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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Vers l'ouverture d'une nouvelle crise

Des manoeuvres en cours pour le maintien de Kodjo

  • Le facilitateur doit prendre ses responsabilités

Au lendemain de la conclusion de l' «Accord Politique Global», nous avons invité les Togolais à s'imposer une cure de régénérescence en faisant preuve de volonté et d'ouverture politique. Bien que l'accord comporte beaucoup de lacunes, nous avons décidé de le positiver. Nous ne voulons pas justement nous faire passer pour des prophètes du mal.

Mais telles que les choses se présentent déjà, nous sommes en droit d'être inquiets et d'attirer l'attention de l'opinion tant nationale que internationale. Des manœuvres sordides sont en cours pour saborder le sacrifice que viennent de consentir tous les protagonistes de la crise togolaise.

Quoi qu'on dise, le président Faure Gnassingbé est le grand vainqueur de l'accord qui a été signé. Il vient d'être légitimé et dorénavant, toutes les portes lui sont ouvertes. Et cette consécration internationale sera déjà effective à partir du mois prochain lorsqu'il sera reçu à l'Elysée par l' «ami personnel» de son père, le président Jacques Chirac.

Cette légitimité acquise à travers le Dialogue politique doit être capitalisée par le président de la République en confiant la nouvelle mission proposée dans l'accord à une équipe légitime. Nommer un Premier ministre dans le rang de l'opposition traditionnelle : CAR, CDPA, UFC est une décision sage et normale. Cela permettra de rasséréner les Togolais de l'intérieur et de l'extérieur. Maintenir un impopulaire comme Edem Kodjo aux affaires serait une erreur politique, mieux une injure à l'endroit de ces trois formations et par ricochet à l'endroit du peuple. Ne représente-t-elles pas au moins 40% de l'électorat togolais si on se réfère aux résultats officiels des différents scrutins présidentiels? Si on convient que le parti qui est au pouvoir, représente la plus grande partie de l'électorat, il est dans l'ordre normal des choses que, dans le cadre d'un Gouvernement d'union nationale, la Primature revienne à ceux qui sont classés deuxièmes. Doit-on chercher plutôt à imposer à la tendance dominante un Premier ministre qui fait à peine 1% à un scrutin présidentiel et qui, plus est, n'avait pas participé à l'élection présidentielle du 24 avril 2005?

Mais malheureusement, c'est ce qui serait en vue. Ceux à qui profite le pourrissement de la situation font feu de tout bois pour que le «Roi» conduise le prochain Gouvernement d'union nationale. On susurre que Kodjo est un technocrate, un administrateur rompu à la tâche et que les membres des trois partis politiques: CAR, CDPA, UFC doivent d'abord aller à son école en étant ses porteurs de sceaux et de valises. Pour ces lèche-culs de Kodjo, il n'y a aucune personnalité au sein de ces trois partis politiques pour conduire le gouvernement. Que c'est ridicule ! A ce q u'on sache, «on ne naît pas Premier ministre, on le devient» , comme pour paraphraser la femme de lettres française, Simone de Beauvoir. Il faut qu'on laisse la chance à d'autres personnes et on les jugera à la fin. Si Kodjo accepte encore dans ces conditions le poste de Premier ministre, il sera perçu comme une personnalité qui n'aime pas le peuple. Les « Woabé lanmé tou, woa bé lanmé gban » qu'il chantait à rompre sa corde vocale au début du processus démocratique sur le stade d'Ablogamé, ne consistaient en fait qu'à séduire le pouvoir. En 1994, il avait dribblé le leader du CAR Me Agboyibo pour se faire nommer Premier ministre par le Général Gnassingbé Eyadèma. C'était le premier sabordage du processus démocratique.

Ne dit-on pas que «qui a volé, volera» ou «qui a trahi, trahira»  ? En juin 2005, quand la communauté internationale s'activait à juguler la crise en tentant de rallier l'opposition à la formation du Gouvernement d'union nationale, Kodjo avait encore brusqué les choses pour arracher la Primature.

Avec ce qui se passe aujourd'hui, l'histoire risque de se répéter avec une troisième «usurpation» du poste du Premier ministre par le patron de la CPP. Il se raconte déjà qu'il est en passe de se rallier définitivement au RPT avec la formation de l' «Alliance de la Mouvance Présidentielle » , en somme l'UMP à la togolaise.

Certes, c'est un acte de souveraineté de la part du Président de la République de nommer le Premier ministre, mais nous pensons que, pour bien achever ce qu'il a commencé, le facilitateur Blaise Compaoré a l'impérieux devoir de s'impliquer davantage dans la désignation du chef de gouvernement. Car maintenir Kodjo et demander aux formations politiques d'entrer au gouvernement, c'est remettre l'ouvrage sur le métier, c'est ouvrir la voie à une nouvelle crise qui risque d'hypothéquer les espoirs suscités par la conclusion de cet accord. Déjà, certaines formations politiques et organisations de la société civile ne sont pas prêtes à faire partie d'un gouvernement dirigé par M. Edouard Edem Kodjo. Zeus A.

Un soulèvement populaire en vue au cas où

la nomination de Kodjo se confirmait

Les populations togolaises sont dans l'expectative de la formation du Gouvernement d'union nationale après la signature de l'Accord. Mais des sources bien informées, l'actuel PM serait en passe d'être reconduit pour appliquer les décisions contenues dans l' « Accord Politique Global » . Il se raconte que c'est la logique de la France. Cette nomination, si elle se confirmait, serait considérée comme une violation flagrante de l'esprit de l'accord et les populations togolaises ne seraient pas prêtes à l'accepter. Un soulèvement populaire serait en préparation pour dénoncer cette énième « usurpation » du leader de la CPP. Il a été question dans l'accord d'un Gouvernement d'union nationale et non d'un remaniement ministériel. Nous y reviendrons. L.H.

Pour une affaire de 8 millions:

Un ministre du gouvernement Kodjo a fait emprisonner sa femme

L'affaire a éclaté dans la semaine du 14 août 2006. Le ministre en question serait originaire de la préfecture de Vo et très connu des acteurs de football togolais. Il fait partie des plus âgées des ministres du gouvernement Kodjo. Il a fait détenir pour un temps à la Gendarmerie sa femme. Cette dernière est accusée par le ministre d'avoir volé 8.000.000 F CFA. Elle y a passé quelques jours avant d'être remise en liberté. A en croire certaines indiscrétions, le ministre aurait une femme légitime qui vit hors du pays avec les enfants. Quant à la dame incarcérée, elle serait une petite amie du ministre. Mais cela n'empêche pas qu'ils vivent ensemble.

Toutes nos tentatives pour joindre le ministre se sont révélées vaines. Néanmoins, nous avons pris attache avec la Gendarmerie qui a eu à gérer ou qui gère le dossier. Un officier nous a confirmé l'interpellation de la dame qui aurait reconnu avoir pris les 8.000.000F. «  Le ministre a une femme légitime. Elle autre, elle sort seulement avec le ministre  », nous a-t-il confié. A la question de savoir pourquoi les deux vivent ensemble, il nous a été dit que la dame aussi vit dans sa maison et qu'il n'est pas exclu qu'elle aille aussi chez le ministre. Dans la foulée l'officier nous a lu la déposition que la dame aurait faite «  sans contrainte  ». «  Je promets rembourser les 8 millions le plus tôt possible  », aurait-elle écrit entre autres sur sa déposition datée du mardi 15 août 2006. Il nous a été aussi rapporté qu'au cours de l'enquête, la Gendarmerie serait tombée sur certains employés du ministre qui se seraient impliqués dans le vol d'autres objets. A en croire cet officier, la dame aurait déjà remis à la Gendarmerie un chèque de 4 millions qu'elle n'aurait même pas encore encaissé. La gendarmerie aurait également saisi les documents de voyage de la dame. Pour cet officier, si la dame n'a pas été déférée à la prison, c'est pour permettre au ministre de régler le problème à l'amiable.Affaire à suivre… L.H.

Un nouveau complot de la France

Chirac décidé à asseoir le régime de Faure avant son départ

Considérée comme un acte constitutionnel relevant de la discrétion du Président de la République , la nomination du Premier ministre est la seule chose que les Togolais attendent après la signature de l' « Accord Politique Global  » le 20 août dernier par toutes les parties prenantes au dialogue.

Mais juste après cette signature, la France ferait des pressions sur le pouvoir togolais pour que l'ancien Premier ministre, Edem Kodjo soit maintenu à la Primature. C 'est ainsi que de sources dignes de foi, des échanges auraient eu lieu entre les leaders de l'opposition et certains émissaires français sur ce sujet. Les leaders auraient fait comprendre aux émissaires français que le maintien de Kodjo à la primature va ouvrir la voie à une nouvelle crise. Mais les défenseurs de ce grand montage en vue pour reconduire Kodjo estiment que ce dernier a ouvert de grands chantiers qu'il doit terminer. Derrière le coup de force en préparation, se cachent bien de choses. De sources bien informées, garder Kodjo à la Primature permettra au RPT d'organiser des élections législatives truquées.

Ces élections seraient organisées d'ici mars. Comme ça, Jacques Chirac pourrait poser de tout son poids au niveau de l'Union Européenne pour que les résultats soient acceptés. Ce faisant, le RPT disposera de la majorité parlementaire et la constitution tripatouillée ne sera pas touchée. Comme on le voit, il s'agit simplement d'un complot visant à sauver le pouvoir de Faure. Jacques Chirac voudrait par là ne rien regretter lorsqu'il irait se reposer à la fin de son mandat. GLAKPE Koffi

Pour une bonne suite à l'accord signé

Edem Kodjo doit quitter la Primature

La conclusion de l' «Accord Politique Global » signé le 20 août dernier précise en substance: «Au terme des discussions empreintes de franchise et de fraternité, les Parties au Dialogue National Togolais ont affirmé leur volonté politique d'œuvrer à une sortie de crise définitive. A cet effet, elles ont convenu de proposer au Président de la République Togolaise la mise en place d'un gouvernement d'Union Nationale dans le but de restaurer la paix, la sérénité et la confiance mutuelle et d'organiser les élections législatives justes, transparentes et acceptables par tous  ». Ainsi, seule la nomination d'un Premier ministre consensuel peut favoriser la participation de toutes les tendances politiques à ce gouvernement. Mais à moins d'une semaine de cette signature, des informations venant de l'entourage du pouvoir font état d'une probable prolongation du mandat de l'actuel Premier ministre, Edem Edouard Kodjovi Kodjo. Cela   étant, la question qu'on se pose est de savoir en quoi Edem Kodjo est-il concerné par les mesures d'apaisement et de confiance que précise cet accord quand on sait qu'il est l'homme politique le plus impopulaire de l'heure.

Ce serait alors une erreur grave de maintenir Edem Kodjo à la tête du gouvernement. En le gardant dans le contexte actuel à la Primature , Faure Gnassingbé n'apportera aucune solution à la crise togolaise. L'écart entre Edem Kodjo et le peuple est aujourd'hui grand. Le confirmer, c'est opter pour la complication de la situation.

A cette heure où on parle de réconciliation, privilégier celui qui représente un peu plus de 0% de l'électorat aux présidentielles de 2003 au détriment des vraies formations politiques auxquelles le peuple accorde son crédit serait une insulte à l'égard des Togolais. Edem Kodjo divise aujourd'hui plus les Togolais qu'il ne les unit et son passé joue contre lui. De par le rôle qu'il a joué et qu'il continue de jouer dans le processus de démocratisation du Togo, il est un problème pour notre pays.

De force ou de gré, il doit être poussé à la sortie pour permettre au Togo de prendre la voie du progrès. Pour que l'«Accord Politique Global » soit le début de l'espoir pour le peuple togolais, Faure a l'obligation de résultat. G.K.

LIBERTINAGE 

Nos amis de la JUVENTO toujours déphasés

A l'approche des élections législatives, les partis « bitosards » tentent de se donner un peu d'importance dans le microcosme politique togolais. Ces particules ont toujours faussé le débat politique en se passant pour des formations de l'opposition. Parmi ces jongleurs politiques, il y a la JUVENTO ressuscitée il y a quelques années pour les « Gnass dollars ». A l'époque, c'étaient des pépés qui pilotaient ce particule et qui faisaient croire dans leur motion de « sous-tiens », d' « encourageation » et de «  félicitement » que le « Père de l'indépendance » serait un certain Anani Santos. Pour eux, Sylvanus Olympio qui n'est que le père de Gilchrist n'a apparemment rien fait dans l'accession de notre pays à l'indépendance bien que tous les livres d'histoire portant sur cette période sont unanimes là-dessus. Que de mensonges ils avaient servis aux Togolais. On se souvient même qu'au début on retrouvait des membres du Comité Central du RPT dans ce particule. Il fait d'ailleurs partie de « l'opposition constructive » construite par le RPT pour embellir son Assemblée nationale monocolore. Mais depuis un certain temps, ce particule familial fait peau neuve avec l'arrivée dans le bureau de jeunes éléments.

Suite à la conclusion dimanche dernier de «l'Accord Politique Global», ces particules ont recommencé à polluer l'atmosphère avec leur communiqué. Dans un communiqué rendu public, les jeunes et pépés de la JUVENTO se félicitent de la signature de cet accord avant de faire observer : « Nous ne dénonçons pas cet accord dans sa globalité. Mais sur certains points, nous voyons un danger se profiler à l'horizon ». Et ce danger JUVENTOïque, nous ne l'avons trouvé nulle part dans le communiqué. Ce particule réclame une place dans la CENI et ses démembrements et fait la suggestion suivante : « Il serait bon que cette composition se fasse en tenant compte de tous les partis politiques agréés et ce par tirage au sort ». Entre nous, est-ce que c'est sérieux cette proposition ? Comment peut-on proposer qu'on fasse un « tirage au sort » pour une institution aussi importante que la CENI  ? « Fo » Léandre, la politique n'est ni «loto-sport» ni « loto-Benz». D'ailleurs, combien sera la mise après le tirage? «90 000 fois la mise, loto-loto-JUVENTOïque».

Les «mon Pays» en championnat de taekwondo

On aura tout vu dans ce petit rectangle de pays. Dans la matinée du mardi 22 août dernier, les « mon Pays » ont ouvert la cinquième édition du championnat militaire et paramilitaire de taekwondo. Comme d'habitude, beaucoup de discours ont été prononcés pour la circonstance. Mais parmi les discoureurs, nous avons vu un cousin proche des « Hinhonais ». Il s'appelle Lee, il s'appelle Hyung, il s'appelle Dae et on dit qu'il est le Directeur général d'Amina représentant la communauté coréenne au Togo à la cérémonie. Nous, on a réfléchi « kaka » mais on n'a rien compris. Le patron des « Amina » chez les « mon Pays »  ? Heureusement que « Togo-Presse » a éclairé notre lanterne en rapportant les propos du Coréen : « Le taekwondo, avant de devenir un sport et une discipline olympique, est avant tout un art martial d'origine coréenne qui résume la tradition et la culture coréenne. C'est à ce titre que tout citoyen coréen ne peut rester indifférent à sa promotion ». En clair, il était là pour la simple raison que la discipline dont il est question vient de sa Corée natale. C'est aussi dans cette logique qu'il a « exhorté les arbitres à l'impartialité dans leurs décisions ». Sur ce plan au moins, il a raison. Les arbitres Togolais de toutes les disciplines sportives sont rarement sérieux. Certes, l'origine du Taekwondo est coréenne. Est-ce une raison pour faire tout cet honneur à un simple homme d'affaires ? Pourquoi n'invite-t-on pas les Anglais quand il y a le championnat militaire de football ou les Allemands pour le handball ? Ou bien ces derniers ne sont-ils pas des donneurs universels comme les « Hinhonais » et leurs cousins coréens ? Pourquoi n'ont-ils pas invité notre ami Gilbert Atsu qui a, dans cette discipline, un palmarès impressionnant qui figure d'ailleurs dans son «kouloukouloum évité» (CV)? Nos «mon Pays» là, n'ont pas bien fait quoi !

«Assomption» du Mont Agou: La galère

Le samedi 18 août dernier, quelques sportifs Togolais se sont retrouvés à Agou pour l' «assomption», pardon l'ascension du plus haut sommet de notre pays. Près de 100 athlètes représentant 17 ligues étaient de la partie. Les hommes ont successivement parcouru 5,500 km , 3,800 km , 4,200 km et 4,900 km alors que les filles ont respectivement effectué 2,200 km , 2,400 km , 3 km et 3,600 km . Et pour justifier cette inégale répartition des distances, on dit que c'est lié aux difficultés rencontrées sur le parcours de la course. Avec ces clichés, le respect du genre est loin de devenir une réalité au Togo. Passons ! Mais ce qui est surprenant est la victoire des athlètes de Lomé qui n'ont jamais vu de montagne et qui ne se contentent qu'en longueur de journée de l'ascension des rues cabossées. Les Loméens, les Savanais et les Karalandais ont devancé avec la manière les athlètes de la région des Plateaux. Même ceux de Plateaux-Ouest ont attrapé la queue. Quant à nos amis Cotocoli de la région Centrale, ils sont avant-derniers. Mais il y en a parmi eux qui ont préféré une ascension en voiture. Dans ce domaine, il n'y aurait pas de candidats. Eux, ils sont mêmes prêts à aller en voiture dans la lune.

Pour cette première édition, avouons qu'elle a été un échec. Les « Agoutôwo » ou les « Agouawo » (les populations d'Agou) ne se sont même pas mobilisés. Il se raconte qu'ils sont tellement marqués par les événements de l'année dernière qu'ils n'ont pas voulu s'approcher de notre ami Gilbert Atsu et sa bande. Il paraît qu'à l'annonce de la tenue de cet événement, certains ont préféré rester dans les champs. Ce sont donc les étrangers qui se sont retrouvés ce jour-là à Agou. Nos « con-frères » qui ont cru que la vie allait couler là-bas comme du miel, ont dû déchanter. Ils ont passé leur séjour dans des conditions malheureuses. Un lit d'une place pour deux personnes. Certains ne sont contentés que du lit de Dieu : le sol. Les « con-frères » qui avaient un peu de moyens ont immigré sur Kpalimé. Malgré tous ces supplices, les organisateurs ne leur ont balancé que 1 000 pièces de 5 F comme perdiem. Véritable galère, n'est-ce pas ?

«Escroc Magazine» et le concours Miss Togo

Depuis que l'enseignant des nombres décimaux « Gassipa » a initié le concours de Miss Togo, un magazine culturel de la place en a fait son chou gras. Même s'il est en hibernation, il publie à la veille de la finale Miss Togo un numéro spécial dans lequel il y a les photos et des informations sur les candidates. Il faut dire que cette édition spéciale est toujours cotée auprès des populations qui veulent des informations précises sur les candidates. Cela facilite aussi le choix des téléspectateurs lors des différents jeux organisés par certaines sociétés ayant sponsorisé l'événement. Ce travail est souvent salué par tout le monde. Mais à côté du souci d'informer, les animateurs du magazine proposent un jeu qui consiste à envoyer avant la date prévue pour la finale le classement sur un papier libre en indiquant le N° et le nom de la Miss et de ses 2 dauphines. Pour participer à ce jeu, il faut nécessairement acheter le magazine puisqu'il faut joindre un bulletin à découper dans ledit magazine. Des prix mirobolants sont annoncés pour les probables gagnants. L'année dernière par exemple, un poste téléviseur couleur était en jeu ainsi que d'autres cadeaux. Tenez, jusqu'à ce jour, les résultats de ce concours ne sont pas rendus publics. Certains ont réussi le classement et ont passé toute une année à attendre le poste-téléviseur. Voilà qu'à la veille de la finale de demain, le même magazine escroque d'honnêtes citoyens en initiant le même « Grand jeu » et mettant en jeu 2 télévisions couleur multi-système, 2 portables, 1 lecteur VCD, des T-shirts, des K7…Passer par la presse pour escroquer les populations ? Nous disons non. Et le Comité Miss Togo qui est en partenariat avec le magazine et qui lui remet les photos des candidates, fait-il une enquête pour voir si les gagnants reçoivent effectivement leur prix ? Cet acte ne participe-t-il pas à un sabotage du concours ? De toutes les façons, à Lomé, tout le monde ne parle que de « Escroc Magazine ».

«Fo Nico» a-t-il perdu la voix?

Depuis dimanche, la classe politique togolaise a signé un accord censé mettre un terme à la longue crise. Au lendemain de la conclusion de cet accord, tous les partis politiques ont pondu des communiqués pour se féliciter de ces avancées. Mais « Fo Nico » du PRR et ancien candidat aux élections présidentielles est devenu coi. Il ne parle plus et son mot phare « imposture » manque aux Togolais. A en croire certains jaloux de ses acquis, il aurait été reçu à Ouaga par le président Compaoré qui l'aurait invité à participer activement à la mise en œuvre de l'accord qui allait être conclu. D'autres par contre affirment qu'un poste ministériel lui serait réservé dans le prochain gouvernement. Vrai ou faux ? Nous ne saurons répondre à cette question. Mais ce qui est sûr, si « Fo Nico » avait eu tout cet honneur, il aurait dû faire une sortie médiatique dont lui seul en a le secret. Il aurait pu le criailler sur toutes les radios privées de la place. Tout le monde se souvient du boucan qu'il avait fait quand le prégo de la Commission de l'UE, le Portugais Barroso avait donné une suite à l'une de ses correspondances. Tous les Togolais ont eu droit au contenu de cette lettre. Si jusqu'aujourd'hui « Fo Nico » ne dit rien c'est que l'accord a pris en compte ses préoccupations. Qu'il en soit ainsi ! Sinon, le type ne va pas hésiter à traiter ses adversaires politiques de « lakpankpan », «alagassiwo»…

Ces sportifs qui écument nos rues

A voir tout ce monde qui prend d'assaut nos rues cabossées le week-end, il est étonnant que le Togo ne puisse pas faire bonne impression dans les compétitions internationales d'athlétisme. Aux Jeux de la Francophonie qui se sont déroulés à Niamey il y a bientôt un an, la délégation togolaise n'est rentrée au pays qu'avec zéro médaille. Eux, ils sont dans la logique de Pierre de Coubertin : « l'essentiel est de participer ». Mais ce qui énervant est le zèle morbide dont font preuve ses sportifs jongleurs quand ils débarquent dans la rue. Certains groupes pensent que les voies leur appartiennent quand ils arborent ces maillots « sawi » des « Médjira ». Au lieu d'occuper une partie de la rue pour laisser les autres usagers exploiter l'autre, ils se dispersent sur toute la voie imposant leur rythme aux chauffeurs et aux Zémidjan. Le dimanche 20 août dernier, ses « sportifs pour la santé » ont failli être à l'origine d'un terrible accident. En dehors de cela, ils vous soumettent à un supplice en vous contraignant d'inspirer les odeurs nauséeuses que dégage leur corps surchauffé. Il faut avouer qu'il y en a parmi eux qui ont des odeurs à vous faire perdre l'appétit pour au moins une décennie.

Péril en la demeure…

Les vocations ratées conduisent inexorablement à des dégâts. N'est pas infirmier qui veut. La ministre de la Santé s'en est vivement prise dimanche dernier dans l'émission «Plateau de la Semaine  » aux mécaniciens qui s'affublent le nom de docteurs, de médecins, d'assistants médicaux et infirmiers et qui opèrent dans les cliniques privées. « Si vous voyez ce qui se passe dans ces cliniques sauvages, cela va vous dresser les cheveux sur la tête et vous donner la chair de poule », a dit Suzanavi. Elle n'entend pas donner du répit à ces pseudo médecins et compte les poursuivre jusque dans leur dernier retranchement. Il paraît qu'ils occasionnent trop de dommage aux citoyens. Mais pourquoi cherche-t-on à voler comme un aigle quand on a des ailes de roitelet ? Par ailleurs, nous on ne comprend plus rien dans cette émission qui passe tous les dimanches sur la TVT après le «zournal» de midi. Si notre « con, frère » et ami Agbo doit chaque fois monopoliser la parole puisque 95% des questions sont posées par lui autant ne pas associer les journalistes de la presse privée. Notre confrère de «  La Matinée  » l'a appris à ses dépens le dimanche 20 août dernier. Il a passé la plus grande partie de son temps à tourner son stylo dans la main et à demander la parole sans l'obtenir. Le réalisateur est entré dans la danse en montrant à chaque fois cette scène. A-t-on peur qu'il pose des questions qui fâchent ? That is the question!

 

 

 

 

 

 

 

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