Sport

Accueil

Contacts

Forum

Liens

Annuaire

Sommaire

Dépêches

Revue de  presse

national

International

Société

Economie

Culture

Santé

Libre tribune

Forum

Tourisme

Dossiers

Médias

ONG & ASBL

Portrait

Interviews

Echos de la diaspora

Lomé la capitale

Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Politique

Nominations tous azimuts

Faure Gnassingbé viole l'esprit de l'Accord

Le pacte politique scellé le dimanche 20 août dernier et présenté comme une panacée à l'équation togolaise requérait pour une application efficace, la bonne foi de tous les acteurs politiques, de toutes les parties signataires. Passé la dizaine de jours après sa signature, les Togolais s'inquiètent du retard qu'accuse la mise en chantier des recommandations de l'accord. C'est donc avec impatience qu'ils écument le ciel dans l'attente de la mise en branle de la phase d'application, nommément la nomination du Premier Ministre par qui de droit. Malheureusement, le geste par lequel se signale Faure Gnassingbé illustre toute la mauvaise foi du clan au pouvoir.

Le conseil des ministres s'était réuni le mercredi dernier sous la présidence effective de Faure Gnassingbé de qui les Togolais attendent un geste salutaire. Mais l'intéressé et ses fidèles se sont fourvoyés dans des nominations tous azimuts de magistrats qui ne sont pas innocentes. Au-delà de simples nominations ou affectations, ce sont plutôt des promotions octroyées aux magistrats. Le clan Gnassingbé prépare ainsi tacitement les législatives à venir.

Les magistrats jouent un rôle prépondérant dans la promotion d'un Etat de droit et l'état de la justice dans un pays est un baromètre de son niveau de démocratisation. Le cadre électoral découlant de l'Accord Politique Global leur fait une place de choix dans la conduite des élections à venir. Les CELI (Commissions Electorales Locales Indépendantes) qui sont une dénomination de la CENI , l'organe dirigeant des élections, sont présidés par les magistrats. Et de plus, ils sont nommés et non élus. Ce sont donc ces magistrats qui sont chargés de contrôler le déroulement du scrutin à la base. Et les dispositions prévoient aussi que « les dirigeants des bureaux de vote sont nommés par la CENI   sur proposition des» qui seront donc dirigées par les magistrats nommés … « Les parties prenantes au Dialogue National conviennent à propos du contentieux des élections législatives qu'en cas de contestation des inscriptions sur les listes électorales et de distribution des cartes d'électeurs, la plainte soit soumise à la Commission Electorale Locale Indépendante (CELI)… ». De quel côté peuvent pencher des magistrats ...? Celui du clan au pouvoir qui les a promus non ? En amont comme en aval, le scrutin est « sous contrôle ». Voyez vous ? Outre des nominations de magistrats, on s'empresse aussi de nommer des « à des postes de responsabilité au ministre du Développement et de l'Aménagement du Territoire et au Secrétariat d'Etat auprès du ministère de la Population , des Affaires sociales et de la promotion féminine, chargé de la Protection de l'enfant et des Personnes âgées » . Est-ce vraiment le moment de s'adonner à ces exercices quand l'équipe gouvernementale sera bientôt changée ? C'est manifestement une fuite en avant. Le clan joue en plus sur la fibre régionaliste et ethnique. A observer de près les noms des nominés, nombre d'entre eux sont de la région septentrionale pour ne pas dire de l'ethnie…Que les lecteurs consultent Togo-Presse d'hier pour s'en rendre compte. Comme pour reprendre un leader politique qui déclara : « Les dés sont déjà pipés  », vraiment ils le sont ! TINO Kossi

Mauvaise foi du pouvoir

Déjà, des couacs dans l'application de l'accord

Au lendemain de la signature de l' « Accord Politique Global », ceux qui parlaient d'une manœuvre visant à légitimer le pouvoir « mal acquis » de Faure Gnassingbé et à rendre plus serein son voyage en France, ont finalement raison. Black-out total après la fête qui a été organisée le dimanche 20 août dernier. Et le président de la République , Faure Gnassingbé, qui déclarait qu'il allait faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en œuvre l'accord, et le facilitateur Blaise Compaoré se sont murés dans un silence sépulcral. Les partis de l'opposition de leur côté, en voulant respecter le code de bonne conduite imposé par l'accord, se sont tus et attendent que Faure Gnassingbé leur tende la perche.

Cependant, le pouvoir légitimé fait son petit bonhomme de chemin et pose des actes qui remettent déjà en cause l'esprit de l' « Accord Politique Global ». Bien que l'accord stipule que « Dans l'immédiat, le Gouvernement prendra toutes les dispositions utiles afin que les Forces de Défense et de Sécurités s'abstiennent de toute interférence dans le débat politique », les FAT ont encore fait une sortie singulière le lundi 28 août dernier. Elles ont répété la scène du 05 février 2005 en allant faire allégeance à Faure. N'est- ce pas un come – back pour valider ce qu'elles ont commencé en février 2005 après que toute la classe politique eut finalement reconnu la légitimité de Faure ?

Aussi la nomination des directeurs de cabinet dans certains ministères ainsi que des magistrats de siège constitue – t – elle une violation de l'esprit de l'accord. Ne s'agit-il pas là d'une tentative pour piper les dés avant l'arrivée des autres formations politiques aux affaires ?

Mais au même moment, le cabinet de la Présidence de la République adresse une correspondance aux parties prenantes au Dialogue de lui communiquer les noms de leurs probables ministrables. Ceci sans que la question du Premier ministre ne soit réglée. Or, dans toutes les Républiques, c'est le Premier ministre une fois nommé qui propose les autres membres du Gouvernement au chef de l'Etat. (Confert article 66-alinéa 2 de la Constitution togolaise). Ou bien Faure est-il toujours dans la logique de reconduire le très impopulaire Edem Kodjo ? La question reste posée.

Ces inquiétudes amènent à s'interroger sur la bonne foi de Faure Gnassingbé et du facilitateur Blaise Compaoré. Au point 5-2 de l'accord, il est précisé : « Les Parties Prenantes au Dialogue conviennent de la mise en place d'un mécanisme de suivi de la bonne application des engagements souscrits. Le Comité de Suivi (CS) sera composé d'un représentant de chaque composante du Dialogue, ainsi que des représentants du Facilitateur, de l'Union Européenne (UE) et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Il aura pour mission de veiller à l'application du présent Accord. Il sera présidé par le Facilitateur ou son représentant» . Mais jusqu'à ce jour, ce comité n'est pas encore mis en place. Ce comité est-il postérieur à la formation du Gouvernement d'union nationale ? Tout porte à le croire. Ce qui permettra à Faure de continuer à piéger l'accord.

Aujourd'hui, dans l'entourage de l'opposition, on reconnaît s'être laissé piéger par la facilitation. Normalement, le nom du Premier ministre devrait être précisé dans l'accord ainsi que le partage des postes de souveraineté. Comme l'a suggéré le GRAD (Groupe de Réflexion et d'Action pour le Dialogue) dans une déclaration en date du 17 mai 2005, les prérogatives du Président et du Premier ministre devraient être définies dans l'accord politique.

Mais à l'allure où vont les choses, la crise togolaise est loin de se terminer. Les actes posés ces derniers temps par Faure Gnassingbé et les FAT participent au sabotage de l'accord. Les « je m'engage » qui pullulaient dans son discours lors de la cérémonie de signature ne sont pour l'heure que de véritables leurres. Z.A.

Dérapages de l'assistante sociale sur TVT

Les médecins dénoncent les mensonges et les travers de Suzanne AHO

La ministre de la Santé , Mme Suzanne Aho Assouma, était l'invitée de l'émission « Plateau de la Semaine  » sur TV7 du dimanche 20 août 2006. Au cours de l'entretien, l'assistante sociale a tenu des propos par très courtois à l'endroit du personnel soignant allant jusqu'à accuser vertement certains médécins d'empêcher le fonctionnement du scanner du CHU Campus. Elle a en outre déclaré que les médecins sont tellement gâtés qu'ils quittent le circuit privé pour rejoindre le public. Mais en réalité, il n'en est rien. Les médecins togolais sont les parents pauvres de la sous-région.

C'est ce qui ressort d'un droit de réponse que le Syndicat National des Médecins Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a adressé à la ministre de la Santé. En outre, ils s'insurgent contre les propos diffamatoires proférés à leur encontre par la « ministre des médias » avant de revenir sur leurs conditions de travail déplorables. « Mais force est de constater qu'au Togo les médecins font régulièrement l'objet d'injures et de brimades, surtout de la part de la ministre de la Santé  », précise entre autres le droit de réponse. Lisez plutôt.

Droit de réponse du Syndicat National des Médecins Praticiens Hospitaliers du Togo (synphot) à la Ministre de la Santé

Suite aux déclarations de Madame AHO Suzanne, Ministre de la Santé sur les antennes de la TVT lors de l'émission « Plateau de la semaine » du dimanche 20 août 2006, le SYNPHOT a jugé indispensable de faire cette mise au point afin de lever le doute dans les esprits des populations.

1 - En effet, interrogée sur la vétusté et le dysfonctionnement des équipements hospitaliers, Mme AHO déclarait : « des gens marchent à contre-courant, car ils ont des affaires privées  » et donnant l'exemple du service de radiologie et particulièrement du scanner, elle martelait que « certains professeurs ayant des cabinets privés empêchent le fonctionnement du scanner du CHU CAMPUS en brouillant son cerveau ou en faisant sauter certaines de ses pièces ».

Le SYNPHOT estime que ces déclarations frisent la diffamation. Nous rappelons que depuis son installation, ce vieux scanner n'a jamais pu tourner de façon continue sur une longue période. Il était sujet à des pannes répétitives liées à son état d'usure avant son acquisition. Par conséquent, nous invitons très respectueusement la Ministre de la Santé à fournir les preuves de ses propos et par voie d'implication, à punir conformément à la loi en vigueur, les éventuels coupables. Si coupables il y a…

2 - Mme AHO a continué de confondre ce qui est avec ce qui devrait être car sur la question relative à la fuite des médecins Togolais vers des horizons plus prometteurs par manque de perspectives de carrière au Togo, elle a estimé que « le secteur de la santé est le plus gâté car à l'hôpital, il y a des avantages, tellement de primes que les médecins quittent le circuit privé pour rejoindre le public ».

Le SYNPHOT considère de tels propos comme une pure provocation et une insulte à l'endroit de tous les prestataires de soins médicaux. Permettez-nous de rappeler à notre Ministre, Mme AHO que : la profession médicale au Togo ne dispose d'aucun statut ; le salaire du médecin Togolais du public est dérisoire et insignifiant. Comparé au salaire de nos confrères des autres pays de l'espace UEMOA, il est le plus bas ; il est encore plus bas que celui de certaines professions de la fonction publique, si on tient compte du nombre d'années d'études qui est au minimum de sept ans pour le généraliste et de douze ans après le baccalauréat.

Les médecins se demandent de quels avantages et primes parlait Mme AHO :

-des 3.000 F de prime de contagion qui ne peuvent même pas payer un examen biologique ? Qu'a pu faire le Ministère de la Santé pour notre consœur victime d'un accident de travail en soignant un patient séropositif et qui gardera définitivement sur elle les séquelles de cet accident ?

-Nous osons croire qu'elle ne faisait pas allusion aux honteux 1.000f de prime de garde qui ne sont même pas régulièrement payés. Combien sont-ils de médecins à quitter le privé pour le public et pourquoi ?

Nous nous interrogeons encore sur le profit que Mme AHO tire en proférant des insultes et en manquant de respect aux médecins.

Ne pas reconnaître que les médecins Togolais désertent le pays au profit de l'étranger, c'est de l'hypocrisie politicienne car un tour dans les seules villes de Bordeaux et de Lille en France vous permettra de constater que le nombre de médecins Togolais dont ces villes regorgent est plus important que celui de nos collègues présents sur le territoire national.

Pourquoi Mme AHO s'acharne-t-elle tant contre les médecins?

La santé est un domaine qui regorge d'hommes et de femmes dont le niveau d'étude est l'un des plus élevés. Dans tous les pays, cette élite est soigneusement traitée pour lui permettre d'exercer ses fonctions dans les meilleures conditions pour le bien-être des populations. Dans d'autres pays, bien que ces conditions d'exercice soient assez convenables, certains médecins n'hésitent pas à en demander davantage comme en témoignent les grèves répétées des médecins en France et plus près de nous au Ghana, en Côte d'Ivoire au cours de cette année 2006. La suite, nous la connaissons : les responsables en charge de ce secteur sont à l'écoute de ceux et de celles qui ont en main la vie de toute la population y compris celle des autorités.

Mais force est de constater qu'au Togo les médecins font régulièrement l'objet d'injures et de brimades, surtout de la part de la Ministre de la Santé. Malgré les difficiles conditions de travail, le manque d'équipements adéquats, les médecins Togolais tentent tous les jours de donner le meilleur d'eux-mêmes. Qu'il y ait des brebis galeuses au sein de notre corps de métier, cela ne fait aucun doute. Toutefois, cela n'autorise personne à fouler ou pied ce corps de métier qui fait partie tout de même de la crème d'une nation !!! Nous avons suffisamment fait preuve de patience et de sacrifice. Pour le bien-être de nos populations…

Les médecins ne perçoivent aucun effort ni aucune volonté d'amélioration de leurs conditions d'exercice de la part de la Ministre de la Santé , ce qui laisse apparaître une absence de réelle politique de santé ou d'ambition de sa part.

Le CHU Tokoin , centre de référence national, est équipé de matériels vétustes, usagés ; les malades sont hospitalisés dans des conditions pénibles ; les structures de prise en charge des indigents sont inefficaces ; les médecins spécialistes font défaut ; les moyens d'exploration manquent... Voilà les chantiers sur lesquels on aurait souhaité voir « notre » ministre ; mais hélas !

Le Syndicat National des Médecins Praticiens Hospitaliers invite ses membres à se mobiliser et à se tenir prêts pour les actions qu'il entend mener pour que notre corps de métier retrouve sa noblesse et son caractère prestigieux.

D'ores et déjà, nous en appelons au bon sens du Premier Ministre pour qu'il confie le Ministère de la Santé à une personne qui a la volonté et les facultés pour un dialogue fructueux avec les médecins en vue d'améliorer la qualité des soins dans notre pays pour le bien de nos populations. LE SYNPHOT Y TIENT ! !

Le SYNPHOT

Incendie à Gbossimé

Importants dégâts matériels et des centaines de milliers de francs partis en fumée

Le quotidien des Togolais rime avec l'insécurité. Outre les braquages ou les vols à main armée, les Togolais côtoient tous les jours que le bon Dieu fait d'autres formes d'insécurité : accidents domestiques ou de circulation.

En effet, les habitants du quartier de Tokoin-Gbossimé ont été ameuté le mardi 29 août dernier en fin d'après-midi par une grande fumée, signe d'un incendie. La réaction au nom de la solidarité africaine a été prompte. Les premiers secours ont accouru sur les lieux, tentant de maîtriser la gigantesque flamme qui consume l'un des taudis du quartier avant l'arrivée tardive des sapeurs pompiers qui ont parachevé l'œuvre amorcée par les premiers secouristes.

L'origine du sinistre reste mystérieuse dans la mesure où chacun des premiers témoins donne sa version par rapport à son imagination. Selon certaines sources, il s'agissait d'un court –circuit électrique, piste non négligeable puisque l'on sait comment les Togolais sont servis en énergie électrique. Pour d'autres, une bougie allumée et mal éteinte serait à l'origine de l'incendie. Mais tout compte fait, cet incendie a causé d'énormes dégâts matériels sans oublier d'importantes sommes d'argent estimées à plusieurs centaines de milliers de francs parti en fumée.

Ce drame invite tous les Togolais à la vigilance, mais aussi à en tirer des leçons. Les responsabilités sont partagées entre l'Etat, les propriétaires et les locataires.

La prolifération des taudis au Togo est une preuve palpable de l'absence notoire d'une politique de logement de l'Etat. Celle-ci constitue une atteinte aux droits de l'homme.

Tirant profit de ce déficit, des propriétaires véreux, avides du gain facile, ne veulent point laisser un millimètre carré inexploité, créant ainsi des taudis où les conditions de vie sont plus que inhumaines et dégradantes.

Le péché des locataires reste leur naïveté chronique qui les expose à tout abus.

Afin d'endiguer ce fléau que constituent les taudis au Togo, l'Etat togolais a l'obligation d'opter pour une politique adéquate de logement des citoyens. Non seulement ils ont ce droit, mais aussi, ils sont avant tout des contribuables.

En attendant que ces nouveaux «  sans Abris  » retrouvent un cadre idéal de logement, la solidarité en leur faveur doit prendre le pas sur l'indifférence. L'incendie est l'autre insécurité des Togolais. Didier LEDOUX

Sport

Eliminatoire CAN 2008/ Togo/Bénin

Sept joueurs clés des Eperviers ont décidé de boycotter le match

La phase éliminatoire de la Coupe d'Afrique des Nations Ghana 2008 commence le week-en prochain. A Lomé, les Eperviers du Togo reçoivent les Ecureuils du Bénin au stade de Kégué dans l'après-midi du 3 septembre 2006.

Alors que bon nombre de pays ont rendu publiques les listes des joueurs qui évolueront pour le compte de cette première journée des éliminatoires de la CAN 2008, l'équipe nationale togolaise se cherche toujours et l'on est sans nouvelle des joueurs convoqués pour la circonstance. En effet, les problèmes de primes qui ont opposé les Eperviers à leurs dirigeants lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne n'ont pas été résolus. De sources bien informées, Adébayor Shéyi et ses camarades demandent le versement du reste des primes de la Coupe du monde, soit 30 millions de F CFA par joueur avant leur retour à la sélection. Et ce après une table ronde entre les joueurs et les dirigeants afin que tous les problèmes soient débattus. Ou à défaut, les joueurs réclament la démission de l'ensemble du Bureau Exécutif de l'instance dirigeante du football togolais.

Mais, Rock Gnassingbé et ses sbires qui constituent aujourd'hui le reliquat du bureau de la FTF ne veulent pas traiter le problème sous cet angle. Pour preuve, le président – trésorier de la FTF a déclaré sur les ondes de la radio Sport FM que si « les professionnels ne veulent pas jouer, ils seront remplacés par des joueurs locaux ».

C'est donc dans ce flou total que la FTF prépare le match contre le Bénin. Ainsi, malgré la tournée que Rock Gnassingbé a organisée pour convaincre les joueurs à revenir en sélection, sept joueurs clés des Eperviers ont décidé de boycotter le match. Sous toutes réserves, Adébayor Shéyi, Tchangaï Massamaesso, Nibombé Daré, Shérif Touré, Kader Coubadja, Aziawonou Kaka et Agassa Kossi ne seront pas de la partie. Ce qui inquiète le public sportif togolais. Il urge que les autorités togolaises prennent les mesures qu'il faut pour que les Eperviers ne soient pas humiliés sur leurs propres installations le dimanche prochain. GLAKPE Koffi

Libertinage

Quand les jeunes Karalandais se fâchent

Nous l'avons toujours dit. Quand le citoyen n'a plus confiance en la justice et aux forces de sécurité de son pays, le pas est vite franchi en cas de différends, de forfaits. Même à Lomé, on assiste à ces actes qui consistent à brûler vif les voleurs au lieu de les confier aux autorités judiciaires pour que la justice fasse son travail. Souvent, les forces de l'ordre sont mises en cause pour la lenteur dont elles font preuve quand elles sont appelées au secours. C'est la même chose qui s'est passée à Kara dimanche et lundi derniers. Tout avait commencé par le meurtre d'un Zémidjan. Celui-ci de retour à la maison après avoir conduit à l'hôpital sa femme qui était en travail, a été prié par un passant pour une course. Après avoir parcouru quelques mètres, le passager s'était mis à l'agresser. Bien que le Commissariat de police ait été alerté, rien n'a été fait pour venir au secours du Zémidjan. Alors ce qui devait arriver, arriva. Le lendemain, le conducteur de moto fut retrouvé décapité et sa moto disparue. C'est en ce moment que les Zémidjan sont fâchés vrai vrai et ont décidé d'exprimer leurs courroux et exigé qu'on leur remette le supposé voleur-tueur interpellé pour qu'ils l'emmènent au «  Tribunal de dernière instance de la rue de Kara  ». Là, le présumé n'a pas besoin d'avocat pour assurer sa défense. Soit il est lynché, soit il est brûlé vif.

N'ayant pas eu gain de cause, les manifestants s'en sont pris aux locaux du Commissariat de police qu'ils accusent de vouloir protéger les voleurs. A voir les images montrées par la TV 2, les dégâts sont importants. Kara était comme la bande de Gaza où s'affrontent Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. Il faut signaler que la TVT n'a pas réellement montré ce qui s'était passé. L'image a été même vite retirée du circuit. Kara, la Genève d'Afrique en ébullition ? C'est du jamais vu. Mais la TV 2 a fait un travail propre en partageant les vrais éléments avec ses téléspectateurs. A propos, le Préfet de Kozahland là, le miraculé de Pya Hodo, il nous a surpris quoi. Lui, il parle de manipulation. Qui a manipulé qui dans cette affaire ? Les «  zopposants  » ? Au temps du «  Père de la nation  », c'étaient de jolies occases pour se faire un peu de sous. Il était loisible de voir les jeunes piailler devant lui que ce sont les opposants non contents de la paix qui règne à Kara, ces «  léadères qui ont poussé le payi dans le shao  »  qui les ont manipulés à détruire les infrastructures de la ville. Mais avec le «Petit», ces gamineries ne passent plus. Au lieu de nous parler de manipulation, «Mandalo» (grand-frère) Pepa Yata n'a qu'à s'attaquer à la racine du mal.

Les Eperviers de Rockvi ne rassurent pas

Après le triste spectacle offert par la délégation togolaise en Allemagne, le «  Président de la République du football  » avait décidé de se défaire de certains joueurs professionnels jugés trop exigeants. On voudrait dans ce laps de temps avant le démarrage des éliminatoires de la CAN réapprendre à jouer aux locaux physiquement diminués depuis la fin du championnat. C'est ainsi qu'on a pris les mêmes et on recommence. Tous les joueurs localement locaux que l'Allemand Pfister avait abandonnés à Lomé à la veille du Mondial, ont repris l'entraînement et tous les trois matches amicaux qu'ils ont livrés contre les petits clubs de 1 ère division se sont soldés par deux défaites contre une seule victoire. En dépit du renfort de «  papi  » Abalo Dosseh et de quelques uns de ses amis, les Eperviers ont été défaits par les «  Ghanalais  » sur un score de 0 contre 2. Mardi dernier, ils ont joué contre les commerçants et les bergers du Niger conduits par l'entraîneur togolais Tchanilé Bana qui opte parfois pour un système de jeu de «  neufs défenseurs et un milieu défensif  ». Mais les protégés de Pfister via Mawuéna - certains jaloux racontent que l'Allemand donne les consignes de jeu par téléphone depuis la Suisse où il vit - ont été contraints au nul par les Nigériens qui sont plutôt à l'aise dans la vente des CD. A quelques jours de la rencontre fatidique contre les Ecureuils du Bénin, on n'a pas une idée exacte sur le nombre de professionnels qui viendront renforcer ces locaux qui excellent dans les amortis des phalanges et les contrôles de ventre. Les cadres qui ont participé au dernier Mondial, n'ont pas l'intention de revenir. Même le règlement intérieur élaboré par la FTF pour les matches des Eperviers divise profondément les joueurs. Beaucoup ne veulent pas y adhérer et les problèmes risquent de surgir à la veille ou au lendemain de ce match. Les Eperviers de Rockvi font peur. Une défaite devant les «  Béninlais  » sera un très mauvais départ…

Les écrits qui fâchent

Décidément, il y a certains « con-frères » qui excellent dans «  l'insultocratie  ». Ils écrivaillent des choses amicalement désobligeantes qui font sortir certaines personnes de leurs gonds. Les responsables de l'AGETUR (Agence d'Exécution des Travaux Urbains), entreprise chargée des travaux de drainage des eaux pluviales, l'assainissement et le pavage de certaines voies à Lomé en ont fait l'amère expérience. Ils n'ont pas décoléré vendredi dernier lors de la rencontre avec la presse privée. « La presse privée est mal informée et fait des jugements erronés » , a déclaré le DG de l'agence.

Ils ont à cette occasion relevé certaines phrases de certains journaux qu'ils ont eux-mêmes pompeusement dénommés « Journal A » et « Journal B ». Jugez-en vous-mêmes : « C'est le souci de se remplir les poches. Et c'est pourquoi c'est toujours à l'AGETUR de putain de merde qu'il faut toujours confier ces tâches délicates ».

« Qu'est-ce qui empêchait ces bandecons d'ingénieurs d'élargir cette route pour que cette fois on sente un grand changement dans nos manières ? »…

«  Miato novi vevewo  », c'est du journalisme ça ?

Le Roi Koqdjo dans toute sa splendeur

Le Roi Koqdjo était chez les siens à Avé dimanche dernier pour célébrer avec eux « Aveza » c'est-à-dire la fête de la forêt. Les dignitaires de la région racontent qu'à l'origine le milieu était constitué d'une forêt dense comme on en trouve en Afrique équatoriale. Mais nous, on a fouillé et farfouillé, on n'en a pas vu. On n'a trouvé que de la broussaille, de la savane. On espère qu'ils en tiendront compte dans la dénomination de cette fête la prochaine édition. Il se raconte aussi que l'idée de retrouvailles des natifs de la préfecture émane de sa Majesté le Roi. Les « Avezois » le lui ont témoigné en l'abreuvant de discours dithyrambiques dignes d'un prince dans le Golfe. Il fallait le voir à Kévé dans sa tenue d'apparat. Il avait autour du corps un pagne « Kété », et aux pieds des sandales « Hiniba ». Une perle pendait à son cou et sur sa calvitie était juchée une couronne royale.

L'homme était visiblement heureux que tout était mesuré dans sa manière de sourire, de marcher, de s'asseoir, et même de discourir. En lieu et place d'un Premier ministre, c'est un roi qu'on a vu. Puisqu'il est sur une chaise éjectable en ce moment, on pense qu'il ne sera pas au chômage lorsqu'il sera sauté de la Primature. Il sera nommé Roi des chefs traditionnels de l'Avé. Cela lui sied bien n'est-ce pas ? 

Election Miss Togo 2006 aussi truquée…?

L'élection n'est pas le «Faure», pardon le fort du pouvoir togolais. L'évènement Miss Togo tenait en haleine les téléspectateurs. A part la mise en scène de Fofogan Mawutoè et les bourdes traditionnelles des «  Miss  », une phase de la soirée avait marqué profondément les esprits. Il s'agit de celle de la délibération. Le jury a pensé s'attirer la sympathie des spectateurs en leur laissant le temps de pronostiquer, de deviner la candidate qui serait élue Miss. Après avoir donné les noms des dauphines, de la 4 ème à la 1 ère , tout le monde était dans l'attente de la Miss. C 'est alors que la dame qui donnait les résultats – c'était, semble –t-il la présidente du jury – tendit le micro à l'endroit de l'assistance pour qu'elle termine sa phrase : «  la Miss c'est la candidate numéro… ». Sincèrement le jury pensait que les spectateurs allaient épouser son choix. C'est alors que la foule criait «  10  » ou «  6  ». L'insistance de la foule découragea la belle dame de lever le suspense. Sachant que le choix du jury ne sera pas avalé, elle prit soin de procéder à un lavage de cerveau. « Le travail du jury n'a pas été du tout facile » et au présentateur de compléter « le choix a été très serré ». Et lorsqu'après hésitations, elle lâcha que la miss c'est la candidate « n°3 », ce fut dans une indifférence totale que le public accueillit ce verdict. Seuls les flashes des photos signalaient l'évènement. On dirait que la Miss elle-même était consciente qu'elle ne méritait pas d'être élue Miss car elle ne « sourissait » pas. Ses dauphines quant à elles « sourissaient » on dirait qu'elles étaient élues pour entrer au paradis. La Miss savait qu'elle n'était ni la plus jolie du jour, ni la plus éloquente. Le malheur a voulu que la plus jolie (n° 6) choisissât une question presque philosophique devant laquelle elle capitula.

Après tout on s'est demandé si le même scénario des élections présidentielles ne s'est pas répété. Quelqu'un gagne proprement le scrutin, mais c'est un autre candidat qui est proclamé «élu». On est au Togo et le pays n'a pas encore changé de nom…

«Président du Comité Miss Togo», est-ce une carrière?

A chaque veille d'édition de l'élection Miss Togo on promet plein de nouveautés mais c'est toujours du «  xoxo tsoen » (le statu quo). On prend les mêmes et on recommence. Ce qui a fondamentalement changé cette année c'est le nombre de candidates. Elles étaient 17 contre 20 pour les éditions précédentes. Doit-on comprendre que les belles guinguettes se font de plus en plus rares ? Ou bien ce sont les croyances religieuses qui leur défendent de venir se « dénuder » en public ?

Depuis que le machin de Miss est initié dans ce Togo, depuis l'époque du Père jusqu'à la venue du Fils, ce sont toujours les mêmes qui sont aux commandes de la chose. Depuis 1996, l'organisateur qu'on a connu c'est Fo Gassipa. On se demande s'il n'y a personne d'autre compétent pour faire son boulot. Président du comité Miss Togo, est-ce une profession ? Veut-il en faire une carrière? C'est quoi déjà la formation qu'il faut recevoir avant d'occuper ce poste ? «MISSologie» ? «BEAUTErologie» ? On a l'impression que lui il est né pour être Président du Comité Miss Togo. Un débile physico-mental de notre quartier nous a demandé si ce machin va rentrer dans son CV et nous on n'a pas pu répondre. N'y a-t-il pas d'élection pour le poste-là ? Gassipa sera-t-il président à vie ? Le poste, est-ce un sacerdoce ? Qu'y a –t-il de si juteux pour que Gassipa s'y accroche ? Il doit certainement y avoir des retombées puisque apparemment il prend du poids… Ceux qui pensent que le truc est une mafia ont finalement raison.

Avant avant, il faisait le boulot seul. Mais la fois dernière, on nous a présenté une dame teint rouge, pardon teint clair comme sa ... Et semble-t-il que c'est celle qui coiffe les candidates. Le poste devient matrimonial et familial. Quand on s'adjoint Madame, cela signifie qu'il y du «mangement».

Et puis, depuis que mon grand-père a fait la cours à ma grand-mère sur le chemin du marigot, c'est-à-dire que Miss Togo a commencé, c'est le même personnage – Fo Patrick – qui présente la soirée – C'est suspect tout ça.

Du suspect dans ce cirque des FAT

«Que signifie faire allégeance?», est la question que nous a posé un «zémidjan». On s'est demandé ce qui peut bien tracasser un « Zed » pour qu'il cherche à comprendre un aussi gros mot. C'est en suivant TVT lundi dernier à 20 heures qu'on a tout compris. Ce sont les « Mon pays » qui sont la source. Ils se sont transportés chez Faurevi Vodoua pour lui dire qu'ils sont avec lui s'il pleut ou s'il neige. Ce qui a surpris plus d'un, c'est que les « mon pays » étaient conduits par un ministre pas comme les autres… On avait laissé de côté le vrai Chef pour prendre le « vice-président » comme porte parole. On ne sait pas dans quel pays un ministre peut parler au nom de l'Armée quand il y a à côté le Chef d'Etat-Major. Nous on n'a pas compris cette inversion de rôles. Même sur les médias d'Etat, le discours du « Libéro » a été primé. Sur Togo-Presse du mardi, figure un pan entier de sa déclaration citée entre guillemets alors que pour Zak, ce sont des paraphrases et commentaires que l'auteur de l'article a faits.

Beaucoup de Togolais s'interrogent sur la vraie signification de ce cirque. Sûrement que les gars là mijotent quelque chose.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles des partis Politiques et Associations

Toute l'actualité sur etiame.com

Plage à Lomé

Port de Lomé

Le Togo


Copyright©by Etiame.com  webmaster  2005 - Tous droits réservés