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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Interview exclusive Prof. Léopold Gnininvi: «Nous avons refusé l'avion présidentiel pour éviter de provoquer des espoirs prématurés» La délégation de la CDPA avait été reçue par le facilitateur mardi dernier. De retour au pays, notre rédaction a tenu à savoir ce que la CDPA a dit au facilitateur et ses impressions à la suite de cet entretien. Lisez… Monsieur le Secrétaire général de la CDPA , la délégation de votre parti vient de rentrer après être reçue par le Président Blaise Compaoré. Dites-nous comment s'est déroulée cette entrevue? Bien, c'était bien organisé, les délégations ont été reçues les unes après les autres, en présence des mêmes observateurs qu'à Lomé à savoir l'UE, la CEDEAO et celui du Burkina. Qu'est-ce que votre délégation a concrètement dit au facilitateur? Nous avons réaffirmé notre souhait de voir aboutir ce dialogue afin de sortir durablement notre pays de la crise et de la stagnation. Pour cela, d'après nous, il faut : - une période placée sous la responsabilité commune de toute la classe politique afin de ramener l'apaisement et la confiance, - définir les tâches urgentes pour atteindre cet objectif, s'entendre sur les grands principes devant régir les élections législatives anticipées ou non : mode de scrutin, CENI, recensement électoral, observation des élections, instances de proclamation des résultats définitifs, … Le Président du Faso a-t-il prêté une oreille attentive à vos préoccupations? Toutes les délégations ont relevé la grande disponibilité du facilitateur, sa grande capacité d'écoute et sa maîtrise du dossier togolais. Selon RFI, vous avez été rappelé par le facilitateur mercredi bien que votre délégation ait été reçue la veille. Qu'est-ce qui s'est passé? Je crois que c'est une procédure normale et habituelle. Après les audiences officielles, le facilitateur revoit les chefs de délégations pour clarifier et confirmer certains points. Je crois que cela s'applique aux autres délégations aussi. Suite à ces concertations avec le Président du Faso, y a-t-il espoir pour les Togolais? C'est trop tôt d'être affirmatif car il ne s'agit que d'une première audition il n'y a eu encore ni restitution ni confrontation des points de vue des délégations. Attendons la semaine prochaine pour nous prononcer. Un fait qui défraie actuellement la chronique est le refus de votre parti de prendre avec les autres délégations l'avion présidentiel mis à votre disposition. Quelles sont les raisons qui sous-tendent ce refus? Il s'agit tout simplement d'éviter de provoquer des espoirs prématurés. Nous prendrons bientôt, tous, le même vol quand le moment sera venu de donner ce signal d'espoir. Nous l'espérons vivement. Par ailleurs, demain samedi, l'ancien Président de la CNDH , Me Ahlonko Dovi rentre au pays après plusieurs années passées en exil. Qu'est-ce que ça vous dit? Nous souhaitons tous la fin prochaine de ce cauchemar qui a duré trop longtemps. Me Dovi est cette hirondelle qui annonce peut-être le printemps togolais. Nous nous réjouissons de le revoir. Bonne arrivée Me Dovi. Réalisée par Zeus A. Interview Hilaire Logo-Dossouvi: «La jeunesse doit éviter de brader sa dignité…» En bref séjour à Cotonou au Bénin, l'un des pionniers du Mouvement du 05 Octobre (MO5), Hilaire Logo-Dossouvi s'est prêté aux questions d'un de nos collaborateurs qui lui a rendu visite. Dans cette interview, il est revenu sur le mouvement qui a joué un rôle non moins important dans le déclenchement du processus démocratique dans notre pays ainsi que sur le dialogue intertogolais. Contraint à l'exil, vous vous êtes retrouvé dans un Eldorado, semblerait-il? Oui ! C'est un Eldorado, dans la mesure où c'est un pays de droit. C'est un très beau pays, fait de forêts, de lacs… un pays où il n'y a pas la dictature. Je me rappelle la toute récente fois, il y a eu ce qu'on appelle scandale des commandités qui a vu des hauts responsables politiques, des chefs de département condamnés à la prison parce qu'ils ont pillé, parce qu'ils ont volé des millions de dollars dans les caisses de l'Etat. Je suis dans un Eldorado, dans la mesure où il fait bon vivre, où l'homme n'est pas loup pour l'homme. Mais, toutefois, n'oublions pas que je n'ai pas quitté le Togo de cœur. Et comme vous le dites si bien, j'ai été contraint de quitter le Togo. Et pour ceux qui pourront penser que c'est un Eldorado, c'est vrai, le Canada est un beau pays, mais mes repères se trouvent dans mon village à Gboto au Togo, mes amours se trouvent dans mon village à Gboto au Togo, mes souvenirs se trouvent dans mon Yoto natal. Voilà, vous comprendrez que l'on soit dans un Eldorado ou pas, ça dépend de ceux qui jugent. Moi, mon Eldorado, c'est mon Togo natal. C'est ainsi que dans mon cas, je pense tous les jours à mon Togo. Je pense à notre peuple martyrisé, je pense à tous ceux qui travaillent pour rendre ce peuple aussi heureux que d'autres du monde… Malheureusement, tel n'est pas le cas. Il y a là, une calamité, de l'horreur qui prend de l'ampleur dans nos villages tous les jours et dont les médias n'hésitent pas à faire écho. Je souhaite beaucoup de bonheur au Togo et je ferai tout ce qui est à mon pouvoir pour contribuer ou apporter ma petite pierre à l'édification de la démocratie au Togo. Quel bilan faites-vous des 15 ans du MO5 et quelles sont les perspectives d'avenir de ce mouvement? Le bilan du MO5 ! Je vais peut être surprendre certains qui pensent que c'est un échec parce que nous n'avons pas accédé au pouvoir ou conquérir le pouvoir. Je dis non parce que notre objectif au départ en lançant le MO5, ce n'est pas forcément la conquête du pouvoir. Notre objectif, ce n'était pas la conquête du pouvoir puisque le MO5 n'est pas un parti politique. Nous nous battions pour créer au Togo les conditions pour que rien ne soit plus comme avant, c'est-à-dire, la dictature dure et pure. C'est vrai, on peut dire quelque part que ça a échoué parce que ça n'a pas totalement changé surtout avec la durée. Mais, c'est quant même un régime qui bénéficie de la bénédiction de la France , donc qui n'est pas appelé à disparaître en si peu de temps. C'est un travail de longue haleine et nous y attelons. Mais, je profite de la question pour tirer un grand coup de chapeau au premier Coordinateur du MO5, Bassirou Ayéva, au deuxième Coordinateur en la personne de Adjé Kpadé et surtout encourager Eloi Koussawo, qui se bât actuellement sur beaucoup de fronts pour créer des conditions d'une démocratie au Togo. Donc, pour me résumer, le bilan pour moi c'est positif. Puisque rien n'est plus comme avant au Togo. Je disais, il n'y a pas longtemps, dans les colonnes d'un journal que le peuple togolais n'est plus un peuple mouton, un peuple poltron, un peuple de pleurnichards comme avant. Nous avons appris à contester même au prix du sacrifice suprême. Si aujourd'hui, un autre leader revient et affiche une dictature, nous lui dirons non et nous devons cultiver la contestation et pour toutes les générations. Si il y a un bilan à faire, c'est un bilan de courage du peuple. Pour les perspectives, je crois que nous sommes matures aujourd'hui. Lorsque nous lancions le Mouvement du MO5 à l'époque, il y avait beaucoup de jeunes dans nos rangs, si bien qu'on attendait les décisions ici et d'autres prises de positions là-bas. Mais aujourd'hui, je crois que nous aspirons à jouer un rôle important dans la gestion des affaires de notre pays. Il y a beaucoup de jeunes ministrables dans nos rangs, il y a de jeunes présidentiables dans nos rangs nous avons des députés possibles dans nos rangs. Nous sommes prêts à pied levé à prendre la relève dans la dignité dans notre pays. De loin, vous suivez certainement avec beaucoup d'attention l'actualité politique togolaise. Quelles sont alors vos appréciations? Disons que le constat que nous faisons d'entrée, c'est que tout le monde s'empresse pour un partage de pouvoir sans faire attention à de très nombreux pièges qui jonchent les textes. Je pense qu'on ne peut pas parapher un texte de ce genre. Et c'est pour cela que je dis que certains leaders en l'occurrence le Professeur Léopold Gnininvi et Gilchrist Olympio n'ont pas cautionné ce fameux Accord Politique Global de base. C'est une opportunité de plus pour le peuple togolais d'identifier les vrais leaders réfléchis qui se préoccupent des problèmes du peuple togolais des autres leaders de pacotille, les sous-fifres du parti unique, les prébendiers de vieilles dates qui se confortent dans la misère des Togolais. Je m'en vais énumérer par exemple les quelques cas contenus dans le texte et qui révoltent à la première lecture. Par exemple, les 9 membres de la Cour Constitutionnelle dont 3 sont nommés par Faure et 6 par l'Assemblée monocolore, alors que, qui dit Assemblée monocolore, dit RPT. C'est blanc bonnet et bonnet blanc. J'évoque ensuite le cas de la CENI et des CELI qui, dans leur composition, donnent largement avantage à la Présidence de fait. Ensuite, il y a la question de l'impunité qui demeure une grande inconnue. Et puis le black-out sur le contentieux électoral. Disons que tout est prévu pour remettre en scelle le système dictatorial qui régente le Togo depuis quarante ans. S'il faut se fier à ce texte de base comme les gens se contentent à l'appeler là-bas, il faut plutôt le mettre en dans le tiroir. Maintenant que les carottes sont cuites avec la désignation à l'unanimité des 9 délégations au pourparler inter-togolais de Blaise Campaoré comme facilitateur, qu'en dites-vous? Blaise Campaoré est notre voisin immédiat et dont le pays a beaucoup d'intérêts au Togo. Donc ce qu'il devra faire dans cette situation, c'est qu'en lieu et place de facilitation, il doit s'imposer en médiateur. Car l'expérience amère des Stasi, des Moustapha Niasse, rebute encore les Togolais qui ne sont pas prêts à tolérer d'autres farces. Nous portons les séquelles des Accords de Ouaga et espérons que cette fois-ci, Blaise Campaoré sera dans la dynamique démocratique africaine. Alors, quelles sont vos approches de solutions pour une sortie honorable de cette crise qui perdure? Mon cher ami, les Togolais portent les blessures non cicatrisées de quarante années de dictature Père et Fils. Lors des prochaines rencontres, la mouvance présidentielle et ses alliés ont tout intérêt à faire preuve de sagesse, d'humilité et de respect. Je ne pense pas un autre scénario de sortie de crise car je souhaite plein succès à la médiation de Blaise Campaoré afin d'éviter tous les scénarii qu'on peut imaginer et qui ont fait le malheur ailleurs dans d'autres pays. Néanmoins, la volonté populaire pour l'instauration d'une démocratie et d'un Etat de droit qu'aspire le peuple togolais dans sa grande majorité doit prendre le pas sur l'intérêt personnel et égoïste des délégations en vue d'une solution acceptée par tous et pour tous. Alors, M. Dossouvi Hilaire Logo, vos mots de fin? Toutes mes pensées positives vont aux victimes des tueries post-électorales du scrutin présidentiel du 24 avril 2005 qui a vu Faure marcher tout comme son père sur le cadavre des Togolais pour arriver au pouvoir. Ensuite, j'aurais voulu en appeler au courage et à la témérité de la jeunesse togolaise qui doit éviter de brader sa dignité et les valeurs intrinsèques contre les espèces sonnantes et trébuchantes frauduleusement extorquées à notre peuple. Aux leaders des partis politiques, je voudrais dire qu'ils doivent tout faire pour mériter le mandat du peuple togolais sans mettre en avant leurs intérêts personnels et égoïstes. Je me permets enfin d'être optimiste quant à la médiation du Président du Faso. Réalisée par Didier LEDOUX Dans la perspective des prochaines législatives: Faure adresse un sévère avertissement aux députés RPT L'un des principaux objectifs du dialogue intertogolais en cours est l'organisation d'élections législatives crédibles et acceptables par toutes les parties. C'est un passage obligé pour la reprise définitive de la coopération entre notre pays et l'Union Européenne. Il convient aussi de rappeler que l'actuelle Assemblée Nationale arrive à son terme dans un peu plus d'un an. Et selon la Constitution , « Les élections ont lieu dans les trente (30) jours précédant l'expiration du mandat des députés » (article 52, alinéa 2). C'est dans cette optique que certains députés qui n'ont plus rendu visite à leur électorat depuis qu'ils sont élus, ont recommencé par réchauffer le terrain. Nombre d'entre eux croyaient dur comme fer qu'ils allaient rempiler en 2007. Sûrement qu'ils ont déjà changé leur fusil d'épaule. Puisque le jeudi 03 août dernier, il s'est déroulé à la Présidence de la République une rencontre entre le Groupe Parlementaire RPT et le N° 1 togolais Faure Gnassingbé. Au menu des discussions, les prochaines élections législatives. Selon nos informations, Faure aurait dit à ses interlocuteurs que les législatives s'approchent et que ceux qui savent qu'ils ne peuvent pas faire le poids dans leur circonscription respective donnent la chance à d'autres. Pour lui, les prochaines législatives seraient transparentes et qu'aucun dérapage ne serait toléré. Il souhaite que les impopulaires s'écartent pour permettre au parti de faire un bon score. Rappelons que l'Assemblée Nationale n'est composée que des députés RPT après que l'opposition démocratique réunie au sein de la Coalition des Forces Démocratiques (CFD) eut boudé les législatives anticipées d'octobre 2007. La plupart des députés n'avaient pas eu affaire à des adversaires coriaces et s'étaient retrouvés avec des scores hitlériens. Ekoué Pierre Affaire Rosine Soglo-Faure Gnassingbé: On récolte ce qu'on a semé Le confrère « La Trompette » dans sa parution N°007 du 08 août dernier rapportait un évènement insolite, sous le titre « Rosine Soglo a refusé de saluer Faure Gnassingbé au Bénin ». Au-delà de l'affront subi par le « chef de l'Etat » togolais, ce scandale - c'en était un- devrait servir de leçon au « jeune Président » pour se remettre en cause et ainsi être en odeur de sainteté dans la corporation des grandes personnalités. L'incident se passait le 1 er août dernier à Cotonou lors des festivités marquant l'anniversaire de l'accession de la République du Bénin à la souveraineté nationale et internationale. L'ancienne Première Dame du Bénin, Rosine Soglo, pour marquer sa révérence à l'endroit des chefs d'Etat et personnalités présentes, les salua en leur serrant la main. Faure Gnassingbé s'attendait donc logiquement que la Dame serrât sa main son tour venu. Il était loin de s'imaginer qu'une mouche pourrait la piquer à le snober. Mais c'est ce qui arriva. Sa main ferme, bien écartée, ne rencontra pas dans l'immédiat celle attendue. Ceci durant plusieurs secondes. La situation a été fort heureusement débloquée par le conjoint de la dame, M. Nicéphore Soglo qui, dans l'assistance, arriva à la dissuader, par quelques signes visuels et mimiques dont il a le secret. Elle s'exécuta, sinon la main ferme de Faure Gnassingbé, durant de longues secondes suspendue comme une épée de Damoclès aurait pu l'être jusqu'au retour de Jésus-Christ sur Terre… Et dans la masse des diplomates présents et des Béninois, des langues ont semblé murmurer : « C'est bien fait pour lui avec les cadavres qu'il a sur le dos » . Ce scandale a défrayé la chronique au cours de la semaine dans la presse béninoise. Il fallait s'y attendre, vu le charisme de la dame qui serait très influente au sein de l'opposition béninoise. Elle aurait certainement fait sienne cette assertion: «Quand on refuse on dit non». Faure Gnassingbé et ses disciples devront faire de cet incident une autocensure. Le respect et la célébrité, ça ne se mendie pas. Plutôt cela se mérite. Et par les actes que l'on pose, par la bonne impression que l'on donne de soi. Cela ne sert à rien de s'inviter aux rencontres internationales et s'afficher avec de grandes personnalités afin de se donner de grands airs. Le salut de Faure Gnassingbé ne se trouve pas dans les sommets « France à Fric », Cen-Sad, CEDEAO, UA, de l'ONU… Faure Gnassingbé ne sera vu que d'un mauvais œil quand il a fallu que l'on massacre mille de ses citoyens pour qu'il monte au trône. Et pire, malgré les recommandations des divers rapports établis de traduire en justice les auteurs et commanditaires de ces actes de violence, plus de 15 mois après les faits, rien n'est entrepris dans ce sens. Pire, en mars dernier, son Premier ministre fait passer un circulaire qui « ordonne » la cessation des poursuites. Et les bourreaux passent des jours paisibles au pays pendant que leurs victimes qu'ils sont arrivés à faire fuir, croupissent toujours dans les camps au Bénin. Sur le plan de la gestion du pays, il ne convainc non plus. Il « s'encombre » des types qui ont desservi le pays aux côtés de son défunt père durant 38 ans et entretient la même méthode de gérance, lui pourtant qui se faisait passer pour « un leader nouveau, un esprit nouveau ». Des esprits avisés tels François BOKO, rentré en disgrâce avec le clan et Kofi Yamgname l'avaient appelé à «oser prendre des réformes audacieuses» puisqu'il est à la tête du pays. Mais rien n'y fit. Qu'il imite certains de ses pairs africains. Faure Gnassingbé est rentré dans le «syndicat des Chef d'Etat» avant Ellen Johnson Sirleaf du Libéria et Yayi Boni du Bénin. Mais ces personnalités ont été déjà reçues par l'Elysée. Pourquoi ses portes seraient-elles fermées jusqu'à présent à lui qui est pourtant le fils de l'ami intime à Chirac? C'est certainement pour ses manquements dans la gestion du Togo. Au demeurant, Faure et son bataclan doivent savoir que la réputation, c'est la résultante des bonnes actions que l'on mène. Il a beau voyager en Chine, Iran, Arabie Saoudite, sur Mars, Jupiter ou Pluton ; il ne sera pris au sérieux que lorsqu'il rimera avec la bonne gouvernance, ou à défaut une gouvernance «acceptable». TINO Kossi POLITIQUE & SOCIETE Détournement des dons destinés aux enfants démunis: La Secrétaire d'Etat Christine Agnélé mise en cause Nommé au lendemain de la présidentielle controversée du 24 avril 2005, le Premier ministre Edem Kodjo a formé un gouvernement pléthorique de 30 membres que certains ont qualifié de « large union familiale et amicale ». C'est ainsi que le ministère de la Population , des Affaires sociales et de la Promotion féminine s'est vu adjoindre un Secrétariat d'Etat chargé de la Protection de l'Enfant et des Personnes âgées. Le premier est occupé par la militante de la CPP Dr Kanny Sokpoh-Diallo alors que le Secrétariat d'Etat a échu à l'ex-militante du CAR, Mme Christine Agnélé Mensah. C'est donc sous la tutelle du Secrétariat d'Etat que sont placées toutes les structures intervenant dans le bien-être de l'Enfant. Au sein de ce département, il y a par exemple la Direction Générale de la Protection de l'Enfance (DGPE) qui est un service technique qui récupère les enfants en détresse sur toute l'étendue du territoire. A en croire certaines indiscrétions, Mme la Secrétaire d'Etat a réceptionné tout récemment pour le compte de la DGPE un véhicule «Land Cruiser» offert par Plan-Togo. Mais ce véhicule n'aurait jamais été affecté au service en question. Elle l'aurait conduit directement à son domicile au Camp Général Gnassingbé Eyadèma et en aurait fait une propriété privée. Conséquence, il y aurait actuellement une vingtaine d'enfants qui attendent leur rapatriement. Par ailleurs, des informations recueillies ici et là font état de ce qu'elle serait au centre de détournements des dons destinés aux enfants démunis. «Il y a les dons mais on ne les voit jamais. Parfois, certains produits abandonnés à la douane sont remis à son département. Mais on ne sait pas où passent tous ces dons», se plaint un agent. Il se raconte que la plus grande partie des dons serait emmagasinée dans sa maison sise à Agbalépédogan au niveau du Bar Caméléon. «Si elle gérait bien son département, il devrait être renfloué de sous parce que c'est un département sensible», poursuit-il avant de s'emporter : «Elle seule fait tout: ministre -comptable - rédactrice de projet…». Plusieurs sources indiquent qu'elle aurait rédigé entre-temps un projet de rapatriement des enfants réfugiés. Quand ce projet aurait été soumis aux partenaires, ceux-ci l'auraient jugé léger et auraient trouvé anormal le rapatriement des enfants réfugiés en pleine année scolaire. Le service technique n'était même pas au courant de ce projet. Aussi, à l'occasion de la Journée des Enfants le 16 juin dernier s'est-il passé quelque chose d'anormal. Grâce à un projet financé par Plan-Togo, une trentaine d'enfants sélectionnés sur toute l'étendue du territoire étaient à Lomé pour une manifestation. Mais les enfants n'ont pas été mis à l'aise et leurs encadreurs n'étaient pas pris en charge. Qui plus est, au lieu de chercher un bus pour les emmener à Lomé, elle a préféré faire ces navettes avec un véhicule familial qui a fait plusieurs aller-retour. Contactée par notre rédaction, Mme la Secrétaire d'Etat a balayé d'un revers de la main toutes ces accusations et déclaré que ces allégations ne visent qu'à la salir. A propos du véhicule offert par Plan-Togo, elle a reconnu l'avoir réceptionné mais l'a gardé pour faute de moyens pouvant permettre à son département d'engager un chauffeur. Et le lieu le plus sûr pour garer le véhicule est le Camp Général Gnassingbé Eyadèma. Mais malheureusement, sa voiture de commandement était tombée en panne et c'est seulement le jeudi 27 et vendredi 28 juillet qu'elle avait utilisé le véhicule offert par Plan-Togo. « Et voilà que les gens ont commencé à raconter des histoires. Ce véhicule, je l'ai gardé pour la DGPE et dès que nous aurons les moyens, nous engagerons un chauffeur », a-t-elle laissé entendre. A propos des allégations de détournement des dons, elle a fait savoir qu'elle fait tout dans la transparence et que le bien-être des enfants la préoccupe beaucoup. « Les gens croient que les dons réceptionnés doivent leur revenir », a-t-elle fait remarquer. Z. A.
Adhésion du Togo au processus du MAEP: Le Centre Africa Obota-Togo préoccupé par la question Dans les tout prochains jours, le Centre Africa Obota, Section Togo, se lance un nouveau défi : amener l'Etat togolais et les populations à adhérer et à s'approprier le processus du MAEP (Mécanisme Africain d'Evaluation des Pairs). Le Centre Africa Obota est une organisation non gouvernementale qui travaille dans le domaine de la gouvernance, la promotion de la démocratie, les actions du développement par le truchement de l'Education civique. La section du Togo est l'une des sections du réseau ouest-africain. Définition du MAEP et les intérêts En effet, le trente-septième sommet de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) en juillet 2001 a officiellement adopté le document du cadre stratégique du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) afin de promouvoir un cadre socio-économique intégré de développement pour l'Afrique. Et l'un des secteurs prioritaires du NEPAD est l'entrée en vigueur du Mécanisme Africain d'Evaluation des Pairs (MAEP). Le MAEP est alors un processus à travers lequel les pays africains s'examinent mutuellement sur la base d'indicateurs de bonne gouvernance. L'objectif est d'améliorer le processus de prise de décision à travers l'évaluation des politiques et le partage d'expériences. Les pays africains peuvent librement adhérer au processus mis en oeuvre dans le cadre du NEPAD. Un secrétariat indépendant apporte son appui au processus avec le soutien d'institutions partenaires stratégiques : la Commission économique pour l'Afrique, le Programme des nations unies pour le développement et la Banque africaine de développement. 24 pays africains ont adhéré au processus du MAEP : Algérie, Burkina Faso, République Démocratique du Congo (RDC), Ethiopie, Ghana, Kenya, Cameroun, Gabon et Mali ont fait leur adhésion en 2003 alors que Ile Maurice, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Afrique du Sud, Ouganda, Egypte, Bénin, Malawi, Lesotho, Tanzanie, Angola, Sierra Leone l'ont faite une année plus tard. Le principe de base du MAEP est l'évaluation des pays à travers deux schémas reposant sur des valeurs partagées, des codes et des standards contenus dans un questionnaire couvrant les domaines suivants : démocratie et gouvernance politique, gouvernance économique et gestion et développement socio-économique. Dans un premier temps, une auto-évaluation est faite par le pays- avec une approche participative, en incluant toutes les parties prenantes- sur la base du questionnaire et en mettant en place un programme d'action pour combler les lacunes identifiées. La deuxième étape comporte une évaluation par le secrétariat du MAEP, y compris les visites d'experts sur le terrain. Le rapport final des experts sera soumis aux chefs d'Etat africains. Les carences du programme d'action seront discutées au plus haut niveau et la pression des pairs peut être exercée. Le ministre burkinabé délégué à la Coopération régionale, M. Jean de Dieu Somda, dont son pays a adhéré au processus du MAEP loue les intérêts de ce mécanisme : « Parmi les super-prioriotés du NEPAD, en premier lieu il y a la bonne gouvernance. Bonne gouvernance politique, bonne gouvernance économique. Bonne gouvernance publique et bonne gouvernance privée. C'est le B. A Ba. Si vous n'avez pas de bonne gouvernance à l'heure de la mondialisation, vous ne pouvez pas être performant. Il était donc opportun que les pays africains se dotent de ce label de qualité de telle sorte que quand un pays ou un groupe de pays présentent un projet, il y ait ce label qui vient rassurer les partenaires financiers, économiques et techniques de ce projet. Le mécanisme africain d'évaluation des pairs est un instrument que s'est donné le NEPAD pour lui permettre de s'auto-évaluer. Cette évaluation se fait à deux niveaux : d'abord l'Etat lui-même s'auto-évalue avec toutes les forces vives du pays. Après cette étape, les structures du NEPAD constituées d'un panel d'experts et du Forum des chefs d'Etat envoient une équipe qui va à son tour évaluer cet Etat et une comparaison est faite à ce moment entre l'auto-évaluation nationale et l'évaluation par le panel des experts approuvés par les chefs d'Etat pour sortir un diagnostic précis de l'Etat concerné. L'évaluation se fait à tous les niveaux. Ce n'est pas seulement une évaluation économique. C'est l'évaluation à tous les niveaux, tous les paramètres qui concourent à un bon développement, à une bonne gestion d'un pays. Le mécanisme d'évaluation par les pairs permet d'éviter l'immixtion extérieure». Les objectifs du millénaire se retrouvent dans la partie du MAEP consacrée au développement socio-économique. Ces objectifs mesurables et qui doivent être atteints suivant un échéancier bien précis font partie intégrante de l'accord conclu pour mesurer la bonne gouvernance. Zeus Aziadouvo LIBERTINAGE «Faure-vi» à l'investiture de l'autre «toiletteur» de Constitution Le premier employé de « Faure-vi vodoua » nous défend de dire que ceux qui «gouvernaillent» ce rectangle de pays voyagent trop. «Au plan international, le Togo mène une diplomatie active pour conforter sa place dans le concert des nations. Les déplacements du chef de l'Etat et la présence du Togo aux différents sommets et conférences internationales témoignent de l'intérêt de plus en plus marqué qui est accordé à notre pays», chantait le Roi de Noépé-Ville lors de la présentation de son fameux bilan avant d'ajouter que «Les déplacements du chef de l'Etat à ce stade sont indispensables». Pour donc témoigner « des bonnes relations que notre pays entretient avec les pays frères du continent», le «fils de la nation» s'est rendu mardi à N'Djaména pour assister à l'investiture de l'autre charcutier de la Constitution , Idriss Déby. Ce putschiste tchadien qui normalement devrait aller se reposer dans son village à la fin de son deuxième septennat cette année, a renié sa parole de militaire comme «quelqu'un» au Togo, fait modifier la loi fondamentale pour rempiler et pour se souder au pouvoir, et organisé une parodie d'élection sans la participation de l'opposition. La guerre avec les rebelles du Front Uni pour le Changement (FUC) qui a voulu l'emporter, a été étouffée de justesse par la France faiseuse des dictateurs africains. Le tyran tchadien ressemble, à travers le décor décrit ci-dessus, à « quelqu'un » qui a trôné sur le Togo pendant 38 ans et qui s'en est allé après avoir fait seulement 18 mois de son troisième mandat mal acquis. Deby connaîtra-t-il le même sort que son grand-frère qui a rejoint les ancêtres depuis le 05 février 2005 ? That is the question. Encore une fois, nous pensons que «Faure-vi Yesu» n'a aucune raison d'aller à N'Djamena assister à l'investiture de ce dictateur invétéré aux dents longues. Comme tout « va au Togo comme sur des roulettes » et que les retraités arrivent à percevoir régulièrement leurs pensions, les fonds alloués pour ce voyage devraient servir à voler au moins au secours de nos frères Ethiopiens frappés par un cataclysme naturel. Cela honore le Togo et le « fils de la nation » plus que les sourires de Déby et des autres malgouvernants qui ont pris d'assaut les lieux où a été organisée cette investiture. Le charcutier des militants de l'UFC contre «La Charcuterie de la République» Le charcutier des militants de l'UFC est cet ex-activiste du parti de Gilchrist Olympio que sa Majesté le Roi Gbogboyagbo a déniché pour embellir un tant soit peu sa mangeoire. Depuis qu'il a émergé du lot des TPTE (Togolais Pauvres Très Endettés ) pour occuper le portefeuille de la Culture et du Tourisme, Gabi d'Anyronkopé se fait l'important dans le microcosme politique togolais. Il s'emploie vainement à débaucher des militants de son ex-parti pour former son truc bancal dénommé « Le Nid ». Quant à « La Charcuterie de la République », elle est une création théâtrale du Togolais Frédéric Gakpara, Directeur du Centre culturel Dényigba. Dans cette création vivante, l'auteur peint le Togo d'aujourd'hui avec ses contradictions et ses dirigeants zélés. Dans « La Charcuterie de la République », on retrouve facilement la ministre de la CPP qui a eu à gérer le phénomène de « le cri solaire » qui s'est produit cette année dans notre pays. On peut écouter par exemple: «Fermez portes et fenêtres. Avalez les clés. Jetez-vous sous les lits…» Cette prouesse de l'artiste togolais est appréciée par le public qui en réclame d'autres représentations. C'est ainsi qu'il a planifié une tournée à travers tout le pays aux fins de partager son génie avec les Togolais des profondeurs. Cette tournée devrait commencer le 19 mai pour finir le 07 juin. La plupart des représentations sont prévues dans tous les Centres de Lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) financés par la Coopération française et il est normal qu'il ait l'autorisation du ministre de la Culture et du Tourisme. Mais ce dernier évoque une dégoûtante raison d'occupation des centres « pour l'état des lieux des ressources » pour empêcher l'artiste de faire sa tournée. Par cet acte, Gabi d'Anyronkopé voudrait se venger d'un artiste qui a pris position dans la crise qui a opposé l'association des artistes du Togo à l'état lors de l'organisation de la Fête de l'Indépendance. Gakpara fait partie de ceux qui ont dit non à la magouille du ministre de la Culture et son Premier ministre en confiant l'organisation de la Fête de l'Indépendance à des étrangers. C'est de la vendetta et cela ne fait pas honneur à un ministre qui avait critiqué le pouvoir des années durant. Développer plutôt le Handball ! Notre puante capitale abrite depuis le week-end dernier un tournoi international de Handball baptisé « Tournoi Challenge Trophy ». Plusieurs pays de la sous-région y prennent part : Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mali, Ghana, Togo. Le niveau du jeu est très élevé et le public loméen s'en régale. Les handballeuses et handballeurs togolais ont montré qu'ils n'ont rien à envier à leurs homologues des autres pays. Il se raconte qu'ils n'ont reçu que 5 pièces de 100 F comme prime d'entraînement avant le démarrage du tournoi. Quant aux primes de match, elles n'avoisineraient que 40 000 F CFA. Malgré ces moyens modestes, les joueurs togolais donnent bonne impression. Jamais un tournoi de handball n'a suscité autant de ferveur auprès du public. Avec ce qu'on voit, le Togo pourrait faire mieux si on mettait le tiers des moyens qu'on injecte dans le football et qui se retrouvent le plus souvent dans les poches de «quelqu'un» . Il faut aussi chercher à construire des salles de jeu dignes de ce nom. Sinon le stade sur lequel se déroule actuellement le tournoi ressemble fort à nos rues. L'aire de jeu est merveilleusement lézardée et crée beaucoup d'ennuis aux joueurs quand ils tapotent le ballon. Ferveur autour de ce tournoi, parlons-en. Un «con-frère» très massacreur de la langue de Racines s'est fait encore remarquer dans son émission sportive sur une chaîne privée dans la nuit de mardi 08 août dernier. « Ah! Ce joueur ghanéen a raté le jeu franc », disait-il avant d'ajouter «Il a raté le jeu franc. Ce que nous appelons chez nous «penalty» . Chez vous où ? A Korbongou, ou à Binaparba? Est-ce que le football c'est chez vous? On aura tout vu avec ce «con-frère» qui affectionne des bourdes du genre «Un l'Ukrainien» «ça sent le chaos chez cet l'Ukrainien» , «Tribago» et consorts… Les Niamtougoulois sont en marge de l'actualité Au Togo, ce n'est pas tout le monde qui a l'information. Les Togolais des profondeurs semblent vivre en marge de tout ce qui se passe dans notre pays. Certains jeunes Niamtougoulois qui voient pourtant la « voiture qui marche dans le ciel-là » de temps en temps nous ont «tonné» dimanche 06 août dernier dans l'émission «Télé Moisir», pardon «Télé Loisir» sur la TVT nationale. Après les gnama gnama d'artistes qui sont passés, l'émission est entrée dans la phase question-réponse. Le présentateur, avec sa voix «rauquement» suave, demandait aux deux concurrents: «Quel est l'actuel Directeur de la TVT». «Pitang Tchalla», vocifèrent en chœur les deux candidats. Quand le présentateur s'est ensuite adressé au public, celui-ci répondit par un silence de cimetière. «C'est Kouessan Yovodevi», s'est contenté de dire en solo le présentateur. Après, il posa une autre question aux deux candidats: «Depuis l'Indépendance du Togo, combien de présidents se sont succédé à la tête du pays»? «Gnassingbé Eyadèma», criait l'un des candidats à faire déchirer sa corde vocale. Et le présentateur de rectifier: «Non, donnez les réponses dans l'ordre». Un autre chemin de croix imposé à ces jeunes. Après réflexion, un candidat balança «Gilchrist». C'était l'hilarité générale. Croyant détenir le nom qui accompagne le prénom, le second candidat enfonça le clou: «Gilchrist Olympio». Que l'exercice était pénible ! C'est après plusieurs tentatives qu'ils ont su que l'un des leurs a eu aussi à diriger le Togo: Kleber Dadjo. Les Guins attendent quoi ? Il y a des moments de l'année où il fait extrêmement chaud, et les Loméens n'arrivent pas à dormir dans leurs chambres. Certains transforment les abords des rues en dortoirs. Il se raconte que dans certains quartiers où le soleil se lève à l'ouest, il fait tellement chaud que les plus nantis passent avec toute la famille les nuits dans les frigidaires et congélateurs mais pas à la morgue… Vrai ou faux? Contrairement à ces moments, souvent pendant les vacances (juillet-août), la mousson aidant, le temps vire au froid. En ces moments donc, c'est la fraîcheur qui prend la relève. On peut remarquer qu'actuellement, les «Zed» donnent l'apparence d'avoir pris du poids quand on les observe de loin. En réalité, ce sont les vêtements qu'ils triplent, quadruplent voire quintuplent qui donnent cette apparence. Et selon les statistiques, c'est en ces moments que la distance de position entre les hommes et leurs femmes s'annule… et se vérifie la théorie selon laquelle «à l'horizontal, les tailles entre l'homme et la femme s'équilibrent»... Comprendo? Et le plus souvent, ce sont les femmes qui vendent la mèche que «quelque chose» a été fait par leur ventre qui opte pour un volume en crescendo. Passons. Et c'est encore en cette période que les Guins passent à une gymnastique. Il se raconte qu'ils ont des capacités mystiques pour dompter le froid. Et ils organisent des manifestations au cours desquelles ils «arrêtent» le froid. C'est Dieu et son fils seuls qui savent s'ils ont ces pouvoirs. Mais à propos, ils attendent quoi pour l' «arrêter» et l'emprisonner? Ils risquent de donner raison aux jaloux de leurs acquis qui pensent que c'est par stratégie qu'ils guettent la fin naturelle de la fraîcheur pour dire qu'ils l'ont domptée. Ils n'ont qu'à s'exécuter avec diligence pour faire renouer certains avec l'eau, le savon, l'éponge parce que ça fait longtemps qu'ils … Sister Kanny a mal parlé Le 31 juillet dernier était célébrée la Journée de la Femme africaine. Et leur major générale, sister Kangni, Kanny allais-je dire a parlé en leur nom. Elle avait fait une «jolie» intervention qui a été rediffusée sur Radio Nostalgie. Elle avait parlé «wouya wouya» tellement qu'à la fin, elle a dit quelque chose de diaboliquement intéressant. «On ne peut pas abolir d'un jour à l'autre la prostitution», dit-elle. Aaba ! Ce n'est pas sage d'avoir dit ça car ça peut prêter à interprétation. D'ailleurs, selon nos reporters permanents à Dékon, Dévissimé, Ricardo, Lomégan etc, c'est-à-dire les Q.G des professionnelles du sexe, elles ont crié et sauté de joie à l'entendre sortir ces mots, ponctués des Hourrah ! Alléluya ! Semble-t-il qu'elles ont même trinqué pour l'occaz. Elles autres, elles ont pris ces propos pour une caution à leurs activités. D'ailleurs lorsque des actions draconiennes avaient été entre-temps entreprises par l'Etat contre leur job, elles autres se sont senties lésées car s'estimant faire «œuvre sociale et humanitaire». L'une d'elles a même dit que leur travail est comparable à celui des ONGs - humanitaires comme Caritas International, le CICR. Sa raison était qu'elles autres, elles ne secourent pas avec des brancards, ni avec des médicaments mais avec leur entrejambe... Nous on ne l'avait pas laissée aller au bout de son raisonnement parce qu'on risquait de perdre notre foi... Ce sont donc ces propos malveillants qui risquent de «relégitimer» la prostitution. Et d'après les propos des concernées, que l'on ne s'étonne pas de les voir déambuler avec au front des écriteaux sur lesquels il est écrit: «Do you want to fuck»? Gbogboyagbo a fait du «gnadoè» Fo Kodjo avait présenté un pseudo bilan d'un an de «gouvernaillement» le jeudi 03 Août dernier. Pour l'occaz, il a filtré les invités. Il est malin dê ! Il a pris soin d'inviter des chefs traditionnels qui, visiblement n'avaient pas la tête à l'écouter - ils avaient leur esprit aux litiges fonciers et jugements qui les attendent dans leur «mon beau village»-, des personnalités de moindre importance et surtout des journalistes «inoffensifs». On montrait même un «journaleux» zoomé en plein écran sur la TVT. Passons. Le constat était que Fo Kodjo avait beaucoup fait «gnadoè» (allusion, bla-bla-bla). «Excellence, dans votre programme bilan vous avez passé à peine 30 secondes en ce qui concerne les Eperviers juste pour dire la somme qu'on leur a donnée pour les préparatifs…» disait un confrère de Sport FM pour lancer sa question au PM. Mais ce dernier ne l'a pas laissé terminer et le coupa net en disant: «C'est plus de 30 secondes Madame», ce qui provoqua des coups de rire dans l'assistance, avant de répondre: «Vous ne m'avez pas vu aller en Allemagne pour aller remettre le drapeau aux Eperviers»? . Ce qui fit encore pouffer de rire l'assistance. En somme, Gbogboyagbo avait joué de la comédie et on se demandait si on avait affaire à un PM. Il a fait du «gnadoè» proprement dit et à un moment donné, on voyait en lui «Abou», le personnage principal burkinabé du sketch «au royaume d'Abou » qui passait sur les écrans de la TVT. SPORT Touré Shérif parle du Président de la FTF: «Rock Gnassingbé est un timide qui a même de la peine à nous dire bonjour» Dans une interview accordée à notre confrère « La Matinée » N° 257 du 09 août 2006, l'international togolais évoluant au FC Metz (D2 – France), Maman Shérif Touré est largement revenu sur les conditions dans lesquelles les Eperviers ont préparé et abordé la dernière Coupe du Monde. Il s'est en outre intéressé à la crise qui mine la Fédération Togolaise de Football (FTF). «Tout d'abord, on a mal commencé les préparations. On a joué des matches de préparation avec des joueurs amateurs qui étaient d'ailleurs en vacances. Notre élimination est due d'abord à une préparation qui était en-deça du niveau requis pour affronter les grandes nations de football. Moi je crois que si on avait joué de grands matches de préparation, on devrait tirer des leçons qui nous auraient servis», s'est plaint le milieu de terrain togolais. Ce constat ne souffle d'aucune contestation. Par la faute de Rock Gnassingbé qui avait recruté en catimini le sélectionneur allemand Otto Pfister en remplacement du Nigérian Stephen Keshi et le bras de fer qui s'en était suivi, le staff technique n'avait pas pu planifier des matches de préparation dignes de ce nom. Le temps de régler ces petits problèmes, tout a été fait et le Togo venait trop tard. Toutes les grandes formations qui avaient programmé des rencontres amicales contre le Togo, les avaient annulées. Ainsi, après l'Arabie Saoudite et peut-être le Liechtenstein, les Eperviers ne se sont mesurés qu'à des équipes de rue. N'ayant préparé que la 1 ère mi-temps, la barque des poulains de l'Allemand prenait toujours de l'eau au cours de la deuxième partie du jeu. Pour le joueur, c'est de leur manquer de respect que de dire qu'ils ont fait une Coupe du Monde impressionnante. « Nous n'avons rien foutu au Mondial », s'emporte-t-il. Il a aussi évoqué le climat tendu qui avait régné au sein du groupe : « Non, nous ne sommes pas soudés comme une équipe. Nous avons des hypocrites parmi nous ». Parlant par exemple du match France – Togo, il déclare : «En première mi-temps, nous étions soudés, mais en deuxième mi-temps, nous avons perdu la concentration. Cela est dû à la nervosité parce que dans les vestiaires on a eu quelques engueulades entre nous joueurs» En outre, Shérif Touré n'est pas allé par quatre chemins quand il a abordé la question inhérente à la crise qui a actuellement cours au sein de la Fédération. Il a réellement peint ce qui se passe dans l'entourage du Président – trésorier de la Fédération qui se perd dans la rhétorique mensongère de ses conseillers atteints de sénilité. « Il faut reconnaître que le problème de prime est le lot quotidien de la plupart des équipes en Afrique, mais pour le Togo c'est encore pire. Honnêtement, je me demande qui ferait mieux? C'est un problème que connaissent les différentes générations des Eperviers qui se sont succédé. Et demain on ne sait pas qui conduira les rênes de la Fédération. Pour ne pas être trop sévère dans mon jugement, je dirais que c'est peut-être Séyi Mêmène qui a un peu bien géré la Fédération ; je n'en veux pour preuve que son esprit d'ouverture, sa familiarité avec les joueurs. Mais Rock Balakiyem GNASSINGBE, c'est un timide qui a même de la peine à nous dire bonjour. Une personnalité de son genre ne peut qu'être sujet à toutes les interprétations et critiques possibles. Et pourtant lorsque vous arrivez à briser le mur du silence avec lui et qu'il sort de sa timidité, c'est un personnage impressionnant que vous avez en face. Les erreurs qu'il a commises sont imputables à son entourage qui, profitant de sa timidité, l'a enfoncé dans les erreurs. Mais avant tout en tant que responsable, il devrait prévenir. Rock ne nous connaît pas, il ne discute pas avec nous. Gouverner ou diriger, c'est prévoir. C'est ça un homme. Un dirigeant ne reste pas à distance pour seulement donner des ordres. Nous sommes des joueurs et non des militaires. Nous sommes des gens responsables, et il y a des choses qu'on ne peut pas accepter. Je ne comprends pas pourquoi il a tant de conseillers. Le temps d'avoir l'avis de tous les 5 sur un problème, la situation s'aggrave. Et les 5 peuvent, s'ils veulent, l'influencer facilement dans un sens comme dans un autre. Dans le cas présent, c'est la voie de l'échec qu'ils ont choisie. Au temps de Mèmène, il n'y avait pas de primes, mais il savait nous motiver. » Tout est donc dit. Evans Yemey
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