|
|
|
|
|
Sommaire Lomé la capitale - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Récompensé par l'argent du trafic de drogue: Messan Lucien justifie ses honoraires chez le clan Gnassingbé En lisant Le Combat du Peuple dans son N° 557 du 3 juillet 2006, malgré la décision de notre rédaction de ne plus épiloguer sur le vaste réseau de trafic de drogue qui éclabousse le régime du Togo, maintenant que les preuves sont faites sur les auteurs et les commanditaires de ce commerce honteux, le comité de rédaction a été amené à s'interroger malgré la décision prise, sur la nature et les objectifs que visent les incongruités débitées par un personnage lige, qui hier encore, la presse togolaise dans son ensemble et les organisations de défense des droits de l'homme, s'empressaient de défendre contre les abus des autorités togolaises en matière de la liberté d'expression dans notre pays. Les contradictions et les contrevérités contenues dans le réquisitoire de Lucien Messan, passé maître dans l'art du dilatoire et de la défense d'un régime corrompu et voyou, interpellent tous les togolais sur le danger que devient ce personnage dans la vie politique nationale. On se rappelle qu'en son temps, cet individu se faisait passer pour «l'ami personnel» de l'ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo. Mais quelles insanités n'a-t-il pas débité sur lui lorsqu'il avait jugé plus utile de servir la cause de «5 millions de togolais» que celui de son mentor d'alors Eyadèma? Abass Saïbou, n'a pas échappé non plus au dénigrement et à la méchanceté de Messan Lucien, ce personnage singulier, malgré les règles de la confraternité qui exigent la solidarité dans la profession. Ensemble membres de la rédaction du journal L'Eveil du Peuple, quelles manipulations n'a-t-il pas élaboré pour amener Abass à le suivre dans une aventure sur Le Combat du Peuple. La suite de l'aventure, tout le monde le connaît de même que ce qui est advenu de L'Eveil du Peuple. Avant ses montages en tous genres contre Dimas Dzikodo dans son journal, alors que le clan Gnassingbé cherchait à se débarrasser de ce journaliste gênant, ce qui avait suscité un émoi général au sein de l'opinion nationale et de la communauté internationale, Lucien Messan était à la tête du CTEP, un collectif d'éditeurs de presse qu'il avait mis sur pied pour se remplir les poches chez le dictateur Eyadèma. Les 13 membres qui avaient crû bon de collaborer avec lui, se mordent jusqu'à nos jours les doigts. En moins d'un an d'existence, Messan Lucien, à travers le CTEP, avait soutiré 400 millions de Fcfa au «Vieux», somme qu'il était censé distribuer équitablement avec les autres membres du collectif. En fait, seul Lucien Messan a étoffé ses comptes en banque, gratifiant ses confrères de miettes qu'il leur distribuait d'ailleurs à leur tête. Nous passons sous silence son ingratitude envers Harry Olympio et comment il l'a remercié en monnaie de singe. Et les exemples sont nombreux. Ces rappels pour montrer le type d'individu qu'est Lucien Djossou Messan, celui qui se permet de juger les autres et de se servir de ses «feuilles de choux» pour jeter en pâtures des gens qui ont la clairvoyance de s'opposer à la bêtise du clan Gnassingbé qui régente le Togo. A la lecture de l'article de Messan Lucien alias Rodrigue, beaucoup de questions se posent. D'abord malgré ce titre ronflant qu'il donne à cet article, qu'est-ce qui prouve qu'il avait «eu le privilège de discuter du dossier avec le Chef de l'Etat, le feu président Eyadèma de son vivant» si on connaît sa propension au mensonge? Il est vrai qu'il a eu à rencontrer le dictateur Eyadèma plusieurs fois, mais seulement pour deux raisons principales à savoir saboter et médire ses confrères de la presse, rendre compte de ses discussions avec les leaders politiques de l'opposition et certaines personnes mal vues par Lomé 2, enfin naturellement être récompensé avec des espèces sonnantes. Ensuite, s'il a réellement eu «plusieurs entretiens avec le Cdt Boko» comme il le prétend sur le dossier de la drogue, comment peut-on être certain que l'ancien ministre de l'intérieur a pu tenir des propos du genre sur son supérieur hiérarchique le général Gnofame, alors qu'en tant que premier flic du pays, il doit être au parfum de la fourberie de Lucien Messan? Nous n'avons pas malheureusement pu avoir la version de Me Boko au moment où nous écrivions ces lignes. Néanmoins, un de ses collaborateurs que nous avons joint au téléphone nous a affirmé que son «patron est plus intelligent pour se confier à un personnage aussi adepte de la fourberie». Voilà qui est dit. Enfin pourquoi Le Combat du peuple, sans présomption d'innocence, pense que c'est Boko qui a divulgué le contenu du rapport de la commission Gnofame? Tout le monde sait que le rapport de synthèse publié dans Le Regard avait pour seul but de manipuler l'opinion pour laisser courir les vrais responsables du trafic de drogue au Togo. Que Messan Lucien trouve donc du côté de ses amis du clan, les raisons pour lesquelles ils ont jugé nécessaire de divulguer dans les médias, des rapports tronqués. Pour revenir dans le fond du dossier de drogue, la question qui saute aux yeux est de savoir pourquoi on veut coûte que coûte impliquer l'ex ministre de l'intérieur dans un dossier de drogue qui accable le pouvoir togolais? Sans jouer à l'avocat de quiconque, on doute de la réponse d'Eyadèma «Oui comme tout le monde» au Combat du Peuple à la «question de savoir si Boko était aussi impliqué» dans le trafic de drogue. On s'en souvient que l'ancien ministre de l'intérieur était nommé à son poste à la veille du scrutin présidentiel de juin 2003 qui retenait l'attention de toute la communauté internationale après le hold-up électoral de 1998. De ce fait, il avait beaucoup à faire pour polir l'image, non seulement du Chef de l'Etat qu'on connaît hostile à toute élection transparente, mais aussi de l'administration chargée de l'organisation des élections au Togo. Si on ajoute à cela le fait que le réseau de Taffa a été démantelé seulement six mois après la prise de fonction de Boko, on se demande quand il a eu l'occasion de tisser ses ramifications dans cette ténébreuse toile de trafiquants où n'entre pas qui veut. Sur les questions essentielles que suscite le rapport Gnofame, Messan Lucien n'apporte aucune réponse. A qui appartenait le bateau Pitéa arraisonné au large du Cap Vert? Pas aux Colombiens ni à Taffa, d'après des sources proches de la police française, ces mêmes sources qui attestent que la justice française avait réclamé, à travers le juge Demeaux, que Taffa Mourane soit transféré en France après son arrestation pour être jugé, mais que Eyadèma s'était opposé à cette option. Pourquoi? Pour se voir traiter royalement au camp RIT par le Lt-Colonel Titikpina? Certaines personnes dont Restout le pilote de l'avion présidentiel et les fils et membres de la famille Gnassingbé, n'ont pas été auditionnés par la commission. Pourquoi? La réalité est qu'on se sert des moyens de l'Etat pour dispatcher la cocaïne à travers l'Europe. Il en est ainsi de l'appareil présidentiel étant entendu qu'il échappe généralement au contrôle des douanes et des polices européennes au regard des privilèges qui entourent les déplacements des Chefs d'Etats. Messan Lucien a raison de défendre ses patrons, car tout l'argent dont on le gratifie provient du trafic de drogue. Dans un pays où tous les indicateurs économiques sont au rouge, on se demande où le dictateur et ses enfants trouvent autant de moyens financiers pour mener un train de vie digne des princes des pays du Moyen Orient dont les coffres sont pleins de pétrodollars. On se souvient de tout ce beau monde (journalistes des médias nationaux et internationaux, chefs traditionnels du Togo et de l'extérieur, les pseudo hommes d'affaires, les étudiants, les diverses couches socio professionnelles sans oublier les éternels marcheurs de soutien) qui se succédaient et repartaient de la résidence du dictateur Eyadèma marchant pesamment, les poches pleines. La réponse paraît aujourd'hui évidente. Cette magnanimité n'est possible que grâce à l'argent sale, celui de la drogue. Et le fils n'a pas changé les habitudes héritées de son père même si la distribution de l'argent se fait plus discrètement. Plusieurs observateurs ont été étonnés du fait que notre pays tient vaille que vaille depuis plus de 13 ans malgré le fermeture des vannes de l'aide européenne. Qu'ils ne s'étonnent pas. Le clan à travers une élite, s'est enrichi avec l'argent de la drogue qu'il déverse, au gré de ses humeurs, dans les circuits financiers et économiques, alors que la population se paupérise dangereusement. Voilà pourquoi les sanctions de la communauté internationale n'émeuvent guère le pouvoir togolais. D'ailleurs son plus éminent représentant Faure Gnassingbé, lors du rapport général des Forces armées togolaises en décembre 2005, n'avait-il pas déclaré: «Mon père a tenu pendant 13 ans aux sanctions de l'Union européenne, pourquoi moi je ne tiendrai pas»? Ces déclarations sous-entendent qu'il existe une économie de blanchiment d'argent avec laquelle le régime paye des fois les salaires des fonctionnaires et des agents de l'Etat. Cet argent qui contrôle la politique dans notre pays et qui sert à corrompre certains opposants et à faire du lobbying auprès des instances internationales, provient de la drogue Autant dire que l'Union européenne doit revoir sa stratégie pour contrer les voyous au pouvoir au Togo à jeter du lest et à démocratiser le pays ou tout au plus à laisser la place à une nouvelle élite pour purger l'Etat des nombreux réseaux mafieux qui gangrènent sa modernité. Pour revenir à Messan Lucien, il est évident qu'il justifie ses honoraires, les millions qu'il engrange auprès du clan. Et ses écrits ne sont pris au sérieux que par lui-même et les adeptes des réseaux douteux qui croient à travers lui, jeter un pavé dans la marre dans l'épineux dossier de trafic de drogue qui donne des sueurs froides aux tenants du pouvoir. Il peut donc continuer à amuser la galerie. Mais qu'il se prépare à affronter la justice pour les nombreux délits pour lesquels les membres du CTEP s'apprêtent à le traduire en justice. Jules Symféïtchéou, Etiame.com
|
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |