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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Mauvais traitements et propos racistes de la police belge sur un demandeur d'asile togolais Deux policiers bruxellois auraient mal traité et tenu de propos racistes à l'endroit d'un ressortissant africain. Le plaignant, Stéphane Tabata Sindah est d'origine togolaise. Requérant d'asile débouté, il pointe du doigt deux des cinq policiers en charge de son rapatriement vers le Togo. Les faits se seraient déroulés dans la matinée du 27 juillet 2006 à l'aéroport de Zaventem. Etudiant en Informatique à l'Université de Lomé, Stéphane Tabata Sindah a quitté son Togo natal, persécuté par les pouvoirs publics pour son militantisme au sein de l'Union des forces de changement (UFC), un parti d'opposition. En décembre 2005, il arrive au Royaume de Belgique où il introduit une demande d'asile clôturée et refusée le 28 février 2006 sous prétexte qu'il ne dispose pas d'éléments justifiant son appartenance à l'UFC et que le Togo ne serait pas une dictature. Hébergé au centre d'accueil Fedasil de Bovigny, Stéphane Tabata Sindah se présente de lui- même le 24 avril 2006 à l'Office des Etrangers à Bruxelles pour s'expliquer. Il n'ira pas au bout de sa démarche. Mis aux arrêts, le candidat réfugié est placé au centre pour illégaux de Vottem. Après avoir échappé à trois tentatives de déportations, Stéphane Tabata Sindah affirme avoir été victime des violences verbales et physiques commises sur sa personne par deux des cinq policiers affectés à sa garde. Ils m'ont humilié, et prononcé à mon égard de propos racistes, administré des coups, démis la mâchoire raconte l'ancien étudiant en Informatique. Des affirmations que prouve un certificat médical du service de soins de Vottem (1) Dépôt de plainteSuite aux humiliations subies le 6 juillet 2006, le ressortissant togolais introduit une plainte. Sans en avoir eu la réponse, il est conduit dans la matinée du 27 juillet 2006 à l'aéroport de Zaventem en banlieue bruxelloise pour une troisième tentative de déportation. A peine arrivé, il a été mis en cellule, fouillé par deux policiers. Ils m'ont entièrement déshabillé, a confessé le candidat réfugié. Dans sa déposition, Stéphane Tabata Sindah raconte que de manière répétée, les deux agents très furieux, lui ont fait faire des accroupissements, en lui écartant les fesses. Pendant cinq minutes, Stéphane fut observé pendant environ cinq minutes, dans son manteau d'Adam. Les deux agents se sont exprimés en flamand, la deuxième langue en usage en Belgique, que le candidat ne maîtrise pas. Puis il se verra retirer sa carte téléphonique avant de s'entendre dire «Vous l'avez acheté avec notre argent, vous ne l'aurez pas ». Des propos humiliants devenus racistes. «Grâce à nos contributions, vous avez été nourri comme un porc trois fois par jour à Vottem». La déportation de Stéphane Tabata comme le précise la Ligue togolaise des droits de l'homme constituerait un danger pour sa vie. L'extrader équivaudrait à le condamner à mort. Et pourtant c'est bien vers cet enfer que trois déjà, l'Office des Etrangers, organisme qui dépend de Patrick Dewaeal, ministre belge de l'Intérieur, a tenté de le faire. Cela a échoué grâce au refus des personnes qui firent scandale dans l'avion. Aberrant de jouer à la loterie avec la vie des êtres humains. L'ancien étudiant en Informatique à l'Université dé Lomé a subi une torture morale ayant provoqué chez lui un déficit de ses facultés mentales. Depuis la mise en service du Centre de Vottem, des actions concrètes sont menées au quotidien: Elles vont de parrainages de détenus, solidarité concrète, à la présence devant le centre deux fois par semaine … Un réseau de soutien s'est mobilisé en faveur de Stéphane Tabata Sindah. Le requérant d'asile ne doit pas être expulsé vers son pays qui n'est pas un modèle de démocratie. Ceux qui s'intéressent à la situation socio-politique des Etats africains, le savent si bien. En la matière, le Togo se cherche toujours. Le réseau de soutien qui accompagne Stéphane Tabata Sindah, n'entend pas baisser les bras. Pourquoi ne pas porter plainte à la Cour des Droits de l'Homme contre la Belgique ? Pour rappel, ce pays a été mis en cause dans la mort de Sémira Adamu. Déboutée d'asile, la jeune Nigériane n'a pas survécu à la tentative d'expulsion musclée réalisée par des agents belges sur ordre de l'Ordre des Etrangers. Sémira Adamu, vingt ans environ, se serait enfuie de son Nigeria natal car ne voulant pas épouser le vieil homme qui lui aurait été imposé. Après avoir transité par le Togo, elle arrive en mars 1998 en Belgique, aidée par des relations. A peine arrivée en Belgique, l'accès du territoire lui est refusé. Un séjour dans les locaux du centre de détention pour personnes refoulées à l'aéroport de Zaventem, puis au Centre de rapatriement 127 bis de Steenokkerzeel. S'étant opposée pour la sixième fois à son expulsion, la «technique du coussin» lui fut appliquée. Asphyxiée et tombée dans un coma de plusieurs heures, elle meurt le 22 septembre 1998 à la clinique Saint-Luc à Bruxelles. Pour rappel ! Ayant transité par l'aéroport de Zaventem, douze citoyens togolais qui se rendaient en Allemagne pour assister et supporter les Eperviers, la sélection de leur pays, furent reconduits vers la zone de transit. Ils ne possèdent pas de tickets nominatifs, cet argument invoqué par les pouvoirs publics belges, n'a pas été accepté par les organisateurs du récent Mondial de football. Après une vague de protestations, ces supporters ont été contraints de retourner dans leur pays d'origine. Michel A. Kangni (1) Situé dans la banlieue de Liège, le Centre fermé de Vottem, constitue une véritable prison qui ne dit pas son nom. Des étrangers n'ayant commis aucun délit sont incarcérés dans ce centre coincé entre deux casernes et inauguré en mars 1999. Tout a été mis en oeuvre pour camoufler l'aspect carcéral des lieux construit sur le modèle du centre 127 bis de Steenokerzeel, situé à proximité de l'aéroport de Zaventem à Bruxelles.
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