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Sommaire Lomé la capitale - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Le Prof. Gnininvi parle du dialogue en cours, des difficultés rencontrées et donne sa vision du futur gouvernement Depuis le 21 avril dernier, les Togolais sont en pourparlers aux fins de trouver une solution définitive à une crise politique qui n'a que trop duré. Mais malheureusement, les choses ne se déroulent pas comme le souhaitent les populations. Tout semble bloqué malgré le projet d'accord soumis aux participants. Pour en savoir plus, nous nous sommes adressé, au Secrétaire Général de la CDPA , Prof. Léopold Gnininvi, qui a bien accepté répondre à nos questions. Lisez plutôt… Professeur, la CDPA , votre parti participe au dialogue intertogolais ouvert le 21 avril. Plus d'un mois après cette ouverture, où en sommes nous ? Après l'ouverture du dialogue national et la mise en place du bureau par un vote, ce que la CDPA avait déploré, le Dialogue national s'est fixé une méthode de travail qui comporte deux phases. La 1 ère qui est terminée, est consacrée à la présentation des positions des délégations, sujet par sujet ; chaque présentation est suivie d'une brève discussion à l'issue de laquelle le Bureau du dialogue national fait une synthèse des points de convergence et de divergence. Au cours de cette 1ère phase, il faut reconnaître que nous avons mis de côté presque tous les points abordés par manque de consensus. Maintenant, nous sommes dans la 2 ème phase consacrée au rapprochement des positions des parties prenantes au Dialogue national en vue d'élaborer un projet d'accord politique. Le Bureau a entrepris depuis le 17 mai 2006, des consultations bilatérales avec les différentes délégations. Tous, nous attendons les résultats. A propos de la séance de mercredi 26 mai reportée sine die, est-ce que le présidium vous a saisi par courrier? Si oui, quelles sont les raisons avancées pour soutenir ce report? Ecoutez, le communiqué du 22 mai 2006 signé par le Président du Bureau du dialogue national est clair sur cette question. Si ma mémoire est bonne, il est dit que le Bureau estime qu'au vu des résultats du premier tour des échanges, les consultations bilatérales qui marquent la 2 ème étape méritent d'être poursuivies pour une reprise fructueuse des travaux en séance plénière. Il est dit aussi qu'après concertation avec les chefs de délégations, la séance prévue pour le 24 mai 2006 est reportée à une date ultérieure. A propos, qui bloque en fait le bon déroulement du dialogue? Ce qui empêche une conclusion heureuse et rapide du dialogue national… Je dirai que c'est la difficulté apparente à trouver un minimum d'accord sur les trop nombreuses divergences. Plus fondamentalement, je pense que tout le monde n'est pas encore prêt pour engager le Togo dans une nouvelle ère politique. Doit-on continuer à tresser au bout de l'ancienne corde ou faut-il faire preuve de plus d'imagination ? Au cours de la phase des discussions, est-ce que vous avez constaté dans la salle que toutes les parties sont animées d'une volonté de faire aboutir ce 12 ème dialogue? Dans la salle Evala, il y a eu beaucoup de déclarations de bonne volonté, mais elles tardent à se matérialiser. Ne pensez-vous pas que vous êtes victimes de la procédure que vous adoptée qui a consisté à « balayer » d'abord tous les points inscrits à l'ordre du jour avant de mener des contacts parallèles qui ont trait à la recherche des consensus? La CDPA avait proposé une méthode de travail plus globale ; chaque délégation livrera en bloc ces préoccupations et la recherche d'un consensus se fera globalement. En négociant en gros, on aurait gagné du temps. Cette approche n'a pas été retenue; donc acte. Quelle solution vous proposez alors en tant que parti politique pour relancer le dialogue? Le dialogue national n'est pas encore définitivement bloqué, que je sache. RFI annonce la reprise des travaux pour jeudi (hier). Nous attendons de savoir si c'est une simple blague ou si le bureau pense effectivement à convoquer le « dialogue ». Ne voyez-vous pas qu'il est temps qu'un médiateur intervienne pour vous aider à évoluer ? Le règlement du dialogue national nous impose de procéder d'abord à l'examen de l'ensemble des réserves formulées en vue d'y rechercher des solutions, avant de recourir avant la clôture des travaux et en cas de besoin aux facilitateurs. Donc patientons et attendons les résultats de cette 2 ème phase avant d'aborder éventuellement cette question. Selon certaines informations relayées par la presse la semaine dernière, vous seriez proposé par le président Compaoré pour être le futur premier. Etes-vous prêt à travailler avec Faure Gnassingbé? Vous savez, la préoccupation de la CDPA actuellement, c'est d'abord de conclure un accord politique qui permette la formation d'un gouvernement susceptible de ramener la confiance en vue de favoriser la résolution des problèmes politiques, notamment le retour des réfugiés, l'organisation et le fonctionnement de l'Etat, les textes fondamentaux ; la réconciliation ; l'organisation des élections législative en vue d'un fonctionnement normal de l'Etat avec des institutions légitimes. Quant au soutien du Président du Burkina, c'est votre journal qui m'en informe ! Et si c'est une autre personne qui est choisie, accepteriez-vous faire partie du gouvernement ? Même si c'est Edem Kodjo qui est maintenu ? La CDPA n'a pas d'a priori hostile. Tout gouvernement issu d'un accord politique acceptable par tous les Togolais et Togolaises sera aussi acceptable par la CDPA Votre mot de fin. Vivement que tous, nous prenions conscience du danger que court le Togo en cherchant, à tout prix, à se river au passé ! Réalisée par Zeus A.
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