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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Sous la pression de la France Le pédophile Philippe Desmars libéré en catimini et extradé en France Poursuivi pour attentat à la pudeur sur une mineure togolaise de quinze ans, l'ancien gendarme français et propriétaire du Restaurant « L'Okavango » , M. Philippe Desmars, a été condamné le 17 mars 2006 à soixante mois d'emprisonnement, au paiement de 20.000.000 FCFA de dommages et intérêts à la victime et d'un franc symbolique à l'Association « Enfant radieux » et à la WAO Afrique constituées partie civile, au titre du préjudice moral subi. Cette peine est assortie de son expulsion du Togo après qu'il aura fini de la purger et de la fermeture pour cinq ans du Restaurant L'Okavango. Il devrait aussi prendre en charge avec sa complice Béatrice Napo le traitement psychologique de la victime. Accusée de proxénétisme, Mme Napo a écopé de trente mois d'emprisonnement ferme, du paiement de 500 000 F d'amende et de l'interdiction de travailler comme serveuse dans un bar ou hôtel du Togo pour cinq ans. Mais contre toute attente, le pédophile français a été nuitamment extrait de la prison le mardi 25 juillet dernier et n'est plus revenu. Selon les témoignages recueillis à la Prison civile de Lomé, le lendemain de cette extraction, l'un de ses proches était à la prison pour chercher ses effets. « Entre-temps, il a été aussi sorti de la prison. Quelques jours plus tard, il est revenu. Mais depuis sa dernière sortie, on n'a plus de ses nouvelles. Il y a certaines rumeurs qui affirment qu'il est retourné dans son pays en France», nous a confié un prisonnier. A la question de savoir si sa complice est aussi partie, il a laissé entendre : « Elle est là comme nous autres ». Des sources proches des avocats de la défense indiquent qu'entre-temps, leur client a demandé aller purger sa peine en France. Mais n'étant pas d'accord avec cette procédure, ses avocats n'ont pas donné suite à sa demande. « Il y a des rumeurs selon lesquelles il est extradé en France. Mais nous n'avons pas encore vérifié cela », nous a-t-on dit. Au niveau du gouvernement togolais, c'est le black-out total. Personne ne voudrait aborder cette question. Mais une personnalité qui a requis l'anonymat nous a fait savoir que tout récemment il était malade et qu'il voulait aller se faire soigner chez lui en France. « Cependant, nous a-t-elle confié, quand il allait partir jeudi 27 juillet, nous n'avons rien pu faire ». Quand nous avons pris attache avec l'Ambassade de France au Togo, il nous a été tout simplement dit que le personnel venait de découvrir l'information dans les colonnes de notre confrère « Le Changement » et qu'elle ne peut la confirmer ni l'infirmer. En tout état de cause, cette libération en catimini de l'ancien gendarme pédophile, Philippe Desmars, est la preuve indéniable que la réforme de la justice chantée par Faure et ses employés a des jours difficiles devant elle. Les Français sont au-dessus de la justice des nègres. Quels que soient les délits qu'ils commettent, ils sont extraits de nos prisons de nègres et renvoyés dans leur pays. Mais après, on ne sait plus ce qu'ils deviennent alors que leurs victimes en font les frais durant toute leur vie. Z. A. Conflit sanglant entre Israël et le Liban L'indifférence totale de Bassam El Najar et Cie aux anges au Togo L'offensive israélienne sur le Liban débutée à la suite de la capture par le parti chiite libanais de deux soldats israéliens le 12 juillet dernier en est à son 23 ème jour. Bien que ce soient les combattants du Hezbollah qui sont visés, la majorité des victimes, près de 850 comptabilisées le mercredi dernier, sont des civils. Partout dans le monde, des voix s'élèvent pour réclamer l'arrêt des hostilités. Dans tous les coins du globe et surtout dans les pays à forte dominance musulmane, des manifestations populaires rassemblant des milliers d'individus sont organisées, qui pour condamner les raids de Tsahal, l'armée israélienne, qui pour appeler à épargner les vies civiles ou demander la cessation complète des hostilités. Le pic fut atteint après le drame de Cana, une localité située au sud Liban où 52 civils dont 30 enfants ont péri dans un bombardement aérien. Ce qui est curieux, c'est qu'au Togo il existe une colonie de Libanais qui ont conquis l'économie togolaise et surtout un certain Bassam El Najar, le proprio des parcs automobiles du Port Autonome de Lomé- sauf le PVO qui revient aux Togolais- qui se fait passer pour « Papa Bonheur » ne se manifeste pas. Un genre de presse avait vanté de lui une certaine générosité, arguant qu'il a fait du parc PVO un véritable marché pourvoyeur d'emplois pour les jeunes diplômés togolais chômeurs. Beaucoup s'inquiètent de ne l'avoir pas vu organiser une manifestation pour fustiger les frappes et pensent qu'à défaut, il aurait pu, en véritable « Papa Bonheur » , humaniste par excellence envoyer des vivres aux nécessiteux de son pays. Est-il indifférent au drame que vivent ses concitoyens ? Ou bien aime-t-il plus les Togolais que ses compatriotes ? Un exil doré ne saurait remplacer sa terre natale, dit-on. L.H. Cycle des dialogues Le peuple togolais, otage d'un régime méchant et d'une opposition en panne d'efficacité Le 12 ème dialogue intertogolais qui se déroule depuis le 21 avril dernier avec des péripéties très mouvementées n'est qu'une séquence des pourparlers enclenchés depuis les années 93 entre la monarchie des Gnassingbé et son opposition. Un passage en revue du bilan des onze premiers permet de s'apercevoir qu'ils n'ont servi à rien et une évaluation de l'actuel ne permet non plus d'envisager des lendemains meilleurs. Au passage, c'est le pauvre peuple qui est la victime par excellence, le souffre douleur des politiques togolais, de la méchanceté manifeste des uns et de l'innocence des autres. Point n'est besoin d'avoir des yeux perçants pour reconnaître celui à qui incombe la responsabilité première de la dèche imposée aux Togolais. C'est nommément le RPT et ses conglomérats de « micros partis » et associations avides d'intérêts. Ce parti s'illustre par une méchanceté manifeste. Alors que le Père a confiné le peuple durant 38 ans, ce parti n'a pas trouvé mieux que de passer la main au fils. Comme pour s'adjuger la palme d'or de la méchanceté, le régime s'est plu à massacrer près de mille Togolais pour offrir le pouvoir sur un plateau d'or au fils. Et, pour atténuer les gesticulations d'une opposition usée, Faure Gnassingbé les embarqua dans un simulacre de dialogue, le 12 ème dont les péripéties ne promettent pas pour si tôt le bout du tunnel. Depuis que Faure Gnassingbé a, tel un conquistador, conquis le « tabouret présidentiel » , les Togolais ont eu à apprendre certaines vertus sur le RPT et son « jeune président ». « Leader nouveau, esprit nouveau », volonté d'alternance, nouvelle donne, rabache-t-on. C'est tout le contraire qui se dénote des agissements de ce parti à travers le dialogue. Après avoir « sodomisé » les textes constitutionnels pour ramener l'âge minimal de dépôt de candidature de 45 à 35 ans dans le souci de permettre à Faure Gnassingbé de pouvoir être éligible, le pouvoir veut verrouiller le haut en proposant au présidium du dialogue que la nouvelle Assemblée Nationale fixe le summum à 65 ans. Et nul n'est dupe, c'est pour écarter Gilchrist Olympio. Tel qu'on connaît ce régime, il l'aurait même déjà fait si ce n'est pas que tous les projecteurs, nationaux et internationaux sont braqués sur lui. A preuve, il n'a suffi que d'un tour de passe-passe pour qu'en une démi-nuit, Faure Gnassingbé devienne Président de l'Assemblée puis Président par intérim du Togo orphelin d'Eyadéma. Ce parti qu'on dit encore ouvert à l'alternance démocratique propose aujourd'hui qu'on supprime le poste de Premier Ministre. Tous les pouvoirs seraient ainsi concentrés entre les mains d'un Faure Gnassingbé qui serait donc tout-puissant et ferait, au lieu d'un mandat de 5 ans, 7 ans s'il arrivait que le RPT gagne –comme d'habitude- les élections législatives. Et s'il devait comme « l'autre » faire un second, un troisième….. ? Où est l'esprit nouveau au RPT ? La seule alternative pour le pauvre peuple malade des Gnassingbé serait d'avoir une opposition compétente qui puisse contraindre le régime, véritable « ronce politique » à s'assagir. Malheureusement, les leaders togolais de l'opposition ne semblent pas outillés pour y arriver. On dirait qu'ils manquent de conviction politique. Hier, c'était à tue-tête que les Gilchrist Olympio, Léopold Gnininvi et Yawovi Agboyibo, pour ne citer que ceux-ci récusaient l'élection de Faure Gnassingbé et réclamaient la victoire de l'opposition. Mais aujourd'hui plus personne ne remet sur le tapis la question de sa légitimité. Et, au lieu de faire front contre l'ennemi commun, le RPT, c'est à travers une cacophonie monstre qu'ils s'illustrent. C'est à peine croyable qu'on dise aux Togolais que l'UFC, le CAR et la CDPA adhèrent au choix de Blaise Compaoré comme facilitateur dans le dialogue intertogolais. Et pourtant, tous ces leaders lui connaissent un background, un CV politique peu enviable, pas trop différent de celui d'Eyadéma. N'est-ce pas aberrant, maladroit et déraisonnable de confier une tâche aussi importante qu'est la facilitation dans un dialogue autour d'une crise aussi vieille, dans un pays aussi particulier que le Togo à un « tortionnaire de démocratie » ? L'homme, au lieu d'être une référence en démocratie, l'est plutôt en dictature. Comment peut-on demander à quelqu'un qui a «tué» pour venir au pouvoir dans son pays, de promouvoir la démocratie ailleurs ? Dans quelle démocratie occidentale équilibrée un président peut-il rester au pouvoir depuis 19 ans ? En plus d'avoir «tué» , qui ne sait pas que le facilitateur fut des tout premiers chefs d'Etat africains à tripatouiller la constitution de son pays pour s'assurer une présidence à vie? Avoir confiance en un type pareil pour permettre une ouverture démocratique ailleurs est un leurre. Et quand un Léopold Gnininvi le propose comme facilitateur et ses alliés opposants entérinent cette proposition, le novice comprend à peine. Le peuple est encore victime des points de vue bizarres, voire contradictoires des opposants. Au demeurant, c'est le peuple togolais qui est pris entre le marteau et l'enclume, c'est-à-dire la méchanceté du parti au pouvoir, l'innocence mêlée à l'incompétence de l'opposition. Car ce 12 ème dialogue peut être un échec et eux tous continueront à vivre comme avant. Mais c'est le pauvre peuple- vous et nous- qui jouera la prolongation dans la débine. Pauvre peuple, malade de ses politiques! TINO Kossi Coup de gueule Défécation à ciel ouvert au quartier administratif On ne le dira jamais assez. Le 1 er irresponsable dans ce rectangle de pays c'est bien l'Etat car il démissionne dans des tâches les plus élémentaires. L'autorité ne cesse d'entreprendre des campagnes pour sensibiliser les citoyens à la pratique de l'hygiène et de la salubrité pour sauvegarder leur santé, et donner une bonne image de la ville et du Togolais en somme. Mais c'est l'autorité elle-même qui s'avilit à travers certaines attitudes. Cela fait un bon bout de temps qu'on n'a pas cessé d'attirer l'attention de l'autorité sur l'insalubrité galopante qui a cours au Quartier Administratif, une sorte de QG du pouvoir. N'est-ce pas bizarre qu'en tant que tel, on puisse y déféquer dans l'indifférence totale des gouvernants? L'espace sous les neems est devenu depuis un bon bout de temps un lieu de défécation en plein air des riverains. Le hic est que tout autour, on a une des plus vieilles banques nationales, la BTD , le plus grand hôtel du Togo, l'hôtel Corinthia 2 Février, l'Hôtel de ville de Lomé pour ne citer que ces bâtisses. C'est assez lâche, bas et vil que l'Etat ne s'émeuve pas pour faire arrêter ces pratiques. Il suffira qu'il le veuille, l'endroit sera propre. Que font les autorités communales ? L'entretien de la ville de Lomé, les journées ville propre ne doivent pas se réduire au balayage des machins de boulevards, des artères principales de la ville. Ledit espace n'est certes pas la Colombe de la Paix , les jardins de Lomé 2 et Faure Gnassingbé n'y passe pas ni à l'aller ni au retour de la Présidence pour inhaler l'odeur suffocante qui s'en dégage. Il sera entretenu si l'Etat le veut. Mais en attendant, c'est une « bien jolie » image que donne l'autorité du pays et qui circulera dans le monde, celle que le Q.G du pouvoir togolais partage « amicalement » son espace avec des « cacas ». Génial, non ? TINO Kossi Libertinage Villégiatures gouvernementales en Libye On ne sait pas ce que les autorités gnassingbélandaises ont juste en Libye. Arrivé au pouvoir il y a un peu plus d'un an, « Faure-vi Vodoua » s'y est déjà rendu quatre fois. La semaine dernière, c'est au tour de sa Majesté le Roi Gbogboyagbo de s'offrir des villégiatures de cinq jours à Tripoli. Il était accompagné dans ce voyage du ministre de la « grippe bavière », « Mbô » (frère en Bassar ) Charles Kondi Agba. Kodjo et son homologue libyen ont parlé politique, économie, coopération bilatérale et sous-régionale. Kodjo a aussi palabré avec les Libyens qui ont racheté l'Hôtel de 2 Février cher au « Père de la Nation » après sa « brillante » victoire sur ces « yovo » qui voulaient le « tuer » dans l'« accident » de Sara et Kawa. La délégation gnassingbélandaise a , en outre, visité la ferme Abou Sheba qui a une superficie de 50 000 hectares dont 2000 bénéficient d'une irrigation moderne, le projet du grand fleuve artificiel (Great Man Made River) ainsi que la grande cuve qui alimente la ville de Tripoli en eau potable. A travers le reportage que la TVT a fait, on a constaté que la bande à Kodjo était éblouie devant ces exploits libyens. Le ministre agriculteur-éleveur-pêcheur regardait bouche « Z », pardon bouche bée quand ils étaient arrivés dans la ferme d'Abou Sheba. Sûrement qu'il initiera dans les prochains mois quelque chose de ce genre à Malfakassa pour irriguer son Bassar natal. Il se peut aussi que le Roi transforme les puantes lagunes de Lomé en « Great Man Made River ». La seule nouveauté au cours de ces randonnées est l'information selon laquelle le Gnassingbéland « est l'un des rares pays à payer sa contribution pour le fonds de solidarité de la CEN-SAD , instauré il y a deux ans pour venir en aide aux populations de cette communauté en cas de catastrophe ou de besoin extrême ». Quelle prouesse du pouvoir Faure ! Mais le hic c'est que les Gnassingbélandais n'ont jamais senti l'odeur de ces fonds de la CEN-SAD. Il y a plus de deux mois que certains d'entre eux sont devenus des aquatiques à Lomé mais c'est seulement quelques « bollets » (petits bols) de gari et de maïs que la « battante » de la CPP leur a distribués. Ou bien veut-on un tsunami avant que la CEN-SAD ne vienne au secours des populations de Gnassingbéland qui s'acquittent régulièrement de leurs contributions ? Zarifou Ayéva et son PDR totalement déconnectés Avec ce qui se passe actuellement au Togo, certains partis à l'instar de la CPP de Kodjo et du PDR du Prince Tem, Zarifou Ayéva, semblent perdre tout leur repère. Ils sont déboussolés depuis le 14 avril 2004, où feu Eyadèma les capta en leur demandant d'aller assister son « garçon de course » Koffi Sama dans le cadre des consultations entre l'Union Européenne et le Togo. A partir de ce moment, ils sont devenus plus royalistes que le roi en prenant fait et cause pour le pouvoir oppresseur RPT. Ces partis qui n'ont plus aucun avenir se livrent à un jeu trouble dans le microcosme politique togolais. La dernière blague vient du Parti Démocratique pour le Renouveau (PDR) de A Z. Cette formation politique qui n'est à l'aise que dans les proverbes, s'est fait violence pour formuler les points de désaccords dans le cadre du Dialogue National. Et là c'est la catastrophe : « Le mode de scrutin : a- le PDR propose que le Dialogue discute et règle définitivement ce problème au lieu de le renvoyer à une commission. b- Le mode de scrutin n'a pas d'incidence sur la transparence d'un scrutin. Au contraire, dans le cas d'espèce, il favorise des alliances entre les partis politiques. Ce qui n'est pas mauvais en soi surtout en cette période où nous prônons la réconciliation nationale. Le PDR maintient le mode de scrutin en vigueur : le scrutin uninominal à un tour ». Vous voyez le contraste ? Après avoir loué le scrutin à deux tours, le parti du « Consultant à l'Académie des Proverbes » a opté pour le scrutin à un tour. Ce qui est curieux, c'est qu'il n'a pas daigné donner les raisons qui sous-tendent ce choix. Si c'est à l'école que ce sujet lui a été soumis, le rédacteur de ces désaccords aura 0/20 par indulgence du prof. Le PDR est toujours un mauvais élève. Le «mal élu» à l'anniversaire du «bien élu» Le mardi 1 er août dernier, les « Béninlais » ont fêté le 46 ème anniversaire de leur accession à la souveraineté internationale. C'est le premier événement d'envergure national sous l'ère de « Dadjè » Thomas Yayi Boni, le néophyte qui a administré en mars dernier une fessée électorale aux vieux loups comme Adrien Houngbédji et Bruno Amoussou. Pour sa fête nationale, il a invité certains chefs d'Etat à l'instar du « prochain » ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, du « d inosaure » gabonais Omar Bongo, le facilitateur des Togolais, Blaise Compaoré, le chantre de « sopi » (changement en Wolof) moribond Abdoulaye Wade et le « fils de la nation » togolaise, « Général Faure Essozimna Gnassingbé ». C'était en somme une trouvaille d'un mini-syndicat des chefs d'Etat d'Afrique. Le « Caméléon » qui a voulu aussi « tonner » le monde par ces déclarations tonitruantes et déplacées pendant l'élection présidentielle « béninlaise » était aussi de la partie. Les « mon pays » de Gnassingbéland ont défilé pour les beaux yeux des populations « béninlaises ». C'est un détachement du Régiment Commando de la Garde Présidentielle (RCGP) qui a défilé au nom de l'armée togolaise. Mais quand un réfugié togolais qui était dans l'assistance a vu ces défilants, il a formidablement eu peur et il a pris ses pieds à son cou. Il a cru que ces « mon pays » allaient à la fin le ramasser et le ramener à Lomé, la « vilaine » belle. Tonton Blaise doit revoir son emploi du temps Les Gnassingbélandais du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, des « mon beau village » et de Lomé le dépotoir ont appris que c'est Blaise Rapporteuoré, pardon Compaoré qui a remporté les élections de difficilitateur dans la salle Evala. Décidément, ce type est un gagneur né. Après avoir donné une « fessée électorale » à ses zopposants en novembre dernier lors de l'élection présidentielle diaboliquement claire et obscure dans son pays, il met K.O ses adversaires au poste de facilitateur. La seule inquiétude des Togolais, contrairement aux Gnassingbélandais, est de savoir si le type sera libre pour « difficiliser » le palabre entre les Togolais et les Gnassingbélandais car, en tant que Président d'un pays, il a un emploi du temps chargé, et le fantôme du confrère Norbert Zongo le persécute régulièrement. Et puis le temps qu'il prenne une mobylette P.50, le moyen de transport le plus « amouré » des Burkinabé ou à défaut monte sur un beau zébu pour d'abord traverser la frontière de Cinkassé, traverser les capitales du Nord Togo et celles du Sud avant d'arriver dans Lomé, les dialogueurs se seraient déjà mangé les nez. Certains pensent qu'il aurait été mieux que l'on choisissât une personnalité libre de tout marquage, qui n'est donc pas Président en interrogation, pardon en exercice d'application dans son pays. Un jaloux des acquis de «les eux» a dit que Faure-vi serait très dispo pour jouer à un « aggravateur », pardon facilitateur dans un autre conflit parce qu'il a trop d'heures libres dans son emploi du temps présidentiel et que c'est pourquoi il voyage comme un albatros et qu'il pourrait aller proposer ses services dans les conflits opposant l'Israël à la Palestine , et au Liban. Fofovi Dossouvi, quand même! Le confrère « Golfe Info » dans son numéro 133 du lundi 31 juillet avait passé une interview du sieur Logo Dossouvi, l'un des leaders du Mouvement Patriotique du 05 Octobre 1990 qui était fort appréciable parce que le gars a dit du vrai sur nos zopposants-là. « L'opposition togolaise compte en son sein des leaders qui ne disent pas la vérité au peuple » et « ont toujours sacrifié le peuple togolais sur l'autel de leurs intérêts personnels », avait-il dit. Et lui-même a donné l'exemple de la CPP et du CAR, mieux de Fo Kodjo et de Fo Agbo. Ce n'est pas nous qui « a » dit hein, sinon « c'est eux qui font et on dit que c'est nous qui fait », comme dirait un « mon pays ». Mais là où « Fofovi Dossouvi » a donné des sueurs froides aux gens, c'est quand il concluait qu' « il faut privilégier la force pour la libération du Togo » . Car cette phrase a rappelé à beaucoup de Togolais une histoire d'amour très récente avec nos gentils « mon pays » il y a de cela un peu plus de 15 mois. Vieux, jeunes, hommes et femmes, tous étaient devenus ces 26, 27 … avril 2005 des Justin Gatlin, Assafa Powell, Gebréselassié, Maria Mutola… des athlètes quoi. Certaines maisons qui avaient la malchance d'être visitées par les gentils « pacificateurs » avaient dû le signaler à un autre groupe éventuel d' «assassins amicaux» en écrivant à la devanture de leur portail en gros caractères « DEJA FRAPPéS » afin d'échapper au second tour de la présidentielle, pardon de la bastonnade générale. Il se raconte que des gens déjà « caressés » par les « kpoundroulettes » avaient exigé des récépissés, des reçus, des attestations en cas de qu'est-ce qu'il y a. Que Fo Logo précise de quel côté ladite force viendra parce que les militaires-là avaient sévi comme si on n'était pas tous Togolais. Le Nid et la NDP « dans l'espoir d'une suite défavorable… » On aura tout vu avec ces « particulettes » qui sont à l'abreuvoir de Fo Kodjo. Qu'est-ce qu'ils ont à s'occuper tant de leur parti politique, ces « jeunes égarés » qui ont été appâtés par le « gouvraiment » Kodjo ? Hier c'était le type d'Anyronkopé qui occupe la boîte de la culture, du tourisme et des loisirs qui était en action. Il inaugurait un siège pour son « Le Nid ». Un débile « physico-chimique » de notre quartier nous a demandé : « quels zoiseaux il compte mettre dedans ? Les Zéperviers ? » Nous on n'a pas pu répondre à cette question. L'autre jeune beau gosse moustachu, Jacky Chan-Jet Lee, « karatékaman » de carrière qui, en tout cas l'ouvre moins souvent que son homo Gilbert B. (Ah ! une catastrophe, celui-là !) aussi vient de lui emboîter le pas en inaugurant un siège pour son machin de NDP le 25 juillet dernier. Ont-ils des échos, ces leaders de ces trucs de trois pauvres lettres là ? Ou bien ils le font « dans l'espoir d'une suite défavorable… » ? Ils sont bien malins, parce que le gouvernement est comme une maison de location et non un legs paternel. Et puis ils créent des partis pour quoi faire? Des partis qui se réduisent aux membres du bureau, c'est-à-dire « napio » (zéro), ils vont faire quoi ? Gagner les présidentielles, les législatives ou les communales ? Rien n'est sûr qu'ils rassembleront tous deux 1x10 -6 portion de l'électorat. Comme conseil d'ami et d'ennemi, s'ils ne trouvent rien à faire après qu'ils seront virés, ils n'ont qu'à faire « Zed » comme tous les autres. Ils sont encore jeunes et ils ont de l'énergie à revendre. Et puis l'un d'eux n'aura aucun complexe à faire Zed parce qu'il y a des licenciés et maîtrisards qui le font. Et lui qui n'a que le niveau B… ? Les « mon pays » sont-ils au-dessus de la loi? La scène qui s'est passée dans le quartier Novissi à Lomé plus précisément au niveau de la Station Texaco le jeudi 27 juillet dernier montre que nous sommes loin de la fin de l'impunité au Togo. Certains « mon pays » croient qu'ils sont au-dessus de la loi et font ce que bon leur semble. Tout a commencé quand un « mon pays » ouvrit son treillis et fit sortir de son entrejambe son long et lourd « bazooka ». Et puis « pôpô », il se mit à uriner sans vergogne sous l'apatam des conducteurs de Zémidjan. Selon certains témoins, son « urinomètre » a indiqué 2 mm 3 d'urine. Non contents, les Zémidjan lui ont fait des remontrances et l'ont invité à ne plus le refaire la prochaine fois. Qui leur a dit qu'un civil donne des conseils ou fait des reproches à un « mon pays » ? Le militaire « urineur » n'a pas du tout apprécié ces remarques et promis revenir « mettre du désordre » dans les lieux. Quelques minutes plus tard, des éléments des FAT et des policiers armés joliment de coupe-coupe et autres instruments ont débarqué sur les lieux et ont « domestiquement », pardon sauvagement saccagé cabines téléphoniques, mosquées de fortune, cafétérias, apatams et autres. On dirait des Israéliens qui s'attaquent aux cibles des combattants du Hezbollah libanais. Il se raconte d'ailleurs que parmi le groupe des « destructeurs », il y aurait un officier de la brigade anti-gang. Comme tout ce que fait « la grande muette » est géré dans la discrétion totale, nous osons croire que des sanctions exemplaires vont être prises à l'encontre de ces « forces du désordre ». L'ère des « éléments incontrôlés » est révolue. Liberté Hebdo N°107 du vendredi 04 août 2006
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