TOGO:
Comment l'UFC a implosé
07 Juin 2010
L'UFC est devenue un parti hybride à deux têtes,
dont l'une est installée à Lomé II et l'autre
toujours dans la rue.
Dès l'annonce de la formation du gouvernement d'ouverture,
Gilchrist Olympio, leader historique du parti de l’opposition
UFC (Union des forces du changement), a été mis
en minorité et suspendu de son propre parti par le bureau
national contrôlé par le secrétaire général
Jean-Pierre Fabre. Ce dernier était le candidat UFC à la
présidentielle de mars.
Olympio songe aujourd'hui à porter la "représentation" de
l'UFC devant les tribunaux…
A côté de l'UFC-canal historique de Gilchrist Olympio
va se créer une UFC-opposition radicale dont le leader
est Jean-Pierre Fabre au sein du FRAC (Front républicain
pour l’alternance et le changement, une coalition de quatre
partis). Les autres leaders du FRAC sont Kofi Yamgnane, ex-secrétaire
d’Etat français - qui a été chargé d’expliquer
les actions du mouvement en Europe - et François Akila
Boko, ministre de l’intérieur sous Eyadema père,
exilé depuis 2005 en France. Depuis la neutralisation
de Gilchrist Olympio - désormais comptable de la gestion
des affaires publiques -, ces trois leaders (Fabre, Yamgnane
et Akila Boko) ont en ligne de mire les futures échéances électorales:
les législatives en 2012 et surtout la présidentielle
en 2015.
Lettre du Continent du N° 589 03/06/2010 |