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Sommaire - Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Le Groupe de la Banque mondiale annonce la création Un nouveau fonds fiduciaire destiné à
soutenir l’essor des pays performants, WASHINGTON, le 21 février 2006 — Le Conseil du Groupe de la Banque mondiale a approuvé la création du Fonds catalyseur de croissance pour l’Afrique (ACGF), fonds destiné à fournir de façon ciblée des appuis financiers dans le but de stimuler une croissance économique partagée et d’aider à réaliser les objectifs de développement pour le Millénaire qui se révèlent difficiles à atteindre. Ce fonds s’inscrit dans le cadre du Plan d’action pour l’Afrique du Groupe de la Banque mondiale, qui a été approuvé en septembre dernier et établit une structure pour aider le continent à obtenir des résultats en matière de développement, en s’attachant avant tout à accélérer la croissance et à faire en sorte que les pauvres, les femmes et les populations rurales aient les moyens de prendre part à une expansion économique. Il s’agit d’un fonds fiduciaire multidonateur qui viendra compléter l’action de l’Association internationale de développement (IDA) en apportant un financement rapide pour des programmes au niveau des pays dont le choix doit s’établir en fonction de critères spécifiques pour remédier à des facteurs déterminés qui empêchent les pays en question de réaliser leur potentiel pour une croissance partagée. L’ACGF résulte également de l’engagement pris par les bailleurs de fonds internationaux pour accroître l’aide au développement en faveur de l’Afrique. Ces donateurs sont invités à contribuer à hauteur de 1 milliard de dollars au fonds, qui sera géré par la Banque mondiale. Le Royaume-Uni s’est d’ores et déjà engagé à fournir 200 millions de livres sterling pour la période 2006-08. Considéré comme un mécanisme de financement pilote, le fonds fera l’objet d’une évaluation indépendante après trois années d’existence. Ses financements serviront à soutenir des initiatives de développement dans trois catégories de situations :
« En utilisant ce fonds pour renforcer les programmes de développement existants, on peut aider certains pays à surmonter des contraintes majeures et à accéder à un niveau de croissance supérieur », a déclaré Gobind Nankani, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Ces programmes peuvent produire des effets d’entraînement positifs pour les pays voisins, ainsi qu’un fort effet d’émulation pour toute l’Afrique, en établissant des modèles plus convaincants pour un processus de transformation soutenu. » Les financements du fonds seront intégralement accordés sous forme de dons et seront destinés aux gouvernements ou à des institutions telles que les groupements économiques régionaux. Les projets financés pourront être des versions à plus grande échelle d’opérations existantes de l’IDA ou des projets nouveaux et autonomes. L’exemple du Mozambique montre l’intérêt qu’il y a à consentir un important investissement en matière de développement lors d’une phase de transition ou de démarrage économique. Ce pays, qui sortait en 1994 d’une période de guerre civile et de mauvaise gestion économique, a bénéficié d’une aide au développement substantielle qui l’a aidé à améliorer ses taux de scolarisation, à abaisser son taux de mortalité infantile et à remettre en état son réseau routier. Ces changements ont contribué à une baisse du taux de pauvreté, qui est tombé de 69 % en 1997 à 54 % en 2003. Les investissements dans chacune des catégories définies plus haut sont assujettis à des critères précis. Pour les pays performants, il s’agira de présenter des taux de croissance soutenus, d’avoir en place un cadre de politique générale adéquat ainsi qu’une stratégie nationale pour assurer la croissance de l’économie. Enfin, il devra exister des éléments établissant que le pays concerné est soumis à des contraintes spécifiques qui l’empêchent de parvenir comme il le pourrait à des niveaux de croissance plus élevés. Pour être qualifié de pays en mutation, un pays devra avoir en place un programme de réforme durable et montrer qu’il a une possibilité bien établie de parvenir à un taux de croissance nettement supérieur. Pour ce qui est des projets régionaux, les pays concernés devront avoir en place des cadres de politique adéquats ainsi que des stratégies crédibles pour assurer la croissance. Ils devront en outre produire des arguments solides pour établir que leur rythme de croissance s’accélérerait s’il y avait moyen d’éliminer certaines contraintes à l’échelon régional. À ce niveau, l’ACGF exigera en outre l’existence d’un organisme régional pour gérer le programme. Pour en savoir plus sur l’action de la Banque mondiale en Afrique
subsaharienne, consultez notre site web :
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