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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Politique L'opposition togolaise face à l'appât de la Primature Il n'y a pas matière à se gloser des informations en provenance de Ouagadougou car c'est un véritable traquenard qu'est en train de tendre la facilitation et ses suppôts aux leaders de l'opposition. Bien que les discussions à Ouagadougou se soient déroulées comme sur des roulettes enduites de fart, les esprits avisés devront se rendre compte que les concessions qu'envisage faire le pouvoir togolais sont loin d'être gratuites. Pour apprivoiser l'opposition traditionnelle, le RPT est prêt à lui concéder la primature. Par contre, c'est le cadre électoral issu de l' « Accord Politique de Base » que n'ont pas paraphé l'Union des Forces de Changement (UFC) et la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) qui sera maintenu et présidera à l'organisation des « prochaines législatives ». Et comme toujours, elles seront remportées par le pouvoir en place. Quel sort sera alors réservé aux « réformes à entreprendre par la prochaine législature ». Le RPT ne daignera point amender la constitution actuelle pour revenir à celle de 1992 comme le réclamait l'opposition. La question de l'impunité ne connaîtra aucune suite car le pouvoir ne saurait sévir contre ses propres éléments qui l'ont servi en facilitant la montée au trône de Faure Gnassingbé par le massacre de mille Togolais. Le temps faisant, l'opposition aurait ainsi légitimé le pouvoir de Faure Gnassingbé. Elle ne sera plus écoutée lorsqu'elle criera haro sur le clan au pouvoir. C'est d'ailleurs une stratégie séculaire. Comme après les présidentielles de 1998, 2003 et 2005, dès les premiers jours et mois, l'opposition traditionnelle rejette l'élection du candidat du RPT et réclame sa victoire. Au fil des jours, sa contestation faiblit et comme pour apprivoiser ses leaders, le régime les embarque dans un simulacre de dialogue. Mais à quel fin ? C'est d'ailleurs la stratégie en vogue sur le continent, dans les pays qui ont signé un pacte de fidélité avec la malgouvernance. Après s'être obstiné à organiser des élections présidentielles du 03 mai dernier sans la participation de ses opposants, Idris Deby Itno les emballe dans un dialogue pour les «cajoler». Le dictateur guinéen Lansana Conté aussi en fait dans son pays. Malin, non? Et durant un court moment, l'opposition se contenterait de la primature qui ne sera qu'une caisse vide eu égard aux prérogatives restreintes que confère la constitution actuelle au Premier Ministre qui n'est qu'un «garçon de courses» du «Président de la République». Et si le chef de l'Etat garde la prérogative qui est la sienne de limoger à loisir le Premier Ministre, imaginez ce qui adviendra… C'est un grand piège, ce projet d'accord! TINO Kossi Déni des droits humains au Togo L'agresseur de Barqué et l'un de ses prétendus complices maintenus en prison sans jugement Il y a bientôt trois ans, comme une traînée de poudre, la nouvelle de l'agression dont a été victime le Conseiller spécial du feu Eyadèma et de Faure, Barry Moussa Barqué a atteint les grandes villes et les hameaux les plus reculés du pays. A l'époque, chacun y allait de son commentaire. On cherchait à trouver derrière cette agression des mains de l'opposition ou celles de certains barons qui voudraient en finir avec ce trop proche du « baobab ». Finalement, sous l'action concertée des services de renseignement du Togo et du Ghana, le sieur Barry Midil, l'agresseur au couteau de Barry Moussa Barqué a été arrêté. Depuis cette période où le neveu de Barqué a été appréhendé en même temps que l'un de ses deux prétendus complices, soit trois ans après, aucun jugement n'est encore prévu. Ils sont laissés à leur triste sort. Tous ceux à qui on confie le dossier ont peur de prendre des initiatives de peur de s'attirer la foudre du grand manitou. D'après certaines indiscrétions, le ministre Barqué aurait déclaré que, de son vivant, il est hors de question qu'on libère ces «criminels». Ce que l'on ignore de cette agression A en croire plusieurs sources, c'est une histoire purement familiale qui a failli déboucher sur un homicide. Barry Midil, étant le fils au frère du ministre Barqué, entendrait des choses pas très plaisantes sur ses parents venant de ses cousins. Or, seul le ministre pouvait détenir ces informations. Lorsque Midil Barry aurait interpellé son oncle pour en savoir davantage, c'était le mutisme. Excédé, Midil a quitté Kpémé où il travaillait pour arriver au domicile de son oncle, muni d'un couteau. Selon nos informations, le neveu aurait eu l'intention de faire peur au ministre pour qu'il lui dise enfin les secrets qu'il détiendrait sur ses parents. A la vue du couteau, le Ministre aurait sursauté de son siège et commencé à crier au secours. Et c'est dans l'agitation générale que le couteau aurait blessé grièvement le ministre. Il faut rappeler que le ministre n'a eu la vie sauve que grâce à son évacuation urgente sur Paris. Après cet acte, Midil s'est enfui pour se retrouver plus tard au Ghana. De fil en aiguille, on a retrouvé Midil qui entre-temps a voulu se donner la mort et M. Yong qui a servi de guide dans l'enquête et celui ayant conduit la moto de l'agresseur le jour du forfait, ont été arrêtés. Que redoute-t-on tant pour œuvrer au pourrissement du dossier? Ce qui est fâcheux dans ce dossier, c'est le fait de laisser moisir ce beau monde arrêté à la prison civile de Lomé. Le dossier est en instruction et le comble c'est qu'il change au gré des humeurs de la justice. Si du moins, un jugement avait été fait et les responsabilités établies, on comprendrait. Parfois, on assimile ces prisonniers à des colis vivants et on les traîne d'une prison à une autre. A Mango, dans le bled du Conseiller spécial, cette affaire divise plus que tout. Il paraît qu'il y a eu de l'arbitraire à gogo dans ce dossier. On n'est pas encore préparé à pardonner à certains d'avoir fait faire la prison à ces présumés complices. On craint d'un côté que la libération de ces victimes n'entraîne d'autres remous. Il se raconte que Midil aurait, à plusieurs reprises, fait comprendre aux autorités judiciaires que le dernier de présumés complices n'est en rien mêlé à cette affaire. Malgré tout cela, il est gardé sans jugement jusqu'à ce jour. C'est le lieu d'interpeller les ministres en charge de la justice et des droits de l'homme à œuvrer pour qu'un procès ait lieu et que les responsabilités soient situées. Les institutions de défense des droits humains ne doivent pas être en reste dans ce dossier qui a des relents d'arbitraire. Affaire à suivre… Evans Yemey Renforcement des méthodes de répression? Le quart du budget national 2006 consacré à l'armée «Le parlement a élaboré la Loi de Finances 2006 qui a été traduite dans un budget de relance à forte orientation sociale d'un montant de 240 milliards de francs CFA, une augmentation sensible par rapport à 2005», se félicitait le Premier ministre Edem Kodjo dans son bilan présenté le 03 août dernier devant un parterre de chefs traditionnels, de militants de son parti et de journalistes. Contrairement à ce beau discours, le budget 2006 fait la part belle à la grande muette. Alors que le budget annuel alloué à la santé fait 10,7%, les fonds consacrés aux trois ministères de l'éducation nationale ne font que 27,6%, l'armée à elle seule prend 24,7% soit le quart du budget national togolais. Au Sénégal par exemple, 16% du budget de l'exercice 2007 sera consacré au monde rural, ce qui représente plus de 130 milliards de francs CFA. Mais au Togo, seulement 5,4 milliards sont alloués au ministère de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche. De plus, 40% du budget sont affectés dans ce pays à l'éducation nationale. Tel n'est malheureusement pas le cas sur la Terre de nos aïeux. Ici, les trois ministères qui s'occupent de l'éducation n'ont droit qu'à 27,6%, soit 9% par ministère. Pourtant, on ressasse à toutes les occasions que «tant vaut l'école, tant vaut la nation». Un tour dans les différents établissements scolaires permet de se rendre compte des conditions désastreuses dans lesquelles on prépare l'intelligentsia de demain. Les établissements scolaires présentent un spectacle triste : insuffisance de bâtiments scolaires et d'enseignants, manque de matériels didactiques, salles de classes bondées. La même galère bat son plein dans les deux universités du pays. Quant aux centres de santé, ils sont de véritables mouroirs où la nivaquine et l'aspirine sont devenues des produits de luxe, où la corruption et le vol de médicaments sont devenus récurrents. Dans ces cas de désastre, l'espérance de vie ne peut qu'être en constante dégringolade. Elle est aujourd'hui d'à peine 48 ans. Le pays occupe le 147 ème rang sur 174 au niveau de l'indicateur de développement humain durable avec 212 dollars par an et par habitant. Certains pays en voie de développement à l'instar du Mali, du Bénin, du Gabon, de l'Afrique du Sud l'ont compris et leurs priorités restent les secteurs de la santé, de l'éducation et du monde rural. Mais au Togo, les gouvernants actuels n'en ont cure et continuent de consacrer beaucoup de fonds à l'armée, qui ne produit aucune devise à l'Etat. A quoi vont servir tous ces fonds ? A l'achat de matériels de guerre et de répression pour asseoir la monarchie ? Des informations faisant état de ce que certains haut-placés ont sillonné certains pays du monde (Chine, Soudan) en quête de matériels de guerre n'ont-elles pas circulé il y a quelques semaines ? Tout compte fait, sur 5 millions d'habitants, le Togo compte plus de 13 000 hommes en uniforme sans compter les forces de police, de gendarmerie, les sapeurs pompiers et les douaniers. Ce qui fait qu'on dénombre 1 militaire pour 205 habitants contre 1 infirmier pour 1.500 habitants. Z.A. Société Séminaire à Kpalimé Une vingtaine d'animateurs de la société civile de la sous-région s'approprient le MAEP Comprendre le Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP), s'impliquer dans sa mise en œuvre, travailler à ce que les résolutions et les recommandations soient mises en œuvre par les différents pays, tels sont les objectifs que se sont fixés une vingtaine d'animateurs des Centre Afrika Obota (CAO), SOS-Civisme, Centre d'Observation et de la Promotion de l'Etat de Droit (COPED) en séminaire depuis mercredi 16 août 2006 à Kpalimé (Grand Hôtel du 30 août). Ces animateurs de la société civile sont venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Mali, du Niger et du Togo et prennent activement part aux travaux du séminaire qui n'a été rendu possible que grâce à l'appui financier de la Fondation Konrad Adenauer. Le thème central de cette rencontre qui s'intitule «Contribution de la Société civile au Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs» est compartimenté en huit communications: Historique et Fondement du MAEP ; Le contenu du MAEP ; Les acteurs et les outils du MAEP; les différentes étapes du processus ; Les conditions de réussite du MAEP ; Les moyens de mise en œuvre et les partenaires ; Le MAEP et la question de la souveraineté nationale : Des institutions nationales de contrôle ? Quels défis à relever par les commissions nationales de mise en œuvre du MAEP ? Toutes ces communications sont développées par le Professeur Honorat Aguessy et M. Roger Kouessi, respectivement Président et Coordinateur national de la Commission MAEP-Bénin . Par ailleurs, les cérémonies d'ouverture dudit séminaire se sont déroulées dans la matinée de mercredi et ont vu la présence effective du Préfet de Kloto, M. Tsolenyanu Agbéko, le Directeur de Cabinet du ministère de la Communication et de la Formation civique, Porte-parole du Gouvernement, M. Koudjo Noudonou. Les deux personnalités ont, tour à tour, salué les initiateurs de ce séminaire à savoir la Coordination régionale des Centres Africa Obota et la Fondation Konrad Adenauer et insisté sur le rôle de la société civile dans le processus du développement. Elles ont ensuite invité les participants à s'approprier ce nouvel instrument de l'Union Africaine qu'est le MAEP. Il faut rappeler que ces deux interventions ont été précédées par celles du Coordinateur régional des Centres Afrika Obota, M. Théonas Moussou et Chargé de Programme de la Fondation Konrad Adenauer, M. Sylvain Zinsou. En effet, suite à l'échec des nombreuses initiatives de développement des pays africains depuis la création de l'ancienne OUA en 1963, certains chefs d'Etat ont eu l'ingénieuse idée de créer en juillet 2002 le Nouveau Partenariat Afrique pour le Développement (NEPAD). Et c'est à partir de ce moment que les initiateurs du NEPAD ont décidé de concevoir le Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs qui n'a été adopté qu'au cours de la réunion des chefs d'Etat et de Gouvernement chargé de la mise en œuvre du NEPAD (HSGIC). L'objectif principal du MAEP est de stimuler l'adoption de lois, politiques, normes et pratiques appropriées pouvant mener à la stabilité politique, à une forte croissance économique, à un développement durable et à une intégration économique accélérée au niveau sous-régional et continental. Ceci se fera de manière à permettre aux participants d'échanger leurs expériences et à renforcer l'application des meilleures pratiques, y compris l'identification des faiblesses et l'évaluation des besoins de renforcement de moyens. Mais seuls 24 sur les 54 pays que compte le continent ont adhéré jusqu'à ce jour au MAEP. Le Bénin par exemple a fait son adhésion le 31 mars 2004. Quant au Togo, il fait partie des pays qui vivent en marge de ce nouvel instrument de l'UA. Parmi le lot des adhérents, seuls le Ghana et le Rwanda ont pu réaliser leur évaluation. Nous y reviendrons. Zeus A. Libertinage Les «podocrates» sont inquiets Les « podocrates » sont des partisans de la « podocratie » qui se définit comme le gouvernement « du ventre, pour le ventre et par le ventre ». A Gnassingbéland, ils sont nombreux ces opportunistes sans conviction politique et qui écument les environs des sièges des partis politiques. Ce sont ces gens que le « diplômé de l'ENA de Paris » est parti débaucher pour former sa mangeoire. Et depuis, ils se donnent une importance dans l'aire politique « gnassionale ». Il y en a qui s'agitent beaucoup et qui ont créé une association qu'ils ont transformée tout dernièrement en parti politique. Ils se réclament de la « tendance réaliste et participationniste de l'UFC ». Une fois qu'une personnalité du parti de Gilchrist Olympio établit une accointance avec le RPT, il y a certains journaux qui opposent à la une de leur parution la photo du patron du « Nid » et celle de la personnalité en question pour dire que Gabriel Dosseh-Anyron « l'a vite compris et c'est pourquoi il est allé au gouvernement ». Quand Me Doe Bruce a été décoré lors de la Fête de l'Indépendance, ils ont écrit « Est-ce que Doe Bruce sera exclu de l'UFC comme Dosseh-Anyron ? ». Aujourd'hui qu'il « devient le 75 ème parti politique au Togo », on attend les résultats catastrophiques que ce machin fera aux prochaines législatives. Il y a aussi les agitateurs de la NDP qui ont récemment doté leur association de siège. Passons ! Le dialogue intertogolais fait son petit bonhomme de chemin et si tout va bien, il y aura bientôt la formation d'un gouvernement d'union qui verra la participation des trois partis de l'opposition traditionnelle. A en croire certaines indiscrétions, ce deuxième gouvernement sous l'ère Faure sera piloté par le parti de Gilchrist Olympio ou à défaut par le CAR et la CDPA. Ce sera un gouvernement sérieux qui doit mettre en œuvre les vastes chantiers qui seront définis dans les accords du Dialogue. Ce qui veut dire que les transhumants et autres opportunistes n'ont plus aucune chance. Ils doivent céder leur place aux hommes qu'il faut à la place qu'il faut. Leurs jours sont comptés dans la mangeoire de sa Majesté le Roi de Noépé-Ville. On saura bientôt ce qu'ils vont devenir. Sexes promo dans les vacances Depuis début juillet, les élèves sont en vacances et ils ont fermé leurs cahiers, livres et autres effets. Si certains profitent de ce temps de repos pour aider leurs parents ou pour se faire un peu de sous, d'autres ont plutôt choisi de mettre à profit leur entrejambe. C'est ainsi que nos ruelles cabossées sont prises d'assaut par les élèves vacancières. Quand on les voit, elles ont le corps dehors et les habits dedans. Au crépuscule, on les perçoit sur les trottoirs avec des portables dernier cri dans les mains jeter des coups d'œil fictifs dans l'espoir d'embarquer un « imbécile ». Au cas où leurs filets ne prennent aucun poisson « gnocotteur », elles se dirigent la nuit dans les lieux sensibles pour vendre leur bas-ventre. Pour tenir tête à la mousson qui bat son plein, elles sont obligées de croiser leurs deux bras aux épaules. Avec ce qu'on voit dans ces vacances, Suzanavi sera bientôt rattrapée par les chiffres qu'elle a communiqués sur la baisse du taux de séro-prévalence au Togo. Elles gambadent dans les rues de Lomé, cuisses ouvertes à l'amour. Le quartier de Bè-Kpota jadis calme est devenu un haut lieu du « sex life ». Les buvettes, bars et restaurants se créent en désordre dans cette zone. Depuis quelques jours, certains tenanciers de bars ont organisé dans ce quartier quelque chose qu'ils ont dénommé «Miss vacances 2006». Et là le sexe coule à flot comme de la bière… Une dame abandonne son nouveau-né à Wuiti Il y a beaucoup de contrastes dans ce monde. Au moment où certains couples avalent des potions inimaginables ou font le tour des charlatans de la sous-région ou encore passent les sept jours sur sept dans les centres de prières pour avoir un enfant, d'autres en ont suffisamment et ne savent même pas ce qu'il faut en faire. Des couples se sont séparés faute d'avoir ce bonheur-là. Mais dans la nuit de samedi 12 à dimanche 13 août dernier, un passant a été surpris par les lamentations d'un nouveau-né. Il s'y approcha et découvrit l'horreur : un nouveau-né gisant dans le sable et couvert de sang. Il (sexe masculin) vient de venir au monde, abandonné dans le sable par sa mère. Ou bien l'enfant est-il tombé sans que la maman ne le sache ? Pourquoi n'est-elle plus retournée sur le trajet qu'elle a emprunté pour rechercher ce qu'elle portait ? Pour l'heure l'enfant est admis dans un centre de santé et sa vie est hors de danger. Mais jusqu'à présent, on est sans nouvelles de la mère. Ces Eperviers de Rockvi là… C'était le match qui devrait donner raison à Rockvi contre tous. Mais c'en n'était pas un. C'était la rencontre la plus insipide jamais livrée par l'équipe nationale (Prime). On dirait que c'était demi-camp que les « Ghanalais » jouaient. Ce n'est point le talent des joueurs togolais qu'on conteste mais… Ils jouaient comme l'équipe de « Les dix barbus de Yadè-ville » ou « Wôdô Wôdô FC de Kélégougan ». Si c'est sur ces gens-là que compte Rockvi pour foncer dans son entêtement, il n'a qu'à dénommer autrement l'équipe-là, l'appeler par exemple « Rock Gnassingbé United ». Comme ça lorsqu'ils seront « nombreusement » battus avec des scores impossibles, lui seul va « manger la honte ». Les joueurs étaient incapables de monopoliser le ballon durant 30 secondes. Ils faisaient des passes aux « Ghanalais » tellement qu'un téléspectateur demandait si les 22 joueurs étaient dans le même camp. Le gardien lui avait une drôle de manière de capter le ballon. Comment peut-on amener des gens qui sont habitués aux amortis de tibia et de l'omoplate, aux dégagements des fesses et du talon pour affronter une équipe huitième finaliste du mondial 2006 ? Sinon sincèrement, avec l'équipe-là, on est à des années-lumières de battre les « sourisseaux » du Bénin, pardon les Ecureuils du Bénin le 03 septembre prochain. L'équipe-là ne saura pas battre non plus l'équipe nationale du Hezbollah, pardon du Liban. Et puis ce qui est bizarre, on dirait que l'équipe de Rockvi aime encaisser au moins deux buts par match. Contre Dyto FC et AS Douanes en amical, c'était 1-2 et 1-2. Contre le Black Star, c'était 2- 0. A cette allure, le Bénin pourrait nous battre avec son Mogas 90 là même. Club des Amis d'Idriss Déby? «gnê n'importe quoi»! On aura tout vu dans ce rectangle de lopin de terre coincé entre deux Etats qui avancent merveilleusement sur la voie de la démocratie. En feuilletant la parution N°95 du confrère Agni l'Abeille du 16 août dernier – désormais de douze pages – on est tombé « gbi » sur un article « bizarrissime ». Il s'agissait d'un soi-disant « Message du club des Amis d'Idriss Déby Itno Afrique de l'Ouest » à lui envoyé à l'occasion de son investiture le 08 août dernier. C'est quoi encore cette histoire ? Nous, on s'est demandé ce que le type a fait de bon pour se faire des amis. Est-ce à dire qu'il existerait aussi un club des Amis d'Idriss Déby Itno en Afrique australe, orientale, septentrionale, centrale… ? Le mec a été littéralement encensé. « Un 3 e mandat présidentiel, gage d'espoir et de prospérité durable… une flamme d'espoir… un soleil nouveau et radieux qui brille de tous les feux de l'espoir… L'homme qui préside aux destinées du Tchad sait observer, écouter, tendre la main dans l'intérêt supérieur de la Nation ». C'est du « gnê n'importe quoi ». Les pseudo Amis de Déby ont-ils quand même suivi l'actualité au Tchad qui a conduit à l'organisation du dernier scrutin présidentiel ? Quelqu'un qui s'est entêté à organiser la présidentielle malgré que la Communauté Internationale ait milité pour son report eu égard aux risques d'explosion, aux menaces proférées par les rebelles sait-il écouter ? Ces gens ont eu la bassesse d'écrivailler : « Que Dieu bénisse le Tchad et son Président » -jusque-la ce n'était pas grave – « pour les populations africaines prospères… Idriss Déby, digne Fils du continent africain ». Un débile de notre quartier a eu la présence d'esprit de qualifier ces « Amis » de f…. Déby est un « digne fils du continent » parce qu'il a « sodomisé » la constitution de son pays pour briguer un 3 e mandat, déjà fait 16 ans au pouvoir, écarté ses opposants de la présidentielle passée… ? Si lui il est digne fils du continent, que dira-t-on des Alpha Omar Konaré, Nelson Mandela… Du vrai «français approximatif»! Dès fois lorsque les gouvernants déversent leur bile sur la presse privée à partir d'une faille, on a l'impression qu'ils ont raison. On se rappelle que le « 1 er ennemi » de la presse privée n'avait pas manqué l'occasion pour tirer à boulet rouge sur elle, arguant qu'elle se faisait en « français approximatif ». Aujourd'hui les faits semblent lui donner raison. Les autorités compétentes devront « épurer » la corporation pour la débarrasser des gens qui sont devenus journalistes par accident. C'est souvent le titre d'un article qui pousse à le lire. Un titre attrayant séduit donc le lecteur à connaître le contenu de l'article. Mais un « con-frère » du canard « le bourdonneur » a servi un titre d'amateur à un article de reportage dans la parution de la semaine. « La jeunesse d'Adamavo veut que le VIH/SIDA soit éradiqué dans leur quartier » , pouvait-on lire. Entre nous, c'est ça un titre ? C'est trop terre à terre. On dirait que l'article était écrit et inséré à la va-vite pour combler les 12 pages, boucher un trou quoi. Et puis le possessif « leur » là, à quel nom se rapporte-t-il ? On dirait qu'il était demandé de former une phrase complexe comprenant une proposition principale et une proposition subordonnée complétive. C'est manifestement du « P'tit français », plus bas que celui des « tirailleurs sénégalais ». Cela ressemble aussi à du français empirique. Il aurait pu demander aide et assistance à un confrère de sa rédaction et il n'y aura pas de problème. Sinon franchement, cela ressemble fort bien au français des « gaillards de derrière » du CE1 B de l'EPP Vogan-ville avec pour enseignante Mme Agbotamaïzé… Le «Nid», un parti régional ou national? Le samedi 04 août dernier, le néo-débaucheur des militants de l'UFC et quelques uns des « débauchés » ont transformé leur petite association en parti politique. « Ce parti, qui veut lutter contre la manipulation politique, la pauvreté et la délinquance, a entre autres pour objectifs le combat contre le tribalisme et la dictature », rapportent les journaux pro « Le Nid ». Mais à voir la composition du bureau directeur de ce parti, on se rend compte que c'est une partie du Togo qui est seulement représentée. Plusieurs membres sont du Vo natal du Président, Gabriel Dosseh-Anyron, ainsi que de certaines préfectures de la partie méridionale. Aucun Togolais de Blitta jusqu'à Cinkassé ne fait partie de ce Bureau. Pourtant, la Charte des partis politiques prévoit en son article 11 que « Les fondateurs d'un parti politique doivent être au minimum au nombre de 30 provenant des 2/3 au moins des préfectures ». Dans un Bureau de 14 membres, où il n'y a aucun Kpatcha, aucun Yentchabré, aucun Kondi…Et dire que ce parti lutte contre le tribalisme? En outre, on retrouve dans le bureau le président de la Jeunesse de l'UFC, Daniel Koffi Agano, qui a aussi traversé la route pour se faire garer dans le ministère du Village, pardon de la Ville. Il est le N° 2 du « plus grand parti » qui vient de naître. A ce qu'on sache, il n'est pas encore exclu du parti de Gilchrist Olympio et lui-même n'a pas officiellement donné sa démission. Ce qui veut dire qu'il se retrouve aujourd'hui dans deux partis politiques différents. «Aucun citoyen ne peut appartenir à plus d'un parti politique à la fois », précise l'article 8 de la Charte des partis politiques. Comme nous sommes dans notre pays, la «désobéissance» aux lois qu'on s'est prescrites est liberté », on peut fermer les yeux sur ces manquements graves. Ne retrouve-t-on pas dans ce pays des membres du Comité central dans les bureaux des autres formations politiques ? Togopessimisme ambiant S'il y a au Togo un citoyen à qui un éventuel insuccès des pourparlers de Ouaga ferait beaucoup plaisir, c'est bien l'actuel locataire de la Primature. Sorti de son «retrait politique» contre toute attente par Faure Gnassingbé, Edem Kodjo a visiblement repris du poil de la bête et joue au Premier ministre au grand dam de ses anciens amis de l'opposition. Il était lui aussi passé à Ouagadougou chez Blaise Compaoré et jusqu'à aujourd'hui, personne ne sait ce qu'il est allé lui raconter. Seulement les mauvaises langues pensent qu'il ne lui aurait chanté que la nécessité de son maintien contre vents et marrés. Ce qui du coup le classerait dans la ligne des partisans du statu quo, ceux qui ne veulent pas voir la situation évoluer pour garder leur privilège actuel.
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