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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Politique Inquiétude des Togolais Que cache la dernière sortie des FAT? Ces derniers temps, des mouvements pas innocents semblent caractériser les Forces Armées Togolaises. Nous annoncions à ce propos dans une édition précédente le déplacement sur Ouaga du Chef d'Etat – Major Général des FAT, le Général Zakari Nandja et du ministre délégué à la Présidence de la République , chargé de la Défense et des Anciens Combattants, Kpatcha Gnassingbé à la suite de la signature de l'Accord Politique Global. Cela pourrait être un non évènement dont on pourrait se passer si une saynète des FAT n'eut pas lieu lundi dernier à la Présidence de la République. Des officiers conduits par les dignitaires sus-indiqués étaient allés faire allégeance au « Chef de l'Etat » qu'ils ont « félicité » « pour le succès du dialogue intertogolais ». Le geste serait la suite logique des « conseils » que leur aurait inculqués le président du Faso, médiateur dans le dialogue inter-togolais. Dans leurs déclarations, les deux portes – voix ont réaffirmé la loyauté des FAT. « …Monsieur le Président de la République , chef suprême des armées, comme un seul homme, nous vous suivrons. Quels que soient les cas, nous répondrons toujours présents à vos côtés », promettait Kpatcha Gnassingbé. L'inquiétude qui anime les Togolais est de savoir pourquoi cette réaffirmation de loyauté en ces moments quand on sait que la « Grande Muette » - qui l'est rarement – ne s'empêche pas d'intervenir dans le débat politique, telle une girouette, pour indiquer, mieux imposer la direction à prendre. Cette loyauté devrait-elle être affirmée au Chef de l'Etat ou au peuple ? Quel est le sens réel de cet acte ? Si par cet acte l'armée pourra se retenir de s'immiscer dans le débat politique et laisser l'accord politique s'appliquer, suivre son cours normal, tant mieux. Ce ne serait que « la vocation apolitique et le caractère national et républicain de l'armée et des Forces de sécurité » qui se serait réalisée « conformément à la constitution et aux Lois pertinentes du pays » . On se demande si l'on peut croire sans risque de se tromper que c'est un début d'exécution des recommandations du Dialogue, concernant les questions de sécurité comme il est stipulé au point 2.1.1 : « Dans l'immédiat, le gouvernement prendra toutes les dispositions utiles afin que les Forces de défense et de sécurité s'abstiennent de toute interférence dans le débat politique ». On le souhaite vivement. Mais quand on se rappelle ce que c'est que la parole d'un militaire – version Eyadèma… - l'on a des craintes légitimes eu égard aux immixtions intempestives dans le débat politique auxquelles l'armée nous a habitués et que l'on essaie de justifier. Vivement que le scénario du 05 février 2005 ne se répète plus pour qu'on vienne ressasser aux Togolais : « L'Armée a pris ses responsabilités pour éviter le chaos » patati patata.. T.Kossi A bâtons rompus avec la cellule de Communication de l'UFC «Le Premier ministre doit être issu de l'opposition ayant appartenu à la Coalition de 2005» Onze jours après la signature de l'accord, la Rédaction de « Liberté Hebdo » a rencontré lundi 28 août dernier, les membres de la cellule de Communication de l'Union des Forces de Changement (UFC). A bâtons rompus avec les membres de cette cellule, nous avons abordé entre autres la question de la nomination du Premier ministre et celle relative aux concertations internes qui doivent exister entre les trois principaux partis de l'opposition : CAR, CDPA, UFC. Cet entretien s'est révélé très fructueux et nous vous en proposons les grandes lignes. Il y a 11 jours que l'Accord Politique Global a été signé. Est-ce que vous avez été consulté pour le choix du Premier ministre ? L'UFC n'a été consultée pour le choix de quoi que ce soit. Ce qui nous inquiète, ce n'est pas simplement cet aspect de l'Accord politique global. C'est que l'Accord politique global est articulé autour de trois éléments essentiels : le gouvernement pour la mise en œuvre ; la médiation pour animer l'ensemble du processus et le comité de suivi pour redresser les torts. Aucun de ces organes ne fonctionne encore, presque 11 jours après la signature de cet accord. Or, l'accord est censé atteindre deux objectifs dont l'un est tenu par le temps : l'organisation des élections législatives qui doivent s'inscrire dans un chronogramme et le 2 ème qui est le processus de Réconciliation Nationale. Les choses étant si claires, quelle hésitation peut-on encore avoir pour le choix du Premier Ministre, lequel est censé proposer des Ministres au chef de l'Etat pour que le pays se mette au travail ? Selon le parti, quel doit être le profil de ce nouveau Premier ministre ? Le Premier ministre doit être issu de l'opposition ayant appartenu à la coalition de 2005. Il doit être un homme de dialogue, de consensus, mais de conviction. Il doit appartenir à une sensibilité qui suscitera l'adhésion populaire. Car, sans le soutien de nos populations, même si reprise de coopération il y a, la confiance ne reviendra pas. Les gens ne se remettront pas au travail avec espoir. Et les investisseurs ne viendront pas. C'est la quadrature du cercle. Et cela, nos populations la comprennent plus vite et plus aisément que notre classe politique. Suite à la signature de l'accord, le Conseiller spécial du Président national de l'UFC a déclaré que le poste de Premier ministre devrait revenir à l'UFC. Que voulait-il insinuer par là ? En réalité, ce que le Conseiller spécial du Président National de l'UFC voulait dire par là, est le suivant : nous voilà tous, en train d'accepter de sortir notre pays d'une crise longue, très longue. Le peuple a beaucoup souffert. La classe politique aussi. Sur le plan politique et électoral, ceux qui ont le plus souffert, ce sont les militants de l'opposition et singulièrement de l'UFC. En 1998, 2003, puis 2005, que d'hommes n'avons-nous pas perdus, sans compter les nationalistes et patriotes qui ont résisté jusque-là ? Que d'argent perdu ? Que d'espoirs déçus ? Des élections que nous avions gagnées sans jamais accéder au pouvoir! En 2005, c'est le comble et les conséquences sont encore là, palpables. Si réellement on veut aller à la réconciliation, peut-on encore feindre et faire comme si de rien n'était ? Le pouvoir doit le comprendre. La classe politique togolaise devrait l'accepter. Mais nous sommes au Togo. Et au Togo, souvent, tout se lit à l'envers. Quel problème l'actuel premier Ministre a avec le pouvoir ? Puisque lui-même ne semble pas comprendre pourquoi on peut parler de réconciliation au Togo ! Le nom de Patrick Lawson est régulièrement cité parmi les prétendants à ce poste. Est-il prêt à assumer cette nouvelle responsabilité ? Vous savez que ce ne serait pas la première fois que M. Patrick Lawson serait pressenti à un tel poste. Les dernières en date sont de la période de la dernière crise de 2005 et après le scrutin contesté. C'est un homme appréciable pour ceux qui le connaissent, de rigueur intérieure pour ceux qui ne le savent pas. Par loyauté vis-à-vis de son parti, du Président National et par conviction politique, il s'est toujours gardé de poser des actes contraires à ses convictions et à la stratégie du parti. Savez-vous que des leaders de la coalition l'auraient pressenti comme candidat à l'élection présidentielle de 2005 et qu'il a refusé ? Pour sa part, il ne compte pas d'ennemis dans la vie, ni en politique. Il sait accepter les excuses et il sait présenter des excuses quand il offense. Vous savez que le choix d'un Premier Ministre tient compte des circonstances, des moments et des objectifs. L'UFC a tous les profils en son sein. S'il s'agissait de rechercher un Premier Ministre de cohabitation et carrément conflictuel, l'UFC saura qui choisir. Si c'est un P.M. qui est appelé à diriger un gouvernement homogène UFC, l'UFC saura qui prendre. Dans le cas d'espèces, il s'agit de trouver l'homme de consensus, capable de discuter, même avec son pire ennemi, en toute franchise. Voilà donc l'homme. Si vous le connaissez, vous saurez qu'il aurait préféré sa vie simple, dépouillée des honneurs et rester en harmonie et en convivialité parmi les siens. C'est un sacrifice que nous lui demandons et s'il l'accepte, nous promettons de l'aider dans sa lourde et difficile tâche. Que répondez-vous à ceux qui trouvent impossible une cohabitation RPT-UFC ? Justement ! Peut-on parler dans le cas d'espèces d'une cohabitation ? Oui ou non nous sommes-nous engagés dans un processus de réconciliation de tous les fils de ce pays ? Oui ou non un des instruments de la réconciliation est le partage du pouvoir pour effacer les frustrations, créer les conditions de sérénité, d'apaisement et de confiance ? Le gouvernement d'union nationale doit être celui-là qui poserait les bases d'un Togo nouveau, où le Chef de l'Etat et le Premier ministre ne baigneront pas dans une dyarchie, mais dans une complémentarité solidaire susceptible de créer une dynamique de confiance auprès des membres du gouvernement et rassurer nos populations sur leur devenir. Ce gouvernement donc ne saurait être un gouvernement de cohabitation avec la Présidence de la République Depuis quelques jours, les informations persistantes font état de ce que l'actuel chef de gouvernement pourrait être reconduit. Est-ce que votre parti accepterait travailler avec lui ? Nous avons beaucoup de respect pour la personne de Monsieur Kodjo Edem. Il le sait, il compte des amis et des parents chez nous. Nous connaissons sa capacité de travail. Mais, le problème, c'est qu'aux yeux de nos populations, il a dilapidé tout ce trésor en ayant fait le mauvais choix stratégique qui n'est pas allé dans le sens de nos populations. C'est pourquoi si le pouvoir s'aventure à reconduire M. Kodjo, aucun de nos partis ne le suivra. Car les populations nous en voudront. Il ne peut donc animer une équipe de gouvernement de consensus. En revanche, nous ne trouvons aucun inconvénient que sa formation soit membre de la nouvelle équipe. Puisque c'est ensemble qu'on va apprendre à vivre ensemble dans un Togo nouveau avec un esprit nouveau. La continuité ne peut donc prévaloir. Y-a-t-il des consultations internes entre les trois partis de l'opposition : CAR, CDPA, UFC pour qu'ils s'accordent sur un nom ? Des consultations informelles avec certains ; formelles avec d'autres. Ce sont les circonstances qui nous l'imposent. Nous saurions transcender tout ceci dans le laps de temps qui nous est imparti. Propos recueillis par Médard A. Sociéte Le phénomène Miss-Togo Une véritable foire de promotion de la facilité Avant l'heure officielle de son début, au cours de la journée de samedi, l'évènement était l'objet à 90 % des conversations. Femmes au foyer, jeunes filles, jeunes hommes, enfants, tous en parlaient et se rappelaient les éditions précédentes comme pour servir d'avant-goût. Il s'agit bien de l'élection miss Togo 2006. La salle était bondée de monde comme à l'accoutumée. Et les téléspectateurs n'étaient pas moins nombreux. Pour ne manquer aucune séquence de l'événement, beaucoup avaient pris soin de faire une longue sieste au cours de la journée pour chasser dame sommeil. Quelle est donc l'utilité de l'événement pour mériter tant d'engouement ? Est-ce légitime d'y consacrer autant de ressources morales, matérielles et financières ? Valoriser quelle culture africaine et togolaise ? Le refrain éternel des organisateurs et des postulantes pour justifier l'évènement est à plus d'un titre erroné. On raconte qu'il sert à « valoriser la beauté et la culture africaine et togolaise en particulier » . Anonner de telles insanités c'est tronquer la culture et la beauté africaine. Car lorsqu'on farfouille dans les cultures africaines, on se rend compte qu'il est commun d'observer des danses autour du feu, des chants et tam-tams, des séances de devinettes… mais nulle part, que ce soit dans les pratiques dans les empires noirs ou celles des civilisations arabo-berbères de l'Afrique au Nord du Sahara, il n'a été d'usage de laisser déambuler les femmes avec tout ce qu'elles ont d'intime dehors pour se faire élire la plus belle. Au contraire, les femmes étaient ce que les hommes avaient de plus chères. Et c'était un sacrilège de la part d'une femme de laisser apparaître un seul pan de sa nudité en public. L'élection miss est manifestement une foire d'exposition de la nudité féminine. Ce n'est pas moins qu'une obscénité, une pornographie déguisée. La culture africaine qui donne une très grande place à la moralité ne saurait tolérer une telle manifestation. Cet évènement est « un truc de blanc » comme on le dirait dans la Grande Royale dans l'œuvre «l'Aventure ambiguë» de Cheick Hamidou Kane. C'est du suivisme manifeste de l'occident de s'y adonner. Le nécessaire avant l'agréable, dit-on. Un proverbe Ewé dit que c'est quand le singe est rassasié qu'il sort sa verge pour la nettoyer. N'est-ce pas assez gauche de mobiliser des ressources pour ce machin quand on n'arrive pas en Afrique à manger à sa faim ? De l'argent jeté par les fenêtres La première question qui vient à l'esprit est de savoir sur quels fonds roule le comité d'organisation de l'élection miss. On nous dira qu'il les tient des différents sponsors. Les sociétés telles TogoTelecom, La Poste , Togocel, Air France, Scil Togo, Banque Atlantique, Hôtel Ibis, Hôtel 2 Février, Nioto, Amina et autres sont citées comme devant mettre la main à la poche. La couronne que devra fournir la Banque Atlantique , les billets de voyage de Air France, le crédit de 600.000 de Togocel, les séjours à l'Hôtel Ibis et 2 Février, les peintures offertes par Scil Togo, les mèches de Amina sans oublier les nombreux ensembles Woodin... On se demande si la Miss méritait tous ces gadgets. Quel service a-t-elle rendu pour les mériter ? Primer une fille parce qu'elle est jolie ? Quelle gaucherie ! La plupart des filles se présentent à ce concours juste pour gagner toutes ces facilités. Imaginez un instant le coût de ces petits gadgets : des ensembles confectionnés en haute couture, des chaussures prêt-à-porter, des produits de maquillage, les différentes coiffures, le séjour, l'hébergement et la restauration des candidates… Des millions qui sont dépensés depuis les phases régionales jusqu'à l'apothéose. C'est la promotion officielle de la facilité. Et pourtant, on ne cesse de crier à rompre nos tympans que l'émancipation de la femme se trouvera dans ses capacités intellectuelles, donc les instructions qu'elle aura reçues. N'est-ce donc pas contradictoire d'inciter les filles à poursuivre leur scolarité et en même temps de prôner ces facilités ? Les officiels togolais devront repenser la chose. Quant aux sponsors, ils gagneront certainement plus en crédibilité en investissant dans d'autres domaines. Combien d'enfants africains ou togolais ne meurent quotidiennement du paludisme dans nos villages, les parents n'ayant pas de sous pour acheter des moustiquaires ou se procurer de la quinine pour le guérir ? Combien de projets sociaux ne sont-ils pas à traîner sur les bureaux de ces chefs d'entreprises, demandant juste à être financés pour leur exécution pour le bien-être de nos populations ? Les officiels ont une lourde responsabilité morale face à l'avenir de la gent féminine. C'est un risque énorme de promouvoir manifestement la facilité. La vraie identité d'une « belle femme » sera dénaturée car ce phénomène miss tronque déjà les concepts. Dans l'esprit collectif des filles d'aujourd'hui, une belle femme est celle qui a « une bonne démarche, un joli sourire et une bonne situation sociale » comme l'avait postulé une candidate l'autre fois. Que l'on ne s'étonne de fabriquer des « Rubi », allusion au personnage principal du feuilleton qui passe sur la RTDS. Couvrir une miss de tant de gadgets alors que les retraités qui avaient servi le pays traînent des arriérés de pension relève de la déraison. Et que rapporte une miss au quotidien des Togolais ? Le balayeur de rue que l'on voit à l'œuvre toutes les nuits pour rendre propre la ville n'est-il pas plus utile ? Si en passant on insiste à trouver la plus belle femme ou fille, ce serait celle que l'on rencontrerait un bon matin d'Harmattan et qui n'aurait même pas eu le temps de se débarbouiller ou celle que l'on appréciera, avec une simple tresse- étant africaine- sans maquillage pour tronquer les imperfections de sa figure. Ce serait-là une beauté naturelle. T.K. Libertinage « Tchoko, tchoko », Gbogboyagbo doit partir Les Togolais souffrent trop et c'est pourquoi ils ont tous salué la conclusion de l'accord bien qu'il présente des lacunes. Le fait qu'il ait suscité l'adhésion de toutes les tendances politiques est une bonne chose en soi. Rousseau ne dit-il pas que « l'obéissance aux lois qu'on s'est prescrites est liberté » ? Ce qui a été fait le dimanche 20 août dernier est un pacte que tous les acteurs ont signé et il est impérieux qu'ils le respectent. Les Togolais des dépotoirs de Lomé jusqu'à la « plage » de Cinkassé, de Tindjassi à Kri Kri ne sont pas prêts à tolérer une quelconque récidive des « intellectuels tarés » de la République. Ils veulent des « intellectuels intelligents » censés rassurer tous les protagonistes et ramener le pays sur la voie du progrès. Avec ce qui est contenu dans l'accord, il faut un Premier ministre unificateur et non quelqu'un qui a des récriminations envers ses camarades. Sa Majesté le Roi Koqdjo de Noépé-Ville avait prématurément mis fin à sa « retraite momentanée » après son « brillant » résultat à l'élection présidentielle du 1 er juin 2003 quand son mentor feu Eyadèma le supplia d'assister son « garçon de course » Koffi Sama dans ses consultations avec l'Union européenne. A partir de ce moment, Gbogboyagbo et le Prince Tem sont devenus plus royalistes que le roi, allant jusqu'à défendre les positions du RPT. Les 22 engagements auraient pu aboutir à quelque chose de concret avant la mort du Général si Kodjo et son ami avaient joué franc jeu. Plutôt, ils avaient contribué à dénaturer les engagements. Conséquence, les autres formations politiques de l'opposition ont pris leur distance vis-à-vis des deux. Mais revenu aux affaires au lendemain de la présidentielle frauduleusement claire d'avril 2005, le « diplomate » conçoit le poste de Premier ministre comme une vengeance qu'il prend sur ses camarades de l'opposition qui ne l'avaient pas soutenu lors de la présidentielle du 1 er juin 2003 et qui l'avaient écarté au lendemain de la « catastrophe nationale ». A preuve, à toutes les occasions, il se moque de ses anciens camarades de l'opposition en des termes comme « A ceux qui me critiquent, je leur donne le ministère de la parole » ; « Ils n'ont pas cru que le changement allait se faire sans eux… ». Comment peut-on reconduire quelqu'un qui nourrit une haine envers les autres et qui, plus est, n'a pas la confiance du peuple ? Le « Koq » a beau chanter mais il ne réveille plus tout le monde. Il est même déphasé et chante parfois au crépuscule. C'est pourquoi il faut le pousser à la sortie car il n'a plus rien à offrir aux Togolais. Les mésaventures du frère Mawutoè d'Almeida Samedi dernier, la finale de Miss Togo de « Gassipa » s'est déroulée au Palais des Congrès. Comme d'habitude, cette manif mobilise beaucoup de personnalités tant nationales que internationales. Qui n'aime pas voir les bonnes choses surtout que les candidates exposent leurs « cuissettes » lorsqu'elles sont dans les maillots de bain? Pour cette 12 ème édition, quelques ministres du Gouvernement Kodjo étaient là. Comme « Gabi » de la Culture était dans son Vo natal pour la fête traditionnelle « Dzinoukouzan », l'honneur échut à Mawutoè d'Almeida, ministre des Relations avec les institutions de la République , de prononcer un discours de circonstance. « Das war eine Katastrophe » (c'était une catastrophe). Le ministre s'est proprement ridiculisé par ses gestes « brouillons ». Au lieu de dire deux mots et s'effacer, le ministre a préféré faire un long discours qui commença peut-être par « sur instruction personnelle du chef de l'Etat Faure Essozimna Gnassingbé » et qui se termina par « la politique de paix et de réconciliation prônée par le Président Faure ». Ça, c'est du déjà entendu et le public ne voulait pas justement écouter les mêmes mots. Mais après la solennité qu'il a faite oralement, le ministre mit la main dans sa veste et fit sortir des bouts de papier. Quand il s'apprêtait à les lire, certains, par mégarde, sont tombés. Ne sachant plus à quel saint se vouer, il fit signe à l'aide du micro au présentateur de lui ramasser les bouts de papier. Tout à coup, il fit remarquer à l'assistance que la lumière ne lui permettait pas de bien voir ce qui est écrit sur le papier. Il exigea qu'une partie de la lumière soit éteinte avant qu'il ne continuât à lire son discours. Ensuite, il fit sortir ses lunettes et lut de façon saccadée et insipide son fameux discours. On dirait quelqu'un qui découvre la lecture. « J'ai été long mais c'est bon », a-t-il dit sans vergogne à la fin. Et dire que tout cela se passe devant des étrangers ! C'est ça le prix à payer pour « l'homme qu'il ne faut pas à la place qu'il faut ». Des ministres incapables d'improviser des discours, c'est seulement au Togo qu'on les rencontre. « Suzanavi » a une admiratrice parmi les candidates Au cours de la finale Miss Togo pour la succession de « Jacky-Chan », on a encore entendu des grossièretés venant des candidates. Elles ont surpris dans leur réponse à la question concernant « la personnalité qui les inspire ». Elles se sont toutes référées aux personnalités étrangères. Personne n'a dit qu'elle aimerait ressembler au « président Faure-vi Vodoua » ou au « vice-président » ou encore au « plus chanceux des Togolais ». Aucune candidate n'a même voulu ressembler au « Père de la nation » qui avait marché sous les tirs nourris des balles pour ramener la paix au Tchad. Ces candidates-là, elles ne sont pas gentilles quoi ! La candidate N°6 a fait pouffer la salle quand elle a dit qu'elle veut ressembler au Pape Jean Paul II pour avoir œuvré pour la paix dans le monde. Donc, nous aurons bientôt au Togo une « Papesse ». On a entendu d'autres conneries du genre : « J'ai lu les poèmes de Léopold Sédar Senghor car c'est un homme qui a lutté pour la cause d'Afrique » (N°16) ; « Comme la science c'est mon domaine de prédilection, je veux ressembler à Louis Pasteur pour trouver un jour un vaccin contre le VIH » (N°7)… C'est seulement la candidate N°5 qui a pensé à une personnalité « un peu togolaise ». Elle voudrait devenir la sosie de Suzanavi. La raison c'est qu'elle se préoccupe beaucoup du sort des enfants déshérités «sans navenir» (Quelle liaison!). Mais malheureusement, cette candidate a été priée de rester dans les coulisses dès le premier tour. Est-ce parce qu'elle ne présente aucun des traits de la battante ? That is the question… Beauté industrielle mais «mental de cabris» C'est quoi Fo Gassipa nous a ramené cette année comme postulante à la couronne de miss Togo 2006 ? Elles avaient certes une beauté industrielle : de belles gueules, des formes coca-cola, des bottoms envoûtants… tout ce qu'il faut pour décupler les voluptés libidineuses des mecs qui aiment construire des World Trade Center dans l'entre-jambe des gos, pour arracher un moine catholique à la privation charnelle qu'il s'est imposé… Comme pour reprendre un chanteur ivoirien, côté corps, elles étaient un véritable chef-d'œuvre, fabriquées de mains d'orfèvre. Mais c'est au cours de l'interview qu'on a découvert qu'elles avaient, comme selon toujours le même artiste, «un mental de cabris » . Même si aucune candidate n'avait dit que « Dieu est du sexe féminin » , elles avaient quand même sorti des grossièretés. On nous a certes épargnés des trucs du genre « 13 janvier est une fête traditionnelle », « fête de l'arachide « ayizan », « j'aime la « lèkiture », le voyage et le « support » » … Mais ce qu'on a ouï, a failli faire éclabousser nos tympans. « La drogue peut augmenter le nombre de taux de contamination du VIH/Sida » ? « Quelles sont les causes de la pédophilie ? » était la question posée à la candidate n°16 du jour. Ce fut une catastrophe ! « La pédophilie peut engendrer beaucoup de conséquences comme la mort donc je vous conseille d'éviter la pédophilie » , dit-elle tout de go comme en guise de formule d'attaque. Nous on s'est tout de suite demandé pourquoi le « vifin-phile » Philippe Desmars est encore vivant. Ne comprenant pas l'hilarité de l'assistance, elle a pensé la séduire et brédouilla : « … pour le moment je n'ai que ça à vous donner, mais je vous promets de vous donner beaucoup de résultats si vous me donnez beaucoup de temps. Merci » avec un large sourire. Aaba ! Kaboua, jaloux des acquis de l'UFC En feuilletant le n° 144 de « Golfe Info » du vendredi 25 août, quelqu'un qu'on a connu juste après le décès du « vieux » s'est encore rappelé à notre souvenir, quelqu'un qu'on a connu violenteur physico-verbal, ce mec qui se dit président du machin de parti qui est homonyme homophone du petit nom français du petit- frère de Rockvi qui est « Chef » de le tas d'un pays coincé quelque part en Afrique de l'ouest entre des Etats moins dictatoriaux. On se rappelle que Abass Kaboua, puisque c'est de lui qu'il s'agit, avait fait du boucan après la « catastrophe nationale ». Ce mec qui était dans l'anonymat était sorti de nulle part, pour raconter des insanités (le gars parlait « wouya wouya » ) et semble ressusciter du néant pour dire encore des choses brutes. « Comment trouvez-vous l'accord dans son ensemble ? », telle était la question qui lui fut posée. « L'accord dans son ensemble est bon. Mais au FOR, nous ne raisonnons pas en terme de Premier ministre. J'ai lu dans certains journaux où on parle de la revendication de l'UFC ; mais je ne sais pas en quoi le poste de PM doit revenir à l'UFC… Au nom de qui ou de quoi la primature doit-elle revenir à l'UFC ?... On ne peut pas se permettre de choisir un arriviste qui n'a jamais dirigé des gens pour un poste si délicat dans le contexte actuel. Il faut confier le travail de PM à quelqu'un qui sait bien gérer les hommes et qui connaît les rouages de l'administration… » , pesta-t-il. Entre nous, cette simple question mérite-t-elle tant de haine ? Nous, on a tout de suite compris que ce type est un jaloux des acquis de l'UFC et il a trouvé l'occasion de cette intervention pour manifester sa rancune. Il le fait sûrement dans l'espoir d'une suite favorable au prochain gouvernement… Mais comme par le passé où il a été oublié d'être invité à la mangeoire, sous le prochain PM, il sera de même. Donc « Abassi, vous n'aura rien ; vous nous aide seulement » . Comprendro ? La presse écrite indépendante asphyxiée La presse écrite indépendante togolaise traverse présentement une période terrible. Les journaux mis sur le marché ne coulent pas comme cela se doit. Parfois, les journaux reviennent du marché comme ils ont quitté l'imprimerie. La mévente est importante. La rentrée des classes s'annonçant, les parents d'élèves sont préoccupés par l'achat des fournitures. Un malheur n'arrive pas seul, dit-on souvent. Au moment où on gère cette mévente, les papiers sont devenus introuvables sur le marché. Il n'y a pas une seule rame dans les boutiques. Dorénavant, c'est à travers des circuits mystérieux qu'il faut trouver les papiers qui reviennent excessivement chers. Mévente + cherté des papiers-journaux, quelle galère pour les publications ? A cette allure, beaucoup de journaux risquent de s'imposer un temps d'hibernation en attendant que la situation se normalise. Elles étaient « védomé » (ni belles ni vilaines » Samedi dernier, tout Togo était suspendu à un événement : Miss Togo 2006. Cette année, elles sont 17 gonzesses à se disputer la couronne de Fo Gassipa qui a eu l'ingénieuse idée de s'adjoindre une dame rouge, pardon teint clair qu'on disait sa... Ainsi annoncé, cela a arraché une inquiétude de la part d'un téléspectateur qui s'écria : « yé déka kpoéya ? » (Est-elle sa seule femme ?) A propos, est-ce que Fo Gassipa arrive à résister à la tentation de… devant ces bellissimes filles que des couples togolais ont « pondues » malgré la crise socio-politico-économique ? Sinon certaines étaient bien jolies comme une drosophile du désert ; d'autres étaient « passable s », c'est-à-dire qu'elles n'étaient ni vilaines, ni belles ; « wolé kpo » (elles étaient seulement). Par contre, il y en avait qui étaient légèrement plus belles qu'une musaraigne en colère, et c'était le lot le plus important. On dirait que Dieu les avait fabriquées quand il était fatigué et avait sommeil. Tout ce qu'on savait, c'est qu'elles étaient juste différentes des hommes. On ne pouvait pas les « foncondre » , pardon les confondre à eux seulement à cause de la paire de monts Agou qui se dressaient sur leur poitrine et de leurs « surfaces de réparation » de devant qui n'étaient pas bombées… comme chez les mecs… On dirait que au fil des années, les jolies nanas deviennent denrées rares ; sinon les 17 de cette année sont moins jolies. On ne devrait pas parler d'élection de la plus belle fille mais de la go la moins vilaine. A preuve, celle qui a été élue n'était que par excès jolie. La seule du lot, qui était plus belle que toutes les 16 réunies, nous a « hon » parce qu'elle a capitulé à la séquence des interviews : « J'aurai bien voulu répondre à cette question mais malheureusement, je n'ai aucune idée ».
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