Togo: Perversité notoire à l’Assemblée
Nationale:
Quand la «gourmandise» s’empare
de Abass Bonfoh et ses pairs
26 juillet 2010
L’année budgétaire 2011 pour le fonctionnement
de l’Assemblée Nationale Togolaise vient de connaître
une augmentation de près de 410 millions Fcfa selon les
parlementaires togolais pour harmoniser ce fonctionnement par
rapport à la hausse du prix des produits pétroliers.
Cette harmonisation du budget de fonctionnement arrêtée
par l’Assemblée Nationale pour le compte de l’année
budgétaire 2011 laisse perplexe plus d’un Togolais
qui y voit la mauvaise fois des élus du peuple à s’intéresser à leur
souffrance.
De deux milliards six cent quatre vingt dix huit millions six
cent soixante six milles francs CFA (2 698 666 000fcfa) en 2010,
les élus du peuple envisage augmenter pour l’année
civile 2011 la somme de trois milliards cent huit millions six
cent vingt trois mille francs CFA (3 108 623 000), soit une augmentation
de quatre cent neuf millions neuf cent cinquante sept mille francs
CFA.
Pour les raisons qui lui sont propres, le législatif
togolais pense que la hausse du prix des produits pétroliers
affectera forcément son fonctionnement. Ainsi, il est
prévu 1 222 346 000cfa pour le personnel, 1 886 277 000f
cfa pour le fonctionnement, 119 137 000f pour les investissements.
Contre respectivement 921 249 000f, 1 506 002 000f et 115 000
000f.
Or, il nous a été donné de constater qu’au
lendemain de la hausse du prix du carburant, l’Assemblée
Nationale a fait semblant de soumettre à l’interrogatoire
le ministre du commerce Kokou Gogan pour s’expliquer davantage
sur cette augmentation surprise et ce qu’est devenue la
caisse de stabilisation.
Le moins que l’on puisse dire est que Abass Bonfo et les
siens ont malheureusement approuvé cette augmentation
du prix du carburant malgré les contestations et les protestations
populaires pouvant amener l’exécutif à renoncer à sa
décision, voilà que les insatiables et assoiffés
du pouvoir qui ont assujetti les Togolais depuis plus de 4 décennies
et qui se réclament à tort représentants
du peuple n’ont qu’écouté la volonté de
leur souci d’appauvrir plus le peuple. L’acte posé par
l’Assemblée Nationale le 15 juillet passé est
véreux et laisse comprendre que Abass Bonfoh et ses acolytes
soi-disant députés du RPT n’ont autre ambition
que de ronger le peuple pour leurs intérêts éhontés
et honteux. Si non comment comprendre que les députés
qui ont la noble mission de protéger le peuple, qu’ils
prétendent représenter à l’hémicycle
notamment du RPT au contraire le méprisent sans cesse,
l’embourbent plus dans la misère on ne peut plus
ambiante, un peuple qui déjà croupit sous le poids
de la souffrance et de l’indigence.
L’hémicycle de Abass bonfoh, viscéralement
miné par la «gourmandise» se passe
de son pouvoir de contrôle des actions du gouvernement
du tandem Faure Gnassingbé Gilbert Fossoun Houngbo. Il
se lit au contraire une complaisance dans son fonctionnement. «Celui
qui veut servir, ne gaspillera pas une seule pensée pour
son confort personnel» A supposer que d’autres
institutions du pays notamment la justice, les ministères… réclament
une augmentation de leur budget de fonctionnement que deviendra
l’économie du pays? Et le peuple dans tout ça?
Le panier de la ménagère étant déjà faible,
la hausse du prix du carburant vient l’affecter encore
plus. Les prix des produits de premières nécessités
ont flambé de façon vertigineuse sur le marché alors
que Abass Bonfoh n’a jamais cherché à harmoniser
le salaire des fonctionnaires par un projet de loi ou tout court
une loi. Le bon sens aurait voulu que le peuple soit privilégié.
Malheureusement, et, comme les députés du RPT savent
penser à eux seuls, ils se la coulent douce. Les bons
d’essence sont à eux, les champagnes, ils s’en
lavent les mains, les produits agricoles ils savent où les
trouver à gogo pour leurs nombreuses copines, leurs beaux
frères et belles familles… au moment où le
peuple souffre encore sous l’eau et peine à se procurer
le moindre repas. Et par cet acte des plus vils, Abass Bonfo
a montré ses limites et prouvé aux Togolais qu’ils
ne peuvent pas compter avec lui et qu’il est prêt à cautionner
le pouvoir dans son dessein macabre à exterminer le peuple.
Cet état de chose appelle toujours le peuple à la
haine contre ses dirigeants véreux qui ne protègent
que leurs intérêts égoïstes et éhontés.
Pour ce faire, il faut chercher à soigner les plaies au
plus vite avant que le ganglion n’oblige le soignant à amputer
le pied qui gène et qui fait souffrir.
Jérôme Sossou, Le Triangle des enjeux |