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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Paix et réconciliation: Les protagonistes sont-ils prêts? (23-8-2006) La classe politique togolaise se livre depuis quelques années à un débat…stérile par Constitution interposée. Pourtant, d'autres questions attendent également des réponses et des actions urgentes pour sortir le peuple de la crise de confiance qui s'instaure entre lui et ses dirigeants : l'insécurité, la crise énergétique, la santé, la pauvreté, le chômage, l´éducation, etc. La classe politique africaine nous a de tout temps habitué à une constante : biaiser le débat, l'orienter vers le dérisoire, l'anodin, alors que le peuple, lui, attend des réponses à l'essentiel. Ce comportement repose la question de la relation de la classe politique au peuple et de celle qui existe entre les différentes organisations politiques de nos pays. D'habitude, ces débats se tiennent à l'approche ou lorsque survient un événement politique de portée nationale. Mais quelquefois, également en dehors de ceux-ci. La classe politique semble trouver là un malin plaisir à amuser la galerie. Le Togo n'est pas en reste dans cette pratique. Un déficit de débat politiqueL'engagement en politique est le signe que l'on a des idées à défendre. Et l'adversaire politique n'est pas un ennemi. Faire de la politique, c'est entrer et accepter les débats d'idées contradictoires, c'est savoir défendre les siennes sans porter atteinte à l'intégrité de l'adversaire. Car, l'homme politique, c'est celui qui a du respect pour ses adversaires. Autrement dit, lorsque les uns et les autres lancent des débats d'un très bas niveau, le peuple peut tout simplement en rire. Il n'y prête pas attention parce qu'il peut, lui, prendre de la hauteur par rapport à celui-ci. L'on est d'ailleurs surpris de se rendre compte que beaucoup de nos compatriotes soient eux-mêmes surpris qu'hommes politiques de l'opposition et du pouvoir se rencontrent en certaines circonstances et «se parlent en frères». Certains pensent même que ceux-ci se moquent d'eux. Or, nous ne sommes justement pas en présence d'ennemis pour que ceux-ci soient toujours à couteau tiré. Le peuple attend de la classe politique un débat serein et de fond, qui aille aux questions essentielles et qui répondent à ses préoccupations de l'heure et non qu'elle l'entraîne comme c'est le cas chaque fois dans une passe d'arme stérile qui n'honore d'ailleurs personne. Entre autres préoccupations, il y a la question liée aux élections législatives : comment seront-elles organisées, quelles solutions aux problèmes récurrents des grèves et des arriérés de salaires, quelles stratégies pour lutter efficacement contre le VIH/Sida, quelles solutions au problème du chômage? Etc. On ne peut pas et l'on ne devrait pas souhaiter la mort de son semblable qui plus est un chef d'Etat en exercice. Surtout avec les risques liés à une telle situation dans des démocraties fragiles comme celles que nous vivons en Afrique. Mais, il est tout à fait légitime pour le peuple de s'informer sur l'état de santé de l'homme qui préside ou présidera à sa destinée. Byalou ALFA-TOGA E-mail : alfatoga1@yahoo.fr
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