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Sommaire
- Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?
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Discrimination
à l’égard des femmes au Togo
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Les
experts onusiens déplorent le décalage entre le discours du gouvernement
et la réalité
La
Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son
organisation affiliée, la Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH),
demandent aux autorités togolaises de mettre en œuvre dans les plus brefs
délais les recommandations émises par le Comité des Nations unies pour
l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (Comité)1 .
En janvier 2006, le Comité a enfin pu examiner
le rapport initial et les deuxième, troisième, quatrième et cinquième rapports
périodiques combinés du Togo, sur la mise en œuvre de la Convention sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes
(CEDAW).
Dans ses observations finales, le Comité a dans
un premier temps noté avec satisfaction l'adoption de mesures temporaires de
discrimination positive tendant à favoriser la scolarisation des filles et à
permettre l'embauche de femmes dans des secteurs professionnels
traditionnellement réservés aux hommes. Néanmoins, le Comité a regretté
l'absence de statistique démontrant l'efficacité de ces mesures.
Par ailleurs, en prenant en compte les rapports
transmis par la FIDH et la LTDH sur
la situation des droits de l'Homme au Togo 2 et les
observations de ses représentants à l'occasion de l'examen du rapport de
l'Etat, le Comité, n’a pas manqué de déplorer non seulement l'incomplète
harmonisation du droit togolais avec les dispositions de la CEDAWmais aussi l'absence
de campagne de sensibilisation de la société civile aux droits des femmes et
aux recours juridiques disponibles pour garantir l'application de ces droits.
Le Comité a également souligné que certains
projets de réforme, notamment ceux du Code pénal et du Code de la famille,
comportaient des dispositions discriminatoires, comme le maintien de la
polygamie, et ne répondaient pas aux lacunes actuelles d'absence
d'incrimination des violences domestiques, du harcèlement sexuel ou encore des
mutilations génitales féminines.
A cet égard, le Comité a déploré la persistance
de traditions et de coutumes discriminatoires à l’égard des femmes comme le
lévirat, le mariage forcé et précoce, et les mutilations génitales et a
exhorté l’Etat partie à prendre sans délai des mesures pour éradiquer de telles
pratiques conformément aux exigences des articles 2 (f), 5 (a), 11, 12 et 16 de
la CEDAW.
La
FIDH et la LTDH se félicitent des
recommandations émises par le Comité qui reprennent la plupart de leurs
préoccupations. Néanmoins, nos organisations regrettent vivement que le Comité,
tout en reconnaissant l'occurrence des violences contre les femmes au Togo et
l'absence d'incrimination pénale de tels actes, n'ait pas condamné les récentes
graves violences subies par les femmes lors du coup d'Etat militaire et des
élections présidentielles controversées, ce malgré les nombreux témoignages de
ces crimes présentés aux experts par la
FIDH et la
LTDH.
Une telle condamnation aurait permis de mettre les
autorités togolaises devant leur responsabilité et d'insister particulièrement
sur l'obligation de lutter contre l'impunité des auteurs de ces crimes,
conformément aux dispositions internationales de protection des droits de
l'Homme auxquelles l'Etat partie est lié.
Enfin, la FIDHet la LTDH appellent les autorités togolaises à mettre
en oeuvre dans les plus brefs délais les recommandations du Comité, y compris
celle sur la nécessaire coopération entre le gouvernement et les organisations
non gouvernementales et la société civile pour lutter efficacement contre les
discriminations à l'égard des femmes au Togo.
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