Togo: Alerte urgente:
Coup de force du pouvoir contre le siège
de l’UFC
15 avril 2010
Ce mercredi 14 Avril 2010, aux environs de 16h GMT, toutes les
rues menant au siège de l’Union des Forces de Changement
(UFC) ont été bouclées par les forces de
l’ordre. Des centaines d’éléments de
la Force Election Présidentielle FOSEP ont alors fait
irruption dans le siège du parti arrêtant tous ceux
qui s’y trouvaient, soit environ 70 personnes, militants,
sympathisants et même responsables Plusieurs d’entre
eux ont été passés à tabac dans l’enceinte
du siège du parti avant d’être embarqués.
Le Secrétaire Général de l’UFC, Jean-Pierre
Fabre qui se rendait à son bureau a été prié de
rebrousser chemin.
Au nombre des responsables de l’UFC arrêtés,
on peut noter le Secrétaire National à l’Organisation,
Robert Olympio, le Président de la jeunesse de Lomé Commune,
Jean Eklou, le Secrétaire Administratif, Ralph Atoukouvi
et bien d’autres encore.
Le matériel informatique, de sonorisation et tous les
matériels installés pour la circonstance et aussi
des chaises ont été pliés puis emportés
dans les fourgonnettes des forces de l’ordre déployées
en grand nombre.
Toutes les voies d’accès au siège de l’UFC
sont bouclées. «Soit vous rentrez chez
vous ou on vous bastonne proprement» a lancé un
gendarme à une dame du troisième âge assise à la
devanture de sa maison. D’autres gendarmes paraissaient
ivres.
Des professionnels de la communication qui se sont déplacés
pour couvrir l’évènement ont été aussi
arrêtés et leur matériel confisqué.
Ceux d’entre eux qui se trouvaient quelques mètres
plus loin ont été poursuivis avec des gourdins. «C’était
quasiment impossible de prendre une photo» a confié un
journaliste dont les jambes tremblaient encore sous l’effet
de la fuite.
L’Union des Forces de Changement et du Front Républicain
pour l’Alternance s’apprêtaient à observer
une veillée de prières qui avait été dispersée
le mercredi 24 Mars dernier à coups de grenades lacrymogènes,
de grenades à fragmentation et de bombes assourdissantes.
La répression du24 mars dernier avait fait une quarantaine
de blessés et plus de trois cents chaises cassées.
Tard dans la nuit, les agents de la FOSEP étaient rentrés
dans les maisons avoisinantes pour passer à tabac les
jeunes. Pour l’heure les riverains craignent le pire à la
tombée de la nuit. |