Economie: Détournement de plusieurs
milliards de FCFA à Togo Télécom:
Les stratégies de Sam Bikassam
pour vider les caisses de la société
13 avril 2010
Comment les contrats sont signés entre Togo Télécom
et les sociétés appartenant au DG
Depuis quelques semaines, le Directeur Général
de Togo Télécom, Sam Pitchètibadi Bikassam,
est dans la tourmente. Il est accablé par une affaire
de détournement de plusieurs milliards de francs CFA.
Il est aussi accusé de gérer la société de
téléphonie fixe comme une épicerie où les
marchés gré à gré sont la norme et
où ses sociétés écrans sont les plus
prisées. Des anomalies qui ont amené le Conseil
d’Administration à lui retirer, pour l’heure,
les signatures. Retour sur les dessous d’une gestion opaque
et calamiteuse du Sieur Bikassam qui se targue d’être
du même village que le chef de l’Etat.
Des manœuvres pour siphonner la société
Pour avoir les coudées franches dans sa stratégie
de vider la société, M. Bikassam a fait venir un
cadre de la BTD pour remplacer l’ancien Directeur financier
poussé vers la sortie. Le nouveau venu, un proche d’un
ministre se réclamant lui aussi ami de Faure Gnassingbé,
serait un véritable sbire qui a aidé le DG à siphonner
Togo Télécom par le bais des sociétés écrans
(AFRITEC, ALPHA et OMEGA SAO-SARL, VIGILE, etc.).
En fait, AFRITEC est une société créée
par M. Bikassam et qui approvisionne Togo Télécom
en appareils illico. Par exemple, cette société a
obtenu une commande d'un montant colossal de deux milliards neuf
cent soixante millions sept cent mille (2 967 700 000) francs
CFA sans appel d'offre et au grand dam des dispositions régissant
les commandes de gros montants à Togo Télécom.
Selon les dispositions en vigueur en matière de commandes,
toute commande excédant cinquante millions (50 000 000)
de francs CFA doit tout d'abord faire l'objet d'un appel d'offre
et ensuite être autorisée par le Conseil d'Administration
et le ministère des Télécommunications.
Lire ci-dessous (document 1) un contrat de commande de postes
illico confié gré à gré à AFRITEC
et signé par le seul et tout-puissant Sam Bikassam.
C'est ainsi que la société Togo Télécom,
suite à ce contrat de vente de téléphones,
devait un montant de deux milliards neuf cent soixante millions
sept cent mille (2.967.700.000) francs CFA à AFRITEC.
Arguant d'un problème imaginaire de trésorerie,
le Sieur Bikassam aurait donné des instructions fermes
aux services compétents de faire payer «sa société» par
des recharges illico à concurrence du montant dû.
A ce jour, presque la moitié de cette somme, soit 1 milliard
160 millions, a été payée par Togo Télécom
en recharges à AFRITEC; un montant frappé de pénalité pour
un soi-disant dommage causé à AFRITEC pour n'avoir
pas été payé à temps.
Un autre cas est celui de la gestion du patrimoine immobilier
de Togo Télécom. Il est connu de tous que tout
l'immobilier de l'ex-SGGG a été acquis par Togo
Télécom. La gestion de ce patrimoine ajouté à ce
qui existait déjà, a été confiée à la
société «Alpha et Oméga» (SAO-Sarl)
qui ramène trimestriellement à Togo Télécom
la somme de 17. 000. 000 F CFA. «Alpha et Oméga» est
l'une des sociétés écrans de Sam Bikassam.
Ce qui est curieux dans cette histoire, c'est que Togo Télécom
dispose d’un service «Patrimoine et Logistiques».
Quelle est alors son utilité si on doit confier ce qui
est de son ressort à des externes? Nous vous proposons
ici aussi (lire le document 2) une copie intégrale du
contrat confiant la gestion du patrimoine logistique et immobilier
de Togo Télécom à la société «Alpha
et Oméga» (SAO- Sarl). Cette société,
en plus de la gestion du patrimoine logistique et immobilier
de Togo Télécom, s'occupe de l'entretien des bureaux
et de certains travaux de construction engagés par Togo
Télécom, dont le projet de rénovation de
la place de l'indépendance resté inachevé suite à l'entrée
en villégiature des maîtres d'œuvre.
Des manœuvres qui font que la société traverse
en ce moment une zone de turbulence financière. A titre
illustratif, le salaire de décembre 2009 du personnel
aurait été emprunté; le mois dernier, la
société aurait fait des découverts pour
pouvoir payer ses employés. Malgré cette gestion
calamiteuse, Togo Télécom vient d'être classée
parmi les sociétés les mieux gérées
en Afrique par le magazine Jeune Afrique, un classement mensonger
obtenu à coup de millions de francs CFA et brandi comme
un trophée de chasse par les défenseurs du Directeur
Général.
M. Bikassam est en outre accusé de dépenses folles
et d’investissements non rentables. Par exemple, des plate-formes
devant permettre à offrir des services de qualité aux
abonnés ont été achetées avant de
se révéler dépassées et incompatibles
avec les équipements existants de la société.
C'est le cas de la plate-forme ALCATEL acquise à des milliards
de francs CFA et qui finalement ne sert à grand-chose,
si ce n'est de provoquer des pannes fréquentes constatées
sur le réseau illico.
Des véhicules de marques TOYOTA TACOMA version américaine
connus pour leur consommation excessive en carburant ont été achetés
par M. Bikassam pour servir dans une société d'Etat.
Ce n'est pas la peine de demander les raisons qui ont motivé le
choix de tels véhicules buvards par le Sieur Bikassam.
La réponse est si simple. Ils ont été dénichés
et livrés à la société par M. Ferdinand
Amah, un intendant des sociétés de M. Bikassam
et en même temps le transitaire attitré de Togo
Télécom.
Selon les informations en notre possession, un appel d'offre
pour ameublement rien que pour le rez-de-chaussée, les
7è et 8è étages du siège en construction
au niveau du GTA s'élevait à 1 milliard 300 millions,
et a été finalement donné après
une gymnastique d'intelligence aboutissant au style habituel
de concession de marché gré à gré à un
Libanais, proche parent d’un puissant ministre. Chose bizarre,
ce Libanais n’est pas spécialisé dans l’ameublement.
Il nous revient aussi que le programme Ba'al, ce fameux programme
de fidélisation, n'aurait servi qu'à parler de
Bikassam et à le mettre en vitrine, car ce programme n'a,
en réalité, rien apporté à la société en
terme d'augmentation du chiffre d'affaires. A ce jour, aucune étude
relative à l'impact du programme sur le chiffre d’affaires
n'a été commanditée. Est-ce normal dans
une société que l'on qualifie à tort de
performante?
Le sieur Bikassam est allé signer seul, sans son conseiller
juridique, ni son avocat un gros contrat avec un partenaire en
Afrique du Sud du nom de «Global Voice».
Les conséquences de la signature de ce contrat, selon
nos informations, constitueraient aujourd'hui l'une des raisons
fondamentales du retrait des signatures à M. Bikassam.
C'est un contrat bidon et flou qui aurait rapporté beaucoup
d'argent à M. Bikassam et ses complices, affirme-t-on.
Des nominations fantaisistes, ethniques et claniques
Le népotisme reste la chose la mieux partagée à Togo
Télécom. Les nominations sont axées sur
des relations ethniques, claniques et d'amitié. Les favorisés
du Directeur Général se croient tout permis et
prennent d'importantes décisions au sein de la société.
Souvent, ces personnes, par manque de professionnalisme ou de
compétence, accumulent des erreurs et démotivent
du coup un personnel déjà marqué par ces
comportements. Ainsi certains ont été recalés
de leur poste sans raison, voire poussés à la porte
parce que ne supportant plus des décaissements fantaisistes
et frauduleux du Directeur Général.
Le service des Ressources Humaines est en outre indexé d’instaurer
un climat délétère, de tension et de méfiance
au sein de la société. Il nous revient que ce service
a fait adopter de façon unilatérale des nouveaux
statuts qu’il fait appliquer au grand dam des employés.
Ces statuts contiennent beaucoup plus de mesures répressives
et de brimades que celles devant motiver et appeler plus les
employés au travail. Ainsi, se sentant menacés
indirectement et réduits à l'impuissance de réclamer
leurs droits, les employés ont trouvé comme solution
de se replier sur eux-mêmes ou de chercher mieux ailleurs.
C'est le cas de certains cadres majors de leur promotion qui
ont quitté la société pour d'autres.
Les licenciements abusifs en guise de règlements de comptes
sont légion dans la boîte. Des contrats aux contours
ambigus ont été signés à certains
agents ; c'est le cas des contrats à termes imprécis
jamais vus dans la législation du travail au Togo. Certains
agents sont sous contrats renouvelables depuis dix ans sans être
intégrés ; ce qui du coup les prive de couverture
sociale telle que assurance maladie, primes de rendement, quota
de crédit de communication et autres.
De plus, des changements sans fondements sont intervenus dans
la structure de la société et des postes fantoches
ont été créés sans responsabilité réelle.
Par exemple, la société se fait doter à elle
seule de trois (03) Directions commerciales: Direction Relationnelle
Internationale (DRI), Cellule Internet et Multimédia (CIM),
Direction Commerciale et Marketing. Les responsables nommés
et en charge de ces postes n'ont pas les compétences ni
la qualification requises. Cette incompétence se traduit
par les résultats de plus en plus inquiétants que
la société connaît. Le chiffre d'affaires
ne fait que dégringoler d'année en année.
En dépit de cette situation catastrophique - certaines
sources parlent d’un trou de 17 milliards alors que d’autres évoquent
40 milliards - M. Sam Bikassam continue d’aller au service.
Pour nombre d’observateurs, le retrait des signatures n’est
qu’une manœuvre visant à «laver
le linge sale en famille», car beaucoup de gros pontes
du régime ont bénéficié de la magouille
du DG. Ce qu’on peut appeler affaire Bikassam va connaître
le même sort que celle du Fonds d’entretien routier
(FER) dirigé par un certain Ferdinand Tchamsi. Pourtant,
on a en mémoire qu'en 2002, suite aux accusations de détournement
de 30 millions de FCFA, un certain Ihou, alors Directeur Général,
s'est vu emprisonner avant même toute ouverture d'une enquête
en ce sens. La politique de deux poids, deux mesures.
Lire document 1
Entre
La Société des Télécommunications
du Togo (TOGO TELECOM) ayant son siège sis
Avenu Nicolas GRUNITZKY BP 333 Tél. +228 21 44 01, Fax:
+228 21 03 73 représentée aux fins des présentes
par son Directeur Général, Monsieur Pétchétibadi
BIKASSAM, agissant au nom et pour le compte de TOGO TELECOM,
ci-après désigné «l'Acheteur»
D'une part,
Et
La société AFRITEC ayant son siège à Lomé,
07BP 7253, Tél. 338 23 11, Fax: 220 91 01 représentée
aux fins des présentes par son Directeur Général,
Monsieur Luc FAWIE, agissant au nom et pour
le compte de ladite société, ci-après désignée «Fournisseur».
D'autre part,
ci-après dénommées «les
Parties»
Il A ETE CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT:
ARTICLE1: OBJET DU MARCHE
Le présent Marché a pour objet la fourniture de:
- Dix mille (10.000) terminaux téléphoniques ETS2058,
- Quarante mille (40.000) terminaux téléphoniques
mobiles 800 MHz ETS2258 avec Internet + renvoi d'impulsion +
câbles data conformes au standard CDMA ainsi que la documentation
et la liste de prix jointes en annexe:
ARTICLE 2: DEFINITIONS
Dans le présent Marché, les termes ci-après
devront être interprétés comme suit:
a) "Le Marché" signifie le présent accord
signé entre l'Acheteur et le Fournisseur, y compris toutes
ses annexes et tous documents qui, par voie de référence,
y ont été inclus.
b) "Objet du Marché" signifie la livraison de
terminaux CDMA et les accessoires y afférents telle que
dans le présent Marché et ses annexes.
8.2 Si lors de ces essais le nombre des appareils téléphoniques
non conformes ou en mauvais fonctionnement dépasse un
taux de deux pour cent (2%), l'Acheteur sera alors en droit de
demander le surplus de la garantie offerte par le Fournisseur.
ARTICLE 9: LIVRAISON ET DELAI
9.1 Livraison
La livraison des Produits est faite DDP MAGASIN TOGO TELECOM
de LOME suivant les incoterms 2000 publiés par la Chambre
de Commerce International.
9.2 Délai
Le Fournisseur s'engage à livrer dans un délai
de trente cinq (35) jours, à partir de la date d'entrée
en vigueur du présent Marché, les Fournitures objet
du présent contrat comme suit:
- cinq mille (5.000) terminaux téléphoniques ETS2058,
- cinq mille (5.000) terminaux téléphoniques mobiles
800 MHz ETS 2258 avec Internet renvoi d'impulsion + câbles
data
La quantité restante des fournitures sera livrée
dans un délai de soixante quinze (75) jours à partir
de la date d'entrée en vigueur du présent Marché.
ARTICLE 10: QUALITE, GARANTIE APRES VENTE
10.1 Le Fournisseur garantit que les Produits
fournis livrés, ainsi que le centre de production utilisé pour
fabriquer ces Produits conformes aux lois nationales, régionales
et locales ainsi qu'aux réglements et standards de qualité en
vigueur.
Le Fournisseur garantit que les Produits fournis dans le cadre
du présent Marché ont été soumis à un
programme d'assurance qualité, incluant des mesures de
performance, des tests, des contrôles qualité et
des inspections. Le programme qualité doit fournir les éléments
pour une détection en amont des défaillances de
la qualité et proposer les actions correctives pour y
remédier.
Sur demande de l'Acheteur, le Fournisseur doit fournir à l’Acheteur
un certificat de conformité et/ou des résultats
de tests et de mesure de qualité. De plus, le Fournisseur
est tenu d’être conforme aux spécifications
de qualité que le Fournisseur auraient signées
localement.
10.2 Afin de fournir une garantie et un service après
vente réactif, une provision de deux pour cent (2%)
des Produits seront livrés gratuitement en plus de la
qualité commandée par l'Acheteur. Ces Produits
additionnels ne doivent être exclusivement utilisés
que pour les recharges. Aucune autre garantie et aucun autre
service de maintenance n'est envisagé.
ARTICLE 11: MONTANT DU MARCHE
Le Marché s'élève à un Montant ferme
et non révisable de: Deux Milliards Neuf Cent
Soixante Sept Millions Sept Cent Mille Cent (2.967.700.000) F
CFA TTC/ DDP Magasin TOGO TELECOM.
FOUTNITURE DE TERMINAUX CDMA
Lire document 2
ENTRE
La Société des Télécommunications
du Togo (TOGO TELECOM) ayant son siège sur
Avenue Nicolas GRUNITZKY BP 333 Tél. +2282144 0l, Fax:
+228210373 représentée aux fins des présentes
par son Directeur Général, Monsieur Pètchètibadi
BIKASSAM, ci-après désignée «Le
Bailleur ou Cédant»
d'une part,
Et
La Société « ALPHA et OMEGA» (SAO)-
SARL ayant son siège est à Lomé (TOGO) 08
B.P. 8875 Tél. : 90328 61 / 235 1701 représentée
aux fins des présentes par Monsieur YINDO Bindaké,
agissant au nom et pour le compte de ladite société i
ci-après désignée «le
Preneur».
d'autre part,
Ci-après dénommées «les
Parties»
ATIENDU QUE:
- TOGO TELECOM, actuellement propriétaire des immeubles
SGGG, entend confier la gestion de ceux-ci à un tiers.
- Les parties entendent se lier par un contrat de bail.
IL A ETE CONVENU ET ARRETE CE QUI SUIT:
ARTICLE 1: OBJET DU CONTRAT
Par le présent contrat, TOGO TELECOM agrée
et cède la gestion de ses immeubles SGGG à la Société ALPHA
et OMEGA qui l'accepte, en application des textes en vigueur,
notamment l'Acte Uniforme de l'OHADA portant sur le droit commercial
général.
ARTICLE 2: IDENTIFICATION DES IMMEUBLES
LES IMMEUBLES OBJET DU PRESENT CONTRAT SONT IDENTIFIES COMME SUIT:
- SITE A: REP N° 711: SITE S3G DIRECTION GENERAL ET CA
- SITE B : REP N° 707: SITE IMMEUBLE SUPER MARCHE ET DEBALLAGE
MG
- SITE C : REP N° 697: SITE IMMEUBLE S3G TECHNIQUE
- SITE D.: REP.705 & REP.627: SITE N°l: IMMEUBLE
TSEVIE (EX JOHN HOLT) &
- SITE'N°2: IMMEUBLE TSEVIE (EX UAC)
- SITE E: REP.706: SITE KPALIME: IMMEUBLE STCP'(EX STCP CENTRE)
- SITE F : REP.705: SITE N° 1: IMMEUBLE STCP ATAKPAME
(EX SCOA)
.- SITE G : REP.709: SITE N°2: IMMEUBLE STCP.ATAKPAME (EX
SCOA)
- SITE H : REP.7l0:· SITE N° 3: IMMEUBLE CENTRE
STCP ATAKPAME
- SITE J: REP.625: IMMEUBLE SGGG SOKODÉ (HORS ST° CAP)
8.4) Le Preneur pourra apposer toutes enseignes commerciales
qu'il jugera utile de mettre en place. Il devra veiller à la
solidité de telles installations, de manière à éviter
tout incident.
8.5) Le Preneur pourra sous-louer son droit au bail, même
partiellement, à toute personne en mesure de garantir
l'entière exécution des clauses, charges et conditions
du présent contrat.
8.6) Les charges de gestion sont entièrement à la
charge du Preneur.
ARTICLE 9: TAXES LOCATIVES, DROITS D'ENREGISTREMENT ET AUTRES
9.1)
TAXES LOCATIVES
. A la charge du Preneur sont et demeurent les impôts fonciers.
Les taxes connexes grevant ou à venir grever les
locaux1 objet du présent contrat, sont à la Charge
du Preneur.
Le Preneur doit procurer les attestations/ reçus de payement
des taxes el droits.
9.2) FRAIS D'ENREGISTREMENT
Les frais d'enregistrement et de timbres, de même que toutes
autres taxes consécutives au présent contrat sont à la
charge du Preneur.
ARTICLE 10 : LOYER ET MODE DE PAIEMENT
Le .présent contrat est consenti et accepté moyennant
le loyer mensuel de Cinq Millions Neuf Cent Quatre Vingt Un Mille
Neuf Cent Quatre Vingt Dix Huit (5981 998) francs CFA, payable
trimestriellement par chèque sur le compte de TOGO TELECOM,
au plus tard le 15 du dernier mois du trimestre.
Tout retard dans le paiement entraînera, sans qu'aucune
mise en demeure ne soit nécessaire, une majoration d'un
pour cent (1 %) par mois et ce, à titre de clause pénale
expressément acceptée, par le preneur.
ARTICLE 11 : REVISION DES LOYERS
Le loyer ci-dessus fixé sera révisé après
chaque période de trois (03) ans en se référant
au coût du marché.
ARTICLE 12 : CESSION
Le présent Contrat ne peut être cédé ou être
substitué, par une des parties sans l'accord préalable
express, de l'autre, à un tiers pour l'exercice partiel
ou total des attributions, obligations ou compétences
qui incombent à la partie cédante au titre du présent
Contrat.
ARTICLE 13 : RESILIATION
Le présent Contrat peut être résilié à l'initiative
de l'une ou de l'autre partie pour non respect de ses clauses,
après un délai de préavis de neuf (09) mois.
Cette disposition ne s'applique pas à l'article 10 du
présent contrat. En effet, dans, l'hypothèse de
l'article 10, le contrat sera résilié après
une mise en demeure de trois (03) mois si le preneur ne verse
pas, pendant ce délai, les loyers requis.
CONTRAT DE CESSION DE GESTION D'IMMEUBLES
ENTRE TOGO TELECOM
ET LA SOCIETE ALPHA ET OMEGA (SAO)- SARL
R. Kédjagni
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