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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Politique Poste de Premier ministre L'UFC est formelle: «Eric Amerding n'est pas dans le schéma du parti» Dimanche passé, les Togolais étaient surpris de voir Eric Amerding signer au nom de l'Union des Forces de Changement l' « Accord Politique Global ». Ce conseiller de Gilchrist Olympio est peu connu des Togolais. Et depuis, les spéculations vont bon train. « Pourquoi ce n'est pas Patrick ou Fabre et c'est un blanc que Gilchrist a envoyé pour signer l'accord ? », a demandé avec une rare violence un téléspectateur. Pour un autre, ce serait une injure de Gilchrist à l'endroit du peuple que de proposer son beau-frère au poste de Premier ministre. Toutes ces inquiétudes sont légitimes quand on se souvient un peu des bourdes de l'ancien Premier ministre Eugène Adoboli. Ce «yéyé tsoen» (nouveau venu) que feu Eyadéma avait cueilli pour polir son deuxième quinquennat, avait passé tout le temps à danser. Quand il y a des gens compétents au Togo, il est hors de question qu'on confie cette lourde mission à un déconnecté des réalités du pays. C'est malséant que les gens se soient battus sur le terrain avec tout le risque que cela comporte et qu'à la fin on fasse débarquer ces «yéyé tsoen». Heureusement que le parti de Gilchrist Olympio tente de se reprendre en affirmant que Eric Amerding n'est pas dans le schéma du parti en ce qui concerne le poste du Premier ministre. « Nous rassurons les Togolais. Le Conseiller du Président National ne sera pas Premier Ministre. Nous avons un candidat qui sera connu le moment venu », nous a déclaré au téléphone l'un des responsables du parti. A la question de savoir pourquoi c'était lui qui a signé l'accord au nom de l'UFC, il nous a laissé entendre que «c'est un choix du parti et non une imposition de M.Gilchrist Olympio» L.H. L'UFC appelle ses militants à se mobiliser pour les prochaines élections COMMUNIQUE Le dimanche 20 Août 2006, l'UFC a procédé avec toutes les délégations du dialogue intertogolais, à la signature de l'accord politique global qui a sanctionné les travaux de ce dialogue. L'UFC tient à remercier très sincèrement son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Faso, pour sa grande disponibilité et son implication personnelle dans les discussions qui ont permis d'aboutir à cet accord historique. L'UFC se félicite de l'esprit d'ouverture et du sens de responsabilité qui ont présidé aux discussions et invite les signataires à respecter les termes de l'accord politique global dans le même esprit d'ouverture et avec le même sens de responsabilité. L'UFC, en ce qui la concerne, s'engage à contribuer à la mise en œuvre scrupuleuse de cet accord dans le cadre du gouvernement d'union nationale. L'UFC exhorte les populations togolaises à rester vigilantes et mobilisées pour la bonne application de l'accord politique global du 20 Août 2006. D'ores et déjà, l'UFC demande à ses militants et sympathisants ainsi qu'à toutes les populations togolaises de se mobiliser en vue des prochaines échéances électorales. L'UFC renouvelle ses vifs remerciements à son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Faso, et le prie de continuer à accompagner le Togo en cette phase cruciale de changement démocratique. L'UFC lance un appel pressant à la communauté internationale, notamment l'Union Européenne, afin qu'elle poursuive son assistance multiforme à notre pays en vue de l'instauration de la paix sociale, de la démocratie et de l'Etat de droit au Togo. Fait à Lomé, le 21 Août 2006 Pour le Bureau National, Le deuxième Vice-président Amah Gnassingbé Société & ONG Le MAEP : Son mandat, son objectif et ses principes La semaine dernière, une vingtaine de membres de la société civile venus du Bénin, du Burkina Faso , de la Côte d'Ivoire , du Mali, du Niger et du Togo ont pris part à Kpalimé à un séminaire sur le Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP). Ce séminaire a été organisé par la Coordination régionale des Centres Afrika Obota grâce au soutien financier de la Fondation Konrad Adenauer. L'objectif était de permettre aux membres de la société civile de s'approprier et de vulgariser le MAEP qui est un instrument auquel adhèrent volontairement les Etats membres de l'Union africaine en tant que mécanisme africain d'auto-évaluation. C'est pourquoi à partir de ce numéro, nous nous proposons de consacrer une série d'articles à ce mécanisme auquel le Togo n'a pas encore adhéré. Mandat du MAEP Le mandat du Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs consiste à s'assurer que les politiques et pratiques des Etats parties sont conformes aux valeurs convenues dans le domaine de la gouvernance politique, économique et des entreprises, ainsi qu'aux codes et normes de la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises. Le MAEP est un instrument accepté mutuellement par les Etats parties pour leur auto-évaluation. Objectif du MAEP L'objectif fondamental du MAEP est d'encourager l'adoption de politiques, normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevée, un développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée grâce au partage des expériences et au renforcement des meilleures pratiques et des acquis, y compris l'identification des lacunes et l'évaluation des besoins dans le domaine du renforcement des capacités. Principes du MAEP Toute évaluation entreprise dans le cadre du Mécanisme doit se faire sur la base des compétences techniques et doit être crédible et libre de toute manipulation politique. Tels doivent être les principes directeurs du Mécanisme. Comment participer au processus? Tous les Etats membres de l'Union africaine peuvent participer au processus. Après l'adoption par l'Union africaine de la Déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises, les pays désireux de participer au MAEP peuvent en notifier au Président du Comité des chefs d'Etat et de gouvernement chargé de la mise en œuvre du NEPAD. Par cette notification, les Etats membres concernés s'engagent à se soumettre à des évaluations périodiques entre pairs, à faciliter ces évaluations et à être guidés à cet égard par les paramètres convenus pour la bonne gouvernance politique, économique et des entreprises. Zeus A. CAN 2008 : Des doutes planent sur le match du 03 septembre Le nouveau règlement intérieur de la FTF divise les Eperviers Le reliquat du bureau de la FTF continue de briller dans l'amateurisme. La démission des quatre membres influents du bureau exécutif de la FTF a créé un vide incommensurable qui continue de donner de vertige au président-trésorier de la FTF. Avant le match amical contre le Ghana, match que le Togo a perdu par zéro but contre deux, les joueurs locaux ont eu droit à une enveloppe de 200 000 F chacun. Les professionnels de leur côté, ont encaissé 500 000 F chacun, ce que les joueurs locaux n'ont pas du tout apprécié. Pourquoi donc faire cette différence entre les joueurs quand on sait que certains joueurs locaux ont plus mouillé les maillots que les professionnels au cours de cette rencontre. Le ministre Agouta Ouyenga ne s'est donc pas trompé quand il affirmait «qu'il y a des problèmes d'organisation à la fédération». A la fin du match, les dirigeants de la FTF qui ont fait le déplacement de Londres, ont tendu un document servant de règlement intérieur aux joueurs invités à cette occasion. Ce règlement intérieur selon nos informations comporte des lois qui devraient régir les joueurs lors des matches comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2008. Selon les mêmes sources, il est inscrit dans ce document que chaque joueur aura droit à un million de nos francs pour les matchs nuls, deux millions pour les matchs gagnés et cinq cent mille comme prime de campement. Seuls les joueurs locaux qui ont effectué le déplacement de Londres ont accepté signer ce document. Les professionnels qui ont pris part à ce match y ont opposé une fin de non recevoir. Ce qui émet des doutes sur leur participation au match du 03 septembre prochain à Lomé contre le Bénin. Rock et ses sbires ont donc du pain sur la planche. GLAKPE Koffi Libertinage Où étaient-ils ces visages «noirs» et «blancs»? Dans l'après-midi du dimanche 20 août 2006, les «palabreurs» togolais ont mis un terme à leur palabre avec la signature par toutes les délégations de l' «Accord politique global» . Cette cérémonie s'est déroulée en présence du N°1 burkinabé Blaise Compaoré qui a «facilitaté» les discussions et amené les «zopposants», les «mouvanciers»et les «sociétés-civileurs» à s'entendre sur le minimum. Même les «zopposants» radicalement radicaux ont ramolli leur position suite à leur entrevue avec le Grand Blaise. La signature de cet accord est un événement pour tout le peuple togolais et nous espérons que tous les acteurs joueront franc jeu dans la réalisation des enjeux qui les attendent. Au cours donc de cette cérémonie, on a retrouvé certaines personnes qui sont devenues depuis un certain temps « invoyables ». On ne les avait pas vues quand le «Bélier noir» de Kouvé conduisait la palabre dans la salle Evala. Parmi ceux-ci, il y avait l'ancien prégo de l'Assemblée Nationale, Fambaré Natchaba dit « Parisien ». Cet homme qui s'était fait remarquer lors des premiers accords de Ouaga et de Colmar en France dans les années 90 a été ressuscité par ceux qui l'avaient poignardé dans le dos en février 2005 pour signer l'accord au nom du RPT. Et quand le protocole a annoncé son nom, c'était l'hilarité générale. Personne dans la salle ne s'était attendu à cette nouveauté du RPT qui surprend toujours. Certains jaloux se sont remémoré ses tribulations. Sûrement que l' «ancien président du Togo par intérim» en exil est en train de retrouver sa couronne. Comme le RPT, l'UFC aussi a surpris les Togolais en faisant signer l'accord par un inconnu «Fo Yovo» «Eriki» Amerding. Les gens ont aussi bourdonné quand il a été prié de venir apposer sa signature. Master «Patricki», «Azékpon Jean-Pi», «Gnassingbé de Lama et non Gnassingbé assa…» ne savent-ils pas signer? N'est-ce pas curieux que ces battants qui sont sur le terrain soient laissés au carreau et qu'on fasse débarquer un inconnu pour signer au nom du parti ? En tout cas, quand quelqu'un a vu ça, il a dit que comme «Fo» Gil est «yovo» c'est pourquoi il a fait venir un «yovo» pour signer l'accord. Nous osons croire que sa sortie va s'arrêter là. Les Togolais ne veulent pas à la Primature un type totalement déconnecté des réalités du pays. Les à côté de la cérémonie Lors de la cérémonie de signature de l' «Accord politique global», les journalistes étaient nombreux dans la salle Concorde. Personne n'a voulu se laisser compter l'événement. Mais les journalistes-photographes ont eu toutes les peines de cette planète pour faire leur travail. Ceux qui assuraient la sécurité n'ont pas voulu qu'ils s'approchent de la table d'honneur pour prendre les images. Ils y sont tenus très loin. Et les photographes qui cherchaient de temps en temps de petits trous pour cadrer «Faure-vi» ou «Blaisegan» étaient surpris de voir boucher ces petits trous par les «sécuriseurs». Au finish, quand certains n'ont pris que la main ou les oreilles des deux présidents, d'autres se sont retrouvés avec les images de ceux qui assuraient la sécurité. Ça c'est le sort réservé aux photographes professionnels. Mais quant aux amateurs qui ont fait le déplacement avec leur appareil numérique, ils sont rentrés avec beaucoup de bandes noires. Il se peut aussi que ces agents de sécurité aient peur que quelque chose de nuisible sorte de ces appareils et qu'il faille plutôt l'accueillir avec leur poitrine. Par ailleurs, un fait spécial a opposé les gardes à un technicien travaillant dans l'hôtel appartenant désormais aux Libyens. Le technicien ne voulant aucune faille dans son travail montait subrepticement les escaliers pour aller surveiller les appareils. Ameutés par les bruits, les gardes se sont mobilisés pour en découdre avec le «désordreur». Mais quand ils étaient arrivés à sa hauteur, ils virent le technicien très affairé. Et l'un d'eux de lâcher : «Pourquoi toi, tu as couru «goudou goudou» comme ça pour nous faire peur. On a cru que c'est la guerre». N'est-ce pas qu'ici tous les deux corps ont raison, chacun étant en train de faire son travail? Grincement de dents au sein de la diaspora! Si nombre de Togolais du Togo ont salué la conclusion de cet accord politique, peu de Togolais de l'extérieur ont vu d'un bon œil ce qui a été fait dimanche dernier. Ces compatriotes n'ont jamais cru en ce douzième Dialogue national. Ils ont voulu que la situation soit toujours tangente au Togo pour qu'ils en profitent éternellement. Au lendemain de la présidentielle d'avril 2005, un phénomène bizarre s'était produit avec l'entrée du PDR du «Consultant en proverbes» Zarifou Ayéva au gouvernement de « large union familiale et amicale » du Roi Koqdjo. A Z a attrapé le poste du ministre d'Etat, ministère des Affaires étrangères. Sachant leur fin prochaine, tous ses frères Tem qui ont utilisé son parti pour «manger atikê» (obtenir l'asile politique) en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, ont annoncé en cascade leur démission. «Nous, militants du PDR à tel endroit, démissionnons de ce parti suite à son entrée au gouvernement qui a causé beaucoup de torts aux Togolais», déclaraient-ils à l'époque. On se demande ce que tous ces compatriotes deviendront si tous les partis surtout le CAR, la CDPA et l'UFC entrent au gouvernement à la faveur de cet accord. Quel argument avanceront-ils pour soutenir leur dossier devant les services d'immigration? Démissionneront-ils de ces partis pour se réclamer d'autres formations politiques dont les leaders sont persécutés? Là, le RSDD de Harry Olympio qui est en cavale depuis mars dernier pour une affaire de lancement de «Guinness Molotov» ou «Sodabi Molotov», sera bientôt coté en bourse. L'Hôtel du 30 août de Kpalimé laisse des plumes comme son RPT A la veille de la création du RPT, les Togolais s'étaient retrouvés à Kpalimé le 30 août 1969 pour ce qu'on avait appelé plus tard «Appel Calcul mental de Kpalimé». Euh… pardon c'était plutôt «Appel historique de Kpalimé». Pour donc marquer cet événement, le «Père de la Nation» a, dans sa «politique de grandes réalisations», construit dans cette ville un hôtel dénommé «Grand Hôtel du 30 Août». Mais depuis que le RPT est en train d'être usé par le pouvoir, cet hôtel aussi a commencé à perdre sa splendeur d'antan. Aujourd'hui, c'est un hôtel en décrépitude avancée qu'on retrouve désormais à l'entrée de la ville. Il est envahi par une formidable forêt. Les ampoules sont inexistantes dans certains couloirs. L'ancien restaurant est transformé en salle de conférence alors que «Akpèssè Night Club» est devenu le nouveau restaurant. Quant à la cuisine, elle est construite en claies tout juste à côté de l'hôtel. Quand il pleut, la toiture étant trouée, on voit de l'eau à certains endroits. Si vous êtes fatigués et vous voulez vous reposer un peu, autant ne pas mettre en marche les climatiseurs. Elles font des bruits terribles à vous faire boucher définitivement l'ouïe. Ce qui est dommage c'est que, malgré tout ce supplice, vous n'aurez pas la fraîcheur désirée. Il faut que nos gouvernants réhabilitent ce joyau ou à défaut le privatiser. Le laisser dans cet état est une perte énorme pour notre pays. Le supplice de l'Ambassadeur David Dunn Décidément les journalistes reporters de la Très vilaine Télévision en voie de modernisation ne changeront jamais. Ils ont cette mauvaise manie d'être les derniers à se rendre sur les lieux de reportages et autres manifestations et faire attendre pendant de longues heures les organisateurs pour le démarrage des activités. La chose est tellement ancrée dans leurs chromosomes que nous pensons qu'il leur serait difficile de s'en défaire. Ils ont encore démontré cela le lundi dernier. Tenez, la Radio Privée Nana Fm a procédé le 21 août à la Maison de journalisme à la cérémonie de lancement officiel de projet «Education civique sur Nana Fm» financé par l'Ambassade des Etats-Unis au Togo et qui consistera à la production d'émissions radiophoniques sur les thèmes contribuant à l'éducation et à la promotion de la démocratie dans notre pays. Alors que tous les confrères invités à couvrir cet important évènement prévu pour 15 heures ont fait des efforts pour être en retard de quelques minutes, les super journalistes de la Télé mère, «la vraie presse», comme ils se plaisent à dénommer leur chaîne, ont débarqué très tôt, pardon très tard avec leurs appareils hyper modernes datant de l'ère Cro-Magnon. Mais comme à Nana Fm et chez son parrain Oncle Sam, la rigueur et l'assiduité sont les choses les mieux partagées, les choses ont démarré sans eux. C'est alors qu'ils font leur irruption dans la salle vers la fin de la cérémonie et coup de théâtre, ils demandent à l'Ambassadeur David Dunn de reprendre son discours afin qu'ils puissent filmer. Toute la salle est restée ébahie. Contre mauvaise fortune bon cœur, l'Ambassadeur s'est soumis à ce supplice et a repris une partie de son allocution pour les beaux yeux de nos confrères. Toutefois, il a tenu à leur signifier cette torture qui lui a été imposée. On espère que les remarques de l'Ambassadeur David Dunn tomberont dans de bonnes oreilles et feront bouger un peu les choses chez nos «chèvres amis» reporters de la TVT. Même trépassé, Eyadéma fait parler de lui En Afrique et particulièrement au Togo, tout évènement qui se produit n'est pas le fruit du hasard. On y trouve toujours une explication. Les partisans de ce déterminisme, cette conception philosophique selon laquelle il existe des rapports de cause à effet entre les phénomènes physiques, les actes des humains…n'ont pas hésité à trouver une explication à un fait qui s'est produit le jeudi dernier à Lomé. C'est ce jour où «Faurevi-Vodoua» s'est envolé au Gabon chez Omar Bongo Ondimba, cet autre dictateur qui trône en Afrique équatoriale afin de prendre part aux festivités nationales de ce pays. Alors que Faure-vi se rendait à l'aéroport International Gnassingbé Eyadéma, on ne s'est pas par quelle alchimie, un arbre se déracine de lui-même pour barrer la route au convoi présidentiel au niveau de la clinique Saint Joseph non loin de l'église Kristo Risorto. Ce que le commun des mortels n'arrive pas à comprendre, c'est qu'il n'y avait pas de l'orage et tous ceux qui ont assisté à la scène se demandaient comment cela a-t-il pu arriver. Chacun s'est versé dans son commentaire, ses supputations et ses fantasmes. Certains ont interprété cet évènement comme un signe de la colère de Eyadéma. Ils soutiennent que cet illustre président qui a régenté ce petit rectangle de pays pendant 40 ans est très furieux contre son fils de la façon dont il gère le legs gnassional. Il serait en train de tourner et de se retourner dans sa tombe et n'apprécierait pas du tout que «Faure-vi» fasse aboutir le dialogue national et ce faisant, il laisse le pouvoir aux mains des opposants. Pendant son règne, lui Eyadéma n'avait-il pas tout temps palabré, fait plusieurs Ouaga et tourné ses «Messieurs sur deux» en bourrique? Comment «Faure-vi» lui, peut -il laisser ce dialogue réussir ? Se serait-il demandé dans l'outre tombe. «Si tout ce que je fais est bon que Dieu me laisse continuer mais si tout ce que je fais n'est pas bon que Dieu me barre la route», avait l'habitude de dire Eyadéma. Les bonnes dames racontent que c'est pour barrer la route à son fils que cet «aksident» s'est produit. «Faure-vi» , lui, l'a échappé bel.
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