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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Interview exclusive de Dahuku Péré « Notre pays est au plus bas de la fosse, il urge de l'en sortir et de le mettre debout » Bien que n'étant pas invité au Dialogue National, « L'Alliance » du tandem Péré-Agbéyomé n'est pas en marge de la situation politique de notre pays. Elle a tout récemment rendu publiques ses propositions pour une sortie de crise au Togo. Une fois que la phase de la facilitation est réglée, nous avons approché M. Dahuku Péré pour avoir son opinion sur la question. Il est en outre revenu sur le mode de scrutin qui divise les protagonistes et souhaite que ce douzième dialogue soit le dernier dans le landerneau politique togolais. Lisez plutôt… Monsieur le Président, l'un des points de désaccord du Dialogue national est le mode de scrutin. D'aucuns préconisent un scrutin à un tour alors que d'autres souhaitent celui à deux tours. Quelle est votre réaction par rapport à ce fait précis ? Les juristes répondront mieux que moi à votre question. Il y a plusieurs modes de scrutin. Celui que nous connaissons le plus au Togo, c'est le mode de scrutin uninominal qui peut être à un tour ou à deux tours. La constitution togolaise avait prévu au départ le mode de scrutin uninominal à deux tours aussi bien pour les présidentielles que pour les législatives. Ce qui signifie que dans une circonscription électorale, s'il y a trois candidats et que si personne ne réunit plus de 50% au 1 er tour, les deux meilleurs se rencontrent au 2 ème tour et très facilement la population va les départager. Mais le pouvoir, à un moment donné, a introduit le mode de scrutin à un tour pour certaines raisons qui lui sont propres. Mais en fait, ce mode de scrutin ne permet pas vraiment que les électeurs se répartissent clairement et donnent une nette majorité à un candidat. Il y aussi le mode de scrutin de liste qui permet de présenter non pas un seul candidat dans une circonscription, mais une liste de candidats dans une zone déterminée. Cela s'applique par exemple dans une circonscription électorale ou dans une préfecture par exemple où il y a 5 sièges de député en jeu. Chaque parti présente donc une liste de 5 candidats et les populations vont voter pour les listes. Et les sièges seront répartis aux partis politiques au prorata des pourcentages de voix recueillies par chaque formation politique. Il y a encore d'autres types de scrutin mais je voudrais m'arrêter à ces deux. Mais au Togo, le débat tourne actuellement autour du scrutin à un ou deux tours. Lequel des deux peut garantir un processus électoral transparent et crédible ? Le scrutin à deux tours est celui choisi par la population au référendum de 1992. Et dans la position exprimée par « L'Alliance » au sujet des points de désaccord du Dialogue, nous avons souligné que la meilleure solution serait de revenir au choix de la population. C'est le scrutin à deux tours qui permet de dégager une majorité suffisante pour appuyer un programme de gouvernement. Néanmoins, on assiste dans certains pays à des scrutins à un tour qui donnent des résultats acceptables. Ne pensez-vous pas que ce type de scrutin est convenable à notre pays qui connaît de sérieux problèmes financiers ? Ce qu'il convient d'appliquer c'est ce que le peuple a vraiment décidé et non autre chose. Même si cela coûte cher, c'est le peuple qui va payer et non personne d'autre de sa propre poche. Si un gouvernement estime que le choix du peuple n'est pas le bon, il doit revenir à ce peuple, expliquer les enjeux financiers et solliciter l'accord du peuple pour la nouvelle option proposée. Monsieur le Président, est-ce que vous pensez qu'on peut résoudre ce problème de scrutin à deux tours sans toucher à la loi fondamentale ? En principe on doit la toucher. Mais on peut convenir également que la solution adoptée par l'accord politique s'impose à la Constitution si tant est qu'on veut aider le pays à sortir de sa crise. C'est une question de volonté politique. C'est quoi par exemple ? Il faut trouver une solution qui nous rassemble un peu. Il y a d'autres modes de scrutins qu'on peut explorer. Intéressons-nous à présent au dialogue proprement dit. Y a-t-il eu du progrès avec les 21 séances du dialogue ? Bien sûr que oui ! J'ai compris à l'explication du président du dialogue que les parties prenantes ont décidé de parapher après les 21 séances un document pour sauvegarder les acquis. S'il n'y avait pas d'acquis, elles n'évoqueraient pas la nécessité de les sauvegarder. Je leur laisse donc le vocabulaire et je leur fais confiance. L'essentiel pour nous au niveau de « L'Alliance » est qu'après avoir sauvegardé les acquis, les parties prenantes ont reconnu la nécessité d'approfondir les discussions en recourant à la facilitation. Mieux, elles ont choisi unanimement un facilitateur ; cela est un progrès important de mon point de vue. S'arrêter à leurs limites constatées aurait été un mauvais choix. Décider de les dépasser est en revanche un bon choix et réussir à désigner unanimement le facilitateur est un vrai succès. Pensez-vous que le président burkinabé peut aider les Togolais à sortir vraiment de la crise ? Le Président Compaoré est déjà intervenu dans les problèmes politiques du Togo notamment dans la recherche de l'accord entre le pouvoir et l'opposition qui a permis d'organiser des élections démocratiques pour mettre fin à la période de transition. Cela signifie qu'il a l'expérience politique des problèmes du pays et des désaccords entre les acteurs politiques. Je pense que cette expérience représente un acquis. Blaise Compaoré est un président en exercice, il est membre de la CEDEAO. C 'est aussi un voisin sur qui nous devons pouvoir compter. Je pense que si l'opposition a unanimement décidé de lui faire confiance, nous ne pouvons que nous en féliciter. Quel que soit ce qu'on veut reprocher à ce choix, je pense que l'unanimité qui s'est dégagée est à saluer. D'aucuns pensent que c'est un choix pour réparer ce que la CEDEAO a fait lors du soutien présidentiel d'avril 2005 d'autant que lui-même clame que c'est un défi pour la sous-région… Moi, je trouve que c'est tant mieux s'il prend la chose ainsi. J'ai eu à exprimer mes positions durant cette étape où notre organisation commune, la CEDEAO a fait ce qu'elle a fait. Je la respecte beaucoup ; j'ai eu à servir l'organisation au niveau du parlement. J'ai beaucoup de respect pour cette institution mais je n'ai pas été tendre à l'époque avec elle. Et si le président Compaoré lui-même dit que c'est un défi pour la sous-région, je lui fais davantage confiance. Il a compris l'essentiel du problème. Nous devons rester ensemble et dans un certain climat d'harmonie dans la sous-région. Et si c'est de ce point de vue, il a l'intention de relever le défi, je ne peux que m'en féliciter et faire tout pour y contribuer. Etes-vous de temps en temps approchés par les parties prenantes au dialogue ? Dès le début du dialogue, il y a un parti politique qui nous a approchés et nous a sollicités pour réfléchir sur les différentes questions et échanger de temps en temps avec lui. Cela nous a fait plaisir. Je dois dire également qu'il y a deux semaines, un autre parti politique nous a adressé une correspondance pour un échange sur le désaccord auquel ils étaient parvenus notamment à l'occasion du paraphe. Nous n'avons pas encore pris contact avec lui mais je crois que si tout va bien, dans cette semaine, nous allons nous voir et échanger. Est-ce que vous enverrez un document au nom de « L'Alliance » au nouveau facilitateur ? Les décisions au niveau d'un parti se prennent après concertation. Si dans les tout prochains jours, le bureau arrête quelque chose de précis, cela sera rendu public et certainement communiqué à ceux qui pourront influencer le dénouement positif du dialogue. Votre mot de fin. Je pense très sincèrement que les acteurs politiques togolais, du pouvoir comme de l'opposition, doivent s'entendre cette fois-ci parce qu'il ne s'agit pas fondamentalement pour chacun de chercher à atteindre des buts personnels dans la vie ; il s'agit de sauver le pays. Quand on dit sauver le pays, peut-être que certains ne mesurent pas l'importance de ce que cela signifie mais je pense que chacun peut le mesurer dans sa propre maison ; ceux qui peuvent aller au Bénin, au Ghana et au Burkina voisins, peuvent toucher du doigt ce que c'est qu'un pays qui bouge. Notre pays est au plus bas de la fosse, il urge de l'en sortir et de le mettre debout. Interview réalisée par Zeus A. Facilitation dans le dialogue intertogolais Blaise Compaoré sur les traces de la CEDEAO ? Il est dit que c'était à l'unanimité que le Sieur Blaise Compaoré avait été « plébiscité » facilitateur du dialogue intertogolais. L'espoir fut alors réveillé en les Togolais par les déclarations de satisfaction de leaders de l'opposition. Mais à peine enclenchée, l'allure que semble vouloir donner Blaise Compaoré à la facilitation augure d'une issue malheureuse au Dialogue National. Les craintes de beaucoup de Togolais que nous avions exprimées dans un article précédent sous le titre « les atouts et les faiblesses » du facilitateur Blaise Compaoré d'ores et déjà se manifestent. Il prend fait et cause pour le RPT. Beaucoup de Togolais ont encore en mémoire le bordel foutu par la CEDEAO lors de la « Frauduleuse sanglante » d'avril 2005. Cette institution, du moins les hommes qui la représentaient s'étaient illustrés dans un véritable cirque. Obasanjo, au prime abord farouchement opposé au coup d'Etat constitutionnel du 05-06 février 2005 perpétré par Faure Gnassingbé a fini par avaler la couleuvre ; au moment où l'opposition traditionnelle criait à la fraude électorale en perspective, vu les conditions de préparation du scrutin du 24 avril 2005 et appelait à son report, la CEDEAO , comme si elle était plus censée être au parfum des réalités togolaises et ce à distance, a balayé du revers de la main ces exigences. Le président en exercice de la CEDEAO , Mamadou Tanja avait eu le culot de traiter d' « irresponsabl e » le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité d'alors, patron en plus de l'administration électorale, M. François Akila-Esso Boko pour avoir jeté l'éponge le 22 avril 2005, « vu les risques d'implosions réelle s » et le « massacre planifié » par le clan au pouvoir pour s'imposer par tous les moyens. La CEDEAO malgré ces risques, avait aveuglement insisté sur le maintien du scrutin dans l'échéance des 60 jours. Et le plus cynique, Maï Manga (ah ! le S… !), Aïchatou Mindaoudou et leurs mandants ont passé outre les 1000 Togolais « massacrés » par le pouvoir pour avaliser les résultats du scrutin qui est toujours resté en travers de la gorge des Togolais. Blaise Compaoré imite la CEDEAO Les prémices de sa facilitation sont assez intrigantes. Patrick Lawson, dans des termes à peine voilés redoutait : « Nous espérons qu'il (Blaise Compaoré) évitera de prendre fait et cause pour quiconque d'entre nous… La raison d'Etat et les relations personnelles ne doivent pas nuire à sa mission ». Et bien, cette alerte n'aura duré que quelques jours. « Notre priorité est claire : l'organisation des élections législatives au Togo dans d'excellentes conditions aussi bien de sécurité que d'équité et de transparence », affirme le directeur de la communication de la présidence burkinabé, Seydou Ouedraogo. En d'autres termes, les réformes institutionnelles, même les plus urgentes comme la révision de la constitution ou plutôt le retour à celle de 1992 sont différées dans le temps et devront être entreprises par « la nouvelle législature » comme le veut le RPT. Que voulait le régime autre que l'organisation des élections législatives dans de brefs délais, ce qui ouvrirait les vannes de la coopération d'avec l'union Européenne ? Tino Kossi La facilitation se déroulera en deux étapes Beaucoup de Togolais s'interrogent certes sur la manière dont le facilitateur Blaise Compaoré va se prendre pour mener à bien la tâche à lui confiée. Et bien, de sources proches du Bureau du Dialogue National, la facilitation se déroulera en deux étapes : - Dans un 1 er temps, les délégations se rendront à Ouagadougou pour des rencontres bilatérales avec le facilitateur. - Ensuite, ce sera le tour du facilitateur de faire le voyage de Lomé. L.H. Les masques tombent Le RPT ne veut pas de Gilchrist Olympio au pouvoir Tout commence à être clair pour les Togolais. Le RPT qui monopolise le pouvoir, ne veut rien lâcher. Ce parti étale lui aussi une liste de désaccords pour tenter de flouer l'opinion et mettre la pression sur les partis de l'opposition notamment l'UFC de Gilchrist Olympio. Parmi tous les points inscrits à l'ordre du jour, le RPT n'a de réserves que sur les réformes constitutionnelles. 1) « Les points touchant à la constitution ne peuvent être réglés que dans le cadre d'une nouvelle Assemblée Nationale qui sera pluraliste » 2) « Dans le cadre des réformes constitutionnelles à entreprendre par la nouvelle Assemblée Nationale, le RPT propose une limite supérieure de l'âge à la candidature aux fonctions présidentielle à 65 ans » 3) « Le RPT propose que le régime politique actuel soit revu afin de l'adapter au principe de l'unicité de la fonction exécutive » 4) « Le RPT propose que soit porté à sept (07) ans le mandat présidentiel afin de permettre au candidat élu d'exécuter son programme de société ». A l'analyse du point 2, on se rend compte que la personne visée est incontestablement le leader de l'UFC, Gilchrist Olympio et peut-être les autres leaders de l'opposition démocratique. La plupart d'entre eux sont dans la soixantaine et ne peuvent pas faire acte de candidature si cette réforme du RPT venait à passer. Le Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé, Pascal Bodjona, avait même annoncé les couleurs dans l'interview qu'il a tout récemment accordée à RFI. Ainsi, après avoir ramené l'âge minimal pour le dépôt de candidature à l'élection présidentielle de 46 ans à 35 ans pour permettre au fils de succéder au père décédé à 69 ans, le RPT veut désormais bloquer le sommet à 65 ans pour empêcher la bande à Gilchrist Olympio, Gnininvi, Agboyibo…. qui aspirent au pouvoir d'y renoncer. L'autre blague est le point 3 qui concerne le mandat de 7 ans renouvelable. Et on nous dit que c'est pour « permettre au candidat d'exécuter son programme de société ». Que c'est rigolo ! Le « mercenaire au col blanc », Charles Debbasch, ne s'est-il pas associé à la rédaction de ces points de désaccords ? Ça sent trop l'amateurisme. A ce que nous sachons, le programme de société d'un candidat est fait selon les types de mandat. A chaque type de mandat, son programme de société. Un candidat qui veut briguer le poste de Président de la République dont le mandat est de cinq ans, ne peut jamais proposer un projet de société qui s'étendra sur l'éternité. Son projet doit être conséquent avec le temps qu'il passera au pouvoir et c'est en fonction de ce qu'il a pu faire que le peuple lui renouvellera ou non sa confiance lors des prochaines joutes électorales. Aux Etats-Unis d'Amérique, au Ghana, au Nigeria, le mandat présidentiel est de 4 ans mais aucun dirigeant de ces pays ne s'est plaint que le temps était trop court et qu'il n'a pas pu exécuter son programme de société. Que le RPT cesse de se moquer des Togolais ! Si aujourd'hui, il faut 7 ans pour permettre au candidat élu « du RPT » de réaliser son programme de société, demain, on demandera aux Togolais un mandat de 15 ans et peut-être plus tard 39 ans. En outre, le RPT veut qu'on fasse un trait sur le poste de Premier ministre. Ceci pour éviter que le Président de la République partage son pouvoir avec un PM qui sera de l'opposition. Comme on le voit, le RPT a l'intention d'obliger l'UFC à revoir ses revendications surtout celles concernant les modifications constitutionnelles. Après avoir opposé les partis de l'opposition, le RPT fait aujourd'hui chanter l'UFC. Et cela risque d'avoir une incidence sur la facilitation. Ne sera-t-on pas tenté de ramener les discussions à ces deux partis ? Des rencontres de Rome bis en somme ? L'avenir nous le dira. Mais il est urgent que les trois partis de l'opposition (CAR, CDPA, UFC) enterrent la hache de guerre pour s'atteler à l'essentiel : la conclusion d'un accord crédible censé résorber définitivement la crise togolaise. Z. A Libertinage Les « dépités » RPT réchauffent le terrain Le dialogue « gnassionnal » fait son petit bonhomme de chemin. Il va même déboucher sur l'organisation de nouvelles élections législatives. Le mandat de la bande à l'ancien formateur des muscles, Abass Bon-faux, arrive à son terme en octobre 2007. Et il est dans l'ordre normal des choses que les Gnassingbélandais députent d'autres personnalités qui vont plaider leur cause. Ceux qui sont aux affaires depuis les législatives frauduleusement anticipées d'octobre 2002 ne plaident que leur panse et leurs poches qui sont trouées. Ils ont transformé l'hémicycle en une véritable chambre d'enregistrement où la contrefaçon de députés est monnaie courante. Il est actuellement loisible de retourner en clando à l'Assemblée s'il venait que vous perdiez votre poste de ministre. La dame JUVENTO, Dorothée Illoudjè, qui avait fait le Tourisme dans le gouvernement du « meilleur pleureur aux funérailles modernes du Père de la Nation », Koffi Sama, est retournée tranquillement à l'Assemblée nationale quand le « Roi » ne lui avait pas fait appel. Passons ! De plus, il y a dans le lot des « dépités » qui ne sont jamais retournés voir leur électorat. Tout ce qu'ils gagnent en faisant à toutes les plénières « Pour » n'a servi qu'à construire de jolies maisons. Nombre d'entre eux n'étaient rien avant que ce bonheur ne vienne frapper à leur porte. Sachant leur fin prochaine, ils débarquent dans leur circonscription électorale, qui pour organiser un festival de football, qui pour offrir un sachet de paracétamol à un centre de santé. C'est dans ce cadre que s'inscrit le one man show du ministre des journalistes dans son Moyen Mono natal. La révélation de la grève générale illimitée a procédé à l'inauguration d'un carrefour à Tohoun. A l'occasion, il y a amené « mon beau toiseau » qu'on appelle à Lomé le dépotoir « Colombe de la paix ». Mais là-bas, « mon beau toiseau » porte le nom de la « Colombe de la Réconciliation » et est placé au « Carrefour Faure Gnassingbé ». La seule bizarrerie, c'est que toutes les voies qui débouchent sur le carrefour en question sont goudronnées en argile rouge et pendant la saison sèche, elles dégagent des poussières mortellement propices à la santé. Avec la « grippe bavière » et les poussières, il est fort à parier que « mon beau toiseau » connaisse aussi une espérance de vie très courte. Rockvi veut reculer le football togolais « cent ans en arrière » Le président de « la République togolaise de football », Rock Balakiyèm Gnassingbé continue de narguer les Togolais en « toilettant » les textes de la fédération et en cooptant de vieux pépés qui n'ont plus rien de nouveau dans leur cervelet. Il fait comme si rien ne s'est passé et annonce avec grand bruit une série de décisions. A ce propos, il manipule une certaine presse qui véhicule ses incongruités. « Il faut toujours accepter les erreurs pour se corriger et c'est ce que le Président de la FTF est en train de faire », écrivaillent certains « con-frères » qui ne savent même pas le nombre de joueurs qui évoluent sur l'aire de jeu au cours d'un match officiel de football. Ne dit-on pas que persévérer dans l'erreur est diabolique ? Combien de fois Rock n'a-t-il pas pénalisé le football togolais par ses sautes d'humeur ? Ne dit-on pas aussi que seuls les imbéciles ne changent pas ? Rockvi est décidé à détruire le football togolais. Pour lui, c'est « après moi, le déluge ». C'est dans cette logique qu'il veut faire jouer les prochaines éliminatoires par les joueurs localement locaux, ces footeux qui amortissent la balle avec leur tibia, qui contrôlent avec leur omoplate, qui cadrent leurs tirs « qui passent malheureusement au-dessus de la barre transversale » et qui font de puissants tirs « qui ne vont pas loin ». A la veille de la Coupe du Monde « allemagnaise », Otto « Fischer » - c'est comme cela que son employeur même l'appelle ; il a sûrement un problème de prononciation et lui a inventé un autre nom - avait eu à travailler pendant des mois avec ces footeux locaux. Mais personne ne l'avait convaincu. C'est seulement le jeune gardien de l'Etoile Filante qui a eu la chance d'aller en Allemagne. Pourtant ce sont aujourd'hui ces locaux sans compétition que Rock veut faire aligner pour les prochaines éliminatoires. Comme ça, il n'aura pas à payer beaucoup. Comme l'a suggéré entre-temps un ancien ministre « bitosard », avec un « millignon », les enfants vont mouiller le maillot plus que ceux qui avaient pris 50 « millignons ». D'ailleurs, quel crédit faut-il accorder à des joueurs qui se font battre par un Dyto dont le meilleur palmarès ne se résume qu'à son élimination au premier tour des préliminaires des Coupes continentales ? Ces footeux rabougris que nous avons vus sur le stade d'Agoyi ne peuvent pas faire le poids devant les Ecureuils du Bénin. Bonne chance quand même pour la débâcle ! C'est parti pour le concours Miss 2006 et ses énormités Mlle Jacky Azouma qui n'a pratiquement rien fait au cours de son mandat va céder sa couronne le 26 août prochain dans le palais où on fait congrès tous les jours. Quand on l'avait vue sur TVT le mercredi 26 juillet dernier dans l'émission de Dorothée Tabiou où il y avait aussi une go qui avait laissé ses seins libres de tout marquage, elle paraissait … quoi ! Malgré la « beauté industrielle », les « boutons d'amour » défient son visage. Mais avec ce qu'on a vu lors de la Super Régionale , on risque d'avoir des candidates pas très jolies à la finale du 26 août. Et là, l'infatigable Edwige Badakou pourrait encore représenter le Togo aux prochains concours internationaux. Mais en attendant la finale, on se remémore certaines énormités de la finale de l'année dernière. « Il y a la fête d'arachide : Ayizan à Tsévié » ; « Exemple de culture, à Aného, les hommes portent les habits déchirés pour fêter la culture ; à Kara, ils boxent pour Evala » ; « la culture est ce qui est acquis à l'homme » ; à la question « quelle sera votre réaction quand on vous présente à votre arrivée dans un village une eau de couleur jaune », une candidate qui se dit être étudiante répondit : « l'eau est inodore, sans odeur ; incolore sans couleur ». Aux cris du public, elle coupa court : « Je vais la goûter un peu pour ne pas fâcher les gens ». La nouveauté dans le Kozahland A la dernière Coupe du Monde à Kozahland, il s'est passé quelque chose de spécial. C'est une nouveauté qui a fait plaisir à certaines populations de la préfecture. Au temps du « Père de la Nation », lors des Evala, les lutteurs de certains villages se faisaient gentiment battre par leurs adversaires. Ceci pour faire plaisir au « promoteur des us et coutumes » de notre pays. A l'époque, on voyait des lutteurs capables de faire tomber un éléphant se laisser terrasser par des adversaires qui ne pouvaient même pas résister à une feuille d'arbre. Mais depuis qu'« un homme nouveau, un esprit nouveau » a succédé à son père, il veut qu'il y ait des innovations, mieux de la transparence dans les Evala. Que les plus méritants soient déclarés vainqueurs et non les plus tricheurs. Ainsi lors des Evala 2006, le village qui gagnait habituellement au temps du « Grand Baobab » a été sérieusement laminé par ses adversaires. Dans les arènes, quand on terrassait les lutteurs du village qui trichait avant, les ambianceurs ne se sont pas empêchés d'entonner : « Nouvel homme, yéhé, nouvelle lutte, yéhé ; nouvel homme, yéhé, nouvelle lutte, yéhé ; nouvel homme, yéhé, nouvelle lutte, yéhé… ». L'équipe de Rock à l'épreuve Décidément, des « cons-frères » sont irrémédiablement embarqués par le train de Rock Gnassingbé. Ils sacrifient la logique de l'esprit à celle du ventre. Dans son N° 466 du 27 juillet 2006, un « frère con » titrait, comme pour répondre à un article de Liberté Hebdo titré « Enlisement de la crise à la FTF , les professionnels boycottent les éliminatoires Can 2008 » , « Des professionnels seront bien présents » avant d'écrivailler : « ….Tout ce cirque n'est que des manœuvres destinées à intoxiquer les joueurs et la population pour les dresser contre la FTF et son président. Ce qui s'est passé en Allemagne n'est pas un drame en soi…Alors qu'un Adébayor ou un Daré ne veulent pas jouer, là n'est pas le problème. Il y a d'autres professionnels qui les remplaceront valablement sur l'aire de jeu ». Quels « professionnels » ? Veut-il parler des « professionnels locaux » , c'est-à-dire la sélection nationale qui n'a pas pu battre DYTO FC en match amical dimanche dernier ? On se rappelle que Rockvi dans une intervention radio sur Sport FM promettait faire avec les joueurs locaux si les pros boudaient la sélection. Est-ce avec ce groupe qu'il va jouer les éliminatoires ? Une équipe que Dyto FC a gagnée ? Dyto FC qui n'a pas fait grand-chose au cours de la saison écoulée et échoue régulièrement en compétions continentales ? Sinon, ceux qui ont eu le courage de suivre la rencontre ont dit qu'avec cette équipe, le Togo ne pourra pas battre l'équipe nationale de la Palestine , d'Irak, d'Afghanistan ou même du Liban. Fo Kokou à l'œuvre : Carrefour Faure Gnassingbé, Colombe de la réconciliation Un Gnassingbélandais ne s'est pas empêché de lâcher que la « compagnie créole » de mecs qui régentent la Terre de nos Aïeux est pleine de comédiens. Dans son N°54 du 27 juillet 2006, le confrère « le Destin » rapportait l'inauguration d'une bâtisse. Ce n'était pas un bâtiment scolaire de 3 salles de classes modernes construites en claies, comme on nous y a habitués. Il s'agirait d'un monument qu'aurait inauguré le ministre liseur de communiqué des conseils des ministres, dans sa capitale nationale Tohoun. Le monument est dit de « Colombe de la réconciliation » et est comme par hasard érigé au quartier Tohoungan au « Carrefour » dit « Faure Gnassingbé ». Quand un débile a appris ça, il dit ne pas comprendre les Gnassingbélandais. A propos, qu'est-ce que la dénomination de ce machin va apporter à la réconciliation entre les filles et fils du pays ? A preuve, on a connu à Lomé une certaine « Colombe de la paix » mais Dieu seul sait s'il y a eu une « micro paix » dans ce pays avant les « vacances éternelles » de celui qui l'a érigé. Entre-temps même, la fameuse Colombe de la paix avait perdu une partie de son bec à cause des « assagnants », les ennemis de la nation. Ce n'est pas en dénommant pompeusement les infrastructures que les idées qui leur sont rattachées se réaliseront. Nous on a compris que « Fo Kokou » a voulu tout simplement par cet acte attirer sur lui la sympathie de son employeur et lui signifier qu'il est à son service pour les siècles des siècles. A propos, comme on a essayé de donner de jolies idées à ces bâtisses mais l'idéal n'est jamais réalisé, qu'on essaye aussi des dénominations du genre Colombe de la Guerre , Epervier de la Désunion , Carrefour de la Dictature … on ne sait pas jamais. Les jours de « Fo Kodjo » sont comptés Ce n'est plus un secret pour personne que ce n'est pas tous les Gnassingbélandais qui apprécient le palabre Gnassingbélando-Gnassingbélandais qui a confisqué les locaux de la salle Evala depuis le 21 avril dernier. Bien sûr qu'il y a d'abord de ces mecs du régime à qui profite le statu quo sachant que les avantages qu'ils en tirent se volatiliseront avec le changement. C'est comme au cours d'une guerre où les entreprises de fabrication d'armes se font des affaires et ne souhaiteraient pas la fin des combats. Ces types de mecs sont nombreux au sein du RPT et dans ses partis satellites. Si l'étape de la facilitation qui est l'une des dernières pour l'issue du dialogue devrait entraîner de la migraine chez quelqu'un, il n'y a pas mieux que « Fo Kodjo », le P.M champion «usurpateur-imposteur» . Le type-là au plus profond de son âme, sans pourtant l'avouer souhaiterait que les discussions bloquent car avec l'issue heureuse des pourparlers, il perdra d'abord la primature qu'il prend pour une carrière et retombera dans l'anonymat. Des langues racontent qu'il programme écrire des poèmes d'amour pour les vieilles filles. Vrai ou faux ? Ce qui est à redouter, comble de regrets de perdre les délices de la Primature , il pourrait avoir l'envie de se sus….. Sport Rock Gnassingbé se venge du Pdt Winny Dogbatsè Gomido FC relégué en D2 Ce club avait été certes pendant longtemps dans le ventre mou du classement national de football de 1 ère division. Mais jusqu'à une époque, un flou kafkaen entravait l'établissement d'un classement stable et final. Tantôt, c'était Abou Ossé, tantôt Kotoko ou Gomido qui descend en D2. Mais à quelques semaines de la reprise prochaine du championnat de D1, tous les baromètres tendent vers une descente de Gomido FC de Winny Dogbatsè, 1 er vice- président démissionnaire de la FTF , certainement sur décision de …, ce qui courrouce le Secrétaire Général de Gomido FC, Eze Tomedegbe qui ne s'est pas retenu de râler samedi dernier sur TV7. « Officiellement, je ne suis pas saisi. Mais selon les rumeurs, il y a une certaine descente en D2 (2 ème division) de Gomido FC. Le problème même se situe au niveau d'une réserve que nous avons eu à porter de part et d'autre entre Gomido et Abou Ossé. M. Taffa nous a dit que le joueur Salifou qui était venu à Kpalimé pour un test dont l'essai s'est avéré concluant était un joueur libre de tout engagement. A la 11 ème journée, nous étions à Anié et le même Taffa fait porter réserve contre le joueur qu'il nous a lui-même accordé avec statut de joueur libre. Après, sans même attendre que le match soit homologué, j'ai adressé une lettre d'information à la CCO (Commission Centrale d'Organisation). L'homologation a été faite et on nous retire trois points alors qu'on avait fait match nul à Anié. Ce qui veut dire que Abou Ossé avait eu gain de cause pour sa réserve. J'ai ensuite adressé une lettre d'évocation à la CCO mais elle est restée lettre morte. Après, j'ai encore provoqué une confrontation qui devait réunir et le Secrétaire d'Abou Ossé, moi-même et les membres de la CCO. A cette séance, la commission a reconnu l'erreur du SG d'Abou Ossé. Mais lorsque le PV est sorti, on nous dit que pour n'avoir pas rempli les formalités de prêt ou de mutation pour recruter le joueur (Salifou), Gomido perd par pénalité 3 buts à zéro au profit d'Abou Ossé. J'ai interjecté appel mais ce dossier n'a jamais été traité. Nous avons aligné ce joueur après ce match contre Abou Ossé à la 12 e et 13 e journée. Sans même que les clubs adverses aient porté réserve, on nous a retiré automatiquement 6 points pour avoir fait évoluer le joueur parce qu'il n'était pas en situation régulière au niveau de la Fédération (ce qui faisait en tout 9 points de retirés). A la 26 e journée, Abou Ossé était à Kpalimé pour le match retour. Et au cours du match, on a décelé qu'il y avait des joueurs ghanéens. Or parmi ceux-ci, il y a certains qui étaient venus pour le test dans Gomido l'année dernière. On les connaît sous certains noms. Mais le jour-là, ils avaient une autre identité. Nous avons saisi l'opportunité pour rentrer dans la profondeur des choses. Et il y avait même une mission qui a sillonné un peu là où les joueurs avaient évolué pour avoir leur identité juste. Et au vu des investigations, c'étaient de fausses identités qu'ils utilisaient. Nous avons saisi la Fédération qui a envoyé une lettre officielle à la Ghana Football Association (Fédération Ghanéenne de Football). Et c'est leur réponse qui a confirmé la fraude organisée par le Secrétaire d'Abou Ossé qui a falsifié les naissances, tout ce qui peut permettre aux joueurs d'évoluer au sein du club Abou Ossé. Nous avons alors procédé aux formalités nécessaires pour avoir gain de cause, ce qui a été fait et nous avons eu les 3 points d'Abou Ossé. Normalement, Abou Ossé devait perdre tous les matches auxquels ces joueurs ont participé. La CCO a compris et l'a fait. On a retiré tous les points à Abou Ossé – de 29 ou 30 points, Abou Ossé revenait à 19 ou 20. Donc ils ont aussi interjecté appels. Et à notre grand étonnement, on apprend qu'on a retourné les points à Abou Ossé sans qu'il y ait eu de note officielle informant les clubs que suite à ses appels, voilà la décision qui a été prise… La CCO nous a demandé de produire les pièces justificatives, ce que nous avons fait, appuyé par la lettre de la Fédération Ghanéenne de Football qui nous confirmait que les joueurs étaient encore sous contrat jusqu'en 2007 avec des clubs ghanéens. C'était une preuve suffisante pour quand même décider et pénaliser le fautif. Le CCO l'a fait une fois mais après, on ne sait pas sur quelles pressions les points ont été encore retournés à Abou Ossé qui conserve ainsi ses 31 points. Nous avons ensuite à travers une lettre interjecté appel pour exprimer notre désapprobation vis-à-vis de la décision qui a été prise (certainement pas par la CCO )… Au-delà, après le match contre Gomido, Abou Ossé a joué contre Togo Télécom avec les mêmes éléments mais il a eu gain de cause. Il a fait évoluer contre Agaza les mêmes éléments. Agaza a porté réserve, c'est contenu dans le PV mais ils n'ont pas décidé de retirer les points à Abou Ossé. C'est grave !!! Après, Abou Ossé a évolué avec les mêmes éléments à Womé, il a gagné Maranatha mais on ne lui a pas retiré les points. C'est grave !!! A la 27 ème , 28 ème , 29 ème et 30 ème journée, Abou Ossé a aligné les mêmes éléments sans pour autant être pénalisé. Nous disons non ! Il faut appliquer les mêmes textes à Kossi et Kodjo… Je crois que c'est l'occasion pour « certains » … de faire du mal à Dogbatsè (Président de Gomido FC, 1 er vice-Président démissionnaire de la FTF ) parce que je ne peux pas comprendre que ces matches ont été joués bien avant le Mondial et ils n'ont pas été attaqués. Mais c'est à une réunion qu'on apprend comme ça que Gomido est relégué en 2 ème division et au moment où le Président (Winny Dogbatsè) ne fait plus partie du bureau exécutif de la FTF … ». Comprendra qui voudra. Propos transcrits par TINO Kossi
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