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Sommaire Lomé la capitale - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Le satrape Charles Taylor transféré à La Haye pour être jugé L'ancien président libérien Charles Taylor, inculpé de crimes contre l'humanité pour son rôle dans la sanglante guerre civile sierra-léonaise, a été incarcéré mardi au centre de détention de Scheveningen dans la banlieue de La Haye , où il doit être jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). L'ancien dictateur est sorti les mains menottées de l'avion des Nations unies arrivé mardi à 17H14 GMT à Rotterdam, en provenance de Freetown. Il est ensuite monté dans un fourgon, qui est parti, escorté par plusieurs policiers à moto, en direction du Centre de détention de Scheveningen, où sont enfermés les détenus du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) et de la Cour pénale internationale (CPI). C'est dans ce bâtiment, situé dans une banlieue résidentielle de La Haye , qu'est mort l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, le 11 mars. Un porte-parole de la Cour pénale internationale (CPI), dans les locaux duquel le procès de Taylor a été délocalisé pour des raisons de sécurité, a annoncé mardi qu'une conférence de presse aurait lieu mercredi à 9H30 GMT (11H30 heure locale) en présence du greffier du TSSL Lovemore Munlo. Pendant cette conférence de presse, M. Munlo "pourrait donner des explications sur les procédures qui vont suivre", a indiqué à l'AFP Ernest Sagaga, porte-parole de la CPI. Taylor avait quitté dans la matinée Freetown, la capitale sierra-léonaise où il était détenu depuis fin mars dans la prison du TSSL, juridiction mixte créée avec le soutien de l'Onu. "Taylor a été emmené par hélicoptère des locaux du TSSL peu après 09H00 (locales et GMT) vers l'aéroport international (de Freetown) où il a été transféré sous forte protection onusienne dans un avion civil spécialement affrété. Il a quitté la Sierra Leone à 09H40", avait annoncé un communiqué du Tribunal. L'ancien chef de guerre, âgé de 58 ans, est considéré comme le principal responsable des guerres civiles qui ont ravagé le Liberia et la Sierra Leone voisine tout au long des années 1990, conflits marqués par d'innombrables atrocités et qui ont fait au total quelque 400.000 morts. Taylor, qui a plaidé non coupable, a été inculpé en mars 2003 de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et autres violations graves des droits de l'homme par le TSSL, accusé d'avoir financé et soutenu les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF), en échange des "diamants du sang" dont regorge ce petit pays ouest-africain. Le Liberia, où une nouvelle présidente a été élue depuis que Taylor a été contraint de quitter le pouvoir en 2003, ne souhaite pas juger l'ancien dictateur, de crainte de provoquer de nouvelles violences. C'est également pour cette raison que le TSSL, dès son arrestation, avait souhaité délocaliser le procès, évoquant le danger d'une déstabilisation de la région. Un Américain et deux Sierra-Léonais ont été inculpés le mois dernier à Freetown, accusés d'avoir préparé l'évasion de l'ancien chef de guerre. Les Pays-Bas, siège de nombreuses juridictions internationales, avaient accepté d'abriter le procès, mais à la condition expresse que Taylor purge son éventuelle peine dans un autre pays. Après plusieurs mois d'hésitation, c'est finalement la Grande-Bretagne , ancienne puissance coloniale de la Sierra Leone et qui était intervenue militairement en 2000 pour mettre fin au conflit, qui a accepté la semaine dernière d'accueillir Taylor. Deux jours après cette annonce, le Conseil de sécurité de l'Onu a autorisé vendredi à l'unanimité la délocalisation à La Haye du procès de Taylor, qui se déroulera dans les locaux de la Cour pénale internationale (CPI) mais devant le TSSL. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bernard Bot s'est "réjoui" du transfert de Taylor, y voyant "un signal de la communauté internationale que l'impunité ne sera pas tolérée". Taylor est sous le coup de 11 chefs d'inculpation, regroupés sous les chapitres suivants: "exécutions extrajudiciaires, violences sexuelles, violences physiques (notamment mutilations), utilisation d'enfants soldats, enlèvements et travail forcé, pillages". Chassé du Liberia à l'été 2003 et réfugié au Nigeria, Taylor avait été expulsé de ce pays fin mars après avoir tenté de prendre la fuite, précisément par crainte d'être remis à la justice. Source AFP
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