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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

FORUM DE LA SEMAINE N°183 DU 24 AOUT 2006

Accord Politique Global:

Rien qu'un clinquant document de 25 pages 

C'était tout sourire et sur leurs quatre étincelants que les politiques togolais ont paradé à la Salle Concorde le dimanche 20 août dernier pour signer le fameux « Accord Politique Global » qui, dit-on, ouvre de nouvelles perspectives pour le pays. Le tout au son de « l'Alléluia » de Handel, et autres «Monzonlam!» d'Antoine Tchoyou des applaudissements nourris des participants et des cornes Kabyè. Une ambiance de fête donc. Mais c'était trop beau pour être vrai. Pour preuve, une simple relecture de ce document de 25 pages montre des insuffisances inquiétantes et surtout crée un flou artistique qui permettra au pouvoir de naviguer en eaux troubles tout en se carapaçant derrnière les bornes posées par le même document et l'opposition à toujours se complaire dans sa sempiternelle rengaine de victime. En clair, et ce n'est pas faire preuve d'oiseau de mauvais augure, très bientôt, les rixes vont démarrer avec la phase d'application. D'ailleurs, Faure Gnassingbé avait prévenu : « … aucun processus n'est linéaire ; il y aura des hauts et des bas, mais la finalité c'est d'atteindre les objectifs fixés » . Et comme dans le cas, l'  « Accord Politique Global » n'en fixe clairement aucun, il n'y a que les partisans du statut quo qui se frottent les mains.

* La fonction du PM n'est pas restaurée

C'est la première grosse bourde qui saute aux yeux de tout observateur averti. Malgré le fait que les successifs tripatouillages de la Constitution consensuelle de 1992 aient transformé la valeureuse fonction de Premier ministre en un simple « coursier » du chef de l'Etat, et dépouillé de tous ses attributs qui l'a transformé en « Premier des ministres » , le fameux Accord Politique Global n'a pas daigné la restaurer. Ce qui relance la question du maintien du «coursier de Faure» , Edem Kodjo. Il se dit dans bien de conservations que pour mettre à rudes épreuves les nerfs des opposants, le RPT envisagerait maintenir son paravent à la Primature. Cette information ne doit pas être prise à la légère surtout que l'Accord Politique Global contient cette autre grosse bourde : la Primature n'est pas expressément acquise pour l'opposition. Point 4.1 : « Toutes les parties prenantes au Dialogue (…) proposent au Président de la République de former un gouvernement d'union nationale »

* La nomination du PM, pas totalement acquise pour l'opposition

Le coup de tonnerre est venu de la bouche de Pascal Bodjona, le Directeur de Cabinet de Faure Gnassingbé lors d'un déjeuner de presse organisé le mardi dernier. Il avait clairement exprimé que cette nomination se fera suivant la discrétion de Faure Gnassingbé. Or, sortant d'une laborieuse et longue recherche de consensus, cela sonne comme un tocsin sépulcral. D'autres diront que l'Accord Politique Global et tout le tintamarre qui avait suivi n'étaient que de la poudre aux yeux : Ouaga n'a été qu'un échec qu'on a saupoudré pour faire naître de fols espoirs chez les Togolais. La vérité est que cet accord n'interdit pas à Faure Gnassingbé de nommer qui il veut. Mais au contraire ! Il peut donc remettre Edem Kodjo. Ce serait la catastrophe bis.

* L'hypothétique Gouvernement d'union

Corollaire direct de toutes les appréhensions évoquées jusqu'ici, le Gouvernement d'union préconisé par l'accord ne sera pas donné. Il y a des risques que certaines parties prenantes au dialogue ne se sentent pas concernées après la désignation d'un Premier ministre qui n'a pas de poigne. Mais plus grave est la question du Cadre électoral et surtout le mode du scrutin qui n'est pas défini et qu'on confie à un tel hypothétique Gouvernement d'union. Arrivera-t-il à trancher là où les partis ont échoué?

* La question de l'impunité

A ce niveau de l'Accord Politique Global, on se serait cru à la messe du dimanche où on égrène des vœux pieux au bon Dieu. « Les parties prenantes reconnaissent que l'impunité des actes de violence à caractère politique est un phénomène grave que le Togo a connu de tout temps, notamment à l'occasion des processus électoraux » et patati et patata. Mais aucun mot sur la recherche, la confusion et la punition des auteurs, surtout ceux de l'année dernière qui ont installé Faure Gnassingbé dans le sang et qui sont connus de tous. De la Salle Evala , en passant par Ouaga jusqu'à la Salle Concorde , les politiques ont passé par pertes et profits les malheureux morts d'Aného, d'Atakpamé et les traumatisés à vie de Bè, Baguida, Avépozo, Kpogan, les oubliés du Ghana, d'Agamé au Bénin…

* La réforme de l'armée

C'est sur cette cruciale question qu'apparaît toute la fragilité et l'aspect clinquant de l'Accord Politique Global. Il n'y avait que des mots et encore enfouis sous la rubrique III intitulée: la poursuite des réformes constitutionnelles et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, l'Etat de droit et la bonne gouvernance . Et on retrouve au points 3.5 et suivant enfin la question de la réforme de l'armée à peine élaguée : « Les parties prenantes au Dialogue national recommandent au Gouvernement d'étudier les questions relatives à la réforme de l'Armée et des Forces de sécurité » . Pour des institutions qui se sont toujours illustrées en mal aux yeux des Togolais, l'Accord Politique Global aurait dû poser d'autorité ce principe aussi bien que celui qui concerne la question précédente de l'impunité. Mais hélas, trois fois hélas.

En conclusion, l'Accord Politique Global n'a été qu'un gigantesque coup de bluff qui ne fait que légitimer Faure Gnassingbé, un marché de dupes où encore une fois l'opposition togolaise est sortie sans une grande marge de manœuvre, sans un avenir certain. Blaise SALLAH

CONFIDENTIEL

L'esprit de l'accord de Ouaga en passe d'être violé

De sources bien informées, d'intenses tractations se mènent dans les officines de la Françafrique pour que Edem Kodjovi Kodjo soit reconduit à son poste de Premier ministre. L'argument fallacieux avancé par les auteurs de cette alchimie dissociatrice serait que le délai imparti au gouvernement d'union prévu par l'Accord politique global n'est qu'environ une douzaine de mois et il faut laisser la chance à l'ancien locataire de parachever l'œuvre d'accomplissement des 22 engagements. Les autres leaders des formations politiques de l'opposition se verront attribuer des portefeuilles de Ministres d'Etat. Ce que l'opposition n'est pas prête à concéder.

Mais le hic est qu'elle s'est fait piéger par le pouvoir en ayant confiance sur le Médiateur qui les a poussés à ne pas toucher aux fameuses «  prérogatives du Chef de l'Etat  ». Et parmi ces prérogatives, figurerait le pouvoir de nomination du Premier ministre. Bafouant la concession de taille faite par l'opposition en laissant de côté le contentieux de la présidentielle, le pouvoir est en passe de violer l'esprit de l'Accord politique global négocié à Ouaga sous l'égide de Blaise Compaoré et signé à Lomé le 20 Août dernier qui veut que tout se fasse par consensus.

Si aucune pression n'est faite de la part du Médiateur, la nomination du Premier Ministre risque d'être repoussé au-delà de la date du voyage de Faure Gnassingbé en France et à Bruxelles. Et après ce baptême, les flèches ardentes du RPT se feront sentir. Que l'avenir ne nous donne pas raison pour le bien du peuple togolais.

Interview Ras Ly:

«Le Togo est dirigé par une minorité. Mais la justice est pour la majorité»

Il fait la fierté des Togolais de part les messages qu'il véhicule dans ses chansons. Ras Ly, de son vrai nom Tekoé Folly est un vrai rebelle. Il l'accepte ainsi et compte l'être tant que les peuples ne connaîtront pas la vraie liberté. Son engagement dans la dénonciation des faits sociaux et politiques se nourrit de son état de croyant. Un enfant de Jah. Dans cet entretien qu'il nous a accordé, il parle de son engagement et des derniers événements politiques du Togo.

Quel Ras-Ly avons-nous en face de nous ? Ras-Ly le rebelle ou le révolté?

(Rires). Vous avez devant vous Ras-Ly le rebelle. Mais le rebelle sans arme. Mes armes, ce sont le micro et ma musique.

Qu'est-ce qui vous fait rebeller et contre qui?

Je me rebelle contre tous ceux qui n'aime pas la justice, qui sont contre la liberté d'opinion. Je suis un artiste qui dénonce les travers de la société. Je me rebelle contre les leaders d'opinion qui ne disent rien à propos de la souffrance du peuple, de la misère ambiante. Je me rebelle enfin contre ces hommes politiques qui ne font pas ce qu'il faut faire pour que le peuple mange à sa fin. Donc en tant qu'artiste rasta, ma musique reggae est une musique de dénonciation. Pour tout dire je suis un artiste engagé pour la cause des sans voix.

Des artistes engagés, c'est des choses rares ici. A part Adolf Teacher, vous êtes l'un des porte-flambeau. Qu'est-ce qui explique cela?

C'est vrai, aujourd'hui lorsqu'on parle d'artiste engagé tous les regards se tournent vers moi. Depuis les bancs de l'école jusqu'à aujourd'hui, j'ai constaté que rien ne change dans notre pays. Nous sommes dans une logique où on a plus reculé qu'avancé. Sortez un peu du Togo, regardez un peu ce qui se fait dans les autres pays. Vous comprendrez que nous sommes en retard sur plusieurs plans. Les Ghanéens, les Burkinabè et les Béninois ont pris très tôt le train de cinq heures. Et nous, on n'est pas encore sur le départ. Je crois que dans cette situation, nous qui sommes artistes devons pouvoir élever la voix et dire haut ce que tout le monde pense bas. Moi je me suis engagé à crier fort ce qui ne va pas. J'accepte qu'on m'appelle un rebelle.

Et vous le faites parfois au péril de votre vie?

Vous savez, on est né un jour. On doit mourir un autre jour. Mais quand où et comment ? C'est ce qu'on ne sait pas. Mais avant de mourir, posons des actes. Une boutade dit : « plantons un arbre avant de mourir ». Mais il ne faut pas le prendre seulement du côté de la procréation. Il faut aller au-delà de cette vision. Il faut poser des actes qui diront votre absence demain. En tant qu'artiste, quel est ce combat que je mène si je ne peux ou veux rien dénoncer ? On ne peut continuer à chanter la vie, l'amour, la jalousie alors qu'à côté de nous les gens souffrent, meurent. Nous sommes la voix du peuple, notre devoir est donc de parler à leur place.

Selon vous, pourquoi les artistes togolais ne s'engagent pas comme vous?

Il y en a qui sont venus à la musique par hasard. Leur objectif c'est de se faire des sous. La musique pour moi ce n'est pas nécessairement de gagner de l'argent. La musique de Bob Marley a apporté beaucoup d'argent à sa famille. Mais l'artiste même n'en a pas profité. Même aujourd'hui, il est un artiste incontesté. Je me situe dans cette logique. Même si je ne gagne rien, il faut au moins que demain des gens soient fiers de ce que j'ai apporté à la musique. Des gens m'ont appelé pour m'encourager, pour me féliciter. Je trouve cela extraordinaire. C'est une reconnaissance. Comme l'a dit Tiken Jah Fakoly, aujourd'hui, au 21 e siècle, un artiste qui n'est pas engagé n'est pas vraiment un artiste.

Vous l'aimez tant Tiken Jah Fakoly ? Est-ce votre idole?

Dans la vie, il faut toujours chercher à ressembler à quelqu'un. Si je dois être politicien, je ressemblerais à Nelson Mandela. Prenez les enfants qui jouent dans la rue, ils vous diront qu'ils veulent ressembler à Zidane, Sheva ou autres. Donc j'ai trouvé en Tiken quelqu'un qui fait bien ce que je désire. Et je ne peux que le suivre. Tôt ou tard, les gens comprendront que je ne fais pas les choses par hasard. Tiken m'encourage pour ça. C'est un grand frère. Depuis Abidjan, il m'a toujours encouragé, conseillé. Je pense même que si tout va bien nous serons ensemble en septembre pour un concert.

A quand le prochain album de Ras Ly?

Mon quatrième album qui s'intitulera « L'œil du rebelle » doit être enregistré par Fakoly Production. L'objectif c'est de faire un album dont les échos doivent franchir les frontières du Togo. Je voudrais me lancer à la conquête du continent. Je mérite bien cela. Car les messages que je délivre dans mes chansons ne concernent pas seulement le Togo. Ils vont au-delà du Togo. Je voudrais que les gens sachent qu'il y a un autre Tiken Jah. Donc je me rendrai au Mali avant la fin de la première quinzaine du mois de septembre pour commencer l'enregistrement. Et pour cet album, disons tout court wait and see.

Sur votre troisième album « Afrique Election », vous dénoncez des élections truquées, la violence aveugle… Etiez-vous au pays pendant la présidentielle d'avril?

J'ai été témoin oculaire de certains actes. J'en ai vécu à Lomé puis à Aného. C'était inadmissible. Dans les chansons auxquelles vous faisiez allusion, je n'ai dénoncé que des choses que moi-même j'ai vécues. Certains peuvent se demander pourquoi tant de risques. Je l'assume. La vie est un risque. Sur mon quatrième album, je remettrai ça. Il y a encore des choses à dénoncer. J'ai des parents qui ont péri pendant cette époque. J'en ai qui sont partis de l'autre côté de la frontière. Il faut vraiment qu'on en parle. En parler et très fort permet de prévenir contre la récidive.

N'avez-vous pas l'impression de prêcher dans le désert?

Non, je suis écouté. Même dans les régions qu'on imagine hostiles, j'ai fait foule lors de mes concerts. Ce pays est dirigé par une minorité mais la justice est pour la majorité. Les gens ont envie d'écouter mes messages. Ils en font la preuve à chaque fois que je me déplace.

Vous dénoncez souvent l'inaction des politiques. Un accord politique vient d'être signé. Qu'est ce que cela vous inspire?

Dans ce pays, il y a eu plusieurs accords signés et qui n'ont jamais été respectés. Je sais que parmi ceux qui ont signé il y en a qui ne sont pas totalement rassurés. C'est là le danger. Faure Gnassingbé n'est qu'un produit de la communauté internationale. Et son cas n'a pas été traité par cet accord. Donc vous comprenez déjà qu'il y a des bémols. Est-ce que ces accords seront réellement appliqués ? C'est la question. Pour ce faire, le peuple doit être vigilant. Tout doit partir de la désignation du Premier ministre. Si on garde encore la même personne au poste alors qu'on le sait impopulaire, on est alors mal parti.

Selon vous le Premier ministre Edem Kodjo doit laisser sa place à quelqu'un d'autre?

M. Edem Kodjo est un premier ministre de crise. Il faudra que Faure Gnassingbé nomme un premier ministre de consensus pour panser les plaies. C'est ce que les Togolais souhaitent. Depuis qu'il est là qu'est ce qu'il a fait concrètement ? Ce n'est pas parce qu'un accord vient d'être signé qu'on doit le mettre à son actif. Les gens ne mangent pas. Les gens souffrent. Kodjo a fait son temps, il faut qu'on donne aussi la chance à quelqu'un d'autre.

Revenons à vos albums, quelle est la chanson que vous aimez le plus?

Ces chansons, c'est moi-même qui les ai composées, je les aime toutes. Mais j'aime particulièrement « Oasis » dans laquelle je dis que je n'aime pas la politique. C'est une chanson qui me fait beaucoup réfléchir. Je reviendrai sur cette chanson dans mon prochain album.

Quel message avez-vous pour les politiciens?

On a trop crié. Les gens pensent qu'ils ne nous écoutent pas. Ils écoutent mais font la sourde – oreille. Il faut qu'ils écoutent le peuple au nom de qui ils se réclament. S'ils ne sont pas prêts à travailler pour le peuple qu'ils démissionnent. Il y en a qui disent que la démission n'est pas de leur famille. Mais quand l'ordre vient du créateur, ils seront obligés d'exécuter

Un dernier mot

Je voudrais remercier tous ceux qui me soutiennent dans ma «rébellion» . Vous particulièrement pour l'interview. Je demanderai aux dirigeants de prendre en compte les aspirations des Togolais. Les Togolais ne sont pas des animaux. S'ils continuent dans leur logique partisane, le peuple les boutera dehors. Propos recueillis par Dimas et TGA

Les coulisses du dialogue:

Chirac veut aller vite pour sauver le pouvoir de Faure 

La dictature togolaise profite  « opaquement » à la France. Point n'ait besoin de le démontrer outre mesure. Le rôle joué par la Chiraquie dans les diverses manœuvres qui ont amené à consolider le pouvoir des Gnassingbé à chaque fois que les fondements de celui-ci sont ébranlés grâce à des pressions populaires, est vivant dans les esprits. En clair, les pas posés pas la France dans le processus de démocratisation du Togo démontrent à satiété que l'Hexagone pense qu'elle n'a rien à gagner quand le Togo sera un pays démocratique.

Mais subitement, dans les coulisses, c'est cette même France qui joue le rôle principal, en poussant les acteurs politiques togolais, ceux qui sont au pouvoir surtout, à faire des concessions de manière à pousser le Togo à corriger son mal récurrent : le déficit démocratique qui profite tant à la France. La pression serait forte à telle enseigne qu'apparemment, le pouvoir semble lâcher du lest en faisant montre d'une ouverture d'un peu d'espace démocratique et des libertés fondamentales. Est-ce à dire que la France a daigné écouter la souffrance de ce peuple martyrisé et veut pousser ses poulains à amorcer un vrai chantier démocratique ?

Loin de là ! Car pour un vrai analyste politique, l'inoculation d'un sérum démocratique dans les veines politiques togolaises serait suicidaire aux intérêts et du pouvoir, et de la Chiraquie au Togo.

Alors quelles peuvent être les vraies raisons qui sous-tendent l'empressement du pouvoir et de la France à voir un accord politique signé au Togo?

La première raison est que la France et la Belgique attendent un hôte « embarrassant » au début du mois prochain. Et Faure Gnassingbé, puisqu'il s'agit de lui, fils successeur d'ami personnel de Jacques Chirac, doit s'attendre à la mobilisation d'une frange importante de la communauté française et étrangère, hostile à sa venue.

Pour ce faire, il a besoin d'un trophée de guerre à brandir lorsqu'il se confrontera à cette dure épreuve. Et rien n'est mieux trouver qu'un accord politique signé par toute la classe politique togolaise et surtout par « l'opposition radicale même ». Et là, il sera pris pour un faiseur de paix, et pour cela, à l'instar de son père, le rite initiatique, c'est-à-dire, le baptême élyséen, lui sera accordé. La rencontre avec la presse étrangère lui sera aussi aisée ; le chemin étant déjà bien balisé.

Ensuite, la reprise de la coopération avec l'Union européenne sera perçue non comme un trophée de guerre, mais plutôt une « coupe du monde politique » et un quitus d'avoir le droit de vie et de mort sur les citoyens ou au mieux, un label de légitimité pour ce pouvoir tant décrié de l'intérieur que de l'extérieur.

Pour cela, il faut aller vite, mais alors très vite. Premièrement pour mieux plaider la cause du pouvoir à Bruxelles lors de la visite de Faure début du mois prochain. Et deuxièmement, pour éviter la présidence tournante de l'UE qui échoit à l'Allemagne en janvier 2007, le pays d'Angela Merkel perçu comme très hostile à la dictature togolaise.

Enfin, la France qui se «réfugie» au Togo après ses démêlées ivoiriennes qui sont loin de trouver un début de solution, ne veut pas ouvrir un autre front dans un pays de la sous – région, membre de son pré-carré. Alors, il faut sauver les apparences et pousser l'opposition à danser sur le rythme du dilatoire que fait jouer la France à la dictature afin de se maintenir avec des armes négociées et achetées de partout pour « mâter » toute velléité contestataire du système venant du peuple.

La réelle volonté de changement, se percevra non pas seulement dans la nomination d'un Premier ministre de consensus mais surtout au retour de Faure Gnassingbé de son baptême élyséen. Wait and see! Dimas DZIKODO

SANTE

Dossier la rentrée scolaire 

Les cloches des cours de récréation vont se remettre à sonner. Hé oui, c'est l'heure de la rentrée pour des millions d'écoliers. Le rythme des journées, l'alimentation et l'environnement de nos enfants, tout est bouleversé du jour au lendemain. Or comme toute grande aventure, la rentrée doit donc se préparer.

Pour les plus petits, l'essentiel repose sur vous, les parents. Anticipez la rentrée de votre enfant avec une visite chez son médecin traitant. Il s'assurera que le calendrier vaccinal est à jour. Et que son carnet de santé contient toutes les informations utiles au médecin scolaire. Enfin, il évaluera son aptitude aux activités physiques et sportives.

Et puis profitez de la rentrée pour lui donner quelques bonnes habitudes. Alimentaires, par exemple. Avec chaque matin des fruits frais ou secs, un laitage et des céréales. Si ça ne « passe » vraiment pas, glissez dans son sac une barre de céréales. Il la prendra pour 10 heures, mais choisissez-là sans sucres ajoutés.

En matière d'hygiène, ritualisez le brossage des dents. Matin et soir dans la semaine, trois fois par jour quand il est à la maison ! Maintenez ses ongles courts et propres. Car toute défaillance à ce niveau favorise les infections gastro-intestinales et la propagation des vers intestinaux. Mais si !

Faites de la sieste une habitude. Entre deux et six ans, elle est indispensable. En plus bien sûr, des 12 heures de sommeil dont votre enfant a besoin chaque nuit. De nombreuses études ont établi la relation entre les résultats scolaires et l'organisation d'une sieste quotidienne, même courte. Ce lien entre sommeil et performance intellectuelle se vérifie d'ailleurs à tout âge…

N'oubliez pas enfin que vous avez un rôle personnel à jouer dans cette « révision pré-scolaire ». Un simple coup d'œil sur ses dents, avec une lampe électrique, vous permettra de détecter la petite marque noire révélatrice d'une carie débutante. Il lit ses BD de trop près ? Ses yeux rougissent facilement ? Il se plaint de maux de tête ? Faites contrôler ses yeux. Et si vous devez lui répéter trois ou quatre fois la même chose, ce n'est peut-être pas parce qu'il est distrait. Beaucoup de malentendants sont dépistés à l'occasion d'une première scolarisation…

Un combat mobilise depuis bien longtemps les énergies : le poids des cartables. Celui-ci a une incidence directe sur la santé de nos enfants. Pour protéger leur colonne vertébrale, il ne devrait jamais dépasser 10% du poids de l'enfant.

Si vous n'obtenez pas de l'école que les enfants aient un jeu de livres sur place, pour conserver les leurs à domicile, aidez-le en choisissant bien son cartable. En nylon ou en toile enduite pour qu'il ne soit pas déjà lourd à vide. Avec des bretelles, plutôt que des poignées qui incitent l'enfant à porter son sac à bout de bras. Elles seront larges et rembourrées pour réduire la pression sur les épaules, réglables pour positionner le cartable au creux des reins. Le dos sera rigide, évitant à votre enfant de creuser sa cambrure. Enfin, une ceinture de stabilisation limitera l'inertie de la charge et son balourd.

Et puis… choisissez une taille adaptée. Le cartable ne doit pas dépasser la largeur des épaules. Car dans ce cas, la charge exerce un bras levier considérable sur la colonne vertébrale. Les enfants s'accrochent partout, les ligaments et les muscles du dos sont étirés et malmenés.

Choisissez bien ses chaussures. Le pied doit être bien maintenu. Pour les enfants de 12 à 36 mois, privilégiez les chaussures dotées d'une tige haute, avec un galbe du talon de 1 cm . Avec également des contreforts asymétriques respectant l'anatomie du pied, et assurant un meilleur maintien, notamment de la cheville.

Préférez aussi des chaussures légères, à la semelle relativement souple. Entre le laçage et les systèmes de scratch, optez pour le premier ! Quant au bout de la chaussure, il doit permettre la mobilité des orteils et une bonne liberté de mouvements dans tous les sens.

Entre 3 et 5-6 ans, le pied grandit rapidement : environ 1 cm par an ! Il s'affine et la cambrure se forme. Les chaussures doivent assurer un bon maintien des articulations, grâce notamment à une tige suffisamment haute et relativement rigide. Enfin, gare aux coutures intérieures ou aux piqûres d'assemblages trop saillantes. Elles risquent de blesser les petits pieds.

VIH-SIDA: des espoirs mais encore tant d'obstacles…

«Pour la première fois, le nombre de personnes recevant un traitement antirétroviral en Afrique subsaharienne a dépassé le million» se félicite le Dr Kevin de Cock, Directeur du Département VIH-SIDA de l'OMS.

A l'occasion de la conférence de Toronto, il a décrit les progrès accomplis en matière d'accès aux soins. Notamment en Afrique subsaharienne, si le nombre de malades y est passé de 25 millions à 25,8 millions entre 2003 et 2005, le nombre de patients traités lui, a été multiplié par 10 !

D'une manière générale, dans les pays en développement, 1,6 million de malades sont actuellement traités. Soit une augmentation de 24% par rapport à décembre 2005. Et une multiplication par 4, si l'on se réfère à décembre 2003.

Ces chiffres certes encourageants, montrent toutefois «  qu'il reste encore beaucoup à faire pour atteindre l'objectif fixé par le G8, qui consiste à se rapprocher autant que possible de l'accès universel au niveau de la prévention et des soins d'ici 2010  » a-t-il poursuivi. Un nouvel objectif donc - pas chiffré celui-ci- après l'incontestable échec de l'initiative 3 en 5 . Rappelons en effet que cette dernière prévoyait de traiter 3 millions de malades d'ici fin 2005 dans les pays en développement.

Aujourd'hui, 38,6 millions de personnes vivent avec le VIH-SIDA dans le monde. Ce chiffre terrible montre que nous sommes loin du contrôle attendu, de l'expansion du SIDA. Sans oublier que chaque jour, 1 800 enfants naissent porteurs du VIH…

Par ailleurs les inégalités persistent. Dans les pays pauvres, le taux de mortalité après un an de traitement est 3,5 fois plus élevé qu'en Europe ou en Amérique du Nord. Un dernier mot enfin sur le dépistage, préalable obligé au traitement : en Afrique subsaharienne, seulement 10% des personnes qui vivent avec le VIH en sont effectivement informées…

Observance et SIDA: quand l'Afrique en remontre aux USA!

Depuis de nombreuses années, l'élite intellectuelle des pays développés assurait que les Africains éprouveraient des difficultés à bien suivre un traitement contre le SIDA. Or ils s'en sortent parfaitement bien, mieux même que les Américains !

C'était même quasiment devenu un prétexte pour ne pas « s'acharner » à amener des anti-rétroviraux en Afrique. Pour quoi faire, après tout ? Et bien le Pr Edward Mills, de l'Université de Californie à San Francisco, apporte une réponse décoiffante à cette attitude.

Il a réalisé une méta-analyse de 31 études menées aux Etats-Unis et 27 en Afrique. «  Moins d'un Américain séropositif sur deux suit correctement son traitement  », assure-t-il. «  En Afrique ils sont 77% dans ce cas. Penser que la pauvreté représentait un facteur de non-observance du traitement, c'était une belle erreur  ». Dont acte !

Amerding, la curiosité 

Avez-vous une fois vu les « titrologues à l'œuvre »  ? Ces lecteurs souvent composés de zémidjan men qui écument les kiosques et les étalages des journaux pour commenter rien que les titres ? Ce qui est souvent écrit dans le canard, ce n'est pas leurs oignons. Il leur suffit de lire le titre d'un article pour gloser pendant des heures. Le lundi dernier, les kiosques à journaux n'ont pas du tout désempli car l'Accord politique global signé dimanche par les frères ennemis de la politique togolaise faisait office d'événement.

Mais les titrologues avaient autre chose à commenter que des milliers de lignes pour pas grand-chose. La curiosité, c'étaient les photos du «  Conseiller Spécial  » de Gilchrist Olympio, Amerding Eric. « Non, celui-là, il n'est pas Togolais » , explique un titrologue qui semble avoir connu le bras droit de Gil en Iran. « D'ailleurs, c'est son frère qui gouverne actuellement. Un barbu qui pose d'énormes problèmes aux américains avec ses histoires de bombe atomique » , reprend l'homme qui semble être le plus instruit du groupe. « Et dire qu'il veut être premier ministre, qui le connaît? » , rétorque un autre. A vrai dire, ces titrologues sont formidables. Ils font plus la politique plus que les politiciens. Le jour où ils prendront le pouvoir, ils emmerderont beaucoup Eric Amerding qu'ils prennent volontiers pour le frère du président iranien Mahmoud Ahmedinenéjad.

Abdou Diouf félicite les Togolais

Le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a salué lundi la signature la veille d'un accord politique global entre le gouvernement togolais, les partis politiques et la société civile pour mettre fin aux violences qui déchirent le Togo depuis plus de dix ans.

« Je rends hommage à la sagesse et à la raison dont les forces politiques togolaises ont su faire preuve pour aboutir à cet accord. J'y vois le signe de leur volonté de revenir à une vie politique apaisée et d'oeuvrer ensemble pour le retour à la paix dans ce pays membre de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF)  », a déclaré M. Diouf, selon un communiqué de l'OIF dont le siège est à Paris.

Cet accord, qui prévoit notamment la formation d'un gouvernement d'union nationale et l'organisation d'élections législatives en 2007, a été signé à Lomé sous la médiation de Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et président en exercice du Sommet de la Francophonie.

M. Diouf, ancien président sénégalais, a salué le « remarquable travail » de M. Compaoré pour parvenir à cet accord qui « s'inscrit dans les engagements contenus dans la Déclaration de Bamako » de l'OIF en faveur des droits de l'Homme et de la démocratie.

Il a par ailleurs « rappelé la disponibilité de la Francophonie à accompagner le peuple togolais dans la mise en oeuvre des dispositions de cet accord et notamment en ce qui concerne l'organisation en 2007 des élections législatives », selon le communiqué.

L'OIF compte 53 Etats et gouvernements membres et 10 pays observateurs.

Kofi Annan salue l'accord global signé par les partis politiques du pays

Le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, s'est réjoui lundi de la signature dimanche d'un accord par les partis politiques togolais, le gouvernement et la société civile qui vise à promouvoir des réformes politiques durables dans le pays.

Dans une déclaration diffusée depuis New York, il qualifie ce développement d' « initiative importante de la part des Togolais afin de tourner le dos au passé et d'ouvrir la voie vers un avenir meilleur basé sur la réconciliation, la transparence et l'état de droit ».

Le Secrétaire général félicite le Président burkinabé Blaise Compaoré - qui a servi de médiateur dans la conclusion de cet accord - pour « sa facilitation du processus qui a mené à l'heureuse conclusion du dialogue inter-togolais».

Il est encouragé par l'esprit de conciliation et de compromis manifesté par les leaders politiques togolais tout du long du processus et se réjouit de l'engagement du Président Faure Gnassingbé de veiller à la mise en œuvre rapide et entière de l'accord.

Le Secrétaire général appelle la communauté internationale à « assister le Togo à consolider ce nouveau chapitre du processus de réforme démocratique engagé, au travers d'une coopération et d'un soutien renouvelés et accrus, en particulier pour la revitalisation de l'économie ».

Stephen Keshi au Bénin? 

Le ministère béninois des Sports, en quête d'un nouvel entraîneur pour la sélection nationale de football, est en contact avec le Nigérian Stephen Keshi (photo), a-t-on appris mercredi de source officielle.

  «  Stephen Keshi est à Cotonou depuis le week-end dernier pour des discussions avec les responsables du ministère en vue d'une éventuelle nomination au poste d'entraîneur de la sélection nationale du Bénin  », a précisé la même source.

  Le technicien nigérian, ex-entraîneur du Togo, avait été limogé en février dernier par la Fédération togolaise de football (FTF) pour «  mauvais résultats  » au lendemain de la Coupe d'Afrique des nations 2006, disputée du 20 janvier au 10 février en Egypte alors que le monde entier sait que c'est l'amateurisme des dirigeants togolais qui est à la base des mots de ce sport au Togo.

  Les dossiers des Français Robert Nouzaret et Michel Dussuyer, ainsi que celui du Belge René Taelman avaient été retenus en avril dernier par la Fédération béninoise de football (FBF), mais finalement aucune suite n'a été donnée.

  Selon les textes, c'est le ministère des Sports qui nomme l'entraîneur de la sélection nationale.

Le Bénin qui participera aux qualifications de la CAN-2008 dans le groupe 9 avec le Mali, la Sierra Leone et le Togo, est provisoirement dirigé par le « local » Edmé Codjo, après le départ du Français Serge Devèze.

Réaction sur L'Accord Politique Global

Le PDP dénonce un accord d'exclusion

Le 21 Avril passé quand le président de la république, Faure GNASSINGBE, ouvrait le dialogue politique inter togolais, la grande majorité de la population ne croyait pas quant à l'aboutissement heureux de ce dialogue à cause de l'échec répété des accords de Ouaga I, II et III.

Aujourd'hui nous saluons la signature de cet accord le 20 Août 2006 en présence, du médiateur son excellence Blaise COMPAORE, Président de la république sœur du BURKINA-FASO, à qui nous rendons un hommage mérité pour son implication dans la résolution de la crise togolaise. Cet accord suscite un espoir considérable dans le cœur des togolais.

Par ailleurs l'UE, l'UA, la CEDEAO et les partenaires d'aide au développement ont pris acte de cet accord et nous souhaitons qu'ils puissent accompagner le Togo dans ce processus de normalisation.

Par contre le PDP reste vigilant en ce qui concerne l'application effective de cet accord. Le PDP considère que les délégations qui ont participé au dialogue, ont agi, non en leur nom propre, mais en vertu d'un mandat qui leur a été donné par l'ensemble de la classe politique togolaise. A ce titre, ces délégations ne sauraient négocier un partage des rôles et la gestion du pays entre elles sans prendre en compte la pluralité des acteurs intervenant dans la vie de notre pays.

L'exclusion, est maîtresse de division, le PDP en appelle donc à Son Excellence Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, Médiateur dans la crise togolaise, à Son excellence Faure GNASSINGBE, Président de la république togolaise, ainsi qu'à l'ensemble des parties ayant pris part au dialogue inter- togolais pour que le consensus prenne en considération la diversité et la pluralité des opinions et des acteurs de la vie de notre nation. Un partage de la gestion du pays entre participants au dialogue qui exclurait les autres acteurs de la vie politique togolaise serait une option contre productive, préjudiciable à l'équilibre de notre pays.

Enfin, le PDP dans un esprit constructif et afin d'apporter des améliorations dans la mise en œuvre effective de cet accord politique global, tient à faire les propositions suivantes :

  1.2 Organisation des élections (Cadre Electoral)

1.2.1 La composition de la CENI et de la CELI

Le PDP ne partage pas les (i), (ii), (iii) relatifs à la composition de la CENI

La composition de la CENI telle qu'elle est actuellement envisagée par l'accord, montre à suffisance une volonté affichée d'exclure les autres partis politiques de la gestion des affaires du pays et de considérer que seuls les six (06) partis politiques présents au dialogue constituent la classe politique togolaise. Il va de soit qu'une telle attitude compromettra gravement la stabilité des institutions de la République.

Pour le PDP la composition de la CENI doit faire l'objet d'un large accord politique auquel serait partie prenante toutes les formations politiques du Togo. Par ailleurs, cette composition ne peut qu'être provisoire. La CENI issue du dialogue n'aura pour mandat que l'organisation des prochaines élections législatives. La composition définitive et permanente de la CENI devra se faire au regard du poids politique des différents partis politiques appréciés à l'issue des élections législatives. La composition de la CENI sera alors déterminée proportionnellement au nombre de parlementaires des partis politiques qui aspirent à y participer.

Il est important que l'accord politique global précise d'ores et déjà les critères de sélection de la commission technique appelée à assister les CELI, ainsi que les attributions de cette commission technique.

Les bureaux de vote ne peuvent être composés des seuls partis présents au dialogue, alors même qu'il n'est pas certain que ces partis présentent des candidats dans toutes les circonscriptions électorales. Dans le même sens, la composition des bureaux de vote, telle que proposée par le dialogue exclut du contrôle des opérations électorales des partis non invités au dialogue, mais qui présentent des candidats.

Le bureau de vote étant la structure de base la plus près des opérations de vote, sa composition doit se faire sur la base des partis qui ont effectivement présenté des candidats aux élections et dont les candidats sont éligibles dans ces bureaux de vote. Il s'agit d'un mécanisme de contrôle de la sincérité et de la transparence des opérations électorales dont ces partis sont parties prenantes.

Sur le point 1.2.3

Pour le PDP, ce point relatif au mode de scrutin mérite d'être approfondi

Le PDP, tout en marquant sa préférence pour un mode de scrutin à deux tours qui garantit une meilleure lisibilité du processus électoral et permet d'hiérarchiser les acteurs de la vie politique togolaise par rapport à leur audience réelle, insiste sur le fait que la cellule proposée pour mener la réflexion sur le mode de scrutin à choisir devra être ouverte aux formations politiques non invitées au dialogue.

Par ailleurs, il est prévu que la cellule transmette ses conclusions au gouvernement, sans préciser ce que le gouvernement devra en faire.

Pour le PDP, et à condition que la cellule soit largement ouverte à toutes les formations politiques, les conclusions qu'elle transmettra au gouvernement devront s'imposer à celui-ci. Le gouvernement doit prendre l'engagement de s'y conformer et de mettre en œuvre les procédures nécessaires à la modification des instruments juridiques y afférents.

Point 1.2.5

Le PDP partage la nécessité d'opérer un recensement électoral pour doter le Togo d'un fichier électoral, électronique fiable et évolutif.

Point 1.2.6

Le PDP propose qu'une réflexion soit menée à partir du fichier de la nouvelle carte d'identité en vigueur au Togo, dont la technologie est présentée comme infalsifiable.

Par ailleurs, le PDP soutient qu'il est impératif que l'état civil soit sécurisé et informatisé avant tout nouvel établissement du fichier électoral.

Point 1.2.11

Le PDP a toujours eu une vision basée sur l'approche genre. Il est foncièrement convaincu que les femmes ont une place importante dans la vie politique.

Conformément à cette vision, le PDP considère que le second paragraphe du point 1.2.11 relatifs à la représentation des femmes dans la vie politique n'est pas assez impératif. Il propose dès lors, que l'accord comporte l'obligation pour chaque parti politique de présenter au minimum 10% de candidatures féminines.

Le financement des partis politiques

Dans un souci d'équité et en application de la loi n° 91-4 du 12 avril 1991, il est souhaitable que le dialogue fasse le point sur les partis politiques effectifs au Togo, qu'il établisse la liste de ceux d'entre eux qui n'ont pas bénéficié à ce jour des fonds destinés au financement des partis de sorte à en envisager la possibilité d'un rappel.

Le remboursement des cautions déposées pour les candidatures doit être dissocié du financement des partis politiques.

La question de l'impunité

La question de l'impunité telle qu'elle est abordée par le dialogue révèle une fois de plus un discours inopérant et le cafouillage. Il n'est pas possible de parler à la fois d' « impunité » et d'une « opération Vérité Réconciliation » . La seconde exclut la première.

L'opération « Vérité - Réconciliation » suppose un aveu des présumés responsables des exactions au Togo dans la période utile identifiée par le dialogue. Elle suppose également un « pardon » après aveu. Dès lors, il ne peut être question d'engager une procédure de « punition » après l'aveu librement donné par les présumés auteurs. La conséquence de leur aveu spontané doit nécessairement être le « pardon » , autrement, il n'y aura pas d'aveu et donc pas de « vérité » autant qu'il n'y aura pas de réconciliation qui suppose le pardon des uns aux autres.

Dans le même temps, il est incohérent, si l'on retient la formule de « l'impunité » de demander aux auteurs d'avouer pour mieux les sanctionner ; dans le cas d'une impunité, il est convenable que les institutions judiciaires se saisissent et diligentent les procédures nécessaires, en garantissant les droits de la défense.

Par ailleurs, évoquer dans le contexte actuel la question de l'impunité, c'est prendre le risque de pérenniser au pouvoir les présumés auteurs ou commanditaires des exactions qui y sont puisque leur maintien au pouvoir constitue dans ce cas une « assurance vie » . Ce qui serait préjudiciable à notre démocratie naissante.

Pour le PDP, l'accord devait résolument étudier les mécanismes, moyens et cadre d'organisation d'une « opération Vérité - Réconciliation » qui mettent face à face auteur et victime autour de la notion de « pardon » en excluant toute procédure judiciaire.

Le cas des réfugiés et des personnes déplacées

La bonne volonté affichée par le gouvernement togolais ne suffira pas à convaincre les réfugiés et autres personnes déplacées à revenir au Pays ; l'accord devait envisager une action synergique avec l'ensemble des acteurs qui constitueront ainsi une garantie et les témoins des engagements de non poursuites donnés par le gouvernement togolais. Les actions du haut commissariat aux réfugiés et à l'action humanitaire (HCRAH) ne pourront être efficaces que si tous les acteurs politiques sont associés au processus de retours et de réintégration des réfugiés.

3. les réformes institutionnelles et constitutionnelles

Le PDP constate qu'aucune institution à réformer n'a été clairement identifiée par le dialogue. Il conviendrait de faire la liste des institutions nécessitant une réforme et d'envisager au-delà des déclarations générales les voies et moyens, les partenaires, les délais pour impulser ces réformes.

Point 3.2:

Il est évident qu'un forum comme le dialogue n'est pas le lieu le plus indiqué pour régler les questions que soulève la révision en 2002 de la constitution adoptée par référendum en 1992. Sur le point de savoir si l'on doit ou non retourner à la constitution de 1992, le dialogue ne peut que décider de soumettre la décision au peuple togolais qui se prononcera par référendum.

Si nous voulons aller vers un Etat de droit, il est évident que nous ne pouvons commencer à violer nous-mêmes le droit. La révision constitutionnelle de 1992 quoique déplorable, a été conduite conformément aux dispositions de l'article 144 de la constitution. Il convient donc pour sa révision qu'une véritable révision constitutionnelle soit mise en œuvre selon les procédures adaptées. Le rôle du dialogue inter-togolais consistera dans ce schéma à proposer les points de réformes et à déterminer dans quelle mesure ces modifications devront intervenir.

Pour sa part, le PDP estime que la question d'un retour ou non à la constitution de 1992 doit IMPERATIVEMENT faire l'objet d'un REFERENDUM CONSTITUTIONNEL.

Par ailleurs, il est proposé la mise en place d'une commission chargée de procéder à une étude approfondie des propositions de révision constitutionnelle. Le PDP tient à réaffirmer qu'une telle commission devra impérativement être ouverte à tous les acteurs de la vie politique et non aux seuls partis invités au dialogue.

Au titre des réformes institutionnelles :

Doivent faire l'objet d'une réforme ou d'une mise en œuvre rapide :

Le Sénat:

Dans sa conception actuelle le sénat togolais n'est ni démocratique ni efficace. Ses prérogatives sont limitées à celles d'une chambre d'enregistrement. Le mode de désignation de ses membres aboutit à en faire une chambre de soutien politique au président de la république qui en nomme le 1/3 (contre les 2/3 élus).

Pour le PDP le sénat doit faire l'objet d'une réforme profonde urgente pour tenir compte de l'avancement du programme national de décentralisation qui nécessite une représentation dans cette chambre haute, des collectivités territoriales.

La Cour des comptes:

La constitution togolaise a prévu la mise en place d'une cours des comptes et définit les curricula des membres devant la composer.

Le PDP estime qu'il n'y a plus d'obstacle à la mise en place rapide de cet outil de contrôle et de vérification des comptes de l'Etat.

Conseil économique et social:

Ce conseil doit également être mis en place rapidement pour permettre la régulation de la vie économique et sociale du Togo. Dans la perspective de la relance de l'économie de notre pays, le CES devient un outil incontournable qui devra faire l'objet d'une réforme et d'une mise en œuvre.

Points 3.3:

Le PDP constate qu'il a récemment été mis sur pied par le gouvernement une commission de modernisation de la législation dans le cadre du programme national de modernisation de la justice (PNMJ). Cette commission composée d'éminents juristes est chargée de moderniser la législation de notre pays, y compris les textes électoraux.

Le PDP propose que la composition de cette commission technique soit élargie pour intégrer les acteurs de la vie politique togolaise et que soit confiée à cette nouvelle instance élargie, le soin de proposer une nouvelle version du code électoral et de l'ensemble des instruments juridiques en matière électoral. Celle-ci devra prendre en compte les points d'accord du dialogue. Cette mission spécifique confiée à la commission de modernisation de la législation devra être enfermée dans des délais stricts.

La réforme de l'armée et des forces de sécurité

Le débat sur la réforme de l'armée et des forces de sécurité est réduit au seul besoin d'un rééquilibrage ethnique. Le dialogue n'aborde ce débat que sous ce seul angle. Il convient d'envisager une réforme technique des instruments régissant les Forces armées togolaises, et les services de sécurité, notamment les statuts particuliers de ces forces, leurs structures, les moyens de leurs actions etc.

On ne peut faire une armée république et des forces de sécurité patriotique que si les fonctionnaires qui composent ces forces ont un traitement raisonnable au regard des moyens de l'Etat. Si ces personnels sont constamment victimes de violation de leurs droits professionnels, privés, etc.

Pour le PDP, la réforme de l'armée et des forces de sécurité appelle une véritable connaissance et une analyse précise de leur situation. Elle ne se limite pas aux seules questions ethniques.

Formation d'un nouveau gouvernement

Le PDP soutient fermement la mise en place d'un gouvernement de large ouverture qui prenne en compte toutes les sensibilités des partis politiques. Ce sera la preuve réelle de la politique de NON-EXCLUSION et le début d'un processus de réconciliation nationale effective.

Le cadre permanent de concertation

Le PDP propose la création d'un conseil national des partis politiques (CNPP) qui regroupera tous les partis politiques et associations ayant participé aux différentes élections législatives et présidentielles.

Ce conseil sera chargé de suivre la bonne application des décisions issues du dialogue et protégera la déontologie de la vie politique des citoyens.

Toute discussion avec les partis politiques se fera dans ce cadre de concertation nationale. Selon les dispositions réglementaires, le CNPP dénoncera les éventuels dérapages des acteurs de la vie politiques.

SOURIRE

C'est un ancien prof de Mathématiques devenu dingue à force de jouer sur les chiffres qui s'arrête perplexe devant l'écriteau d'une station d'essence de la compagnie TEXACO, la fameuse « Texas oil Compagny ». Il se gratte le crâne et se demande qui est-ce qui a pu poser ce calcul si compliqué aux honnêtes passants : TE×ACO+24h/24+7j/7. Et il s'assit et commence par calculer.

Un jeune élève qui l'avait vu le matin en allant à l'école le retrouva à midi, à 14 heures puis à 17 heures, intrigué s'enquit de la situation. Il lui confiera le lendemain, il n'a pas bougé et son cahier de 300 pages finissait, que celui qui a posé cette arithmétique est trop Faure.

Bras de fer FTF-Eperviers:

Rock en tournée pour reprendre langue avec les «pros»

Dos au mur suite au refus catégorique des joueurs et cadres des Eperviers d'honorer toute convocation sous l'actuel bureau de la FTF , Rock Gnassingbé, son président, au centre de la contestation et de l'imbroglio médiatico-footbalistique durant le mondial, se trouve en Europe pour tenter de reprendre langue avec le « front dur », dans la perspective du match contre le Bénin, le 3 septembre à Lomé.

Longtemps emmuré dans un silence de cathédrale à la suite du « scandal du mondial », le président de la FTF lors d'une de ses rares sorties avait plutôt jeté un pavé dans la marre en déclarant dans le bras de fer qui l'oppose aux joueurs de la sélection nationale togolaise que si « les professionnels ne veulent pas jouer, ils seront remplacés par des joueurs locaux. »

Une prise de position considérée comme une déclaration de guerre par les cadors des Eperviers qui avaient alors décidé de ne plus arborer la tunique nationale, semant du coup la panique au sein du public sportif togolais dont une grande partie avait pris fait et cause pour les joueurs qui réclamaient la tête du président de la FTF dont ils dénoncent «l'arrogance doublée d'un amateurisme» .

En dépit des incessants appels du pied et la venue tout récemment en Europe d'une délégation diligentée par Rock Gnassingbé, les joueurs, ont durci leurs positions, refusant de disputer le match amical du 15 août dernier contre le Ghana à Londres (victoire 2-0 du Black Stars, ndlr). Et à quelques encablures de la première journée éliminatoire de la CAN 2008, Rock Gnassingbé conscient du risque qu'il prend, et sentant la Chappe de plomb sur sa tête et surpris par l'intransigeance et la détermination des joueurs, vient de faire machine arrière. Il est en Europe, pour, selon certaines indiscrétions «supplier », les joueurs à revenir sur leur décision.

Ce qui signifie que le président de la FTF devra faire profil bas et accepter les exigences d'Adebayor Sheyi et de ses camarades qui à en croire des sources généralement bien informées, demandent le versement du reste de la prime de la Coupe du monde, soit 30 millions de fcfa. Les joueurs avaient rué dans les brancards durant le Mondial suite au refus de Rock de leur verser leurs dûs que ce dernier trouvait exhorbitants. L'affaire avait fait grands bruits et poussé les responsables de la FIFA à intervenir pour dénouer la crise. Les joueurs qui réclamaient 80 millions de fcfa, avaient finalement eu droit à 50 millions. La crise avait rompu le pont (déjà fragile) entre le président de la FTF et les Eperviers. L'onde de choc de cette crise a d'ailleurs été ressentie dans le bureau-exécutif de la FTF avec la démission en bloc de hauts responsables (les deux vice-présidents, le Secrétaire-Général et le Trésorier-Général). Rock, lui, refuse toujours de jeter l'éponge.

La mission du président de la FTF , c'est une lapalissade, ne sera pas aisée et risque de prendre d'autres tournures, surtout qu'il est accompagné par des collaborateurs qui ne sont guère en odeur de sainteté avec les joueurs. Le cas notamment de Raoul Adabla, son chargé de Communication et d'Attolou Messan, le chargé de la presse, dont le comportement avait provoqué l'ire des joueurs et de la presse nationale. On annonce également dans la délégation, Gerson Dobou, le manager général des Eperviers, devenu, dit-on à Lomé, l'éminence grise de Rock Gnassingbé.

Le Togo accueille pour le compte de la première journée le 3 septembre à Lomé, le Bénin. Les voisins béninois jurent par tous les dieux de faire « un bon résultat » dans la capitale togolaise. « A défaut de gagner, ramenez un point de Lomé », a lancé à l'endroit des Ecureuils en regroupement à Cotonou, le ministre de la Culture , des Sports et des Loisirs, Théophile Montcho. Edmé Codjo, le sélectionneur du Bénin, prépare une formation commando avec trois séances journalières afin de lui «donner un niveau physique égal à celui des joueurs béninois évoluant dans des championnats étrangers.»

De toute évidence, il s'agira d'une rencontre très disputée entre deux voisins qui se connaissent bien. Le Bénin outre sa base locale, compte sur une brochette de joueurs expatriés afin de tenir la comparaison face au Togo qui devra aussi affronter dans ce même groupe le Mali et la Sierra-Leone. Un émissaire de la Fédération béninoise de football a sillonné l'Europe dans le but de prendre attache avec la légion étrangère des Ecureuils. Un faux pas du Togo contre le Bénin, de loin l'équipe la plus prenable du groupe, sera préjudiciable aux Eperviers qui n'auront aucune excuse d'être aux abonnés absents lors du rendez-vous de 2008 prévu au Ghana voisin. Hans Masro

Point de vue:

La paix au Togo devrait être une œuvre permanente de renouveau démocratique

«La paix au Togo devrait être une action positive permanente sur les choses et les êtres. C'est en faisant, en créant, que l'homme se réalise pleinement. En faisant, l'homme se défait de ses préjugés, de ses dogmes, mieux, il prend conscience de tout. Sartre ne disait-il pas que savoir qu'on croit, c'est déjà ne plus croire?».

1* CONSTRUIRE LA PAIX

«L'homme est l'artisan de son propre destin.» Construire la paix c'est d'abord faire la guerre à soi même et tuer le démon qui sommeille en chacun de nous. C'est combattre le fatalisme. Nous sommes tous des êtres de colère et des êtres en guerre, le travail de chacun est nécessaire pour construire la paix. Dire non à la fatalité, avoir la volonté de la fraternité, ce qui suppose que l'on rende à l'homme son vrai prix. C'est exiger beaucoup de soi, sous un regard fraternel, tomber l'ardeur du mépris et du soupçon, la colère et l'intolérance.

La menace de la paix, c'est le tyran, celui qui veut diriger contre la volonté des autres, contre les institutions, ou se crée une loi sur mesure pour bafouer, humilier, déporter, voler, tuer. La vraie guerre contre la paix, est celle du despote contre la liberté, celle qui favorise la soumission, l'acceptation, l'indifférence, celle qui crée autour de nous le malheur et le mal.

Pour préserver la paix, les citoyens doivent travailler à laisser gronder la révolte permanente d'esprit pour la création des richesses, des pensées humaines et des projets de bien être.

2* LA RÉPUBLIQUE

«L'idée républicaine est résumée sous deux vertus du citoyen: la résistance et l'obéissance.

La résistance assure la liberté et toutes les lumières. L'obéissance assure l'ordre dans la cité, le respect des lois républicaines». La république pour moi, repose en fait sur trois pouvoirs:

A* Le pouvoir de gouverner , auquel se posent aussitôt les limites et les dangers. Tout pouvoir corrompt: si bon que soit un chef, un gouvernement, il ne sera pas toujours bon, surtout s'il peut agir sans contrôle ni limite.

B* Le pouvoir des conseillers . Ce pouvoir appelé aujourd'hui le pouvoir des technocrates. Nos sociétés utilisent des sciences et des techniques compliquées, plus on a besoin des spécialistes, des savants, des administrateurs, des juristes. Cette élite universitaire est aristocratique, parce qu'elle n'est pas élue par la population. Elle constitue des fois au détriment du besoin collectif, des lobbies de pression pour le bénéfice de ses clans.

C* LE POUVOIR DE DIRE NON . C'est un caractère républicain et démocratique. Il donne le droit de s'opposer, de contrôler, par l'opinion publique. Ce pouvoir limite les abus. Aujourd'hui ce sont les médias, les sondages qui donnent la tendance de l'expression de l'opinion sur les dirigeants. Ce pouvoir donne un avertissement silencieux à la sanction du suffrage universel. Ce qui compte dans une république, c'est garantir par le système, un pouvoir de défense et de protection de l'individu.

3* LA JUSTICE

«La justice est la seule institution dont le nom est celui d'une vertu et d'un idéal».

Pourquoi une telle ambition lui est elle confiée? Aristote avait déjà constaté qu'un des points importants de distinction entre les hommes et les animaux, tenait à ce que les premiers avaient la perception du bien, du mal, du juste, de l'injuste. Le besoin de la justice est la seule passion humaine qui ne soit pas la sublimation d'un instinct animal.

Pour conclure, ce qui compte c'est le rapport qui existe entre les doctrines, les idéologies, les pratiques et les oppositions qui sont les mesures d'exigence de transparence. La république et la paix sont des constructions de tous les jours par des longs et de pénibles efforts.

Paris, France, 21 août 2006 Jacob Ata-Ayi

Rock Gnassingbé à reculons Gomido maintenu en D1

Gomido de Kpalimé maintenu en première division par une décision du reliquat du Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football. L'information qui circule depuis quelques jours a bien été confirmée par un membre du B.E du club de Kpalimé. « J'ai reçu confirmation que Gomido reste en première division. C'est tout ce que je peux vous dire pour le moment », a-t-il confié à notre rédaction.

De sources bien informées, les remous qu'avaient déclenché le dernier classement publié par la FTF et les conséquences que cela suscite ont été à la base de ce volte-face du président de la FTF , le Lt-Colonel Rock Gnassingbé.

Mi-juillet dernier, lors d'une réunion des présidents de club et le Ligue, le Bureau avait distribué un classement dit « définitif » aux présidents, qui envoie Gomido en D2 pour avoir terminé à la dernière place du classement de la saison sportive 2005-2006.

Un classement qui a été contesté par les responsables de Gomido qu'il l'assimile à une représaille contre le président Winny Dogbatsè qui venait de démissionner de son poste de 1 e vice président du Bureau Exécutif de la FTF . « A la fin de la saison, nous étions 12 e . Mais subitement, nous avons été relégué à 15 e place sciemment pour un fait que nous ne comprenons pas » , avait déclaré le président Winny Dogbatsè lors d'un contact téléphonique.

Outre cette décision, on annonce également que pour parer à d'éventuels problèmes, le championnat de D1 de la saison 2006-2007 comprendra 18 formations. « C'est la voix de la sagesse qui a enfin prévalu », a laissé entendre un président de club qui comprenait mal que l'on impute les errements de la Commission centrale d'organisation de FTF à des clubs qui ont lutté pendant plusieurs mois pour rester en première division. « Pour que notre championnat soit crédible, il faut qu'au niveau de la Commission d'organisation, ce soit des gens compétents et intègres qui tranchent les réclamations et les réserves sans partis pris. Or cela n'a jamais été le cas dans notre football » , ajoute par ailleurs le responsable.

Lorsqu'il s'est agi de plancher sur les réserves émises par Gomido contre Abou Ossey à propos des joueurs ghanéens qui jouent simultanément au Ghana et au Togo, les feuilles de match avaient subitement disparus. Sûrement emportées par un membre de la Commission plus supporter que juge. T.G.A.

 

 

 

 

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