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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Politique Collecte des ordures ménagères Le ministre Marc Aquitème veut envoyer au chômage plus de 2500 jeunes La crise socio- économique aiguë que traverse le Togo depuis des décennies a plongé les populations dans une misère criarde. Le chômage, la précarité, la pauvreté constituent le lot quotidien des citoyens. Pour sortir de la servitude dans laquelle le peuple est relégué, des jeunes sans emploi qui n'ont pas manqué de créativité, se sont regroupés en associations ou au sein d'organisations non gouvernementales pour ramasser les ordures ménagères dans les quartiers de la ville de Lomé aux fins de subvenir à leurs petits besoins. Cette activité a vu le jour en 1997 suite à la « mort » de la SOTOEMA ( la Société togolaise d'enlèvement des ordures ménagères et d'assainissement) avec une centaine de structures qui emploient en moyenne 20 agents. Ces associations font les collectes des ordures de porte à porte et les acheminent vers des sites intermédiaires aménagés. Mais cette initiative n'est pas du goût du ministre de la ville, M. Marc Aklesso Aquitème qui, dans une sortie fracassante dans l'émission «Plateau de la Semaine» sur la TVT le dimanche 3 septembre dernier, veut retirer le pain de la bouche de ces jeunes. «Nous constatons avec beaucoup d'amertume après une enquête que nous avons relancée qu'il y a sur le territoire de la ville de Lomé plus de 98 associations et ONG de précollecte. Dans tout ce lot, il y a à peine 15 qui sont régulièrement constituées. Toutes les autres sont informelles et cela explique l'état d'insalubrité dans laquelle se trouve la ville de Lomé» , a déclaré le ministre. Pour lui, ce système est inopérant et il entend confier la gestion des ordures ménagères à une seule entreprise qui va prendre en charge la collecte des déchets à Lomé, des ménages vers la décharge de la ville. «Nous sommes en train d'y travailler et nous pensons que dans un très proche avenir, nous mettrons en place une structure qui permette d'assurer un service gratuit à tout le monde…», a-t-il ajouté. Certaines associations de collecte d'ordures ménagères en l'occurrence la FAPOMA (Fédération des Associations de Précollecte des Ordures Ménagères et d'Assainissement) ont promptement réagi à la décision du ministre qui, si elle est appliquée, envoie au carreau plus de 2500 jeunes (Lire la lettre ouverte ci-joint adressée au ministre de la ville à la page 8). Les responsables de cette ONG que nous avons contactés expliquent qu'ils avaient entre-temps demandé à M. Marc Aquitème de renforcer leurs capacités afin qu'ils puissent améliorer cette activité sur le terrain. Ils indiquent avoir fait des propositions au ministre dont l'une consiste à diminuer le nombre de dépotoirs intermédiaires qu'il aura à aménager en cinq dépotoirs dans la commune de Lomé en équipant chaque structure de deux mini tracteurs. Ce qui va permettre aux agents de ne plus tirer les charrettes mais au moins de monter les tracteurs afin d'améliorer leurs conditions de vie et de travail. Mais Marc Aquitème a opposé une fin de non recevoir. «Ce que nous demandons, ce n'est pas des cadeaux mais nous le demandons sur un crédit public, ce que le ministre a refusé», a déclaré un responsable très amer. Du bluff Le ministre Marc Aquitème, dans son intervention à la TVT , a souligné que les autorités n'ont pas oublié les jeunes ramasseurs et qu'ils restent leur préoccupation. « C'est un travail de forçat pour ces jeunes qui doivent à bras d'hommes tracter des charrettes remplies à bord. Il faut penser à ces jeunes pour leur offrir un avenir beaucoup plus stable et beaucoup plus sécurisant », a précisé le ministre. Ces déclarations relèvent de la pure démagogie, du leurre. Nous savons ce que c'est que trouver de l'emploi dans notre pays. Combien le ministre en a-t-il trouvé à tous ces diplômés, ces « maîtrisards », ces licenciés, ces bacheliers devenus par la force des choses des conducteurs de taxi-moto et qui parcourent à longueur de journée des rues cabossées de la capitale, bravant la pluie et le chaud soleil ? Leur situation n'est pas plus reluisante que celle des jeunes ramasseurs d'ordures. On va donc laisser tous ces diplômés et trouver de l'emploi à des jeunes qui n'ont aucune qualification ? Personne n'est dupe et il faut que M. Aquitème arrête de distraire le monde. Plutôt que de chercher à priver ces nombreux jeunes de leur gagne-pain, le ministre ferait mieux de les doter de matériels et d'équipements adéquats, des mini tracteurs, des bottes, des gants, des cache-nez… pour leur permettre de travailler dans de meilleures conditions. Leur avenir en dépend. Affaire à suivre. Médard A. PRIMATURE A cause de ses querelles intestines L'opposition risque finalement de tout perdre Au lendemain de la présidentielle d'avril 2004, la Coalition qui avait présenté et soutenu la candidature du1 er vice-président de l'UFC, Emmanuel Bob Akitani, s'est émiettée avec l'entrée du PSR au gouvernement Kodjo, l'affaire de la mauvaise gestion des fonds collectés par la Coalition et les ambitions démesurées des uns et des autres. Les trois principaux partis de l'opposition signataires de l'Accord-cadre de Lomé à savoir CAR, CDPA et UFC étaient merveilleusement divisés avant l'ouverture du Dialogue national. Les rencontres solitaires initiées par la communauté catholique Sant'Egidio entre le RPT et l'UFC, en sont pour quelque chose puisque les autres formations (CAR, CDPA) se sont senties frustrées. Ce coup, le RPT l'a réussi et les trois partis ont dépensé toutes leurs énergies à s'entredéchirer au lieu de s'attaquer à l'essentiel. Point n'est besoin de revenir sur le spectacle triste qu'ils ont offert lors du Dialogue national. Une fois que l'opposition a, dans son ensemble, adhéré à l'Accord Politique Global, il urge qu'elle parle d'une même voix pour éviter de faire hara-kiri. Maintenir le statu quo actuel qui règne au sein des trois partis serait une grave erreur politique. Le RPT et son président sont les grands vainqueurs de l'aboutissement heureux du Dialogue national. A preuve, Faure Gnassingbé a été reçu par les Eurocrates à Bruxelles où il a vanté le «Togo nouveau» qui va bientôt voir évoluer dans un même Gouvernement des ministres venus d'horizons divers. Le pouvoir qui est dans sa logique de « diviser pour régner », s'entichera à opposer les partis en distillant des rumeurs ou en simulant des rencontres parallèles avec les responsables des formations politiques. Ainsi, il sera loisible d'entendre que tel leader s'est entretenu en catimini avec tel membre du RPT. Cette stratégie qui date de l'ère du «Père de la nation», suit son cours normal avec le fils. Mais les partis de l'opposition n'en ont cure et chacun continue de croire dans son coin qu'il peut tout changer à lui seul. Au lieu d'unir leur force pour être de taille devant l'adversaire, les trois partis passent leur temps à s'épier. Les coups bas, les commérages, les attaques par médias interposés ont refait surface depuis que l'histoire du deuxième Premier ministrable de Faure Gnassingbé a vu le jour. Comme la majorité des Togolais est d'avis que la Primature aille à l'opposition dite « radicale », les trois partis se livrent dans l'ombre une guerre sans merci. Il a suffi que le leader de la CDPA , Prof. Gnininvi, donne son point de vue sur le profil du prochain chef de gouvernement pour voir les autres sortir leurs griffes. «La conduite du gouvernement doit être confiée à une personnalité bien pénétrée des problèmes du pays, un rassembleur qui n'a pas forcement besoin d'expérience dans l'administration mais qui inspire confiance et dont le nom sonnera comme un déclic au sein de la population», a-t-il déclaré dans l'émission «7/7» sur TV7 dimanche 27 août 2006 avant d'indiquer: «Si l'on estime que je peux faire le boulot, j'accepterai. Un Premier ministre par définition est un fusible. Ce n'est pas forcément un tremplin. Mais le sacrifice vaut le coup pour décoincer le Togo». Cette opinion n'a pas été du goût de tout le monde. Certains parlent de manipulation visant à amener l'opinion à l'accepter comme nouveau Premier ministre. Des canards, en mission commandée, ne se sont pas empêchés de le traiter de tous les noms d'oiseau. Ces commérages ne feront qu'attiser les rancœurs, la méfiance au moment où tous les trois partis devraient se concerter et s'accorder sur l'essentiel. Un Premier ministre issu du CAR, de la CDPA ou de l'UFC est une victoire pour l'opposition toute entière. Il devrait être soutenu par tous les autres afin qu'il aille jusqu'au bout de sa mission. S'ils n'arrivent pas à s'entendre et, la nature ayant horreur du vide, Faure Gnassingbé sera obligé de tendre la perche au patron de la CPP qui est aux aguets ou nommer carrément quelqu'un de la société civile. Et là, l'opposition aura tout perdu. Zeus A. Coopération UE-Togo Le Commissaire Louis Michel totalement déphasé Selon le dictionnaire «Larousse», un «diplomate est une personne chargée de représenter son pays auprès d'une nation étrangère et dans les relations internationales». A ce titre, il doit faire preuve d'habileté, de tact dans les relations avec autrui. Mais le Commissaire Européen au Développement et à l'Action humanitaire, le Belge Louis Michel, évolue à contre-courant de ces qualités. C'est un diplomate inconséquent qui manque de doigté dans ses propos. Sinon comment comprendre qu'en plein processus électoral en République Démocratique du Congo (RDC) où la tension est vive après la publication des résultats officiels du premier tour de la présidentielle, il se permet le luxe de déclarer qu'il souhaiterait, lui, une victoire du président sortant Joseph Kabila? Même si c'est le voeu de la communauté internationale, est-il obligé de le dire publiquement? Louis Michel est un incorrigible diplomate qui a encore cafouillé dangereusement lors de son entretien lundi avec le Président togolais Faure Gnassingbé : «Moi, je vais convaincre le conseil de renouer la coopération avec le Togo. Aujourd'hui je suis très bien armé. J'ai beaucoup d'arguments pour convaincre le conseil. Il me reste simplement un argument qui est la date des élections» . Pourquoi est-il pressé de voir organiser au Togo des élections législatives? A-t-il quelque chose à y gagner? Ou bien veut-il être candidat dans l'une des circonscriptions du pays? Pourquoi est-il toujours dans la logique des 22 engagements malgré tout ce qui s'est passé? Non à la «démocratie des donateurs». Louis Michel doit laisser les Togolais évoluer selon l'esprit de l'Accord qui offre une place de choix aux législatives en question. Et le facilitateur, et tous les acteurs savaient qu'il fallait décanter la situation, rassurer les Togolais de l'intérieur et de l'extérieur avant de penser à l'organisation d'un quelconque scrutin. L'autre bourde, c'est quand il indiquait : «Dans tous les cas de figure, on ne peut imaginer raisonnable que le gouvernement se retrouve en octobre 2007 sans assemblée pour le contrôler. Ce sera totalement contraire à l'esprit démocratique et en tout cas, je sais parfaitement que c'est contraire à la volonté du Président, de ses alliés et aussi des autres partenaires politiques potentiels ». Celui qui se dit « très armé » ne maîtrise pas la loi fondamentale du Togo. Ne se perdra-t-il pas quand le Conseil lui posera des questions sur l'article 2, alinéa 11 de la constitution qui stipule que « Les membres de l'Assemblée nationale et du Sénat sortant, par fin de mandat ou dissolution, restent en fonction jusqu'à la prise de fonction effective de leur successeurs » ? N'est-ce pas pour maintenir le statu quo que les députés RPT ont introduit cette disposition dans la constitution? En tout cas, le chantier défini dans l'Accord est de taille et si on veut faire les choses clairement, il est illusoire de penser à organiser des législatives crédibles dans un an. «Ce que je veux dire clairement, c'est que ceux qui refuseraient de s'inscrire dans la logique d'un calendrier électoral précis qui conduise à des élections anticipées, prendraient le risque de faire perdre des sommes considérables aux Togolais et Togolaises, sommes qui sont à la disposition du Togo…», a-t-il enfin dit en guise d'avertissement. N'est-elle pas curieuse cette déclaration tapageuse ? Quelles incidences ces «sommes considérables» ont-elles sur les populations africaines ? Le Niger reçoit régulièrement ces «sommes considérables» mais rien n'a changé dans le vécu quotidien des populations qui croupissent dans une misère criarde. Selon les statistiques, le Sénégal est le premier pays africain qui reçoit le plus d'aides mais à ce qu'on sache, ils sont nombreux ces jeunes sénégalais qui défient nuit et jour les vagues de la mer pour rallier les Îles Canaries. Que Louis Michel cesse de se moquer des Togolais en brandissant à bout de champ les supposées « sommes considérables ». Mais comme c'est «Magister dixit» (le maître qui a dit), Faure Gnassingbé en fait déjà une vérité d'évangile. «Plus tôt nous irons aux élections, mieux ce sera. Pour ce qui est de la date des élections, des considérations techniques doivent prendre le pas sur des préférences politiques politiciennes», a-t-il laissé entendre. En clair, Faure Gnassingbé voudrait aller tout de suite aux élections aux fins d'avoir les « sommes considérables » que Louis Michel a jalousement gardées dans ses placards. Les autres acteurs sont donc avertis. Zeus A . Enquête/ Retour sur les incidents de Kara Crimes de sang, d'importants dégâts matériels, bastonnades, rafles Suite à la mort d'un conducteur de taxi moto, la ville de Kara a enregistré des manifestations violentes le lundi 28 août dernier. Des jeunes (Zémidjan, chauffeurs de taxi et autres) ont pris d'assaut le Commissariat de la ville pour protester contre les agissements des policiers qu'ils accusent de ne rien faire quand ils sont agressés . Mais quelques jours après ces incidents, les rafles continuent et certains, pour se mettre à l'abri, sont obligés de quitter la ville. Kara: Zedman conduit taxi mort tôt Il est maintenant très difficile d'exercer à Kara le métier de Zedman ou Zedmen, selon qu'on a oublié ou pas son anglais. Mais il ne s'agit pas de grammaire anglaise mais du très désormais métier dangereux de conducteur de taxi moto. En fait, en quoi consiste le métier de Zedman ? Apparemment, ce devait être un métier hyper cool, mais les malfrats en ont fait un danger. De plus en plus des conducteurs de taxi moto achètent eux-mêmes leur moto. Ou bien ces motos sont achetées par d'autres personnes qui les confient sous des contrats à des jeunes. Ceux-ci sont tenus de verser un montant journalier, allant de 2500 à 3000 francs CFA au propriétaire et travaillent les dimanches pour leur propre compte. Et chacun se frotte les mains. Bien sûr, il y a des d'indélicats. Mais tout finit par se régler. Depuis plusieurs mois maintenant, être conducteur de taxi moto à Kara, c'est en somme jouer à la roulette russe. Ils se font agresser quotidiennement. Rien que dans les nuits de vendredi 25 et samedi 26 août 2006, trois conducteurs de taxi moto se sont fait agresser. Le premier dans le quartier d'Adabawéré, derrière la radio Kara. Lui a réussi à s'échapper et à s'enfuir. Dans la même nuit, un autre prend un passager au niveau de Shell 2, dans le quartier Yadè. Le passager désire se rendre à Tomdè non loin de l'Evêché. Le passager était attendu par d'autres malfrats qui ont attaqué le Zedman à destination à coup de couteaux. Ils ont réussi à lui piquer la moto et ses recettes du jour. Poignardé au ventre et au dos, ils l'ont laissé pour mort. Le Zedman a été sauvé par un autre conducteur quelques heures après le forfait puis conduit chez le propriétaire de la moto ensuite à l'hôpital chinois. Aujourd'hui, ses jours sont hors de danger. Ce n'est pas le cas de celui qui a été attaqué dans la nuit de samedi à dimanche. On l'a retrouvé gisant dans son sang non loin du foyer Loanga. Les traces de sang commencent depuis la rivière Kpiyinboa, la rivière des avortements, passent derrière le tribunal de Kara jusqu'à l'endroit où le jeune est décédé. Ces traces de sang témoignent de la lutte entre le criminel et le conducteur de taxi moto. Cette insécurité grandissante terre tout le monde la nuit et fait regretter le temps du colonel Ernest Gnassingbé, lequel avec sa poigne et sa brutalité, faisait au moins reculer les voleurs et autres apprentis bandits. Du même coup, les jeunes chômeurs qui avaient trouvé dans la conduite des taxis motos, un emploi, hésitent déjà à exercer ce métier. Une première à Kara: Des manifestants mettent le commissariat à sac Le crime de samedi nuit 26 août sur la personne d'un Zedman, était à Kara le crime de trop. Les rumeurs que la police avait arrêté le criminel à la frontière du Bénin, avaient drainé très tôt le matin de lundi 28 août plus d'une dizaine de manifestants vers le commissariat de police de Kara. C'est vrai que les récentes agressions sur les conducteurs de taxi moto avaient transformé les nerfs en colère. Cette foule hurlante au commissariat aurait demandé à la police de livrer le présumé coupable à sa justice. Les policiers se seraient évidemment opposés arguant que la justice se saisirait du dossier. Mais les manifestants ne l'entendaient pas de cette oreille ; ils ont saccagé le commissariat. Les bureaux, les ordinateurs, les télévisions, les registres, tout y est passé. Les voitures des policiers dehors ont fait les frais de la violence. Même une Prado, voiture de commandement du brigadier Bimizi, audiencier du temps d'Eyadema et maintenant audiencier de Faure quand celui-ci est à Pya, a été détruite. Il faut dire en passant qu'un commissaire avait fait la taule pendant quelques jours pour avoir utilisé cette Prado 4X4 pour des courses personnelles. Les gendarmes appelés au secours n'ont pu venir à bout des manifestants. Il a fallu que le renfort vienne des militaires du camp Landja pour mettre les manifestants en déroute. Ceux-ci se sont dispersés dans la ville en brûlant les pneus usés dans les carrefours. Ce que les militaires n'ont pas apprécié et ont tabassé sans quartier ceux qu'ils prenaient sous la main. En fait, le vrai problème de la police à Kara, c'est qu'elle n'est plus crédible. Les policiers ont choisi la prévarication. Ils ne protègent pas, ils rackettent. C'est pourquoi les manifestants hurlaient des «corrompus», des «voleurs», «le commissaire lui c'est les djandjous», (terme ivoirien qui signifie prostituée). Vous êtes agressé la nuit. Le numéro vert de la police c'est le 17. Vous appelez le 17. Un policier vous répond qu'il est seul au poste et ne peut vous venir en aide. Le gentil policier vous donne un rendez-vous pour le lendemain. Comme si votre agresseur repousserait son agression au lendemain. Soit ! Le lendemain vous vous retrouvez à la police pour porter plainte. Les policiers vous font louer un taxi pour les conduire au lieu de l'agression, parce que depuis le déluge, le commissariat n'a plus de car. Le taxi que vous louez est contrôlé : visites techniques, assurances, boite à pharmacie... Si la police le prend en faute, il vous faudra louer un autre taxi jusqu'à ce que vous trouviez un taxi en règle. Vous les conduisez enfin au lieu de l'agression, ils vous abreuvent de questions et vous disent que l'enquête sera menée. Point final. Certains se sont même retrouvés en prison pour avoir porté plainte parce que dès que le coupable paie, si vous le plaignant vous ne payez pas plus, eh bien, vous êtes bon pour la taule. C'est un nouveau commissariat avec une nouvelle équipe qu'il faut à Kara. La mise en circulation des nouvelles motos de fabrication coréenne aiguise les appétits. Les motos volées sont revendues au Bénin voisin à la moitié ou au tiers du prix de vente sur le marché. Pendant qu'on réfléchit au statut de l'armée, c'est le moment de songer à renforcer les effectifs des gendarmes et des policiers en leur affectant la moitié des militaires, soit un peu plus de 10 000 hommes. Ça les changera de jouer aux cartes, au ludo, et de se soûler les gueules à longueur de journée. Samuel Batchassi Sport Eliminatoires CAN 2008: Une victoire trompe l'œil des Eperviers Eperviers du Togo et Ecureuils du Bénin étaient entrés dans l'arène dimanche dernier pour s'arracher les trois premiers points de la qualification pour Ghana 2008. C'était sur une pelouse trempée que les acteurs ont évolué, ce qui a affecté la qualité de jeu des deux côtés. Au finish, il y eût un vainqueur. C'étaient les Eperviers. Mais c'est une victoire qui occulte avec peine les maux qui minent le sérail des Eperviers, artificiellement créés par un seul homme : Rock Gnassingbé. Point n'est besoin d'avoir des yeux de spécialiste pour se rendre compte que les Eperviers ont proprement usurpé la victoire car ils ont offert un match plus que médiocre. La qualité de jeu offerte par les Eperviers au cours des éliminatoires CAN/Mondial 2006 n'était pas au rendez-vous. L'argument qu'on avancera est certes l'absence des cadres de l'équipe qui a été « remaniée à 80%» selon le coach Kodjovi Mawuéna. Mais il ne tient pas. Que ce soit l'équipe A prime, B ou C, les Eperviers n'avaient pas le droit de tituber devant les Ecureuils à cause de leur statut de mondialiste. Ils avaient l'obligation morale de prouver aux visiteurs ce statut par leur jeu. Mais ce n'est pas ce qu'on a vu l'autre fois à Kégué. Les Béninois n'étaient aucunement complexés et étaient organisés de la façon la plus idéale possible. La construction faite d'une bonne circulation de balle, partait de la défense, passait par le milieu pour enfin aboutir aux attaquants. Par contre les nôtres ont brillé dans la médiocrité totale. Aucune construction n'est à mettre à leur actif. Sinon dans l'ensemble, les visiteurs ont dominé la rencontre de bout en bout, avec une possession de balle régulière. Rien qu'à observer les buts marqués par les Eperviers, il y a fort à craindre pour eux. Le 1 er n'était pas consécutif à une construction. C'était suite à une longue touche qui arriva dans les pieds de Dossevi Thomas qui, à observer sa position de départ, ne s'attendait pas que le ballon atterisse à ses pieds pour frapper à la treizième minute. Le second d'Améwou Komla intervenait à la 68 ème sur une balle repoussée qui par bonheur prit sa trajectoire et qu'il reprend. La victoire des locaux s'est donc jouée sur des individualités et sur le coup de la chance. Collectivement, les Eperviers étaient absents. Individuellement, certains mondialistes avaient pesé sur la rencontre. A un Alaixys Romao et Dossevi Thomas en belle forme s'ajoutait un salifou Moustapha au milieu de terrain dont les touches de balles faisaient la différence technique. On pouvait citer en outre un Mamah Gafar qui n'était pas mal sur son flanc droit. Quand à l'attaque, c'étaient du zéro pointé. Il urge que le Président de la Fédération , Rock Gnassingbé revienne à de meilleurs sentiments pour faire revenir les autres cadres de l'équipe. Tchangaï Masamaesso a eu le mérite de lui tendre la perche en proposant qu' « on redémarre sur de nouvelles bases après une grande assise ». C'est par une telle assise que Fédération et joueurs peuvent trouver un modus vivendi à leurs différends. L'institution d'un règlement intérieur ou les prospections en Europe pour « débaucher » des joueurs ne feront pas l'affaire. Pour répondre au rendez-vous de Ghana 2008, l'équipe doit retrouver sa forme d'antan. Sinon avec celle qui a évolué il y a 72 heures, le Togo risque de rester sur les 3 points gagnés dimanche dernier à la fin des éliminatoires en septembre 2007 et au meilleur des cas avec 1 point en plus sur la Sierra Léone à Lomé. Le jeu là ne nous amènera pas loin. TINO Kossi Libertinage Le RPT et son fameux «Appel historique de Kpalimé» Le mercredi 30 août dernier, les RePTiles ont célébré les 37 ans de leur «appel géographique», pardon «appel historique» de Kpalimé. Il se raconte que ce 30 août 1969, le jeune prégo Eyadèma était dans cette ville où il avait fait sortir un grand registre pour faire «appel» des Togolais et que les Togolaises et Togolais avaient dit «présente ou présent Monsieur le Président ». Il paraît que les femmes qui étaient enceintes à l'époque étaient obligées de répondre deux fois, voire trois ou quatre fois puisqu'en voyant certains ventres, on savait qu'il allait en sortir des jumeaux. Après tous ces appels, il fallait attendre trois mois pour creuser le «grand creuset national» qui embourbait tous les Togolais jusqu'à ce que le vent de l'Est ne vienne boucher le trou en 1990. Mais il y a un journaliste de «Togo-Presse» qui est tellement nostalgique de cette époque qu'il a écrit des futilités dans un article intitulé «Il y a 37 ans, l'Appel historique de Kpalimé » (Togo-Presse N° 7355 du mercredi 30 août 2006). «Mais cette marche a été interrompue brusquement au début des années 1990 par une démocratie importée et mal comprise qui a fait renaître les démons du tribalisme, de la chasse à l'homme, de la haine et autres». Ça, c'est un journaliste d'un organe public qui l'écrit et non un chef de parti. Peut-il nous dire le nom de la société d'Import-Export qui a importé la démocratie au Togo? Ce journaliste serait plus à l'aise dans l'état de nature de Thomas Hobbes que dans celui de Rousseau. Passons ! Les RePTiles se sont donc retrouvés mercredi dernier à Kpalimé où ils ont fait la fête devant l'esplanade de l'Hôtel du 30 août en décrépitude avancée. Bref, l'hôtel est à l'image du pays, réfractaire aux innovations et au progrès. Mais celui qui nous a encore étonnés, c'est le sieur Dama Dramani. Dans son discours, il a fait remarquer que «37 ans après, l'Appel historique est encore d'actualité». Et pour démontrer ce postulat, il déclarait que « l'Accord est, aujourd'hui, ce qu'était, en 1969, l'Appel historique de Kpalimé». Entre nous, cette comparaison n'est-elle pas tirée par les cheveux ? M. Dramani mérite 00/20 par indulgence du prof. Il a en outre parlé de la bonne foi de leur parti à faire aboutir l'Accord. Mais ce qui se passe déjà montre que ce parti n'est pas prêt à partager le pouvoir avec l'opposition. Les nominations faites par «Faure-vi Vodoua» la semaine dernière sont la preuve que le RPT est en train de piper les dés «en attendant le v…». Il est plus activiste que spécialiste Certains intellectuels n'ont pas le self-control et quand ils ouvrent leur bouche, on connaît tout de suite leur tendance politique. Parfois, ils sont plus violents dans leurs propos que les responsables des partis politiques. C'est ce qu'on a encore observé lors de l'émission « Au cœur de la nation » animée dans la nuit de vendredi dernier par Adri Dibaba Gnassengbé sur la Très Vilaine Télévision en voie de modernisation. Rappelons que cette émission a été entre-temps rangée dans le placard après que les jeunes politicards (JCAR, JRPT, JUFC, Génération Eyadèma, NDP) se furent tiré les poils du nez au lieu de débattre dans un esprit convivial. Pour expliquer donc les grandes lignes de l'Accord Politique Global aux profanes, aux communs des mortels, le « con-frère » a invité des spécialistes : trois professeurs d'université et un journaliste. Il était question de décrypter l'Accord en tant que personnes ressources tout en se départant de sa coloration politique. Le débat était propre et l'animateur ne s'est plus laissé supplanter comme ce fut le cas avec les jeunes agitateurs. Mais seulement, quand le sieur Danioué prenait la parole, ses propos sont teintés d'un militantisme béat. Chez lui, tout commence par « le Président Faure » et se termine par le « chef de l'Etat ». On dirait qu'il était en quête d'une promotion. Quand M. Tchatchibara est revenu sur la mangeoire de sa Majesté le Roi de Noépe-Ville en déclarant qu'elle est loin d'être un gouvernement d'union nationale, le sieur Danioué est sorti de ses gonds : « Qui vous a dit que ce n'est pas un gouvernement d'union nationale ? Il y a le PSR qui était membre de la Coalition , Madame Acouetey qui est membre de la Coalition non ? Montrez-nous dans quelle partie de l'Accord on a écrit que la primature devrait revenir à l'UFC ? Tout est du ressort du président de la République. On n'a dit nulle part que la Primature devrait aller à l'opposition ». Tout ceci, il le clamait tout muscle dehors. Et avec la chaleur que dégageaient les projecteurs de la TVT , il était obligé de transpirer à grosses gouttes. «Gassipa» et sa bande comme des «titrologues» Le jeudi 31 août dernier «Gassipa» et ses ouailles se sont retrouvés sur les plateaux de la TVT pour une cérémonie de remise officielle de cadeaux à la « Miss vilaine » et ses deux dauphines. Les responsables des différentes sociétés qui ont sponsorisé l'exposition des «cuissettes» des gos étaient de la partie. Cette émission a été une occase pour l'ancien enseignant des nombres décimaux, « Gassipa », de déverser sa bile sur notre journal qui a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Nous avions dit que depuis la création de cet événement, aucune candidate venue de l'Hinterland n'a été élue Miss. Au lieu de nous apporter la preuve du contraire, « Gassipa » s'est comporté comme ces «Titrologues» qui pullulent dans les lieux de vente des journaux. Il n'a pas lu l'article et s'est contenté seulement du titre. Conséquence, il était tombé bas dans ses interventions allant jusqu'à nous traiter de «divisionnaires». Il a en outre déclaré que l'interview n'est pas le seul critère pour se faire élire Miss. Sur ce plan , il a raison. Mais la Miss Sandra Ajavon n'a répondu à aucun des critères. Prestance, élégance, elle n'a rien de tout cela. Sur le plan physique, elle est formidablement lai... Même au niveau de l'interview, elle a cafouillé dangereusement avec la «pogamie». Nous le réitérons, son élection a été un choix forcé. Par ailleurs, notre ami « Patricki » nous a paru rigolo quand il affirmait que ce n'est pas donné à tout le monde de s'exprimer devant un public et devant les projecteurs. Si c'est le cas, il faut dorénavant faire le concours dans la forêt sacrée de Bê ou dans la réserve de la Kéran , loin des yeux, loin des projecteurs. Admirable présentateur «Patricki», ne dis plus ça hein ! Match Ecureuils vs réfugiés togolais au Bénin Les sosies des Eperviers se mesuraient aux Ecureuils « béninlais » dimanche dernier. Dieu a été Togolais et les nôtres ont gagné avec peine. Il faut reconnaître que ce match n'a pas suscité l'engouement du public comme par le passé à cause du « tago » (entêtement) de «Rockvi l'argent » à faire « aménou », c'est-à-dire ce que recommande le bon sens… Mais en général, cette victoire des Eperviers a contenté nombre de Togolais. Semble-t-il qu'il y a certains qui souhaitaient une défaite pour donner tort au président de la FTF comme le postule Rock. Cette victoire fait certes le bonheur des Togolais mais pas de tous. Certains seraient dans de beaux draps. Il s'agit des réfugiés togolais au Bénin, eu égard à ce qu'a vociféré un supporter béninois, dans le vif de la défaite des Ecureuils : « Vous nous avez gagné non ! Attendez, vous allez voir ! Nous, on va gagner vos réfugiés… Vous feriez mieux d'aller les chercher avant notre retour sinon…». Nous, on a eu très peur parce que le type qui parlait ne présentait aucun signe de quelqu'un qui blaguait. C'était un vrai «amédaho», un vrai «Béninlais»… Si lui-même, il n'est pas charlatan de profession, il devrait avoir un proche-parent actuel, ou un arrière-parent qui l'a été, vu ses traits physiques. Et quand on se rappelle les sévices que les populations riveraines des camps de réfugiés de Comé, Agamé ont fait endurer aux nôtres, il y a des raisons d'avoir peur. Selon le type « beninlais », c'est de l'ingratitude que le Togo les gagne. Mais un vrai fan des Eperviers qui était dans son entourage a minimisé ses propos en disant : « Quand vous accueillez nos réfugiés, vous ne faites que payer pour le bien qu'on vous a fait ». Quand votre « Kékéréké » venait prendre notre avion gratuitement- là… ». Et là le « Béninlais » se tut. Le «Concert Band» était au rendez-vous Les Bassar et Konkomba s'étaient retrouvés dans leur « capitale » pour fêter D'Pontr/N'Dack. Il s'agit de la fête des ignames, mieux « l'offrande des prémices des produits agricoles aux dieux » qui serait « un signe de reconnaissance et d'expression de gratitude qui ouvre la porte à d'autres bénédictions ». Normalement, c'est une fête des natifs du milieu, une occasion pour les retrouvailles. Ce n'était qu'une simple manifestation culturelle comme a eu à le préciser le patron de «Le Nid», Ministre de la Culture , du Tourisme et des Loisirs: «L'événement qui nous rassemble ici est avant tout culturel». Mais en réalité, les vrais concernés ont été relégués au second plan. Le «Concert Band» qui régente le Gnassingbéland était au rendez-vous et a ravi la vedette aux vrais « D'Pontroises / N'Dackaises » et « D'Pontrois/N'Dackais » . « Faure-vigan » et sa suite leur ont proprement arraché la primeur de l'attention. Le porte-parole des natifs, le Pr. Charles Kondi Agba n'a eu d'yeux que pour « Faure-vigan ». « Monsieur le Président… Tout Bassar vous dit bravo… Merci Monsieur le Président », répéta-t-il. Même les images qu'on a montrées sur la TVT ont été celles des officiels. Après bien sûr celles du «chef de lé tas », on pouvait voir le «Libéro»- nous ne parlons pas d'Abalo Dosseh – en plein écran de manière à le déborder… «Abassi» et compagnie. Les vraies images de l'événement ont été la séquence d'exécution du «Décalez-Coupez» des Bassar, c'est-à-dire la «danse du feu» qu'on appelle là-bas «Tbol». C'était une vraie usurpation de l'attention et c'est un crime de propriété intellectuelle Les dirigeants des clubs de football très divisés Le prégo de l'Union Sportive de Masséda (USM) était le dimanche 27 août dernier à Kpalimé où son club a disputé un match amical contre Gomido de la localité. Au cours de ce voyage, il a distribué des équipements sportifs aux clubs de D1 de la localité : Gomido, Maranatha, Kotoko de Lavié. Le vice-président de Maranatha était de la partie et c'est lui qui a réceptionné le lot au nom de son club. Mais quelques minutes plus tard, ce dernier est revenu retourner les équipements au prégo de l'USM. La raison est que le tout-Puissant président, le député Améyi n'était pas du tout content de ce don venant d'un concurrent direct lors du prochain championnat. La même chose s'est passée mercredi dernier quand l'international togolais Tchangaï Masamaesso distribuait des équipements aux clubs de 1 ère , 2 ème et 3 ème divisions. Certains clubs ont préféré boycotter cette cérémonie. Dyto de Lomé, Togo Télécom et Maranatha de Fiokpo n'étaient pas venus chercher les équipements que le joueur a voulu leur donner gratos. Pour ces clubs, ce sont les « opposants » du lieutenant-colonel qui organisent ces genres d'initiatives et il est hors de question qu'ils aillent prendre quoi que ce soit d'eux. Tout est donc lié à la crise qui secoue actuellement la Fédération. «Edem Kodjo», le coach des Ecureuils du Bénin? Il a fallu beaucoup de tentatives d'explications pour que le «Mon pays» soit convaincu que ce n'était pas «Gbogboyagbo». «Tché tché tché… vous ne savez pas ce que je viens de découvrir… Qui connaît le nom de l'entraîneur des Ecureuils du Bénin? Celui qui donne ça aura «diss» calebasses de tchouk» , dit «Agnékétom»- c'était le nom du «Mon pays» - à ses frères d'arme. Voulant remporter à tout prix la mise, ils se jettent tous dans la bataille et proposent en vrac: « Stephen Keshi ! Sydney Govou ! Yayi Boni ! … » Personne n'a pu donner le nom que voulait «Agnékétom». Il fallait alors qu'il lève le suspense. C'est alors qu'il dit : «C'est ‘‘Edem Kodjo''» . Ses collègues se fâchèrent car se disant qu'il les a pris pour des cons. « Comment est-ce que le Premier Ministre togolais est l'entraîneur des Béninois ?», lui demanda avec nervosité l'un d'eux. « C'est vrai, je vous dis que c'est «Edem Kodjo». Si vous pensez que je mens, cautisons 10 Francs chacun et on va acheter Togo-Presse pour voir ça dedans» . Ce qui fut fait. «Ah ! Donc c'est vrai! L'entraîneur des Béninois c'est «Edem Kodjo», s'écrièrent-ils en chœur. « Pourquoi il ne remplace pas Otto « Fisher » pour aider Kodzovi Mawuéna ? », se demanda l'un d'eux. C'est alors que le petit vendeur de journal leur fit savoir que le coach des Béninois ne s'appelle pas «Edem Kodjo» mais «Edmé Kodjo». «Agnékétom», et ses collègues n'en croyaient pas leurs oreilles.
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