|
|
|
|
|
Sommaire Lomé la capitale - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Lancement du Grad, La construction d'une société démocratique au Togo I. Considération générale Après une longue période de colonisation (1884-1960), tour à tour allemande, franco-britannique et française, le Togo accède enfin à l'indépendance le 27 avril 1960. Moins de trois ans après sa libération, le peuple togolais noue avec les affres de la violence. En effet, à l'aube du 13 janvier 1963, le Président de la jeune République est assassiné par des militaires démobilisés de l'armée coloniale française. Depuis cette date, la construction de la Nation togolaise, qui avait commencé au cours de la période coloniale, s'est arrêtée. Le Togo entre dans un cycle de violence, physique, mentale et morale, dont le dernier épisode, quarante-deux ans après, est déclenché par la disparition du Général Gnassingbé Eyadéma, chef de l'Etat, le 05 février 2005. Ce jour là même, des chefs militaires orchestrent un coup de force, font publiquement allégeance au fils du défunt, Faure Gnassingbé, et le proclament président de la République. Des élections "pour la forme", des élections "de régularisation" de cet énième coup d'Etat, sont organisées à la hâte dans un contexte général de violence inouïe. Les rapports de l'ONU, de la FIDH , de la Commission nationale d'enquête ont rendu compte de ces malheureux événements, qui se sont soldés, en trois mois, par au moins un demi-millier de morts. Du premier coup d'Etat, le 13 janvier 1963, au dernier, le 05 février 2005, une stratégie de main-mise de chefs militaires sur le pays, de division et d'opposition des ethnies entre elles, de destruction de la nation au profit de groupes manœuvrant dans l'ombre, a été systématiquement mise en œuvre. Malgré la Conférence Nationale Souveraine organisée en juillet-août 1991 en vue de trouver des solutions durables aux problèmes togolais, les tenants de ce système tiennent à le faire perdurer et sont prêts à tout pour atteindre leurs fins : témoins, ces centaines de morts de février à mai 2005. Mais, les citoyens togolais aspirent désormais à une vie paisible dans une nation réconciliée avec elle-même. Nombre d'entre eux, dont ceux regroupés au sein du Groupe de Réflexion et d'Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement, estiment que c'est la survie même du Togo, en tant que Nation, qui est en jeu. Ils estiment que c'est une véritable reconstruction nationale, basée sur des principes démocratiques, qui doit être mise en chantier. Ils estiment que cette reconstruction nationale est urgente, si le Togo veut éviter, dans le futur, proche ou lointain, les errements violents qui ont marqué son histoire depuis l'indépendance et qui le conduiront à sa perte. Ces citoyens disent qu'il est temps de reconstruire la Nation togolaise, une nation démocratique et prospère. Et, ils veulent le faire savoir aux Togolais et à la communauté internationale, afin que toutes les institutions, toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, œuvrant pour la justice et la paix dans le monde, les aident à y parvenir. Le salut du Togo en dépend. II. Le GRAD et ses objectifs Le Groupe de Réflexion et d'Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement (GRAD) s'est constitué au lendemain du coup d'Etat du 05 février 2005 pour proposer aux autorités et aux partis politiques togolais des solutions de sortie de crise basée sur le dialogue et la réconciliation. A cette fin, le GRAD a lancé, sur les médias, des appels de modération à la population. Il a adressé des memoranda aux autorités togolaises, aux ambassades et aux institutions internationales, notamment à l'Union Africaine (UA) et à la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Il a rencontré les autorités en charge de l'organisation de l'élection présidentielle. Formellement constitué le 07 août 2005 et enregistré le 18 août 2005 au Ministère de l'administration territoriale et de la décentralisation, le GRAD milite à travers tout le pays afin d'apporter à tous les Togolais le message des principes de la démocratie, de l'avènement d'un Etat de droit, du respect des droits humains et de la non-violence. Le GRAD est résolu • à accompagner et, au demeurant, à initier toutes les réformes nécessaires au changement de système politique ; • à faire naître un puissant mouvement de masse capable de canaliser l'espoir et l'aspiration de la majorité des Togolais en vue d'opérer méthodiquement un véritable changement politique pour l'unité, la démocratie et le progrès ; • à sensibiliser et à impliquer les jeunes dans l'action citoyenne en les amenant à accepter les principes de la démocratie, de la non-violence, la culture du travail et de l'effort ; • à mettre en œuvre un programme pouvant contribuer à l'avènement d'un véritable Etat de droit et d'une démocratie authentique, conditions nécessaires de stabilité et de paix indispensables au progrès économique et social et culturel. Le GRAD mène des activités de recherche et poursuit des actions de facilitation du dialogue et de promotion de la démocratie et du développement au Togo. A cet effet, le GRAD dispose de onze (11) commissions et d'une équipe de chercheurs consultants qui travaillent sur les conditions de la reconstruction nationale togolaise dans les domaines politique, juridique, militaire, économique, social et culturel. III. But du forum national Le forum se propose de créer une plate-forme de discussion entre les Togolais sur des thèmes susceptibles de les convaincre de la nécessité de construire, ensemble, une société démocratique et de progrès. Ces thèmes seront traités par des personnalités togolaises et des personnalités étrangères ayant contribué à résoudre, dans leur propre pays, les problèmes liés à l'avènement d'un Etat de droit et de la démocratie. Au plan national, la participation concerne : • Les partis politiques ; • Les syndicats ; • L'Association des Chefs Traditionnels ; • Les médias ; • Les associations des hommes d'affaires ; • Les services de sécurité, i.e la Police , la Gendarmerie et l'Armée • Les membres du corps judiciaire ; • Les responsables des Associations Confessionnelles ; • Les responsables des mouvements de jeunes ; • Les responsables des mouvements d'étudiants ; • Les responsables des mouvements de femmes ; • Les responsables des différents corps de métiers : l'ordre des avocats ; l'ordre des médecins, l'ordre des architectes, l'ordre des ingénieurs etc. Au plan international il est prévu l'invitation des personnalités soit comme des (guest speakers ou conférenciers invités), des modérateurs, des représentants de certaines organisations internationales, des organisations de promotion de la démocratie et des droits humains, et des personnalités pouvant contribuer aux débats pour apporter leur expérience. A cet égard, deux cents participants sont prévus dont une trentaine de participants étrangers. IV. Les thèmes Pour le forum dont le thème est la Construction d'une Société Démocratique au Togo, cinq sous thèmes sont proposés : • La Quête pour la Reconstruction Nationale • De la Nécessité d'une Nouvelle Constitution • Du Rôle des Médias dans la Construction Nationale • Du Rôle des Forces Armées dans une République • De la Nécessité d'une Justice Indépendante et Crédible V. Résultats attendus Il s'agit de mettre en contact, encore une fois, depuis la Conférence Nationale Souveraine de 1991, les acteurs politiques (les partis politiques, les autorités politiques), les organisations de la société civile et les forces de sécurité (police, gendarmerie et armée) en vue de les sensibiliser à la nécessité d'aller à un Etat de droit et à la démocratie par des voies pacifiques, par le dialogue constructif et par un nouveau contrat social : une nouvelle constitution pour le Togo. VI. Le succès de la conférence Le succès du forum dépendra de la mobilisation de la classe politique et de la société civile togolaises et de la participation effective des personnes ressources étrangères pressenties. GRAD
|
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |