|
|
|
|
|
Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Manœuvres obscures à FORTIA Cement Tabligbo Des licenciements abusifs, un faux document pour manipuler les autorités Comme CIMTOGO, FORTIA est une société anonyme de production et de vente du ciment installée en zone douanière à Tabligbo juste à côté de WACEM. A en croire plusieurs sources, sa production mensuelle est de 50 000 tonnes, assurée par un personnel de 75 employés seulement plus une centaine de manœuvres et ouvriers employés sous « tâcheronnat » . Malgré ce rendement, ses employés sont les parents pauvres parmi tous ceux qui travaillent dans les usines de cimenterie au Togo. Les salaires à FORTIA vont de 24 000 à 59 328 F CFA alors qu'à CIMTOGO par exemple où la production est nettement inférieure à celle de FORTIA, les salaires sont compris entre 49 000 et 50 000 F CFA selon les qualifications et les postes occupés. Seuls les expatriés indiens connaissent la promotion et occupent les postes les plus alléchants. Quant aux Togolais, ils sont classés ouvriers et employés d'exécution. A ces problèmes s'ajoutent le non paiement des primes conventionnelles définies dans les articles 44, 45, 47, 49, 50, 53 de la Convention Collective des Industries du Togo, les conditions de travail misérables, les mesures de prévention en matière d'hygiène, sécurité et santé au travail négligées. En dépit des poussières qu'ils avalent, une évaluation des risques et maladies professionnelles n'est jamais faite. Les droits du travailleur sont foulés au pied. La Direction Générale de FORTIA ne cesse d'entraver le travail des délégués du personnel. Le cas le plus patent est l'affectation illégale et arbitraire du porte-parole du collège des délégués. Il convient de rappeler que l'Inspection de Travail est impuissante devant les agissements de ces Indiens de FORTIA. Ils violent à loisirs les textes et lois du travail. Ainsi, pour écarter les délégués du personnel et tous ceux qui ont œuvré en faveur d'une meilleure condition de travail des employés, la direction de FORTIA se propose de procéder à un licenciement collectif de son personnel comme ce fut le cas en décembre 1998 à WACEM. Cela permettra de réengager un nouveau personnel. Il se raconte d'ailleurs qu'une liste de 150 nouvelles embauches en provenance du ministère des Mines, de l'Energie et des Eaux circulerait présentement dans les arcanes de FORTIA Cement et WACEM. En outre, un certain M. Kouwonou, un agent à la retraite mais gardé dans l'Administration WACEM pour avoir détenu des dossiers top secrets, serait en train de préparer un faux document pour montrer aux autorités togolaises que les Indiens de FORTIA payent bien leurs employés. Il faut rappeler que les employés font au moins six jours de travail hebdomadaire avec parfois 12 à 20 heures de travail journalier pour certains départements. Le document en question consisterait à présenter aux différents ministères et autres hauts lieux les salaires des départements qui font plus d'heures supplémentaires aux fins de cacher les réalités salariales des employés. C'est encore le lieu ici de lancer un vibrant appel à nos autorités pour que cessent ces genres de pratiques. Tout étranger qui emploie nos compatriotes doit se conformer aux lois en vigueur dans notre pays. Pierre EKOUE (Liberté Hebdo)
|
|
||||||||||||||||||
|
Copyright©by Etiame.com webmaster 2005 - Tous droits réservés |