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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Gestion opaque, pillage des ressources de l'Etat par le clan Gnassingbé Gnékélé Gnassingbé, sa société Ekseption, la douane togolaise et la société aéroportuaire, une bande de prédateurs Mlle Gnékélé Gnassingbé, fille aînée du couple Badagnaki et Gnassingbé Eyadèma, est fonctionnaire à la BOAD (Banque ouest africaine pour le développement). Outre cette fonction, Mlle Gnékélé est aussi la directrice de la société EKSEPTION, une société spécialisée dans l’importation et dans la commercialisation de vin et de champagne de qualité. Cette société serait domiciliée à la Résidence Eyadéma Gnassingbé dans l’enceinte du Camp RIT et aurait pour clients privilégiés les FAT (Forces Armées Togolaise), le PAL ( Port Autonome de Lomé), la CEB ( Communauté Electrique du Bénin) et la douane togolaise. Jusque-là, rien à signaler et loin de moi toute intention de nuire à la famille Gnassingbé, comme certains voudront le faire croire à l’opinion. L’objet de mes investigations relève des pratiques peu orthodoxes dont use la Société EKSEPTION et sa Directrice générale avec la couverture de Mme Badagnaki Gnassingbé, la complicité des responsables de la douane avec à leur tête le commandant Bakali, Directeur Général des Douanes. Ceci pour enlever les marchandises de la société aussi bien au Port de Lomé qu’à l’aéroport international de Lomé-Tokoin. Faisant fi des règles élémentaires des opérations douanières, épargnant la Société EKSEPTION des taxes douanières en lui octroyant des RAP (Rien à signaler) avec la BAE (Bon à enlever) immédiat. Comment la Société EKSEPTION opère-t-elle ? La démarche normale recommande que pour cette marchandise importée, un Bon à Délivrer soit retiré au niveau de la Maison Consignataire après échange du connaissement. Et c’est sur la base de ce document que le transitaire de la société prépare la déclaration qu’on appelle C101 et c’est sur le C101 qu’on liquide les droits et taxes à payer au port. Cependant, selon nos sources, la Société EKSEPTON contourne toutes ces règles et excelle plutôt dans la brûlure des étapes dans le but de ne payer ni à la douane ni au port. A l’arrivée des marchandises, Mme Gnékélé se contente de faire appel à son transitaire qui fait le retrait des documents à CENTRIMEX (une maison de groupage représentant de CENTRIMEX AIR SERVICE, la maison mère). Les documents sont composés des factures des marchandises, de l’ordre d’assurance, du certificat champagne et vin, de l’EUR1 et du certificat de suivie de cargaison plus la facture de CENTRIMEX pour le fret et les services rendus. C’est ici que rentre en jeu Mme Badagnaki Gnassingbé qui contacte le Directeur Général des Douanes, le Commandant Bakali qui à son tour ordonne au chef bureau du port M. Poyodé (l’ancien) et M. Bamana (l’actuel) qui exécutent les instructions du Commandant. Au titre des instructions, on peut citer : des RAP avec BAE immédiat ou soit Mlle Gnékélé fixe elle-même le droit de douane à payer qui ne dépasse jamais un million de franc CFA quelle que soit la valeur des marchandises. Pour mieux cerner le phénomène, des sources ont fait référence par exemple à la Déclaration C101 N°35 113 du 07/08/01 dont la facture réelle à l’époque dépassait 20 millions de francs CFA. Mais Mlle Gnékélé n’a versé à la douane que 1 125 356 FCFA. Cette cargaison comprenait en réalité des bouteilles de champagne Laurent Perrier, Gosset, Boizel, des bouteilles de vin telles Fiole du Pape et Mouton Cadet Mais pire encore, sur certaines marchandises, le Bon à délivrer lui donne immédiatement droit au RAP et BAE. Pour 12 palettes contenant 467 cartons de champagne et vin d’un poids total de 6 tonnes 053 d’une valeur normale de 69 851,89 euros soit 45 819 347 FCFA, Mlle Gnékélé n’a rien payé. Alors que normalement la DG de la Société EKSPTION devait payer 24 742 448 FCFA Les mêmes pratiques courantes au niveau aéro-portuaire Non satisfaite de ses entrées faciles au PAL, la DG de la Société EKSEPTION transporte les mêmes pratiques à l’aéroport international Gnassingbé Eyadèma. Au cours de mes investigations, deux exemples ont retenu pour le moment mon attention. Au niveau du premier exemple, il convient de noter que cette opération devait passer normalement par la voie maritime sous la responsabilité de la société Maersk Sealand sous le B/L N° LEHE 7285 dans un conteneur de 20 pieds sous le N° MSKU 23 47 308. Que s’est-il passé réellement ? Selon mes sources, parti du port de Rouen, en France, le navire a raté sa correspondance en Espagne. Ce manquement de la compagnie consignataire allait occasionner un déficit énorme à Mlle Gnékélé si une solution n’était pas trouvé au plus pressant. Ayant pour clients privilégiés les FAT et les sociétés d’Etat et se trouvant au cœur du mois de décembre, il fallait user des grands moyens pour épargner la Société EKSEPTION de son malheur qui serait dû au retard accusé par le navire. Sous le coup des menaces de fermeture de la Société Maersk à Lomé, qu’elle envoyait régulièrement à son directeur Dean Rodin, ce dernier fut obligé d’affréter un cargo depuis Malaga en Espagne jusqu’à Lomé d’une valeur de 63 617,72 euros, soit 41 730 789 FCFA alors que le fret maritime ne dépassait pas 3 000 euros, soit 1 967 871 FCFA. C’est ainsi que le cargo atterrit à l’aéroport international de Lomé le 17 décembre 2003 en présence des autorités aéro-portuaires en l’occurrence le Commandant Latta, Directeur de l’Aviation civile et des responsables de la gendarmerie de l’aéroport. Les marchandises ramenées étaient sous la LTA N° 655 0004 6693, avec un poids total de 12 164 kg. Montant facture : 129 138,05 euros soit 84 709 008 FCFA avec un droit de douane de 63 531 756 FCFA. Mais contre cela, la douane n’aurait perçu que 200 000 FCFA sous le N° de quittance 786787B du 30/12/03. Les exemples dans le domaine aéro-portuaire sont légions. Mlle Gnékélé, insatiable, rafle toutes les offres des grandes sociétés d’Etat. Ses tentacules dépassent parfois le territoire national. Selon des sources concordantes, la société EKSEPTION serait également fournisseur de la société béninoise SONACOP avec la complicité de Mme Felico, une collègue de la BOAD de nationalité béninoise. Ici souvent, les marchandises sont composées des agendas, sacs diplomatiques et à main, pendules, casquettes, stylos et d’autres gadgets (cadeaux de fin d’année). Sûre de ses facilités à la douane togolaise, Mlle Gnékélé aurait commandé les marchandises sus mentionnées au nom de la Société EKSEPTION à Lomé en provenance de la France, sous la LTA N° 858 1023 3720. Comme d’habitude, des mêmes pratiques « hors taxes » auraient été usitées : le BAE provisoire N° 737 du 13/12/04 n’a jamais été régularisé. Pour joindre, le Bénin Mme Felico opère sous couverture en affrétant les marchandises par voie terrestre. Comme j’ai eu à le mentionner plus haut, de telles méthodes ne sont pas de nature à rehausser l’économie de notre pays. Loin d’avoir des griefs contre la famille Gnassingbé, si société commerciale il doit y avoir, que cela respecte les normes car tous les citoyens sont des citoyens à part entière.
Ouro-Napo Kondi (Un lecteur) Lomé-Togo
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