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Togo: Exclu:
Un opposant togolais exclu du Bénin
01 août 2010
L’ancien ministre de la sécurité du Togo,
le Commandant de gendarmerie François Boko, a été expulsé du
Bénin, cette nuit du vendredi 30 juillet 2010, aux environs
de 20 heures GMT. Une mesure intervenue par décret, semble
t-il à la demande du Chef de l’Etat togolais, Faure
Gnassingbé. «C’est le préalable
exigé par M. Gnassingbé, pour répondre à l’invitation
de son homologue, le Dr. Yayi Boni, à la célébration
du cinquantenaire du Bénin», nous a confié une
source bien introduite au Bénin.
Actuellement inscrit au Barreau de Paris, Me Boko s’est
réfugié depuis 2005, après avoir dénoncé en
sa qualité de ministre de la sécurité, un
plan de massacre des populations, ourdi à l’occasion
de la présidentielle d’avril 2005, par les partisans
de Faure Gnassingbé, pour imposer ce dernier comme Président élu à la
suite du scrutin présidentiel, d’après le
décès de son géniteur, Gnassingbé Eyadèma.
A la sortie, divers rapports ont chiffré entre 150 à 500
morts, les victimes de la répression sanglante des contestations
post électorales.
Arrivé au Bénin il y a deux semaines dans le cadre
d’une mission d’évaluation d’une réforme
de la justice béninoise pour le compte de l’Union
Européenne, l’ancien officier de gendarmerie se
voit ainsi contrait d’écourter son séjour.
La mission, elle, avait été suspendue par l’U.E,
suite au désistement de la collègue de Me. François
Boko. Un désistement intervenu pour raison d’insécurité.
Suite à des alertes de menaces contre la vie de Me. Boko,
le cabinet militaire de la présidence du Bénin,
a mis des éléments de sécurité à la
disposition de l’ancien ministre togolais, pour sa protection.
Mais sa collègue française, renseignée sur
les assassinats politiques au Togo, a estimé qu’elle
ne se sentait malgré tout plus en sécurité et
a décidé de repartir en France.
Une campagne médiatique d’intoxication a alors été enclenchée
selon laquelle, la suspension de la mission fait suite à des
relations indécentes entre Me. Boko et une femme d’un
responsable de l’U.E. Ensuite, les milieux du pouvoir ont
entrepris de faire partir cet ancien officier de la gendarmerie,
par des menaces de mort, mais il décide malgré la
suspension de sa mission, de passer les deux mois au Bénin.
Une source proche de la police togolaise rapporte qu’auparavant,
un camion ramenant des bagages de l’ancien ministre de
la sécurité du Tchad, où il avait également
effectué une mission pour l’U.E, a été arrêté à la
frontière de Sanvee Condji, avec le Bénin.
On est à ce jour, sans nouvelle des deux collaborateurs
de Me. Boko qui étaient dans le camion.
Bien curieux de la part d’un pouvoir qui clame sa volonté de
parvenir à la réconciliation nationale. Ministre
sous Feu Gnassingbé Eyadéma , Me. François
Boko est de l’ethnie Kabyè, comme Faure Gnassingbé.
Une réaction de l'opposition béninoise est attendue.
Source: koaci.com |
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