|
|
|
|
|
Sommaire Lomé la capitale - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Rapport d'enquête sur le trafic de drogue au Togo: Les conclusions de la commission Gnofame blanchissent l'ex ministre Boko Des révélations: les noms de Kpatcha Gnassingbé, Kossi Gnassingbé, Bignandi et de Restout, le pilote d'Eyadèma amputés du rapport D'accusations en accusations, de manipulations en manipulations l'étau se resserre sur le clan au pouvoir au Togo qui une fois de plus, vient d'être pris à son propre piège. Comme l'a souvent répété feu le dictateur Eyadèma, le mensonge se lève tôt, mais la vérité finit toujours par le rattraper. Depuis que les services de la police européenne ont réussi à démanteler le réseau de trafic de drogue au Togo avec l'apport et la détermination de l'ancien ministre de l'intérieur François Boko, le clan Gnassingbé a toujours essayé de le présenter comme celui qui s'est enrichi dans le trafic de drogue pour émousser son ardeur et atténuer sa conviction à redonner à notre pays une autre image que celle de plaque tournante de trafic de drogue dont les occidentaux l'affublent. Notre confrère Le Regard, dans sa parution du 5 juin 2006, a publié un rapport très explicite qui permet de lever un pan du voile sur certaines pratiques liées au trafic de drogue au Togo et ses ramifications. Même si ce n'est que la partie visible de l'iceberg, ce rapport présente des conclusions jubilatoires pour l'ex ministre de l'intérieur François Boko qui en sort blanchi. Nous saluons le courage de notre confrère, car dans notre Togo, on a tendance à étouffer les affaires gênantes, pire à poursuivre jusque dans leur domicile des journalistes qui osent publier des articles qui impliquent des hauts placés de l'Etat surtout si ceux-ci sont des membres du corps habillé. Le rapport très incomplet, a été amputé des noms des cerveaux et des complices de Taffa Mourane dans le trafic de drogue au Togo. C'est pour ça qu'on se demande justement à quelles fins on a voulu mettre dans le public une partie seulement du rapport en l'amputant des principaux accusés. Alors que le rapport original parle de «l'ex femme guinéenne de Kpatcha Gnassingbé», on a jugé utile de l'amputer du nom de famille pour semer la zizanie car le Togo regorgeant de beaucoup de Kpatcha. Où sont passés les noms de Bignandi, de Kossi Gnassingbé, de Restout le pilote français de l'ex dictateur Eyadèma que la commission d'enquête avait nommément citée dans son rapport? L'objectif est simple, préserver les membres de la famille présidentielle qui sont les pions de la vente de drogue à partir de notre pays. La commission d'enquête, lors de ses investigations, avait refusé d'auditionner le ministre qui a enclenché les hostilités sur le trafic de drogue au Togo et elle aura raison au regard des conclusions auxquelles elle a abouti. Ses conclusions sont fort intéressantes car il révèle une grosse manipulation, une «affaire Cleastream» à la togolaise dont les tenants et les aboutissants se trouvent être le clan au pouvoir. Cette manipulation Cleastream se résume ainsi: un trafiquant notoirement connu de drogue demande à une dame de demander à un ministre de l'intérieur d'étouffer une affaire de drogue contre des espèces sonnantes. Ce dernier refuse la corruption, poursuit ses investigations qui ont abouti à l'arrestation du trafiquant. Le trafiquant comptant sur la complicité et l'implication de certaines personnalités au pouvoir, ceux-ci lui demandent de dire que le ministre de l'intérieur a reçu des récompenses dans le trafic de drogue par le truchement de la dame et pêle-mêle, le trafiquant cite d'autres noms. La manipulation ayant été découverte par une commission mise en place par le pouvoir pour confirmer les accusations du trafiquant, celle-ci se démarque des accusations et innocente le ministre de l'intérieur, mieux, le fortifie dans sa détermination à continuer une guerre sans merci contre les trafiquants. Cette guerre sans merci aboutira à l'arraisonnement du bateau Pitéa dont le pouvoir cherche à brouiller les cartes et à semer du doute dans l'esprit des togolais, présentant le ministre comme quelqu'un qui s'est enrichi dans le trafic de drogue. Mais les togolais sont-ils aussi dupes au point d'avaler cette manipulation et cette campagne d'intoxication et de dénigrement? Sûrement pas, car ce rapport d'enquête établi en avril 2004 vient de prendre le contre-pied des manipulations et sa lecture permet de se faire une idée sur la manière dont à l'époque, pour contraindre l'ancien ministre de l'intérieur à fermer un dossier gênant, on a mis à ses trousses des «corbeaux» pour lui faire des propositions alléchantes : « Dans ses déclarations, cette dame [Nadia] reconnaît avoir été invitée au téléphone par TAFFA Mourane son beau-frère, pour aller le voir au Nigeria. Elle y a été au moins par trois (03) fois le rencontrer et ce dernier l'a suppliée de faire tout pour rentrer en contact avec son ex copain le ministre BOKO pour que celui-ci l'aide à regagner le pays sans poursuites judiciaires et qu'il lui serait reconnaissant…». Ce Taffa Mourrane dont on connaît les largesses s'il s'agit de corrompre pour étouffer les affaires, aura tenté en vain de mettre Boko dans son giron pour passer entre les mailles de la police. Une fois encore, la probité et l'intégrité du chef d'escadron sont à saluer car comme dans le dossier relatif au Pitéa, il a su déjouer les pièges et éviter de faire le jeu de ceux qui n'ont de cesse de salir l'image de notre pays à travers le monde. Heureusement que la commission d'enquête composée du Commandant Atti, de la magistrate Hohoeto, de Solitoki Esso et présidée par le Général Gnofame, est allée jusqu'au bout de son enquête pour faire des révélations fort intéressantes et aboutir à la vérité. En effet, pour comprendre Taffa mourane par rapport à ses accusations, le «corbeau» Nadia a été arrêté et confronté au trafiquant. Les conclusions de cette confrontation devant le commandant de la garde présidentielle Titikpina, n'a pas produit les effets escomptés par le clan présidentiel et met à nu toute la manipulation de la famille présidentielle dont Titikpina est le maître d'opération. En réalité, l'affaire de trafic de drogue qui implique Taffa Mourane et ses ramifications n'a rien à voir avec un commandant de la garde présidentielle. Que vient-il faire dans ce dossier? Taffa est-il devenu le président de la République pour bénéficier des bons soins du patron de la garde présidentielle? C'est ici qu'on comprend toute la manipulation mise au point car, alors que Boko et ses collaborateurs en l'occurrence Atti et Okpaoul sont en permanence menacés par Taffa et tentaient de démanteler le réseau de drogue, le trafiquant va bénéficier de toutes les attentions du clan au pouvoir à travers Titikpina. Une fois arrêté, au lieu d'être conduit à la prison, il est à plusieurs reprises aperçu au camp RIT où il recevait la visite de ses amis dont l'actuel ministre de la défense. Il sera même sous la protection des bérets verts pendant des semaines. Ce fait témoigne déjà de la volonté de manipuler et met en exergue les étroites affinités entre le clan au pouvoir et Taffa Mourane qui n'a pas hésité, comme l'a confirmé Boko dans sa réponse à Pitang Tchalla, à remettre à celui-ci 100 millions de Fcfa comme sa contribution à l'élection présidentielle de 2003. Dans tous les cas, la publication du rapport de la commission dont les membres sont connus et qui vivent encore sur le territoire togolais et dont le général Gnofame est un homme fort du système en place, permet non seulement de prouver l'intégrité de François Boko en le blanchissant: «De cette confrontation que TAFFA Mourane ne souhaitait d'ailleurs pas, il ressort que les propos tenus par ce dernier à l'encontre du ministre BOKO sont complètement faux et dénués de tout fondement», mais aussi de voir clair dans les tentatives de manipulation dont ce dossier de corruption de certaines personnalités par des trafiquants de drogue a fait l'objet. Dans le rapport, Taffa affirme avoir donné 70 000 dollars pour Boko par le truchement de Nadia. Cette révélation nous a paru surprenante car elle découle de l'incohérence du moment où, il n'y a pas longtemps, l'ex ministre de l'intérieur avait écrit noir sur blanc que dans la tentative de le soudoyer, 10 millions de dollars lui avaient été proposés par un fils du général Eyadèma pour noyer l'affaire de drogue. Par quelle alchimie a-t-il refusé 10 millions pour prendre 70.000 dollars? On a simplement compris qu'on veut faire porter un chapeau à celui qui détient des dossiers compromettants sur le trafic de drogue au Togo, dossier qui implique des membres du clan. D'ailleurs, Nadia est explicite sur ce point: « TAFFA Mourane aurait menacé d'impliquer le ministre BOKO et ses collaborateurs en l'occurrence ceux-là qui sont sur le dossier afin de brouiller les enquêtes car c'est bien le ministre BOKO qui a autorisé les français à arriver au Togo alors que ses prédécesseurs qui connaissaient bien ses dossiers ne s'en étaient jamais occupés auparavant pour la sérénité des activités». Tout compte fait, le dossier de drogue au Togo ne finit pas de faire ses révélations et l'ancien ministre de l'intérieur doit intervenir pour situer les responsabilités des personnalités togolaises qui y sont impliqués. D'après nos investigations, le rapport de la police française qui est encore dans les tiroirs et qu'elle s'apprête à rendre public sur le trafic de drogue au Togo est beaucoup plus explicatives et situent les responsabilités, lesquelles compromettent le pouvoir actuel et ses défenseurs. Il va sans dire que des jours difficiles attendent le clan au pouvoir et il leur sera difficile de continuer à aller de manipulations en corruptions pour étouffer un dossier aussi grave et aussi épineux. Tout comme l'affaire Cleastream en France, celle du Togo a été mise à jour par le rapport de la commission Gnofame, à la différence qu'au Togo, Boko a été blanchi et les tenants et les aboutissants de la manipulation démantelés publiquement par un rapport d'enquête. Nos investigations se poursuivent pour mettre la main sur le rapport de la police française. Etiame.com Le rapport de la commission d'enquête Gnofame Rapport de Synthèse des travaux effectués par la Sous-commission - Le Mardi 27 Avril 2004, la commission au grand complet a auditionné TAFFA Mourane sur son implication dans le trafic international de drogue. . .- Pendant plus de 8h d'audition (de 9h à 16h), le sieur TAFFA Mourane a nié toute implication dans le trafic de drogue dont il est reproché. - Dans la soirée, après un premier compte rendu au Chef de l'Etat, le président de la Commission et son rapporteur ont rencontré à nouveau TAFFA Mourane. C'est alors que vers 19h 30, il a enfin avoué son implication et donné les noms de certaines personnalités comme faisant parti d'autres réseaux de trafic de drogue. Ces personnalités suivantes ont été citées : - Général MEMENE et ses femmes KAI et TCHOTCHO - Général WALLA son frère l'architecte et la femme de ce dernier - Colonel LAOKPESS I, CE YARK BEN HOFFER (SAGEFI), LALLE (indien du l'immeuble 24janvier) Mme AYIVON (vendeuse de tissu fansi) - Lt-colonel TAKOUGNADI , Ben KOSSI, Raphaël POSSADA - Lt-colonel SAM, les dames BAYOR Souphaou et Djouera - Lt-colonel Tchalla et son Ibo - Le ministre BOKO et son ancienne copine Nadia - L'ex-femme guinéenne de monsieur Kpatcha - Bruce (SIGMA +) Sabine. Hortense, Eustache, Mensanh, De Souza Goefroi - WAHIDI, KALIPE (le pilote sur AIR TOGO), OPA TCHALLA - Pour s'assurer de notre complicité dans ses œuvres, il nous a proposé 50 millions de francs. A l'issue, un second compte rendu fut fait au Chef de l'Etat. - Le Mercredi 28 Avril 2004, la Sous-commission a eu à auditionner le Gal MEMENE. Au cour de cette audition, cet Officier général a réfuté toutes les allégations concernant son implication dans un quelconque trafic de drogue. S'il a connu le sieur TAFFA Mourane, c'est parce que lors d'un retour de pèlerinage à la Mecque , ce dernier lui disait de l'aider à régler une affaire de terrain qui l'oppose à un monsieur. Mais après le refus de ce monsieur de venir chez lui, il a dit à TAFFA d'aller régler cette affaire en justice. - Une autre fois, TAFFA serait venu le solliciter encore pour régler un problème entre son grand frère et sa sœur. Il leur avait dit d'aller traiter cela en justice. Un jour, le nommé Abdallah TEFRIDJ était venu lui confier un dossier concernant la drogue, aussitôt il a fait recours au Cdt YARK pour les arrêter. - Il dit n'être pas au courant que ses épouses KAI et TCHOTCHO étaient mêlées au trafic de drogue, d'ailleurs il y a de cela 3 ans que KAI l'a quitté et elle vit en France. Quant à TCHOTCHO qui avait un restaurant au Ghana, elle a eu faillite dans son commerce et vit actuellement avec lui a Lomé. - Le Jeudi 29 Avril 2004, une autre audition de TAFFA a été faite par la Sous-Commission . - L'intéressé se rebiffe à propos de la dame guinéenne qui travaillait en compagnie de ses compatriotes. Mais il ne sait pas si son mari était au courant de cette activité oui ou non. Il précise que la gendarmerie aurait saisi un de ses colis et que c'est le mari qui est intervenu pour le récupérer. - Une confrontation a été faite entre l'ex major TAFFA Inoussa, le bouvier et Cne OKPAOUL à propos de la destination donnée aux bœufs et moutons saisis dans la ferme de TAFFA Mourane. Ce dernier avait déclaré au Lt-col TITIKPINA qu'il a 400 bœufs et 200 moutons qui ont été détournés de sa ferme par les gendarmes lors de la perquisition. Il avait affirmé aussi que l'argent retrouvé dans ses coffres a été partagé par les enquêteurs. - A l'issue de la confrontation, il s'est révélé que l'état des animaux de la ferme est le suivant : 15 moutons et 49 bœufs. - Le bouvier Ismaël a reconnu avoir détourné pour son propre compte 37 bœufs - 25 moutons et chèvres + 5 béliers. - Tout compte fait il reste à la ferme 42 bœufs + 13 moutons sans compter ceux cachés par le bouvier. Certains animaux (7 bœufs et moutons) ont été vendus par le bouvier et les gendarmes pour récupérer la somme de 1 500 000 frcs dont 500 000 ont servi à payer le salaire des bouviers et les produits pharmaceutiques pour soigner les animaux atteints de la peste. Il reste 997 000 auprès du bouvier. Cette somme fut retirée par la gendarmerie. Ismaël le bouvier a été gardé a vue pour avoir détourné 37 bœufs et 25 moutons pour envoyer au Ghana. - Le problème de 3 000 000 F de loyer dû par M. ASSAD le WATT a été éclairé. Contrairement aux affirmations de TAFFA qui accusait le Cne OKPAOUL d'avoir perçu cette somme, le sieur ASSAD n'a jamais versé une quelconque somme d'argent au Cne OKPAOUL. Ce terrain nu fait parti des biens saisis régulièrement par les enquêteurs. Tous les biens meubles et immeubles appartenant au sieur TAFFA Mourane et autres personnes impliquées dans le trafic de drogue, font l'objet d'une saisie conservatoire conformément aux dispositions du code pénal. Le vendredi 30 avril 2004 le Sieur TAFFA Mourane, lors d'une nouvelle audition a apporté les précisions suivantes : - GENERAL MEMENE : Il l'a impliqué compte tenu de ce que disent les uns et les autres. Il n'a pas les preuves pour affirmer qu'il fait oui ou non le trafic de drogue. - GENERAL WALLA : c'est toujours selon les on-dit. Que cet Officier Général le faisait avec son jeune frère l'architecte et la femme de ce dernier. - COLONEL LAOKPESSI : il y a trois (03) connaissances de TAFFA à savoir : El Hadj BAYOR, El Hadj ISSA (tous deux ghanéens) et le nigérian OKORONKO à qui ce Colonel et son groupe composé du Cdt YARK, madame AYIVON, Ben SAGEFI et LALLE ont joué de sales tours en saisissant la marchandise (drogue) bien que ceux-ci aient payé entre 25 000 à 30. 000 dollars pour la sortie de l'Aéroport en 2001. - LT-COLONEL TAKOUGNADI : TAFFA Mourane a été lui-même intermédiaire pour les transactions de cet Officier Supérieur avec les Colombiens (Raphaël POSSADA.) Cet Officier s'occupe de faire rapatrier les fonds issus de la vente de la marchandise (drogue) lorsque les Colombiens viennent les collecter à Lomé. Le nommé Ben Kossi (béninois) serait très lié avec ce Colonel. TAFFA Mourane a remis main à main 60.000 dollars et 40.000 dollars à ce Colonel de la part du Colombien Raphaël POSSADA · PILOTE RESTOU TAFFA a entendu qu'il trafique la drogue avec un Officier Supérieur par l'avion présidentiel, mais il n'a pas de preuve. · LT- COLONEL TCHALLA : TAFFA n ‘a jamais traité avec lui, mais cet officier supérieur traite avec le nigérian OKORONKO ou un Ibo qu'il fait escorter et admettre au salon VI.P. · Ministre BOKO : TAFFA affirme que Nadia qui fut la copine du ministre BOKO dans les années 1998 pendant que ce dernier était commandant du groupement de gendarmerie de Lomé, lui a dit que le ministre BOKO est impliqué. Selon TAFFA, Nadia lui a dit que, le ministre avait trouvé un avocat à madame AGBETRA et qu'il serait intervenu pour la libération de deux (02) français arrêtés et emprisonnés à Lomé. Il précise que l'arrestation de la fille permettra de découvrir la vérité. Il affirme que pendant son exil le ministre BOKO l'a fait appeler par l'intermédiaire de Nadia qui a joint Raphaël (nigérian) pour lui dire que le Président de la République a envoyé le Capitaine OKPAOUL et le Commissaire KOUDOVOR par avion pour venir le récupérer. - TAFFA ajoute que Nadia a pris chez lui la somme de 70.000 dollars qu'elle dit avoir passé au ministre BOKO pour terminer les travaux de sa maison en 2003. Cette somme avait été récupérée à Lagos auprès de la Dame TAYE. Il ajoute que pendant son exil, il a eu à parler au ministre à partir du portable de Nadia qui était avec lui ce jour - TAFFA dit qu'il a été menacé par le ministre BOKO par l'intermédiaire de Nadia, parce qu'il ose réclamer la dette. - Le même vendredi 30 avril 2004, la Sous-commission a procédé à l'audition des Officiers Supérieurs cités dont les résultats sont les suivants : GENERAL WALLA : Il ne reconnaît rien de ce dont on l'accuse. Il dit être l'initiateur des premières saisies de drogue durant son temps de commandement à la Gendarmerie Nationale. Après avoir fait l'historique des saisies de drogue gérée par le corps, il a conclu par l'octroi par les américains d'un coffre fort devant abriter les drogues saisies. Il reconnaît avoir confié le feu SANI MAIFADA à la Brigade des Recherches pour le règlement d'un problème d'achat de tissu pour l'Armée nigérienne et qui l'oppose à TAFFA Mourane qui lui devait des sous à ce propos. . Il dit ne pas savoir que cette affaire avait été traitée par le Capitaine OKPAOUL au SRI suivant un soit transmis du Procureur de la République. Il ne sait pas non plus que c'est un problème de drogue qui était masqué en dette de tissu pour l'armée nigérienne. LT-COLONEL LAOKPESSI Cet Officier Supérieur dit n'avoir jamais eu à traiter de qui que ce soit avec la Dame AGBETRA Souphaou née BAYOR . Après un déménagement précipité de son cohabitant dans la cité, en l'occurrence le Lt-Colonel TAKOUGNADI, qu'il a su qu'une dame de ce nom venait d'acheter ladite maison pour y habiter. Il ne reconnaît pas avoir traité avec les ghanéens ou les nigérians dans une affaire. Il confirme que personnellement il ne gère pas les saisies de drogue. C'est son secrétariat qui s'en occupe. A propos de la situation de la drogue lors de la passation de commandement en 2001, il confirme avoir montré le carton contenant le reste de drogues à son successeur sans être rentré dans les détails. LT-COLONEL TAKOUGNADI Il a confirmé avoir été saisi par les services de Police étrangères (France) d'une mission de filature de colombien venant au Togo pour des contacts de drogue. Pas de compte rendu à sa hiérarchie. Mais le dossier a été confié au Commissaire ASSIH, qui en temps que G.P.l devait prendre ses responsabilités sans se référer à lui. Il ne connaît pas BEN Kossi; le béninois ni Raphaël le colombien contrairement aux affirmations de TAFFA Mourane. Il a vu TAFFA Mourane il y a de cela au moins trois (03) ans et qu'il n'a jamais reçu de l'argent des mains de ce dernier. LT-COLONEL TCHALLA : Cet Officier Supérieur affirme avoir bien connu REMYGELA. Cet Ibo lui avait été introduit par le Capitaine OKPAOUL, pour l'aider à s'installer au Togo où il voulait créer une Compagnie de voyage aérienne. Mais il ne connaît pas les activités réelles de ce nigérian. Suite à des menaces pour sa sécurité, il lui a fait désigner une garde, mais ce fut pour un court temps. A propos de l'affaire du feu SANI MAIFADA, le lt-colonel TCHALLA confirme que c'est le Général WALLA qui l'a appelé et d'un ton menaçant pour lui demander de dessaisir le Capitaine OKPAOUL de cette affaire au profit de la Brigade des Recherches (Groupement). LT-COLONEL DOTTO: Cet Officier Supérieur a eu à s'expliquer sur la façon cavalière dont il a reçu les consignes concernant les drogues saisies lors de sa prise de commandement .Il reconnaît qu'il n'a pas insisté à savoir les détails de drogue contenues dans le carton que lui a montré le colonel LAOKPESSI. C.E. YARK Cet Officier Supérieur a eu à s'expliquer sur les saisies de drogue et les destinations données par l'unité qu'il commandait (SRI). Il a confirmé que les drogues saisies étaient gardées au bureau du Chef de Corps et que dès fois, (surtout en l'absence du Chef de Corps) c'était le planton qui leur remettait de la drogue saisie pour les destructions. Il déclare que le Colonel LAOKPESSI n'a jamais reçu les clés du coffre-fort devant abriter les drogues saisies. Il a confirmé qu'en mars 2001, le Lieutenant KEDEWOULI alors Officier chargé de la sécurité à l'Aéroport avait saisi une certaine quantité de drogue contenue dans six (06) palettes mise dans un sac de voyage. Cette drogue a été conduite au Service des renseignements et d'Investigations (SRI) et aurait été détruite. Il connaît bien le nommé Victor avec qui il a eu à opérer en matière de saisie de voitures au port ; c'est tout. Entre-temps, le 29 avril 2004, la nommée DURCHBACH Nadia ex copine du ministre BOKO et, qui a été citée par TAFFA Mourane comme étant la preuve irréfutable pour confirmer l'implication du ministre BOKO dans le réseau des trafiquants de drogue a été interpellée et gardée à la Brigade Anti-gang . Dans ses déclarations, cette dame qui a pour tante les dames BAYOR, a réfuté catégoriquement toutes les accusations que TAFFA Mourane porte contre le ministre BOKO Elle reconnaît avoir été invitée au téléphone par TAFFA Mourane son beau-frère, pour aller le voir au Nigeria. Elle y a été au moins par trois (03) fois le rencontrer et ce dernier l'a suppliée de faire tout pour rentrer en contact avec son ex copain le ministre BOKO pour que celui-ci l'aide à regagner le pays sans poursuites judiciaires et qu'il lui serait reconnaissant (confère lettre écrite par TAFFA et saisie des mains de Nadia après perquisition lettre dans laquelle ce dernier demande des faveurs au ministre en contre parti de quelque chose qu'il ne précise pas). TAFFA Mourane aurait menacé d'impliquer le ministre BOKO et ses collaborateurs en l'occurrence ceux-là qui sont sur le dossier afin de brouiller les enquêtes car c'est bien le ministre BOKO qui a autorisé les français à arriver au Togo alors que ses prédécesseurs qui connaissaient bien ses dossiers ne s'en étaient jamais occupés auparavant pour la sérénité des activités. Elle conclut que c'est parce qu'elle n'est pas arrivée à convaincre le ministre BOKO de surseoir à l'arrestation de TAFFA que ce dernier est entrain de mettre ses menaces à exécution. Elle déclare en outre que TAFFA lui a fait rédiger une pétition qui impliquerait le Chef d'Escadron ATTI le Directeur de ladite enquête, son adjoint le Capitaine OKPAOUL dans un réseau de trafiquants de la place en trouvant des affinités féminines. Cette implication selon TAFFA Mourane, contribuerait à semer la confusion dans la tête des autorités concernant le règlement de cette rocambolesque affaire de trafic de drogue. Après avoir entendu TAFFA Mourane et la dame DURCHBACH Nadia séparément, le Général GNOFAME, président de la commission a procédé à une confrontation en présence du lt-colonel TITIKPINA et du C.E. ATTI De cette confrontation que TAFFA Mourane ne souhaitait d'ailleurs pas, il ressort que les propos tenus par ce dernier à l'encontre du ministre BOKO sont complètement faux et dénués de tout fondement. La dame Nadia à qui TAFFA Mourane imputait la véracité de ses propos a réfuté tout en bloque en affirmant que c'est plutôt lui TAFFA qui est entrain de mettre ses menaces à exécution parce qu'elle n'a pas réussi à obtenir du ministre BOKO ce que TAFFA lui avait demandé. Il est .à préciser que le capitaine OKPAOUL et le commissaire KOUDOVOR étaient partis à Lagos le mardi 13 avril 2004 par voie routière après l'arrestation effective de TAFFA Mourane par la police nigériane et c'est bien plus tard dans la soirée que l'avion fut envoyé pour son rapatriement manqué. Par ailleurs, le ministre BOKO n'est pas encore auditionné par la sous commission. Nota : Ce document a été publié en l'état
|
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |