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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Comment Faure GNASSINGBE gère le Togo : Corruption, dépenses onéreuses, vol organisé, trafic de tous genres, voyage sans arrêt Parvenu au pouvoir à la suite de l’élection présidentielle du 24 avril 2005, contestée et contestable, l’héritier de Feu EYADEMA semble avoir choisi une méthode particulière de gestion du pouvoir qu’il a conquis dans la violence et l’impunité. Sa philosophie se résume en quelques mots : piller les ressources nationales pour servir les intérêts d’un clan et faire du business familial sur le dos du peuple. Des voyages onéreux En moins d’un an de pouvoir, le chef de l’Etat Faure Essozimna GNASSINGBE a battu plus que le record réalisé par le principal acteur du roman de l’écrivain français Jules Vernes, ‘’Le Tour du monde en 80 jours’’. Ce roman publié en 1873, relate le défi que l’acteur principal, Phileas FOG, a lancé à la chambre des USA qu’il ferait le tour du monde en 80 jours. Ce record, Faure E. GNASSINGBE l’a même pulvérisé, bien avant que l’armée ne l’impose définitivement comme Président de la république Togolaise. Ces ballades mondiales à bord de l’avion présidentiel avec souvent de fortes délégations de barons usés par le temps, sont devenues monnaie courante. Il vient de rentrer d’ailleurs de Chine où il a effectué une visite du 12 au 18 février 2006. Combien coûtent ces voyages du Président et de sa pléthore de collaborateurs, au trésor public togolais ? Difficile de donner des chiffres précis, tant les caisses de l’Etat mises à contribution sont gérées avec la plus grande opacité et les voyages du président sont devenus des occasions de pillage systématique de deniers publics. Une source proche de la présidence togolaise nous révèle que les voyages du président de la République coûtent chaque fois un minimum de trois cent millions (300.000.000) de francs CFA en comptabilisant le Kérosène, les escales, le stationnement de l’avion présidentiel dans les aéroports étrangers, la location quelque fois d’un avion par l’homme d’affaires français Jean-Pierre MORAUX, les frais de séjour (Hôtels particuliers, tous services), et les frais de séjour de tous ceux qui l’accompagnent. Quand on s’amuse à évaluer le total des frais que les voyages de Faure E. GNASSINGBE ont occasionné au Togo, depuis son coup d’Etat du 05 février 2005 jusqu’à ce jour, on risque un vertige. A côté des ‘’expéditions touristiques’’ du Président, le Premier ministre togolais, Edouard Edem KODJO a choisi d’enfoncer le clou par ses voyages qui aussi, ne se justifient guère. Que ce soit le président de la république ou son premier ministre de pacotille, il n’y a pas un mois qui passe sans que l’un d’eux n’emprunte l’aéroport GNASSINGBE EYADEMA pour s’envoler vers d’autres cieux. Quand ce n’est pas pour une simple figuration à un sommet ou à une conférence, dont les enjeux ne constituent en rien leurs préoccupations, les voyages du Président et de son premier ministre se résument en de simples visites d’amitié qui ne nous rapportent que de longs discours et d’interminables passages à la télévision nationale des pions du régime présentés comme des investisseurs. Ils utilisent pour cela et à tour de rôle le FOKKER et le BOEING présidentiel. Et pourtant, jusqu’ici, aucun de leur voyage n’a rapporté quoi que ce soit au Togo ! Si chacun des investisseurs qu’on nous montre à la Télévision Togolaise depuis des décennies, nous martelant les oreilles d’avoir choisi notre pays pour leurs investissements, avait investi une seule fois un seul centime, le Togo ne quémanderait plus l’aide de l’Union Européenne. Selon une indiscrétion, les voyages du Président de la République participent d'une stratégie de contournement du dialogue intertogolais. Sachant qu’aucun dialogue ne peut démarrer sans sa participation active, le président use toujours de subterfuges pour se dérober chaque fois qu’il sait la période du dialogue arrivée. Il envoie donc à chaque occasion ses sbires qui pourront valablement retarder les discussions. Ceux-ci ne pouvant prendre aucune vraie décision tant que Faure alias Mr Phileas FOG est en train d’accomplir son ‘’Tour du monde en 80 jours’’. Voyager et gaspiller les ressources du pays ne constitue pas les seules voies par lesquelles le président de la république exprime ses tares en matière de gestion du pays. Son incompétence à démêler les anciennes méthodes paternalistes et patrimoniales de gestion du pays et les exigences actuelles de bonne gouvernance, contribue beaucoup à plonger l’économie du pays et à la rendre otage d’un cercle d’amis et de corrompus qui fondent leurs actes sur leurs relations politico-militaires. Des exemples de mauvaise gestion très encouragés En faisant un tour rapide de la capitale Lomé, on découvre un peu partout des chantiers de l’Etat abandonnés, ou d’autres très onéreux qui semblent s’éterniser. A l’approche du CHU Campus de l’Université de Lomé, un grand chantier qui devrait abriter des logements et un centre de maintenance a été abandonné depuis les années 1998-1999, alors même que l’architecte en charge des travaux avait presque terminé la réalisation de ce projet de l’Etat togolais. Les raisons de cet abandon : l’architecte a attendu en vain que l’Etat lui verse d’abord ce qu’il a dépensé et ensuite le reste du budget qui allait lui permettre d’achever le travail. Au carrefour GTA, au nord de Lomé sur la route d’Atakpamé, on découvre presque en ruine, un building non achevé qui allait servir de siège pour la Direction Générale de la Société des Télécommunications du Togo, TOGO TELECOM. Les raisons de l’abandon de ce building sont liées au coût du projet. Démarré fin 2002 avec un budget prévisionnel de 4 milliards, le projet verra miraculeusement son coût révisé à 7 milliards deux ans après. Ce qui suscita la colère du Président EYADEMA qui demanda d’arrêter les travaux en attendant un audit. Mais depuis, on s’est rendu compte que les travaux effectués sous la conduite de l’entreprise UDECTO, ont été mal faits. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le building pour se rendre compte qu’il ne répond pas aux normes de sécurité exigées pour ce type de bâtiment et qu’il est sérieusement déformé. Le projet a démarré au moment où Faure GNASSINGBE était encore Ministre des Mines, des Postes et Télécommunications et son ami personnel DOGBE, actuel ministre des Postes et Télécommunications était directeur général de TOGO TELECOM. S’agit-il d’une des raisons qui expliquent l’abandon de ce chantier et l’impunité dont jouissent les auteurs et complices de ce sabotage économique ? L’avenir nous le révèlera peut-être. Ailleurs en plein centre-ville, trônent les bâtiments de la Direction Générale de la Société Togolaise des Eaux (TDE) dont la rénovation entamée depuis 2002 n’est pas jusqu’ici achevé. Il convient de signaler qu’entre temps les travaux étaient bel et bien terminés fin 2004 ; mais les responsables de ce projet se sont vite rendus compte que le carrelage utilisé s’effritait déjà. Il a fallu alors reprendre la rénovation de tout le bâtiment. Fin 2004, les coûts des travaux de rénovation s’élevaient à près d’un milliard cent soixante millions (1.160.000.000) de francs CFA. Une somme qui aurait pu servir à alimenter certains quartiers en eau potable quand on sait que quotidiennement la recherche de l’eau potable est un véritable parcours de combattant pour les populations ! Quand il vous arrive de voyager sur la route Lomé-Cinkanssé, ou sur la route Lomé-Hilla Condji ou encore sur la route Lomé-Kpalimé, vous découvrez des péages dont la construction a été achevée en 2004 et qui sont jusqu’ici abandonnés sans que l’Etat n’en tire un seul profit. Ces quatre péages dont deux se trouvent sur la route Lomé-Cinkanssé, ont coûté des milliards et tombent déjà en ruine sans qu’on en a fait une seule utilisation. Ces péages sont d’ailleurs devenus des dortoirs pour certains sans abris et des boutiques et ateliers pour des habitants environnants. A ces exemples s’ajoutent les fréquents détournements de deniers publics qui s’opèrent dans tous les projets de pavage ou de réhabilitation des routes du Togo. La facilité avec laquelle la fine pluie, qui est tombée fin janvier à Lomé, a détruit le Carrefour GBADAGO-TOKOIN SEMINAIRE dont la rénovation avait été achevée deux semaines plus tôt, est révélateur de cette cupidité qui gangrène tous les marchés publics au Togo. L’on parle ces derniers jours de plus en plus du bitumage du tronçon Sokodé-Tchamba-Kaboli qui a été bâclé. Bien qu’une enquête diligentée par les autorités ait révélé de sérieuses malversations et détournements des matériels destinés au travail, les auteurs et complices de ce sabotage jouissent d’une certaine impunité et ont déjà acquis d’autres marchés publics. En 2004, le projet d’un parking pour longs véhicules, entre l’Hôtel Mercure Sarakawa et le Port Autonome de Lomé, a été purement et simplement abandonné par un des jeunes fils d’EYADEMA, sans aucune raison. Des chantiers abandonnés, des projets inachevés, des travaux mal réalisés, des faits qui témoignent de l’octroi des marchés publics de gré à gré à des entrepreneurs amis ou à des protégés ou encore à des cousins dont l’amateurisme se dope d’un trafic d’influence la plupart du temps dans des conditions où la corruption est le seul canal de transaction. Curieuse histoire d’agent brûlé… Une curieuse affaire de milliards brûlés par les fils de Feu EYADEMA a fait le tour du monde en début de cette année. Selon des informations, le Président Faure E. GNASSINGBE et ses frères auraient fait brûler mi janvier des centaines de milliards de francs CFA, au Champ de tir situé au nord de Lomé et cela sous une haute surveillance militaire. Ces billets de banque étaient constitué des billets de la série A émis par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à partir de 1992 et qui ont été retirés de la circulation l’année dernière. Selon certains habitants qui vivent depuis des années dans les alentours du Champ de tir, ils auraient aperçu un convoi de véhicules militaires et des chars une nuit de la mi janvier 2006 et un véhicule non militaire de couleur blanche, emprunter la voie qui mène au champ de tir. Certains curieux auraient aperçu des militaires extraire du véhicule blanc, qui serait probablement un fourgon blindé, des tas d’argent. Ils les auraient ensuite entassé, aspergé d’essence avant d’y mettre le feu pendant que d’autres militaires assuraient la garde. « Il n’y avait pas moyen de s’approcher mais on pouvait distinguer à la lueur du feu que c’était un pactole d’argent » confie un témoin de la scène. Depuis, le bruit court dans le coin sur ce qu’ils appellent là-bas ‘’la méchanceté de l’homme’’ ; mais tout le monde se garde de l’évoquer publiquement, par peur de représailles. Selon certaines indiscrétions, cette somme d’argent dont il est difficile de donner un montant exact, serait constituée des billets CFA de 1992 que le Général EYADEMA n’avait pu échanger par négligence avant sa mort, et qui se trouvaient dans une cave du sous-sol à Lomé2, sa Résidence privée. La dernière opération de retrait de ces billets par la BCEAO ayant été fixée au 17 février de l’année dernière, le Président EYADEMA est décédé bien avant. D’abord sa maladie lui avait fait oublier cette nécessité d’échanger ces billets. Ensuite après son décès, les nouveaux tenants du pouvoir dont son fils, Faure E. GNASSINGBE, étaient préoccupé par les funérailles, ensuite par les stratégies de contrôle de l’appareil d’Etat et la gestion de toutes ces relations tentaculaires que Feu EYADEMA avaient noué à coups de milliards pour stabiliser son pouvoir et le mettre à l’abri de toute tentative de renversement. A côté de tout ceci, il y a la tradition kabyè qui exige qu’on ne discute pas des biens d’un défunt de la trempe d’EYADEMA qui était un sage, avant les grandes funérailles qui consacrent véritablement la mort de ce dernier au vu de toute la communauté dont il est issu. Toutes ces choses ont contribué à éloigner les fils d’EYADEMA de la simple idée d’échanger les billets qui se trouvaient dans le sous-sol de la résidence privée de Lomé 2. A l’approche donc des funérailles de Feu EYADEMA qui doivent se dérouler fin février, il leur est subitement apparu qu'ils ont fait preuve d’une grande négligence vis-à-vis de toute cette fortune. Ainsi, des contacts auraient donc été établis avec l’Agence principale de la BCEAO à Lomé à ce sujet. La stratégie a été de faire croire à la BCEAO que ces billets provenaient d’une réserve que l’Etat togolais avait constitué. Le Directeur national de la BCEAO, M. GBEASSOR bien qu’ayant averti les autorités togolaises de l’irrégularité et de l’impossibilité d’une telle procédure, se serait référé quand même au siège de la Banque à Dakar. Le gouverneur de la Banque par intérim aurait opposé une fin de non reçevoir face à une telle procédure inhabituelle et à un montant aussi exhobitant. L’affaire aurait même été traitée au niveau des Chefs d’Etat de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui auraient opposé un refus systématique pour cette transaction hors norme. Conséquence, le chef de l’Etat togolais et ses frères ont finalement opter pour la solution idoine : se séparer à contrecœur de cette fortune encombrante, sans aucune utilité aujourd’hui. La méthode la plus appropriée dans ce cas était donc de la brûler. Emprunt obligataire : une opération de charme Loin de gérer le pays avec des méthodes transparentes et efficaces, le Président Faure semble avoir opté pour la politique de la ‘’terre brûlée’’ en étalant un amateurisme ahurissant en matière de gestion des finances publiques. La dernière stratégie du président togolais est l’opération d’emprunt obligataire 2006-2011 que l’Etat a lancé depuis le 16 janvier 2006 pour mobiliser 30 milliards de francs CFA sur le marché public de l’UEMOA. Cette opération qui s’est achevée le 17 février dernier, n’est pas en soit une trouvaille du président Faure. Les caractéristiques et les conditions qui entourent cette opération, de même que les circonstances dans lesquelles elle se déroule, poussent à croire que le nouveau pouvoir navigue sans gouvernail et sans destination. Avant de lancer une telle opération d’emprunt obligataire, toute économie doit répondre à des normes élémentaires de finance publique et à une maîtrise parfaitement élémentaire de certains agrégats macroéconomiques. L’économie togolaise en l’état, ne répond guère à une seule des conditions primordiales sauf à des caractéristiques souvent truquées pour des raisons géopolitiques et pour servir de faire-valoir devant les institutions financières internationales et les bailleurs de fonds étrangers. Selon le rapport annuel 2005 de la Ligue Togolaise des Indépendants pour la Transparence (LIT), « la charge salariale mensuelle des agents de l’Etat à ce jour au Togo est de trois milliards quatre cent cinquante un million quatre cent cinquante six mille soixante six francs CFA (3 451 456 066 FCFA) alors que le total des détournements signalés est de près de 30 milliards de francs CFA soit l’équivalent de plus de neuf mois de salaires. » Et la corruption dans le pays reste le mal le plus partagé ! Comment l’Etat togolais compte-il mobiliser 30 milliards de francs CFA, dans un environnement de corruption, de favoritisme, d’incapacité de maîtrise de l’assiette fiscale, d’inexistence d’une Cour des comptes et d’un Conseil Economique et Social, de gestion opaque, patrimoniale et familiale du trésor public et de conflit de compétence entre le Président de la République, le Premier ministre et le Ministre de l’Economie en ce qui concerne l’ordonnancement des dépenses publiques ? Quelle confiance peuvent inspirer les autorités togolaises aux potentiels investisseurs quand le montant de la caisse noire de certaines institutions ou de certains ministres dépassent largement les maxima tolérables ? Quel investisseur peut déposer son argent au trésor public togolais tout en sachant que le Togo est un pays où le protocole d’Etat est souvent violé, où de simples directeurs généraux de sociétés d’Etat ou de services publics ignorent la hiérarchie pour rendre compte directement au président de la république et souvent sans faire enregistrer leur rapport au niveau de leurs administrations respectives ? Qui peut apporter un capital à un pays où les dépenses publiques ne sont soumises à aucun contrôle législatif et où l’appareil judiciaire ne vous garantie aucune protection en cas d’abus de l’Etat étant donné qu’il est aux mains d’un clan politico-militaire? Peut-on investir dans un pays où les dépenses se font sur simple coup de fil et où des membres de la famille présidentielle peuvent ordonner par téléphone à des directeurs de société d’Etat de faire des décaissements pour des dépenses personnelles ? « Un fils de Feu GNASSINGBE EYADEMA, qui me devait une trentaine de millions pour une voiture que je lui ai vendue, n’avait eu à donner que deux coups de fil au Directeur général des impôts et au Directeur général des Douanes, pour que ceux-ci rassemblent une partie de l’argent pour me payer. Pour le reste de l’argent il m’avait donné un terrain en compensation », confie une femme d’affaires habituée à traiter avec les hommes du sérail. L’opération d’emprunt obligataire lancée par l’Etat togolais n’est pas en soit mauvaise ; mais la question de son utilité reste posée au vu de l’environnement dans lequel évolue l’économie nationale et dont les caractéristiques ont été citées plus haut. Mobiliser 30 milliards pour redynamiser la consommation nationale, l’épargne et l’investissement dans de grands travaux de développement est une bonne chose et est même nécessaire. Mais à quoi vont vraiment servir ces fonds dans une économie où près de 60% des recettes nationales alimentent les caisses noires, les détournements, les dépenses d’achat d’armes de guerre, les dépenses de prestige et les commissions d’une horde de négociants et de ‘’mercenaires internationaux’’ qui jouent les facilitateurs entre le Togo et les Institutions Internationales. Certaines choses ont vite fait d’attirer l’attention des Togolais sur le caractère peu sérieux de cette opération d’emprunt obligataire. La publicité faite pour informer et sensibiliser les populations de l’espace UEMOA, est tout simplement ridicule selon des avisés. Il a été présenté dans certaines séquences publicitaires des cultivateurs et revendeuses de légumes des marchés qui comprennent à peine le B.A-BA du français ou encore des élèves qui ne savent même pas les tenants et les aboutissants d’une telle opération, à qui il était demandé de dire pourquoi ils allaient investir dans le Trésor public. Comment peut-on demander à une catégorie de personnes ou à une couche sociale dont le revenu mensuel n’atteint guère les 30 dollars par mois (15.000 FCFA) de dire comment et pourquoi elle compte participer à cette opération lancée par l’Etat du Togo? Une opération de charme qui a beaucoup fait rire de nombreuses personnes qui ont trouvé également le débat télévisé présenté à ce sujet, très hilarant. « Les autorités ne savent plus quoi inventer pour nous divertir » déplore un fonctionnaire d’une institution internationale. Mais certains observateurs ne trouvent rien de ridicule dans cette opération lancée par le Togo. Ils sont plutôt méfiants et soupçonnent même des irrégularités dans cette démarche qu’ils jugent lancée à la va-vite. « Cette opération d’emprunt obligataire peut servir de canal pour certains qui veulent blanchir leur fortune; je pense même que c’est une vaste opération de blanchiment d’argent » averti un banquier qui connaît bien les multiples méthodes utilisées dans ce cas. Sans les nommer, il fait allusion à certaines personnalités qui ont détourné des deniers publics sous Feu EYADEMA et qui pourraient trouver une belle occasion d’injecter cet argent dans le circuit normal et garantir ainsi leur impunité. Il parle également de certains expatriés qui ‘’brassent’’ des milliards provenant d’activités illégales qu’ils opèrent à partir du Togo avec la bénédiction du pouvoir en place. Reconnaissance oblige! En clair l’emprunt obligataire lancé par le Togo répond à tout sauf à une véritable nécessité de redynamisation de l’économie nationale. En l’état actuel des choses, l’ambition du pouvoir se résume en une seule option : piller, piller les richesses du pays en attendant le changement. Wilfried Séwa TCHOUKOULI, Rédaction Etiame.com
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