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Togo: OPA sur Gilchrist Olympio?
Discret depuis sa réélection contestée,
Faure Gnassingbé tente d'imploser l'opposition
15 avril 2010
Plus d’un mois après sa "réélection",
Faure Gnassingbé - qui devrait être officiellement
intronisé le 26 avril, veille de la fête d'indépendance
- continue d’être rejeté par une forte coalition
de l’opposition regroupée autour d’un Front
républicain pour l'alternance et le changement (FRAC),
qui revendique la victoire au scrutin présidentiel de
Jean-Pierre Fabre de l’Union des forces de changement (UFC,
parti du leader historique Gilchrist Olympio).
Gêné aux entournures, le pouvoir envisage de déstabiliser
et diviser cette opposition, particulièrement l’UFC,
arrivée deuxième au scrutin de mars. Selon nos
informations, le ministre d’Etat chargé de l’administration
du territoire et numéro deux du régime, Pascal
Bodjona, accompagné du "doyen" Barry
Moussa Barqué, conseiller spécial du chef de l’Etat,
ont ainsi rencontré fin mars Gilchrist Olympio dans ses
appartements de la Porte Dauphine à Paris. Les deux émissaires
ont proposé au vieux leader (aujourd’hui en porte-à-faux
avec des membres du FRAC) un "gouvernement d’ouverture" en échange
d’une pacification de la situation à Lomé.
Ainsi que le rapatriement, à l’occasion du cinquantenaire
de l’indépendance le 27 avril, des restes du corps
de son père, Sylvanus Olympio, premier président
du Togo, enterré à Agoué au Bénin.
Mauvaise pioche: en soins à Paris depuis deux mois, Gilchrist
Olympio semble ne plus avoir la mainmise sur ses troupes au Togo.
Les responsables de son parti se sont rapprochés d’autres
leaders du FRAC, tels que l’ancien secrétaire d'Etat
français Kofi Yamgnane et l'ex-premier ministre du Togo
Agbéyomé Kodjo, qui radicalisent le mouvement.
Lettre du Continent N° 586 15/04/2010 |
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