Togo: CVU, communiqué du 16
août 2010:
Pour sortir de l’impasse politique
au Togo
17 août 2010
Les multiples et graves atteintes aux libertés publiques
au Togo ces dernières semaines indiquent à suffisance à ceux
qui en doutent encore la nature réelle du Pouvoir en place à Lomé,
et le poids de sa légitimité issue du scrutin présidentiel
du 4 Mars 2010. La fébrilité du régime de
Faure GNASSINGBE est à la mesure de l’ampleur des
exactions et des arrestations arbitraires commises pour étouffer
la Résistance citoyenne contre l’inacceptable au
Togo.
Depuis la semaine du 9 Août 2010, les manifestations pacifiques
de l’opposition (veillées de prières et marches)
sont empêchées sans ménagement, et les forces
de l’ordre n’hésitent pas à faire usage
de bombes lacrymogènes à fragmentation sur des
foules aux mains nues. Une fois de plus, le Pouvoir en place
montre combien il a le souci du respect des droits humains en
faisant usage d’armes non conventionnelles exclusivement
réservées aux des opérations de défense
du territoire, et non de maintien d’ordre.
Une fois de plus, nos compatriotes ont subi dans leur chair
et dans leur âme la violence arbitraire dans le mépris
total des dispositions de la loi fondamentale en vigueur dans
notre pays!
L’irrévérence et le mépris du régime
de Faure GNASSINGBE à l’égard du Peuple
togolais dont il s’est accaparé tous les biens s’illustrent
aisément à travers le grave incident survenu le
mardi 10 Mars 2010 sur les lieux du congrès extraordinaire
de l’UFC pro FABRE à Nyékonakpoé.
L’attitude de l’officier français, qui contrairement
au devoir de réserve de sa fonction, a menacé de
répression par les éléments de la garde
présidentielle un journaliste en mission officielle, montre
combien le Pouvoir en place a contribué à avilir
le citoyen togolais réduit au rang d’un vulgaire
arrière-vassal même au Togo. Un affront qui est
loin d’être liquidé par les mesures prises
par Paris et qui requiert du Gouvernement français la
vérité des droits humains et de la dignité en
France comme au Togo.
Aujourd’hui, l’impasse politique est évidente
et le dialogue avec l’opposition s’impose comme la
seule et unique voie d’éviter au Togo l’implosion,
avec le risque de déstabilisation de la sous région
comme ce fut le cas avec le Libéria et la Sierra Léone
dans un passé récent. Le CVU ne cesse de rendre
attentive la Communauté internationale à un tel
drame et insister sur sa proposition de sortie de crise au Togo
du 19 Mai 2010 arrimée à 22 mesures.
Le Gouvernement de Grande Compétence et de Large Ouverture
malgré le fameux rapprochement entre le RPT et l’UFC
pro OLYMPIO (les AGO) peine à prendre ses marques et ramener
la confiance tandis que le pays s’enfonce chaque jour un
peu plus dans une détresse indicible.
Malgré tous ces indicateurs de détresse, le régime
de Faure GNASSINGBE privilégie l’immixtion dans
la vie interne des formations politiques pour y favoriser des
crises au lieu de prendre des mesures d’urgence pour ramener
la confiance et relancer la consommation. La preuve est faite
que sa priorité est loin d’être le mieux être
du Peuple togolais !
C’est donc à bon droit que la Banque Mondiale a
déclaré que le Togo est très mal géré et
attribué un carton rouge au dernier quinquennat de Faure
GNASSINGBE.
Aussi, le CVU:
en appelle de nouveau au sens de responsabilité du
Pouvoir en place pour qu’il prenne sans tarder les mesures
idoines susceptibles de créer le cadre d’un véritable
dialogue entre les acteurs politiques et la société civile
pour ramener la confiance et mettre sur l’orbite de la
bonne gouvernance et de la prospérité partagée
le Togo.
interpelle l’Union Européenne, l’Union
Africaine, la CEDEAO, les Etats Unis et la France en particulier
pour qu’ils prennent la mesure du drame du Peuple togolais,
et exercent les pressions nécessaires sur le Pouvoir en
place en vue du respect des droits humains, et de la libération
sans conditions des prisonniers politiques dont le togolo-suisse,
Kofi FOLIKPO, Coordinateur Général de Pyramid of
Yeweh.
CVU demande que soit respecté les libertés
publiques garanties par la Constitution, et que les droits de
l’opposition soient respectés dans le pays.
en appelle à toutes les forces démocratiques
et celles de la société civile du Togo et de la
diaspora pour faire pression sur les leaders de l’UFC pro
FABRE, du FRAC, de l’OBUTS, de tous les mouvements citoyens
de la société civile pour la mise en place d’une
COALITION
POUR LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE AU TOGO (CLDT)
Vive la République, et que Dieu bénisse le Togo
et ses enfants!
Le Coordinateur Provisoire National
Agbéyomé Messan KODJO
Yves Ekoué AMAÏZO
Le Coordinateur Provisoire international |