Togo: Les Avatars de la personnalité de
Gilchrist Olympio:
L’escroquerie du combat nationaliste
togolais (Deuxième partie)
17 août 2010
La
faillite politique et morale de Gilchrist Olympio est une réalité désormais
connue par le bureau national de l’UFC et les forces vives
du parti, de même que
l’opinion publique nationale et la diaspora. La philosophie
de l’ABLODE ne sera jamais corrompue Dieu merci. L’ex
leader de l’opposition togolaise «exclu temporairement» de
l’UFC est devenu un des alliés naturels du régime
RPT qu’il combattait farouchement hier. En allant volontairement à la
soupe avec ses AGO il est certainement conscient de sa caution
personnelle à la dictature togolaise. Cette haute trahison
révèle désormais au grand jour l’escroquerie
politique de sa maladie diplomatique. Une véritable escroquerie
politique antinationaliste.
Cette escroquerie du combat politique faite à l’UFC
et à toute l’opposition togolaise en quête
de l’alternance, c’est d’avoir justement marchandé la
victoire du parti contre des intérêts personnels
inavoués en instrumentalisant ses AGO pour siéger
au gouvernement de Faure Gnassingbé. En fait, sa maladie
diplomatique n’était qu’un moyen pour piéger
le parti c'est-à-dire pour empêcher toute autre
candidature du parti à la présidentielle du 4 mars
2010. Cette maladie diplomatique est la première escroquerie
de l’ex président national précédée
par l’annonce du rapatriement des restes de Sylnanus Olympio
enterré dans son village à Agoè au Bénin.
Le fait de signer un accord de gouvernement avec le RPT malgré l’avis
négatif du bureau national est également une escroquerie
politique. Et l’idée de l’escroquerie politique
se retrouvera dans son vocabulaire de communication tel que :
le cabinet du président national qui est une pure escroquerie
politique parce que ce cabinet n’existe pas. La recomposition
cavalière du bureau national constitue la troisième
escroquerie du combat politique. La rencontre avec les chefs
traditionnels d’Aného est une escroquerie politique
de l’autorité morale des détenteurs de nos
coutumes et traditions. La quatrième escroquerie fut la
lettre des fédérations de la région des
savanes. Une lettre non authentique c'est-à-dire sans
signature.
Nous verrons dans le déroulement de la bande qui suit
de façon chronologique à l’identique de la
précédente parution sur tultogo.com comment ces
escroqueries politiques sont élaborée à l’échelle
nationale avec le soutien tacite de Pascal Bodjona le ministre
de l’intérieur RPT. La somme des escroqueries actuelles
de la part de Gilchrist Olympio servira à Pascal Bodjona
et au RPT d’en arriver à la plus grosse escroquerie
du siècle : il s’agit de l’escroquerie de
la réconciliation nationale proposée par les bourreaux
du peuple. Ce n’est qu’après coup qu’Olympio
et ses AGO tomberont en disgrâce. Gilbert Bawara et son équipe
y travaillent discrètement dans l’ombre. Le RPT
saura au moment venu comment trouver des armes au domicile de
Gilchrist Olympio pour l’inculper.
Le vendredi 28 mai 2010 a eu lieu une réunion
extraordinaire du bureau national au siège du parti,
le communiqué rendu public à l’issu de
cette réunion précise que: «Gilchrist
Olympio et tous ceux qui prennent part à l’aventure
du RPT contre les intérêts du parti et les aspirations
des populations togolaises sont exclus temporairement de l’UFC
avec effet immédiat. Par conséquent, M. Gilchrist
Olympio et tous ceux qui le suivent dans cette aventure, ne
sont plus habilités à parler et à agir
au nom de l’Union des Forces de Changement. L’UFC
et le Président élu, Jean-Pierre Fabre, réitèrent
leur appel aux populations et à la diaspora togolaise
pour une mobilisation vigilante et permanente en appui au FRAC
pour récupérer la victoire au peuple togolais».
Le samedi 29 mai 2010, Jean-Pierre reçoit
un plébiscite populaire lors de la marche hebdomadaire
de ce jour à la plage. Compte tenu de l’actualité politique
au sujet de l’exclusion de GIlchrist Olympio du parti,
et la participation de ses AGO au gouvernement contre l’avis
du bureau national, plus de 1.500.000 Togolais se sont déplacés
pour apporter leur soutien à Jean-Pierre Fabre, Patrick
Lawson, et les autres membres du bureau national du parti.
Le mercredi 2 juin 2010, veillée de
prière qui coïncide avec l’anniversaire de
Jean-Pierre Fabre. Encore un triomphe de record ce jour malgré une
pluie battante. Jean-Pierre Fabre fut ému devant les gestes
affectifs des militants venus lui offrir des cadeaux à cette
occasion qui coïncide avec son anniversaire.
Le Samedi 5 juin 2010, nouveau record de la
marche hebdomadaire. Les dirigeants du bureau national de l’UFC
réaffirment aux militants leur engagement démocratique
au sein d’un parti qui ne dispose pas de «Guide
suprême ni de timonier national». Tous les militants
et dirigeants sont égaux devant le règlement intérieur
et les statuts du parti.
Le mardi 8 juin 2010, GIlchrist Olympio et
son entourage immédiat rendent public sur le site d’information
du parti qu’ils ont confisqué depuis un certain
temps une communication intitulée: «Déclaration
solennelle du président national de l’UFC» qui
est une mise au point juridique en 7 points relatives au règlement
intérieur, aux statuts et au congrès national de
2008.
COMMENTAIRE
D’un point de vue juridique et technique, cette mise au
point est ratée et manque d’argumentaire valablement
recevable. En tout état de cause le congrès national
de 2008 ne saurait être instrumentalisé comme un
bouclier anti impunité par le président national
vis-à-vis des règles de fonctionnement dans un
mouvement démocratique.
Tandis qu’il déclare «illégitime
et illégale» son exclusion temporaire du
parti, il se contredit dans le même temps en demandant
un congrès extraordinaire pour «la clarification
la réconciliation et la rénovation».
Pire, il menace et harcèle entre autre en demandant
des excuses publiques au secrétaire général
du parti ayant signé le communiqué de son exclusion
temporaire.
Sans excuses publiques avant la tenue du congrès extraordinaire,
Gilchrist Olympio menace en ces termes: «Faute de quoi
nous saisirons la justice, dont la décision d’annulation
ne sera pas sans conséquences judiciaires contraignantes,
en plus des suites disciplinaires internes au Parti lors de son
prochain Congrès Extraordinaire». On ne peut
plus claire, la dictature à peine dissimulée est
de nettement visible.
ANALYSE:
Alors que la justice n’est pas encore saisie, Gilchrist
Olympio a déjà rendue le verdict des tribunaux
togolais aux ordres en anticipant sur l’arrêt d’annulation
de la décision du bureau national au sujet de son exclusion
temporaire .Il annonce avant un quelconque procès, la
future condamnation des membres du bureau national en utilisant
le terme “conséquences judiciaires contraignantes” assorties
de radiation indiquée par le groupe de mots “suites
disciplinaires internes au parti”. Ce document est une
véritable escroquerie politique ! Un indicateur des pratiques
dictatoriales c'est-à-dire la prétention de traiter
une question de droit dans un Etat de non-droit dont la sentence
finale est connue d’avance. Notons enfin que ce communiqué n’est
pas signé, mais porte en bas de page la mention : le cabinet
du président national, qui n’existe nulle part dans
les structures du parti.
De plus, certains documents rendus publics par Gilchrist Olympio
et son entourage immédiat faisaient état de gros
mensonges politiques démentis par le bureau national à travers
des interviews. Il a été clairement relevé que
Gilchrist Olympio n’est pas le fondateur de l’UFC
en 1992. L’UFC est le résultat de la fusion de 8
partis politiques nationalistes au lendemain de la conférence
nationale souveraine. Le parti n’a ni guide suprême,
ni timonier national, et ne saurait instaurer comme norme de
fonctionnement l’arbitraire et la dictature civile de son
président. L’escroquerie politique du président
national a atteint tous les summums du délire et de la
paranoïa du pouvoir.
Jeudi 10 juin 2010: De retour à Lomé après
5 jours de mission spéciale en France et en Europe, Jean-Pierre
Fabre fut accueilli et ovationné à l’aéroport
de Lomé comme un chef d’Etat rentrant de mission.
Le président élu du Togo depuis le 4 mars 2010
fut escorté par des conducteurs de motos avec une haie
humaine massée tout au long du cortège jusqu’à son
domicile situé dans le quartier Kodjoviakopé.
Samedi 12 juin 2010, nouveau record de la marche
hebdomadaire organisée par L’UFC et le FRAC. Plus
de 500.000 manifestants sont venus à la plage pour écouter
les leaders malgré le mondial de football qui occupe
l’actualité internationale. Jean-Pierre Fabre le
président élu a exprimé sa compassion aux
victimes des inondations et pense qu’en ce qui concerne
l’aboutissement des marches pour la restitution de la victoire
du peuple: «Ce n’est plus qu’une question
de semaines ou de mois», il annonce que le congrès
de l’UFC se tiendra à la fin juillet. Il informe
que sa mission s’est bien déroulée en France
et que ces interlocuteurs européens et Français
ont bien reçu le message du peuple togolais qui ne doit
pas perdre de vue que le combat se déroule au Togo et
les Togolais doivent être les acteurs du changement eux-mêmes.
COMMENTAIRE
On note avant tout la lucidité et la maturité politique
de Jean-Pierre Fabre qui n’a pas livré à tout-va
le contenu du message politique et le nom de ses interlocuteurs
Français et Européens. Mis à part Jean-Pierre
Fabre et le bureau national, personne ne sait où, qui,
quand et quelles institutions et personnalités de l’hexagone
ont reçu le leader de l’UFC et du FRAC. Voilà un
animal politique bien avisé. Ce qui contraste avec la
méthode archaïque de Gilchrist Olympio le perroquet
national, qui dès sa sortie de l’Elysée où il
fut reçu en 2009 par Bruno Joubert le conseiller Afrique
de Nicolas Sarkozy, puis par Alain Joyandet le secrétaire
d’Etat chargé de la coopération et de la
francophonie, et malgré l’interdiction formelle
qui lui avait été signifiée de ne pas révéler
la rencontre aux médias ni le contenu des discussions,
le vieux dromadaire fatigué avait téléphoné partout
pour livrer le contenu des discussions. Par cette légèreté,
il avait perdu la confiance et la caution de la France et par
ricochet, n’avait pas bénéficié de
la brouille diplomatique entre la France et le Togo le 9 décembre
2009 lors de l’affaire Eric Bosc le premier secrétaire
de l’ambassade de France au Togo.
De même qu’à l’investiture de John
Atta-Mills à Accra au Ghana, le vieux dromadaire fatigué avait
publié un communiqué au sujet de sa présence
personnelle à cette cérémonie. Rappelons
qu’aucune délégation du bureau national n’avait
accompagné Gilchrist Olympio à ces deux rendez-vous
hautement stratégiques. Cela veut dire également
qu’il n’y avait aucune préparation en amont
sur l’ordre du jour et la nature des discussions politiques
abordées.
Le 16 juin 2010, Gilchrist Olympio rend public
une circulaire daté du 15 qui l’enfonce davantage
dans son entreprise diabolique. En effet, il dit avoir recomposé le
bureau national tout seul dans sa résidence derrière
le collège protestant. Sa bêtise selon la presse
nationale vient d’atteindre le sommet le plus culminant
jamais vu dans aucun parti politique au Togo. Désormais
on peut parler d’une escroquerie RPT-AGO. Gilchrist Olympio
informe son ami Pascal Bodjona ministre de l’intérieur
de sa composition arbitraire et cavalière du bureau national
du parti. Rappelons que le Taliban intégriste AGO, Elliott
Ohin, devenu ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères
et de la Coopération qui dirigeait le service des renseignements
généraux de Gilchrist Olympio était en service
commandé au centre de compilation des résultats
des urnes de l’UFC et du FRAC à Tokoin séminaire.
Sur instruction personnelle de Gilchrist Olympio selon des sources
concordantes, il aurait infiltré le FRAC pour informer
leur ami commun Bodjona. Ce qui est une escroquerie politique.
Samedi 19 juin 2010. La mobilisation ne faiblit pas à Lomé,
en effet, à travers pluie et canicule les manifestants sont encore sortis
nombreux pour réclamer la restitution de la victoire à Jean-Pierre
Fabre élu président de la république le 04 mars 2010.
L’UFC et le FRAC font un nouveau triomphe malgré les matchs de
football du mondial d’Afrique du sud. On note la présente des
vétérans du combats d’ABLODE comme Madame Haden une dirigeante
de 94 ans à la manifestation venue exceptionnellement soutenir Jean-Pierre
Fabre et le bureau national. Agbéyomé Kodjo l’ancien premier
ministre dissident RPT dont le parti OBUTS est actuellement suspendu pour un
mois en attendant la décision de justice au sujet d’un faux litige
politique artificiellement crée par le pouvoir pour se venger justement
de cette dissidence des années 2000 et son refus de siéger au
gouvernement RPT-AGO.
Notons également la présence de Madame Sokpoli
la présidente de la puissante ligue des femmes de l’UFC
qui a vivement dénoncé la dernière sortie
calamiteuse de Gilchrist Olympio «temporairement exclu» qui
pense avoir recomposé le bureau national. Patrick Lawson
1er Vice-président de l’UFC lance un avertissement
ultime à Gilchrist Olympio et ses AGO en ces termes: «nous
dirons ce qui s’est passé entre le 13 janvier et
le 16 février 2009, et tout le monde comprendra ce qui
se passe».
Mardi 22 juin 2010, de nombreuses grèves
annoncées depuis le 18 éclatent au Togo. Il s’agit
du secteur des transports et l’ensemble de la population
pour dénoncer la hausse brutale du prix des carburants
décrétée par le gouvernement sans concertation
avec les forces syndicales. A cette situation dramatique s’ajoute
la grève du secteur hospitalier. Les agents des différents
corps de la santé dénoncent le non respect du mémorandum
d’Atakpamé signé en 2008 au sujet de leurs
conditions de travail.
REMARQUE
Le régime RPT s’enfiche complètement des
accords et engagements qu’il signe avec les syndicats,
les partis politiques, l’Eglise y compris les grandes institutions
internationales telles que l’union européenne s’agissant
de l’utilisation des appareils VSAT lors de la présidentielle
frauduleuse du 4 mars 2010.
Mais la grève des transporteurs menée par les
chauffeurs de taxi et les zémidjans créent une
paralysie totale dans la circulation en se répandant du
centre ville aux banlieues populaires. Des barricades furent érigées
partout dans la capitale. La répression de la manifestation
par les forces de l’ordre et de sécurité transforme
la grève en situation insurrectionnelle avec plusieurs
blessés grèves, beaucoup de dégâts
matériels et près de 2 morts.
Il faut dire que le pays est plongé dans une crise sociopolitique
grave depuis le holdup électoral du 4 mars 2010 qui a
vu la victoire volée de Jean-Pierre Fabre élu président
de la république togolaise.
En fait, le seul indicateur politique qu’il faut lire à travers
ce cumul de mouvements sociopolitiques au Togo depuis le 04 mars
est que les populations souhaitent le départ au pouvoir
des dirigeants RPT et Faure Gnassingbé qui ont volé leurs
suffrages accordés à Jean-Pierre Fabre pour résoudre
leurs problèmes. Pire qu’une crise de confiance
politique, il s’agit d’une crise de rejet catégorique
du pouvoir RPT à cause du vol, du mensonge et du pillage
des ressources de l’Etat érigés en norme
de gouvernement. En 40 ans de confiscation du pouvoir par la
famille Gnassingbé le Togo est arrivé au fiasco
total qui ne tient plus face aux saisons de pluies qui le défigurent.
De mensonge en mensonge, le pouvoir est pris entre plusieurs
feux.
Samedi 26 juin 2010. La quatorzième
marche hebdomadaire a mobilisé une foule importante de
manifestants. Outre les militants et sympathisants de l’UFC
et du FRAC, se sont ajoutés à cette manifestation,
les grévistes du secteur de la santé publique,
des transporteurs en colère contre la hausse brutale (14
%) du prix du carburant, et les victimes sans abris des inondations.
Cette quatorzième marche dénonce également
un Etat totalitaire et une justice aux ordres en ce qui concerne
la dissolution d’OBUTS. Les événements de
cette semaine indiquent clairement que le Togo est au bord de
l’explosion sociale. Ce cumul de misère, de pauvreté,
de précarité, aggravé par les inondations,
la vie chère, l’absence de soins médicaux,
l’injustice sociale renforcent la cause de la restitution
de la victoire à Jean-Pierre Fabre élu président
de la république le 4 mars 2010.
Mercredi 30 juin, Pascal Bodjona ministre de
l’intérieur répond à la lettre du
bureau national datée du 23 juin signée par Brigitte
Améganvi 3ème Vice-présidente de l’UFC,
au sujet de la clarification sur la prétendue recomposition
du bureau national par Gilchrist Olympio qui est déjà exclu
du parti. Le ministre milicien RPT de l’intérieur
répond que «la lettre du bureau national qui
est postérieure à celle de Monsieur Gilchrist Olympio,
ne saurait produire d’effet rétroactif de nature à annuler
les actes antérieurement posés par le président
national de l’UFC». Sauf que l’énorme
ministre de l’incompétence intérieure et
des gaz lacrymogènes en charge du département des
miliciens RPT et de la détention arbitraire ne dispose
d’aucune connaissance au sujet de la non-rétroactivité de
loi. Voilà encore une escroquerie politique complètement
ratée.
COMMENTAIRE
En principe la loi est simple nous indique la théorie
de Roubier en droit français au sujet de la non rétroactivité des
lois: «Avant c’est avant, maintenant c’est
après». Au moment où Gilchrist Olympio «temporairement
exclu» de l’UFC écrivait sa circulaire
du 15 juin au sujet de la recomposition du bureau national, il
n’était plus le président national de l’UFC,
ni même simple militant et encore moins membre sympathisant
du parti. Il fut exclu depuis le 28 mai 2010 lors d’une
réunion extraordinaire au siège du parti.
Voici ce que dit le communiqué du bureau national à son
sujet dont le fondement est l’application du règlement
intérieur du parti tel qu’il avait été appliqué à Amah
Gnassingbé en son temps: «Gilchrist Olympio
et tous ceux qui prennent part à l’aventure du RPT
contre les intérêts du parti et les aspirations
des populations togolaises sont exclus temporairement de l’UFC
avec effet immédiat Par conséquent, M. Gilchrist
Olympio et tous ceux qui le suivent dans cette aventure, ne sont
plus habilités à parler et à agir au nom
de l’Union des Forces de Changement».
Sous d’autres cieux où existent la démocratie
et l’Etat de droit c’est Gilchrist Olympio qui doit être
poursuivi devant les juridictions compétentes parce qu’il
n’est plus habilité à parler au nom de parti.
Le fait de la recomposition du bureau national est un délit.
Au Togo où règnent la corruption, l’impunité et
le désordre institutionnel érigés en norme
de gouvernement, le ministre des gaz lacrymogènes, des
répressions et de la détention arbitraire s’embrouille
dans le principe de la non-rétroactivité de la
loi qui n’a rien à voir avec le libre fonctionnement
interne et les décisions souveraines au sein d’un
parti politique. Alors, Monsieur le ministre du département
arbitraire RPT, le procès verbal de la réunion
du bureau national daté du 28 mai 2010 faisant état
de l’exclusion temporaire de Gilchrist Olympio tient force
de loi au regard du règlement intérieur au sein
du parti.
A l’instar d’Amah Gnassingbé exclu du parti
par le bureau national en 2006 pour avoir siégé au
gouvernement du premier ministre Agboyibor à titre personnel
contre les intérêts du parti, Gilchrist Olympio
et ses amis sont exclus le 28 mai 2010 par le bureau national.
La manière dont le ministre de l’intérieur
s’incruste dans les affaires internes du parti rappelle
comment il s’est incrusté personnellement avec incompétence
et médiocrité dans le football togolais à la
CAN d’Angola après le drame de Cabinda.
La décision du retrait de la CAN imposée aux Eperviers
par le ministre de l’incompétence intérieure
avait pour conséquence la sanction de la CAF qui suspendait
le Togo pour deux compétitions successives de la CAN.
Les raisons sont l’interférence du politique dans
le football. Aujourd’hui, il s’agit exactement de
la même situation sauf qu’il faut remplacer le mot
football par parti politique. Cela rappelle également
la suspension d’OBUTS.
Jeudi 1er juillet 2010, l’intersyndical
des travailleurs du Togo qui regroupe 4 syndicats et l’association
des consommateurs appellent à une grève générale
de 24 heures sur toute l’étendue du territoire national à la
date du vendredi 2 juillet. Ils exigent l’annulation de
la hausse des 14 % sur les produits pétroliers. Le Togo
est en pleine crise sociopolitique et économique, et cela
est la conséquence directe du déficit de légitimité du
régime RPT et Faure Gnassingbé. La hausse du prix
des produits pétroliers entraine automatiquement la hausse
générale des prix sur le marché. Elle déclenche
en règle générale une inflation galopante
du prix des denrées alimentaires de première nécessité dont
le lait, le sucre, le savon, le bol de maïs, etc. Car le
transport dépend du pétrole alors que les produits
dépendent à la fois du pétrole et des transports.
Rappelons qu’il y a une semaine seulement le parti politique
OBUTS de l’Ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo
venait d’être suspendu à l’issue d’un
procès politique. La contestation en vue de la restitution
de la victoire du président élu Jean-Pierre Fabre
depuis le 4 mars monte en puissance. L’UFC et le FRAC occupent
l’espace politique national. Les Togolais entendent défendre
leur suffrage accordé à Jean-Pierre Fabre et sont
prêts à en découdre avec le régime
RPT. Il faut savoir que depuis la saison des pluies toute la
capitale togolaise se retrouve sous les eaux. Cette inondation
a pour conséquence de nombreux sans abris vivants dans
la précarité et la misère et sont davantage
rendus vulnérables par cette augmentation vertigineuse
du prix des produits pétroliers
Le 7 juillet 2010, Eric Dupuy secrétaire
national à la communication accorde une interview aux
journalistes pour faire un certain nombre de mise au point concernant
les intentions réelles de Gilchrist Olympio dans sa circulaire
du 15 juin à laquelle avait répondu Pascal Bodjona
mis en copie. L’opinion publique nationale et la diaspora
togolaise, la presse nationale ont eu la même compréhension
de cette circulaire de menace, à savoir une action en
justice contre les membres du bureau national, de même
que la dissolution du parti après procès dans les
tribunaux aux ordres de Pascal Bodojona. En somme, le scénario
identique de la dissolution d’OBUTS de l’ancien premier
ministre Agbéyomé Kodjo dissident. Eric Dupuy conclut à la
satisfaction des militants que «En réalité Gilchrist
Olympio n’a jamais dirigé l’UFC, il était
souvent à l’étranger et de temps en temps,
il se déplaçait et se baladait dans la rue pour
dire quelques mots aux populations. Les dirigeants de fait de
ce parti, c’est Patrick Lawson».
COMMENTAIRE
Cette analyse est d’autant plus vraie que pendant les longues
années d’exil doré de Gilchrist Olympio en
Europe aux moments implacables de la dictature sanguinaire du
Général Eyadema, Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson étaient
les dirigeants les plus exposés aux chars d’assaut,
aux militaires et autres dispositifs de répression du
régime RPT. Ils auraient pu être assassinés,
enlevés, torturés ou emprisonnés par le
régime militaire. Eric Dupuy pointe du doigt ce que les
Togolais sont en train de découvrir tous, à savoir,
l’ingratitude inqualifiable, l’égoïsme
extrême et disproportionnée, bref toute l’escroquerie
politique de Gilchrist Olympio.
8 juillet 2010, dans le forum de la semaine
du N°735, repris en ligne par le site gouvernemental republicoftogo,
Gilchrist Olympio répond aux questions des journalistes
au sujet des rumeurs sur la dissolution de l’UFC, le congrès à venir
ainsi que sa participation au gouvernement.
COMMENTAIRE
L’ex président de l’UFC exclu du parti ne
parle pas des 14 % de la hausse du prix des produits pétroliers
dont il est solidaire puisqu’il est représenté au
gouvernement par ses amis personnels. Il n’aborde pas non
plus, les questions d’intérêt général
concernant le drame des inondations, et encore moins la grève
très réussie du vendredi 2 juillet 2010 à travers
laquelle les populations ont désavoué les dirigeants
syndicaux achetés par le pouvoir la veille de la manifestation.
La dissolution du parti politique OBUTS à travers un
procès politique arbitraire digne d’une république
bananière est loin de ses préoccupations. Toutes
ces questions sur l’actualité politique concernant
le quotidien des Togolais ne l’intéressent pas.
Il s’en fiche complètement et royalement de ces
problèmes.
En revanche, il est déterminé pour tergiverser
avec une telle jouissance sur tout ce qui le concerne personnellement à la
manière d’un égoïste assoiffé du
leadership historique. Ainsi tel qu’un vieux dictateur
en voie de disparition il va tenter de justifier sa recomposition
arbitraire du bureau national qui ne passe pas dans l’opinion
et qui révèle sa méconnaissance du fonctionnement
du parti et le congrès national. Il affirme «qu’il
n’était pas question de dissolution du parti» dans
sa circulaire du 15 juin mais de «recadrage».
Mais alors de quel recadrage parle-t-il? Il cite les articles
14, 17, 18 et parfois 20 et 21 des statuts et règlements
intérieurs du parti sans les mettre en italique dans sa
circulaire. C’est une façon d’escroquer le
contenu de ses articles du règlement intérieur.
S’il vrai que l’UFC est comparable à l’ANC
sur le même modèle de la lutte des masses contre
l’oppression et la dictature, il est moins vrai de comparer
Gilchrist Olympio à Nelson Mandela. On ne pourra pas envisager
cette comparaison pour ne pas offenser Nelson Mandela le leader
de l’ANC qui est le plus grand combattant de la liberté en
Afrique, un véritable génie et stratège
politique qui a su convaincre et rassembler le parti communiste
sud africain dirigé par Chris Hanni, le parti zoulou Inkhata
pour la liberté du redoutable premier ministre Buthelezi
du Kwa Zoulou Natal, ainsi que les leaders syndicaux dont Cyril
Ramafosa autour de l’ANC pour faire tomber le parti national
afrikaner et l’apartheid.
Vingt ans après la chute de l’apartheid Gilchrist
Olympio en est encore à bouder le FRAC, c'est-à-dire
le front républicain pour l’alternance et le changement
autour de l’UFC. Le refus du FRAC fut une escroquerie précoce
de sa part.
Attention! Il ne serait pas surprenant de voir bientôt
Gilchrist Olympio à Pya accompagné par Elliott
Ohin aux côtés de Faure Gnassingbé et Pascal
Bodjona s’incliner devant la tombe du dictateur Gnassingbé Eyadema!!!
Quel membre du RPT est-il déjà allé se
recueillir ou s’incliner devant la tombe de Sylvanus Olympio
pouvant nous faire croire à l’escroquerie de la
réconciliation nationale? De toutes les façons
que pourra-t-il répondre à Pascal Bodjona son nouvel
ami si la proposition lui est faite d’aller à Pya
? Voilà un vieux dromadaire fatigué qui a abusé des
Togolais en les conduisant droit dans le désert c'est-à-dire
dans les mains du RPT sans alternance.
15 et 16 juillet 2010, Gilchrist Olympio tente
une apparition publique à Aného afin d’entreprendre
une tournée dans la région des lacs. Il fut copieusement
hué par des foules entières hostiles à sa
personne. Il fut contraint d’annuler la tournée
et de battre en retraite pour se réfugier à Accra.
L’homme étant très têtu, égoïste
et individualiste, n’a pas encore compris que c’est
définitivement cuit pour lui au Togo. Les Togolais ont
enfin compris qu’il fallait qu’il dégage du
paysage politique. C’est tant mieux pour eux et il n’est
pas trop tôt.
Le mercredi 28 juillet 2010, le site d’information
du MO5 révèle que Gilchrist Olympio venait de recevoir
le soutien des fédérations de l’UFC dans
la région des savanes, en publiant à la suite de
l’article un document scanné, mais non signé,
autrement dit un document non authentique. Le nouvel élève
de Pascal Bodjona a bien appris la leçon du RPT c’est à dite
la pratique de la duplicité et l’escroquerie politique
Le 3 août 2010, Par communiqué de
presse signé par Patrick Lawson le premier vice président
de l’UFC le bureau national du parti porte à la
connaissance des militants et sympathisants du parti que le congrès
extraordinaire se tiendra le mardi 10 août 2010 à l’Eglise évangélique
de Nyekonakpoè.
CONCLUSION:
Pour comprendre ce qui se passe actuellement au Togo, il ne faut
pas perdre de vue que le RPT cherche à tout prix à conserver
le pouvoir volé en organisant une escroquerie politique
de réconciliation nationale pour ballonner à jamais
le peuple et l’opposition togolaise. L’instinct
de survie contre vents et marées est une habitude et
un réflexe naturel du RPT. Pour y parvenir, ils ont
bien besoin de Gilchrist Olympio et si possible l’UFC
avec lui. Mais le bureau national et le peuple ont dit niet,
et c’est toute la difficulté de Pascal Bodjona
qui craint de porter personnellement l’échec de
l’escroquerie de réconciliation nationale. Mais
selon certains observateurs discrets au sein du RPT ils seront
deux à porter cet échec c'est-à-dire Gilchrist
Olympio et Pascal Bodjona qui sont actuellement assis sur un
gros bâton de dynamite. Car s’il existe une escroquerie
politique dans l’opposition incarnée par Gilchrist
Olympio, il en existe une autre au sein du RPT incarnée
par Pascal Bodjona.
Ce dernier avait donné l’ordre au premier ministre
d’aller rapatrier les Eperviers d’Angola après
le malheureux drame de Cabinda sans tenir compte de l’avis
des joueurs eux-mêmes quelque soit l’émotion.
Il est personnellement responsable des sanctions de la CAF contre
la sélection nationale et le refus de certains joueurs
de talent de porter les couleurs nationales.
C’est encore lui qui a manipulé le juge d’instruction
au procès de la dissolution du parti politique OBUTS pour
la simple raison que son président membre du FRAC avait
refusé l’offre de siéger gouvernement RPT-AGO.
C’est aussi lui qui avait personnellement invalidé la
candidature de Kofi Yamgnane pour des raisons politiques en détruisant
au passage les 6000 procès verbaux attestant la victoire
de Jean-Pierre Fabre le 4 mars 2010 au centre de compilation
des résultats des urnes de Tokoin séminaire.
C’est toujours lui le premier responsable du sabotage
des VSAT dans les CELI afin de manipuler les procès verbaux
en faveur de Faure Gnassingbé.
Il est encore à l’origine de l’escroquerie
politique de l’annonce du rapatriement des restes de Sylvanus
Olympio, de même que la maladie diplomatique de Gilchrist
Olympio qui est un deal politique.
Par Tido BRASSIER | Paris | le 04 août 2010 | |