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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Kara: des Généraux et Officiers supérieurs des FAT proprement hués à Lama La chose aurait pu s'intituler Kara: Campagne pour le compte du RPT: des officiers supérieurs de l'armée proprement hués par la population du canton de Lama qu'ils tentaient d'intimider. Cela s'est passé le 4 juillet 2006 dernier. Une délégation d'une dizaine de membres, comprenant les généraux Walla Akawilou Sizing, Nabédé Poutoyi, Laokpessi Pitalounani, le LT-colonel Kpélenga et quelques cadres originaires du canton, s'était rendue successivement à l'EPP de Lama-bas Kpandida, puis à l'EPP de Lama Kolidè, toujours à Lama-bas. Dans leurs interventions au niveau des deux localités, les thuriféraires du régime du clan Gnassingbé n'ont pas ménagé les partis politiques de l'opposition et leurs dirigeants. « Nous savons que des étrangers sont venus vous faire de fausses promesses. Mais sachez que c'est le RPT qui tient le bon bout. Nous sommes là et nous serons toujours là, » ont notamment déclaré les officiers en campagne. « Si aux élections prochaines nous constatons que vous n'avez pas voté massivement pour le RPT, nous brûlerons les urnes comme par le passé » à renchéri un des galonnés. Cette intervention a provoqué la réaction des jeunes gens qui ont commencé à bouder puis manifester leur colère en criant haro sur la délégation. Du jamais vu à Lama ! Furieux, le galonné ordonna l'arrestation d'un jeune homme qui semble mener la fronde. C'est alors que, l'assistance, comme un seul homme s'est interposée : honteux, l'officier zélé s'est ravisé et a fait relâcher le monsieur. Plusieurs questions ont alors été posées par la suite à la délégation visiblement embarrassée quant aux réponses à donner. Les questions avaient notamment trait au manque d'eau courante, d'électricité, de routes viables, d'infrastructures sanitaires et d'écoles dignes de ce nom à Lama-bas. Les deux rencontres se sont terminées en queue de poisson avec la remise aux chefs des villages d'une somme de 15 000 F destinée à chaque quartier, somme que les jeunes ont balayée du revers de la main en disant : « Nous avons assez de votre argent pour le tchoukoutou. Au lieu de faire de nous des alcooliques, vous auriez dû nous trouver du travail ou nous aider à produire plus dans nos champs et nos ateliers afin de dépendre moins de vous qui nous piétinez. A présent, il est trop tard pour continuer à écouter encore vos sornettes ». Comme on le voit, les choses ont vraiment changé dans « la république autonome de la Kozah ». Les gens n'ont plus leur langue dans la poche. « Désormais nous ne nous laisserons plus marcher sur les pieds par ceux-là qui se croient investis du pouvoir divin », confie un jeune. Les Lamalais attendent vraisemblablement de pied ferme les prochains délégués du RPT. Mais en attendant, la question qui se pose est de savoir pourquoi ces militaires débordent de leur mission pour se verser dans de telle machination. C'est le grand mal dont souffrent les FAT, une institution embrigadée par des zélés qui n'ont d'ailleurs gravi les échelons que grâce à leur soutien tous azimuts au clan Gnassingbé et au RPT et non par rapport à des prouesses militaires. Ici se repose encore une fois, la nécessaire et vitale question de la reforme des FAT, une armée appelée à se transformer en une institution républicaine. De notre correspondant à Kara Aklesso M. Le RPT pris en otage par ses «vieux os» La sortie de crise au Togo ne dépendra nullement de la radicalisation à outrance de l'opposition mais bien de la flexibilité du parti au pouvoir. Toute alternative ne serait efficace que lorsque le RPT se résoudra à faire le minimum de concession. Mais ce qui se passe au sein de ce parti n'illustre que l'obscurantisme qui y est professé depuis des lustres. Le confrère « La Dépêche » avait fait écho, dans son numéro 329 du 26 juillet, d'activités menées par le CAP-RPT (Conseil d'Appui au RPT). Il est revenu à la charge et titrait dans son numéro suivant « Du remue-ménage au RPT, le CAP-RPT fait de l'ombre au RPT ». Selon les dirigeants de cette structure, leur intention est de remobiliser les militants du RPT, d'inculquer un souffle nouveau au parti, de le vivifier. C'est d'ailleurs dans cette optique que Faure a rencontré les députés RPT à la présidence le 03 août dernier. Mais sa simple création ne cesse de créer des frissons chez certains caciques du régime qui y voient un parti dans le parti, qui voudra servir de contrepoids à l'ancienne école. Certains y voient la mise en pratique d'une idée de «purification » du RPT qui avait été entre-temps émise par certains courants. On se rappelle que certains esprits étaient allés jusqu'à professer une « kabyeïsation » du parti. Mais si en réalité les idéaux du CAP-RPT sont purement inscrits dans une ambition progressiste mais suscitent tant de courroux au sein du parti, ce n'est que l'obscurantisme qui est une fois de plus illustré. C'est la confirmation qu'il y a nombre d'individus au RPT qui ne souhaitent pas la fin de la crise togolaise et surtout les tentatives de certaines bonnes œuvres à chercher des voies et moyens d'annihiler un tant soit peu la misère ambiante. Tenez, le grand tort des initiateurs du CAP-RPT est d'avoir rencontré le 05 août dernier les animatrices du marché de Kara et d'avoir donné leur caution à la grogne qui ne cesse de les animer à propos de l'insalubrité, l'insuffisance d'eau, l'état délabré des hangars et apatams, le défaut de sonorisation, le manque de système électrique et de sécurité, les cas de vols répétés et surtout le manque de volonté des responsables de la municipalité. Pour qui connaît le Togo, c'est un crime que des militants du RPT aient des avis sur Kara considéré comme leur fief qui serait un Nirvana. N'est-ce pas que ce parti a sérieusement besoin d'un nettoyage? F.S. Pourparlers de Ouaga Les coulisses du Dialogue Intertogolais Les Lieutenants de Blaise Compaoré Le Capitaine Compaoré a reçu tous les acteurs politiques impliqués dans le dialogue intertogolais qui se déroule depuis le 08 août dernier dans la capitale burkinabé. Le Président du Faso, dit-on, met tout en œuvre pour éviter d'éventuelles fuites autour des discussions. Pour cela, il s'est fait entourer uniquement de quelques uns de ses hommes de confiance. Son « ombre » Djibril Yipènè Bassolé, Ministre de la Sécurité demeure indispensable pour lui. A celui-ci, il n'a pas manqué d'associer le Ministre Jean de Dieu Somda en charge de la Coopération régionale. A contre-cœur, sûrement, Maï Manga Boukar, le fameux représentant de la CEDEAO assiste aussi aux discussions. Certains intellectuels africains de passage à Ouaga joignent aussi leurs apports à la résolution de la sempiternelle crise togolaise. Le passage du Sénégalais Abdoulaye Batily n'était pas passé inaperçu. Blaise Compaoré ne veut pas être solitaire Le Président du Faso veut réussir dans sa médiation. Pour cela, il ne veut pas être solitaire dans la direction des discussions de peur de se mettre à dos ses « collègues et chers frères » de la sous région. C'est ainsi que, selon une source proche du Président du Faso, le Capitaine Compaoré met quotidiennement les Chefs d'Etat de la sous région, en l'occurrence le Gal. Obansanjo du Nigeria et Mamadou Tandja du Niger, au courant de l'évolution des discussions. « Il n'hésite pas à décrocher personnellement son téléphone pour les situer sur les discussions », a confié la même source qui, visiblement, trouve la procédure indispensable pour la réussite de la médiation du Capitaine Compaoré. Dimas La crise entre le Lt-Col Rock Gnassingbé et le Gal Gnofame s'amplifie Rock Balakiyèm Gnassingbé se sent véritablement menacé. Le président de la Fédération Togolaise de Football, enrage beaucoup ces jours-ci. Et, tant pis pour ses supérieurs hiérarchiques. Mais si le courroux du « footeux » a atteint son paroxysme, c'est bien à cause du Général Gnofame, le président du Comité National Olympique Togolais qui est soupçonné de connivence avec « les ennemis » pour qu'il démissionne du poste de la présidence de la FTF. Tout est parti d'une lettre incendiaire que le Gal. Gnofame a adressée à son ancien protégé pour lui dire ses «quatre vérités» après le feuilleton de Wangen Im Allgau en Allemagne. Une correspondance qui n'a pas du tout plu au Lt-Col Rock Gnassingbé qui multiplie les manœuvres pour faire comprendre à son supérieur hiérarchique son mécontentement et son désir d'en découdre s'il continuait à « se mêler des affaires » qui ne le regardent pas. Malgré la réunion de crise tenue par les officiers supérieurs pour apaiser la situation, les menaces reprennent de plus belle, selon une source proche du président du CNOT. Le conflit entre les deux officiers supérieurs de l'Armée, quoi qu'on dise est loin de connaître un dénouement, surtout que Rock Gnassingbé « gère mal » la Fédération et que le Général Gnofame, président du CNOT- l'organe de régulation de toutes les disciplines sportives – ne peut se taire. D'ailleurs, la dernière lettre ouverte des démissionnaires du Bureau Exécutif sur l'entrée en vigueur des nouveaux statuts harmonisés de la FIFA ne peut qu'envenimer les relations entre les deux hommes. Il est urgent à tout point de vue que le président de la République et le gouvernement entreprennent des actions pour remettre Rock Gnassingbé sur le bon chemin. F.S. Repère: Edem Kodjo vomi par les Togolais Ce n'est pas une anecdote. Il s'agit d'une induction faite d'un fait apparemment banal mais qui constitue le « thermomètre » qui sert à mesurer la popularité réelle du Premier Ministre de Faure Gnassingbé : les recettes des organes de presse qui mettent un article le concernant en bien ou en mal – le bien est presque inexistant à la une. Nombre de confrères ont fait l'amère expérience après la présentation jeudi 03 août dernier de son bilan d'un an de gouvernement. Ceux qui ont pensé s'attirer la sympathie des lecteurs, se rendre utiles à leur égard en publiant les premiers le bilan « creux et plat » du Premier Ministre n'ont pas jusqu'à ce jour cessé de le regretter. Chaque lecteur potentiel qui l'aperçut à la une, manifestait son dédain en poussaient des jurons. Les fonctionnaires qui passent en voiture, une fois ayant aperçu sa photo à la une ne daignent plus s'arrêter comme auparavant pour acheter le journal. Le vendredi 04 août et la semaine suivante, les petits vendeurs de journaux ont fait des courses effrénées qui s'étaient avérées infructueuses. C'est logique que ceux qui sont plus à plaindre, ce sont les éditeurs de journaux car les invendus ont été énormes, leur nombre n'a pas différé de manière sensible du lot imprimé envoyé sur le marché. Ces organes auront donc investi pour rien. C'est donc assez clair que malgré ses airs supérieurs, Edem Kodjo est le moins aimé des Togolais et sa popularité se réduit aux militantsde sa CCP et aux habitants du « quartier » de son Noépé natal dont il est originaire. N.K. AGBENYO Stephen Keshi est de retour à Lomé L'ancien sélectionneur de l'équipe nationale du Togo, le Nigérian Stephen Keshi est arrivé à Lomé dimanche soir en provenance des Etats-Unis où il réside depuis son limogeage au poste de sélectionneur de l'équipe nationale du Togo. Le Nigérian qui dit avoir des impayés avec la Fédération Togolaise de Football est-il revenu pour rentrer dans ses droits ou d'autres raisons sous-tendent-elles son retour ? La question reste posée. Surtout à un moment où les Eperviers ont entamé les préparatifs des éliminatoires CAN 2008, sans son remplaçant, l'Allemand Otto Pfister. Pfister confirmé dans ses fonctions manque toujours à l'appel, laissant la totalité de sa tâche à Kodjovi Mawuena, son adjoint. D'aucuns ne veulent pas du tout envisager une reprise de l'équipe par le Nigérian, surtout à cette période où les cadres des Eperviers boudent la sélection. Mardi dernier, en match international amical disputé au Griffin Park de Londres, les Togolais se sont inclinés face aux Black Stars du Ghana 0-2. Stephen Keshi qui a réussi a qualifié le Togo pour la Coupe du Monde pour la première fois, reste beaucoup attaché au Togo qu'il considère comme sa seconde patrie. F.S FIFA/Classement d'août Le Togo gagne deux places Le Togo gagne deux places et se positionne désormais à la 46e place dans le nouveau classement publié par la Fédération Internationale de Football Association, hier mercredi. Le Togo qui occupait la 48e place dans le classement de juillet fait partie de ces pays qui n'ont pas joué mais qui ont vu leur cote grimper. Avec 24 matchs internationaux disputés le mois dernier, le classement a donc peu évolué. Les cinq premiers sont toujours, dans l'ordre, le Brésil, l'Italie, l'Argentine, la France et l'Angleterre. Parmi les 20 premiers, trois équipes gagnent deux places : le Mexique occupe la 16e, la Côte d'Ivoire la 18e et la Suède la 20e. Dans les cinquante premiers, la remontée la plus forte est réalisée par l'Egypte qui gravit cinq marches pour atteindre la 24e place. Parmi les pays africains du Top 20, le Nigeria et le Cameroun gardent respectivement leur position (11e et 12e). Le prochain classement est attendu mi-septembre et prendra en compte les matches disputés lors de la première journée des éliminatoires de la CAN et de l'Euro 2008. T.G.A Match amical: Togo-Ghana 0-2 Les Eperviers dans leurs petits souliers L'équipe nationale du Togo s'est inclinée 0-2, mardi devant son homologue du Ghana au Griffin Park de Londres, au cours d'un match international amical boudé par plusieurs cadres de la sélection nationale. Les Togolais qui avaient pourtant bien entamé la partie – 0 but partout à la pause – ont concédé deux buts en moins d'un quart d'heure lors de la seconde partie. Deux réalisations ghanéennes signées Razak Pimpong et Alex Tachic-Mensah sur des passes du capitaine ghanéen Stephen Appiah. Michael Essien, le métronome du jeu ghanéen, a également pris part au jeu en apportant son savoir-faire à son équipe. Essien qui a joué pourtant dimanche la Community Shield perdue par son club Chelsea contre Liverpool 1-2, s'est beaucoup donné au cours de ce match où le Ghana a manqué plusieurs occasions. L'équipe togolaise fortement perturbée par l'absence de ses vrais cadres : Agassa Kossi, Adébayor Shéyi, Nibombé Daré, Salifou Moustapha, Sherif Touré, Senaya Junior, Aziawonou Kaca, Olufadé Adékanmi, Kader Coubadja, Tchangaï Masamaesso… n'a pu véritablement que compter sur six mondialistes (Abalo Dosseh, Touré Assiniou, Richmond Forson, Dossévi Thomas, Alaixys Romao et Robert Malm). Mais le plus inquiétant, c'est que le groupe ne se retrouvera plus avant le match contre le Bénin, le 3 septembre à Lomé. Le Togo, mondialiste de la dernière Coupe du Monde est beaucoup attendu par ses adversaires lors de ces éliminatoires. La composition des Equipes: Ghana: R Kingston, Painstil, Ahmed, Mohammed, Illiasu, Appiah, Ession, L Kingston, Muntari, Amoah, Pimpong. Togo: Omourou, Abalo, Toure, Forson, Eninful, Mamah, Dossevi, Romao, Kassim, Amewou, Malm T.G.A CONFIDENTIEL L'avion présidentiel empêché d'atterrir à Ouaga L'avion présidentiel à bord duquel se trouvaient le Premier Ministre Edem Kodjo et sa suite a été contraint de rebrousser chemin et de revenir se poser à Lomé, a indiqué une source proche de la présidence togolaise. Le Boeing 01 togolais a vu son atterrissage rendu impossible par un violent orage qui s'est abattu sur Ouagadougou où la délégation officielle se rendait hier mercredi 16 août 2006 dans le cadre des consultations en cours sur le dialogue intertogolais. Un autre atterrissage à Niamtougou (ville située au Nord du Togo où se trouve le second aéroport togolais) étant impossible, le Boeing présidentiel a dû revenir atterrir à l'aéroport de Lomé Tokoin en fin de matinée avant de repartir dans l'après-midi pour la capitale burkinabè. Crise à la FTF: Les démissionnaires s'insurgent contre l'entrée en vigueur des nouveaux statuts Depuis le 14 juillet 2006, un débat juridique de fond s'est instauré au sein de la Fédération togolaise de football à propos de l'entrée en vigueur des statuts harmonisés de la FIFA , adoptés lors du congrès extraordinaire de Notsè du 29 avril 2006. Lors du Congrès véritablement entaché de vices de forme et de procédure, les délégués n'avaient pas entendu adopter des textes qui entreraient en vigueur un mois plus tard. D'autant plus que vu la précipitation de l'assise, ils avaient eu très peu de temps- moins de deux semaines-pour étudier à fond le document qui leur a été soumis pour proposer des amendements judicieux. Et, bien que le document ait été adopté, le congrès leur avait donné la latitude d'apporter des amendements et observations qui seront annexés au document pour le vote final, lors du congrès électif qui devra se tenir en décembre 2006. Mais le 14 juillet dernier, les présidents des clubs et des Ligues se sont surpris quand les nouveaux statuts imprimés leur ont été remis avec mention, entrés en vigueur le 29 mai 2006. Le reliquat du Bureau exécutif empêtré dans ses propres contradictions semble avoir trouvé, dans la mise en application de ces textes, une porte de sortie après la démission de certains membres influents du bureau. Mais l'acte posé entraîne des conséquences juridiques qui enfoncent le reliquat dans une illégalité totale. Ce sont ces conséquences que les démissionnaires exposent dans la lettre ouverte que voici. Lettre Lomé, le 10 août 2006 AMessieurs les Membres du Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football. Objet : Lettre ouverte au Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football. Messieurs, Nous avons appris et constaté avec étonnement et surprise que le reliquat du Bureau Exécutif a, lors de sa réunion en date du 14 juillet 2006, modifié la date d'entrée en vigueur des nouveaux Statuts à Notsé lors du Congrès Extraordinaire tenu le 29 avril 2006, lesquelles assises avaient décidé que lesdits Statuts entreront en vigueur après le prochain Congrès Ordinaire. Cette modification opérée et qui ramène la date d'entrée en vigueur des Statuts au 29 mai 2006 viole tous les principes de droit et jette un discrédit sur l'image de notre Fédération et peut hypothéquer l'avenir de notre Football. 1- Violation de la décision du Congrès A l'unanimité des participants au Congrès de Notsé, il a été décidé que les nouveaux Statuts entreront en vigueur après le prochain Congrès Ordinaire qui doit se tenir normalement à la fin de décembre 2006, c'est-à-dire à la fin du mandat du Bureau Exécutif actuel. En principe, le Bureau Exécutif n'a pas la latitude, ni les prérogatives statutaires pour modifier la date d'entrée en vigueur des Statuts. Seul le Congrès peut prendre une telle décision. En le faisant, le Bureau Exécutif n'a pas respecté le parallélisme des formes. 2 - Conflits de Statuts Les structures de fonctionnement du présent Bureau ne peuvent pas coexister ou cohabiter avec les nouveaux textes dans la mesure où le Bureau tire sa légitimité des élections du 22 décembre 2002 et ses structures de fonctionnement reçoivent leur légalité des Statuts du 29 janvier 1994 ; ainsi, vouloir mettre en vigueur à partir du 29 mai 2006 les nouveaux textes conduit fatalement à un conflit de Statuts qui risque de mettre à néant le fonctionnement complet de toutes les structures de notre Association Nationale. La contradiction ou la confusion se trouve dans le fait qu'à votre réunion du 14 juillet dernier, le Bureau Exécutif a élevé successivement le Secrétaire Général adjoint au rang de Secrétaire Général et de Trésorier Général adjoint au rang de Trésorier général alors que les nouvelles dispositions ont prévu la nomination par le Bureau Exécutif du Secrétaire Général et la suppression du poste de Trésorier Général. 3 – Relation de cause à effet entre les Statuts et le Règlement d'application des Statuts et Règlement du Congrès Cette entrée en vigueur ne peut se faire sans que le Règlement d'application des Statuts et le Règlement du Congrès ne soient élaborés et mis en vigueur en même temps que les Statuts. Or, en l'état actuel, ni le Règlement d'application des statuts, ni le Règlement du Congrès ne sont pris; or ce sont ces documents qui sont appelés à expliciter les détails d'application des règles que posent les Statuts et qui précisent les modalités d'application. A la lumière de ce qui précède, les statuts actuels sont incomplets sans les deux Règlements. Il faut préciser que les Règlements sont aux statuts ce que le décret d'application est à la loi. L'un ne peut entrer en vigueur sans l'autre. D'ailleurs, c'est pour cette raison qu'aussi bien la FIFA que la CAF ont réuni ces trois textes législatifs dans un seul et même document sous le titre: Les Statuts Le Règlement d'application des statuts Le Règlement du Congrès 4 – Le Bureau Exécutif n'a pas pris soin de respecter la Procédure d'adoption des textes A Notsé, les congressistes avaient émis des réserves sur les nouveaux statuts sous forme d'amendements et d'observations. Ces amendements et observations ont été intégrés au document de base. En principe, les Statuts révisés à partir des amendements devront être présentés de nouveau au Congrès suivant qui doit les approuver avant sa mise en vigueur et sa publication pour subir un dernier contrôle et avoir l'accord définitif des congressistes. Cette procédure malheureusement n'a pas été suivie ni prise en compte. 5-Amalgame au niveau des termes A l'article 80 des Statuts nouveaux, vous avez marqué in fine : « Ils entrent en vigueur le 29 mai 2006, et remplacent ceux du 29 janvier 1994 ». Le terme « remplacement » n'a pas la signification requise par rapport à la matière sur laquelle elle porte. Ce terme prête à confusion car il a soit un effet temporaire ou définitif. Le terme consacré à la matière est le mot « abrogent ». D'une façon surabondante, nous voudrions porter à votre connaissance que la FIFA , dans sa lettre en date du 21 septembre 2005 relative au résultat d'évaluation des Statuts a bien indiqué et pris soin de mentionner que les Statuts révisés devront être retournés instantanément avant le 31 mai 2006. Il est donc surprenant de constater que le 29 mai 2006, les Statuts puissent entrer en vigueur. En outre, le Président de la FIFA , M. Sepp Blatter a, lors de son voyage au début du mois de mars 2006 à Dakar, précisé et ceci a été publié dans le journal « Le Soleil » du 03 mars 2006 que les nouveaux Statuts ne peuvent entrer en vigueur qu à la fin du mandat du Bureau Exécutif de chaque Association Nationale. A la lumière de tout ce qui précède, nous osons croire que vous tiendrez compte de nos remarques pour le salut de notre sport roi et pour son développement. Ampliations 1 -FIFA 2 - CAF 3 - Ministère des Sports 4 - CNOT 5 - Présidents de ligues 6 - Clubs de 1ère: division nationale 7 - Clubs de 2e division nationale Sté Fan Milk Togo: Le DG abuse d'un Togolais M. Hans Pedersen, le Directeur Général de cette laiterie internationale vient de rentrer dans le cercle vicieux de ces opérateurs économiques allogènes qui traitent leurs employés togolais comme leurs valets, dans l'ignorance totale du droit du travail. Pour des raisons inavouées, le DG licencie abusivement un de ses collaborateurs, M. Attiogbé Kossi qui est le représentant de ladite société au Bénin, sans payement d'indemnités. Ce dernier, décidé de faire valoir ses droits, réclama des impayés de rémunération que lui doit la Sté Fan Milk et qui s'élèveraient à une somme de douze millions trois cent vingt mille (12 320 000) F CFA pour la période allant du 1er juillet 1996 au 29 novembre 2002, et des dommages et intérêts pour licenciement abusif. Il brandit le contrat de représentation signé avec la société en date du 03 janvier 1994. Pour ne pas payer, le sieur Hans use de dilatoire et nie avoir signé un quelconque contrat de représentation avec M. Attiogbé, dans une correspondance à lui adressée en date du 28 avril 2006. Dans une lettre réplique datée du 03 mai 2006, M . Attiogbé y joint la copie du contrat de représentation signé en propre par le DG et quelques factures. Malgré toutes les preuves, ce dernier se rétracte et s'obstine à ne pas faire rentrer M. Attiogbé dans ses droits. Voilà des expatriés à qui les Togolais offrent l'hospitalité et qui le leur rendent par le revers de la main. L'affaire est pendante devant tribunal et on ose croire que le droit sera dit. N.K. AGBENYO La loi portant protection des personnes en matière de VIH/SIDA officialisée « Accélération de la prévention du VIH, connaître et faire connaître la loi portant protection des personnes en matière du VIH/SIDA », tel était le thème autour duquel a tourné la conférence de presse organisée par le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-JST) dans la matinée du lundi dernier dans l'auditorium de l'Institut National d'Hygiène. Selon M. TAGBA Abi Tchao, Coordonnateur National au Secrétariat Permanent du CNLS, « certaines personnes infectées par le virus du SIDA sont discriminées et stigmatisées parfois par leurs propres parents , amis et par la société toute entière de sorte que, dépassées par les évènements, elles décident volontairement de contaminer les personnes saines pour ne pas être seules », d'où la nécessité de la mise en place d'un cadre juridique devant protéger autant les personnes saines qu'infectées en matière du VIH/SIDA. L'avant projet de loi fut soumis au gouvernement qui l'a adopté et transmis à l'Assemblée Nationale qui à son tour n'a pas hésité à voter le projet de loi, vu que le SIDA est devenu un « problème de santé, problème de développement, de sécurité » et la loi a été promulguée par le Président de la République le 14 décembre 2005. Mieux vaut tard que jamais, il fallait donc porter ladite loi à la connaissance des hommes de médias qui devraient la divulguer. Elle comporte en tout huit (08) chapitres, savoir : des dispositions générales, des mesures de santé publique, de la prévention, du dépistage et du diagnostic, de la recherche clinique, de la protection des PVVIH/SIDA, de la protection des personnes vulnérables au VIH/SIDA et des dispositions générales, et soixante onze (71) articles. Au demeurant, la présente loi protège les personnes infectées de la discrimination et de la stigmatisation et prévoit des sanctions pénales contre « quiconque se sachant porteur du VIH, entretient des relations sexuelles non protégées dans le but de le transmettre à une autre personne, sans préjudice de l'action civile qui peut être exercée contre lui », des peines de réclusion criminelle allant de cinq (05) à dix (10) ans. N. K. Agbényo Rumeur ou réalité? Patrick Lawson de l'UFC, Premier ministre Depuis le début de la semaine, le nom du 3ème vice-président de l'UFC, Patrick Lawson circule dans bien de milieux politiques comme le probable successeur d'Edem Kodjo à la Primature. D 'après les indiscrétions, cet accord serait intervenu après le premier round des négociations à Ouaga chez le facilitateur Blaise Compaoré. Et pourtant, rien n'indiquait à l'origine l'hypothèse d'un tel choix. Beaucoup voyaient plutôt le facilitateur trancher entre le Professeur Gnininvi de la CDPA et Me Agboyibo du CAR ou même un outsider, Me Ahlonko Dovi rentré fraîchement au pays bien que ce dernier ait éludé la question lors d'une conférence de presse tenue le samedi dernier à l'hôtel Ibis. En attendant d'avoir confirmation ou non du choix de Patrick Lawson, l'information provoque diverses réactions parmi les Togolais et surtout ceux de la diaspora. Nous y reviendrons. B. Sek L'enfer du Terminal du Sahel Lomé-Tsévié, 35 km . Une distance que tout bon conducteur peut couvrir raisonnablement en moins d'une heure. Mais détrompez-vous, cela relèverait d'une gageure tant une partie du tronçon vaut le trajet d'une course d'escargot. Il faut de longues minutes d'attente et surtout la patience du fameux mollusque gastropode pour parcourir les dizaines de mètres de long du Terminal du Sahel. L'endroit est obstrué par des dizaines de semi-remorques, chargées de marchandises en partance vers l'hinterland. Cela devient insoutenable les débuts de week-end où sont organisés des grands convois. Il faut alors se faufiler dangereusement parmi les « monstres » et jouer du klaxon pour éloigner les vendeurs à la criée qui assurent le ravitaillement des routiers. Pire, un véritable marché s'est créé sur le bas côté de la route où des étalages sont dressés jusque sur la chaussée. La nuit, c'est carrément dément. Entre la lumière des phares des voitures, les lampions des vendeurs, les rugissements des puissants moteurs des semi-remorques, on se croirait aux premières heures de l'Apocalypse.
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