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- Qui est François Boko?

- Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Revue de presse de la semaine du 03 au 09 juillet 2006

Le problème du trafic de drogue continue d'occuper une place de choix dans les différentes publications de la place. Néanmoins, d'autres sujets comme le dialogue intertogolais, la participation du Togo à la dernière Coupe du Monde ont aussi été abordés.

«Dossier trafic de drogue: Révélations sur ce que Eyadèma avait dit et ce que pensait Boko au moment des faits», annonce en manchette Le Combat du Peuple avec la photo de feu Eyadèma et celle de Boko. Pour le confrère, les rapports qui sont publiés ces derniers temps par la presse locale ne sont pas l'œuvre du Général Zoumaro Gnofame mais celle de l'ancien ministre de l'Intérieur, François Boko, en exil depuis avril 2005 en France. «La première évidence est que l'ancien ministre de l'Intérieur et de la Sécurité se comporte comme un irresponsable parce que s'il était sûr de la culpabilité de tous ceux qui sont cités dans le rapport, il aurait pu publier un Livre Blanc sur le sujet, preuve à l'appui. C'est trop facile de faire publier en catimini un rapport incriminant les autres pour se faire innocenter alors qu'on est soi-même soupçonné de faire partie du réseau de trafic», écrit-il. Le confrère fait en outre savoir qu'il avait une fois discuté de la question avec le ministre qui s'est «défendu d'avoir fait partie d'un quelconque réseau de trafic de drogue» avant d'ajouter qu'il a eu des entretiens sur le même sujet avec feu Eyadèma. «A la question de savoir si le Cdt Boko était aussi impliqué, le Président avait répondu Oui, comme tout le monde», rapport-t-il.

Sous le titre «Trafic de drogue au Togo: Les cerveaux passent par d'autres moyens pour incriminer Boko; Feu Eyadèma cité comme témoin», Liberté Hebdo trouve que «c'est trop facile de dire que le Général Eyadèma qui n'est plus de ce monde, a reconnu l'ancien ministre comme étant l'un des «trafiquants de drogue». «Ne dit-on pas que c'est le menteur qui prend pour témoin celui qu'on ne peut contacter? Feu Eyadèma devrait en rire depuis son caveau», conclut le journal.

Le Guide s'inscrit dans les mêmes veines en mentionnant qu'«un journaliste qui en sait visiblement trop, prête des mots au défunt président Eyadèma» et salit sa mémoire.

«L'affaire Taffa Mourane et les drôleries de la presse togolaise: On passe à la nécromancie pour salir François Boko», titre Forum de la Semaine qui regrette: «Le pauvre Eyadèma n'est plus de ce monde, et ceux qui hier allaient se sucrer chez lui en lui racontant des vilains bobards mentent éhontement sur sa mémoire. Les pervers savent que les morts ne parlent pas. Lui prêter aujourd'hui des propos relève d'une attitude qu'on ne saurait qualifier. Qui était aussi dans le secret à part notre super journaliste»?

Quant à Carrefour, il aborde le sujet autrement en titrant: «Dossier trafic de drogue au Togo: La légèreté des pseudo-rapports fait éclater la vérité ». Le journal fait remarquer que «le premier rapport publié par Le Regard et qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive a impliqué plusieurs personnalités militaires dont les plus influents sont connues des Togolais. Au même moment, ce rapport a tenté de prouver la non culpabilité de l'ancien ministre de l'Intérieur» et que le second «démontre que l'ancien ministre Boko n'est nullement impliqué dans cette histoire et que toutes tentatives de le corrompre ont été vaines». «De ces deux petits constats, l'on est en droit de se demander si la finalité de ces rapports, dont nous ignorons encore la vraie origine, est de blanchir l'ancien ministre Boko et d'impliquer d'autres», écrit-il.

En ce qui concerne le dialogue national, Le Républicain informe que c'est le poste de premier ministre qui divise les partis, qui fait bloquer le dialogue.

Golfe Info pour sa part rapporte que le président béninois Yayi Boni, au cours de son séjour en France, propose sa médiation dans le cadre du 12 ème dialogue intertogolais. «Il assure entretenir de bonnes relations avec son homologue togolais et les responsables de l'opposition togolaise», ajoute le journal.

Le Regard s'est aussi intéressé au dialogue en publiant le rapport de la mission parlementaire ACP-UE au Togo. Selon le journal, «Avant le déblocage des fonds du 7ème FED, l'UE demande l'ouverture au Togo d'un bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme et la venue de deux Rapporteurs Spéciaux sur les tortures et les exécutions extrajudiciaires».

«Dialogue national: Vers le paraphe d'un accord politique sans l'UFC», lit-on à la une du Changement qui annonce: «Le bureau, tout en étant d'accord pour les concertations bilatérales dit qu'il n'a pas besoin de l'ouvrir officiellement, et a donc tranché en ces termes: que ceux qui veulent parapher viennent aujourd'hui (jeudi) pour le paraphe; ceux qui font la politique du tout ou rien sont libres de ne pas venir ».

A propos de la participation du Togo à la Coupe du Monde, Forum de la Semaine fait savoir que Rock Gnassingbé tente de corrompre le groupe de ceux qui annoncent leur démission. Le journal publie aussi une lettre qu'a adressée Zoumaro Gnofame, président du CNOT, à Rock Gnassingbé en guise de protestation. «Ce jour le 30 juin 2006 vers 12h55, j'ai reçu un coup de fil de ta part me disant: «C'est le Commandant Rock, je voudrais vous dire d'arrêter de monter des gens contre moi». Je ne t'ai pas laissé le temps de continuer à me raconter ce que tu veux me dire… Après trente minutes de réflexion, j'ai pris sur moi de téléphoner à ton petit frère le ministre en charge de la Défense pour lui rendre compte de ton comportement à mon égard… A ton deuxième mandat aux élections de Kpalimé, tu as manqué de respect au Représentant du CNOT et qui hiérarchiquement est ton supérieur dans l'Armée et sur le plan sportif est également ton supérieur hiérarchique. Ton feu père le Président Eyadèma étant au courant de ton comportement a demandé que tu sois sanctionné sur le plan militaire et c'est moi qui suis encore intervenu afin que tu ne sois pas mis aux arrêts …», précise en substance la lettre.

«Rock Gnassingbé au top de sa mégalomanie: Le Commandant veut rester aux commandes durant «38 ans», titre Liberté Hebdo qui rapporte que le président de la FTF n'a nullement l'intention de démissionner. «L'heure est au bilan aujourd'hui et ceux qui sont conscients de l'enjeu, annoncent déjà leur démission dans les tout prochains jours. Mais le président ne semble pas tirer les leçons de cette énième débâcle et continue de narguer les Togolais», écrit le journal qui signale que Rock tente corrompre une certaine presse qui doit faire croire à l'opinion que les joueurs ont été manipulés par l'opposition de la diaspora.

Lémou Pyabalo

 

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