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Déclaration du MO5:

Sur la dissolution de OBUTS

09 juin 2010

Le MO5 contre toute dissolution de OBUTSLe juge Pawelé Sogoyou vient de prononcer le vendredi 04 Juin 2010, et au terme d'une procédure judiciaire tout aussi rocambolesque qu'expéditive, la dissolution d'OBUTS, parti politique de l'opposition, prétextant la démission de 7 des membres fondateurs de ce parti alors que les dirigeants avaient toute la latitude de pourvoir au remplacement des démissionnaires.
 
Ce nouveau coup de force qui intervient dans un contexte politique trouble voulu par un pouvoir en mal de légitimité, marque, non seulement un recul désolant de la liberté de pensée et d'association mais aussi l’accentuation sans vergogne de l’intrusion du pouvoir dans la liberté d’organisation des partis politiques dans notre pays. Cette énième collusion entre l’exécutif et le judiciaire, vient indubitablement jeter un véritable discrédit sur la soi- disant politique de large ouverture du RPT. Loin d’apaiser le climat politique, cette manœuvre polico-judiciaire ravive le sentiment qu’ont les Togolais que ce pouvoir est revanchard et n’acceptera jamais l’alternance.

Ce rocambolesque procès, disons-nous, vient purement et simplement de mettre à jour un fait du prince plus attentatoire à la démocratie et à la sacro-sainte règle de la séparation des pouvoirs. En effet, il n’est pas concevable dans un pays comme le nôtre où la Justice est tout sauf indépendante, qu'un juge puisse prendre seul sur lui, la lourde responsabilité de prononcer la dissolution d'un parti politique dont la présence dans le débat démocratique, et l'action mobilisatrice en faveur du changement sont jugées positives ces derniers temps, sans la complicité, la connivence du pouvoir en place.
 
Ce précédent dangereux est une preuve que le régime vise à terme l'affaiblissement et le démantèlement, ou bien même, à mettre un coup de frein à notre émergente démocratie et à bannir de l’environnement, du paysage politique, l'opposition encore debout, celle qui refuse d'abdiquer.

Pour Faure Gnassingbé et son équipe, ce procès ne fait que jeter de l’ombre sur le discours officiel  à propos de l'apaisement social et la réconciliation nationale. Quand la politique rentre dans le prétoire c'est la vérité qui le déserte, dit-on souvent, mais le peuple togolais ne saurait être indéfiniment à la merci des gens du pouvoir et des intérêts sordides qu'ils cherchent à perpétuer. Le MO5 en appelle au chef de l'Etat togolais à garantir de sa personne la prospérité du débat contradictoire et de la démocratie, et à promouvoir une vraie justice en laquelle puissent se reconnaître la veuve et l'orphelin.
 
En définitive, le Mouvement patriotique du 5 octobre (MO5) s’indigne, condamne donc sans nuance cette nouvelle forfaiture d'une certaine justice togolaise et d’une certaine époque. IL exhorte enfin la justice du Togo à sortir des voies tortueuses car c’est là que le bât blesse.
 
Fait à Bruxelles, le 07 Juin 2010.

Pour le MO5, le Coordinateur Général
Eloi Koussawo

Communiqué de CMAF-Togo:

Relatif à la Procédure de Dissolution du Parti OBUTS

Farouk BannaCMAF-Togo a appris, sans surprise, la décision arbitraire du Juge Sogoyou de dissoudre le parti d’opposition OBUTS à la suite d’un simulacre de procès engagé par le régime militaro-marxiste de Faure Gnassingbé et ses adeptes. Nous condamnons cette dérive totalitaire d’un autre siècle et apportons notre soutien au Président du Parti, Monsieur Agbeyomé Kodjo. 

Cette énième descente du pouvoir dictatorial de Lomé  est un acte anticonstitutionnel parce que le parti OBUTS a été officialisé par décision de la Cour Constitutionnelle du Togo qui, normalement, est au-dessus du Tribunal de Lomé.  Ceci constitue un cas d’ingérence flagrante du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires au Togo et confirme le fiasco dans lequel la famille Gnassingbé et ses acolytes ont mis les institutions de notre chère patrie le Togo. 

CMAF-Togo s’étonne que la dissolution d’OBUTS soit une initiative venant du RPT,  un parti illégal depuis sa dissolution populaire le 27 Aout 1991 par une Résolution de la Conférence Nationale Souveraine, et de Faure Gnassingbé, un Président autoproclamé.  Il est donc évident que toutes  les décisions prises par ce régime et sa branche judiciaire, aussi légales qu’ils le font paraître, sont nulles et de nul effet.    Par conséquent CMAF-Togo, le peuple togolais et la diaspora togolaise considèrent toujours OBUTS comme un parti politique légal et constitué  conformément aux lois du Togo.
 
Nous lançons un appel pressant au peuple togolais, aux défenseurs des droits de l’homme et à toute l’opposition togolaise pour une mobilisation générale pour faire échec à la Nazification planifiée de notre pays. Nous demandons à la Cour Constitutionnelle d’annuler cette dissolution, décidée par un juge partisan dont le zèle incommensurable ne passe jamais inaperçu.

Nous rappelons à tous les démocrates que cette sortie du régime Faure Gnassingbé est le début de la “Chasse aux Sorcières” qui vise tous les partis et associations soutenant la victoire confisquée de Jean Pierre Fabre, et dont le but inavoué est de réimposer le système du parti unique dans le pays. A ces initiatives malignes du RPT, nous devons opposer une résistance farouche, dans laquelle aucune option viable ne doit être mise de coté.

CMAF-Togo s’indigne du fait que malgré les mutations profondes intervenues dans le monde moderne, le régime rétrograde, dictatorial, illégal et illégitime du RPT continue de souffrir du syndrome du parti-état et de la pensée unique dont on les croyait guéris.

Nous tenons à lancer un avertissement à Faure Gnassingbé, à son gouvernement et leurs alliés pour qu’ils arrêtent ces montages politiciens car, même s’ils dissolvent tous les partis et associations de l’opposition, ils ne pourront en aucun cas altérer la détermination du peuple togolais et la diaspora togolaise à opposer une résistance farouche pour faire triompher le droit dans notre pays. 

Tous Unis pour la même cause, la lutte continue!!!

Pour la Coordination,
Le Porte –Parole
Farouk Banna

Déclaration de MOLITO:

Suspension d’OBUTS, tentative de torpillage contre l’UFC, partis godillots du pouvoir en gestation, gouvernement fantoche et sans ministère de la défense, etc.

Au Togo, la mutation accélérée du RPT-Françafrique vers la Monarchie-Françafrique !

Tout d’abord, le MoLiTo condamne avec la plus extrême vigueur le dernier acte posé par le pouvoir illégitime qui, dans sa fuite en avant contre le peuple et la démocratie, vient de prononcer la suspension d’un parti d’opposition légalement constitué.

Il n’y a de doute pour personne, étant donné les prétextes qui ont servi, qu’il s’agit là d’une volonté manifeste de détruire un parti qui refuse toute compromission avec ce pouvoir fantoche dans sa guerre contre le peuple togolais.

Le MoLiTo salue la solidarité clairvoyante des dirigeants du FRAC avec le parti OBUTS. Notre souhait, dès lors, est qu’à quelque chose malheur soit bon, dans le sens de la solidification des liens de toute l’opposition combattante contre les usurpateurs du pouvoir. C’est aussi l’occasion pour le MoLiTo de féliciter le bureau d’OBUTS et son président Agbéyomé Kodjo pour leur ténacité face aux manoeuvres de division interne et d’affaiblissement, manifestement en intelligence avec le pouvoir renégat.

Au-delà des tactiques à court terme de conservation du pouvoir par les commis locaux de la françafrique, c’est le processus de monarchisation, une nouvelle mue de cette françafrique, qui est en branle avec ce torpillage et cette mise à mort des partis refusant la collaboration.

Tout parti opposé à ce régime doit se sentir visé. Et en premier lieu l’UFC qui fait déjà héroïquement face à d’autres méthodes de sabordage, toujours avec des complicités internes à l’instar d’OBUTS.

Rentrent également dans cette logique monarchiste, la présidentialisation à outrance du régime sous les soins avisés du mercenaire en mission Charles Debbasch, les velléités de création de partis godillots à la solde d’un individu par une cacique du régime (Mme Awadé, apprend-on), l’absence d’un ministère de la défense dans le pseudo - gouvernement (notez qu’il n’y en a pas au royaume du Maroc non plus... mais au moins c’est une monarchie qui dit son nom!), etc. (nous nous permettrons d’y revenir y dans un article dédié).

C’est pourquoi notre détermination et notre solidarité doivent en être décuplées. La cadence est fort heureusement donnée par le peuple et les coalitions politiques portant le flambeau de la lutte que sont le FRAC et l’OBUTS.

Paris, 07 juin 2010.
Pour le Bureau provisoire du MoLiTo,
Kofi Alouda, président

 

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