occasion pour informer l’opinion
des menaces de mort qui pèsent sur sa personne. «Il
y a trois groupes formés par des personnes à et
on a demandé à l’un de se débarrasser
de moi», a-t-il dit.
Le FRAC a également profité de la rencontre pour
apporter un démenti formel aux rumeurs qui font état
de ce que M. Kofi Yamgnane serait en discussion avancée
avec le RPT pour se faire nommer Premier ministre de Faure Gnassingbé. «Il
y a un de nos frères, Comi Toulabor, dit Kofi Yamgnane,
qui a commis un article dans lequel il affirme qu’il y
aurait des contacts entre moi et le RPT pour me faire nommer
Premier ministre de Faure Gnassingbé. Je suis peiné parce
que Comi Toulabor n’est pas seulement un ami, c’est
aussi un frère. Il a toutes mes coordonnées, il
a le numéro de téléphone de mon domicile à Lomé.
Il a mon portable en France et à Lomé. Je suis
peiné qu’il ait pu écrire un torchon pareil
sans avoir pris la peine de m’appeler. Ce n’est pas
un démenti que je vous apporte, mais c’est une révolte
vis-à-vis de quelqu’un que je considérais
comme un honnête homme. Je l’ai appelé pour
lui dire que désormais je le considérais comme
un malhonnête de bout en bout. Je n’aime pas les
hommes malhonnêtes. Je me suis engagé en politique
parce que je voulais lutter contre l’injustice. Je suis
venu ici au Togo parce que le système RPT maltraite les
Togolais et il faut qu’ils partent. C’est pour cela
que je suis venu, je ne suis pas venu pour servir de béquille
au système RPT. Il faut dire cela sur tous les toits et
dans toutes les langues et que plus jamais personne ne revienne
sur cette affaire».
Olivier Adja |
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