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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Déclaration de l'Alternative Citoyenne Togolaise

L'accord politique global signé le 20 août dernier entre les protagonistes de la crise politique togolaise, a occulté l'essentiel. Les vrais problèmes qui minent depuis 15 ans la marche de notre pays vers un Etat de droit, ont été passés en pertes et profits.

L'exigence de justice à été noyée dans une sorte d'exégèse d'une violence qui serait consubstantielle à notre histoire tandis que le retour à la constitution de 1992 et la reforme de l'armée ont été tout simplement galvaudés. Aucun engagement sérieux n'a été pris hormis celui sans pesanteur réelle de former un gouvernement d'union nationale.

Cette situation rend ainsi précaire l'accord signé qui finalement, ne tient que sur un fil de rasoir.

D'ailleurs, les atermoiements annoncés comme par hasard par Monsieur Faure Ganssingbé le jour même de la signature de l'accord, les balbutiements et les hésitations de Monsieur Gilchrist Olympio le jour de la nomination du nouveau Premier Ministre, sont assez illustratifs de l'absence d'une volonté politique et du manque de rigueur qui ont caractérisé la gestion de cette crise qui n'a que trop duré.

L'Alternative Citoyenne Togolaise (A.C.T) convie dans ces conditions, les protagonistes ayant signé l'accord politique global à se retrouver au plus vite autour du médiateur pour un recadrage afin que les atermoiements annoncés et les balbutiements constatés ne portent préjudice à la mise en œuvre de la feuille de route.

Il appartient donc au président Blaise Compaoré de prendre ses responsabilités en veillant à une application diligente et rigoureuse de ce qui aujourd'hui est perçu à juste titre par les togolais comme le seuil au-delà duquel l'avenir de ce pays peut basculer.

L'Alternative Citoyenne Togolaise rappelle que l'exigence de justice, le retour à la constitution de 1992 et la restructuration de l'armée sont les fondamentaux pour aller vers une réconciliation nationale à laquelle le peuple togolais aspire profondément.

Enfin, l'Alternative Citoyenne Togolaise invite le peuple à la vigilance et à la mobilisation afin que cette aspiration susceptible d'honorer la mémoire de nos compatriotes disparus ne soit pas sacrifiée sur l'autel des intérêts partisans. La liberté ne s'octroie pas, elle s'arrache !

Que Dieu bénisse le Togo

Fait à Paris le 19 septembre 2006

Pour l'Alternative Citoyenne Togolaise

Le Vice Président

Evariste DEH Kofi

C D P A

Convention Démocratique des Peuples Africains ; 2, rue des Cheminots, BP 8634, Lomé, TOGO Tél/fax 22171 75

COMMUNIQUE

Pour la mise en œuvre de l'accord politique global, et notamment la constitution du gouvernement d'union nationale, nous attendions la nomination du Premier Ministre. Ceci vient d'être fait.

La CDPA en prend acte.

Fidèle à l'engagement pris, la CDPA apportera sa contribution en vue de la réalisation de tous les objectifs contenus dans l'accord.

Fait à Lomé, le 17 septembre 2006.

Le Secrétaire Général Adjoint
Chargé des Relations Extérieures.

Martin ADUAYOM

DIASTODE-CANADA

Dans des déclarations qu'il a faites lors de sa récente visite en Europe et publiées le 4 septembre 2006 par PANAPRESS et Jeune Afrique l'Intelligent, M. Faure Gnassingbé a reconnu que le Togo a besoin d'une Assemblée "légitime, reconnue et représentative " du peuple.

Selon la Diaspora Togolaise au Canada réunie au sein de la DIASTODE-Canada, cet aveu vient rappeler au peuple togolais et à la communauté internationale que M. Faure Gnassingbé n'est pas le président légitime du Togo, dès lors que le parlement qui l'avait placé d'abord de façon anti-constitutionnelle comme président par intérim et l'a proclamé ensuite de la même façon comme successeur de Eyadema Gnassingbé, et qui est encore en place, n'était et n'est ni légitime, ni légal, ni représentatif du peuple togolais.

Si M. Faure Gnassingbé reconnaît aujourd'hui ces faits, nous ne pouvons que nous en réjouir. Cette Assemblée en place depuis 1999, a perpétré plusieurs modifications constitutionnelles illégales qui ont permis dans un premier temps à feu Éyadéma Gnassingbé de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire comme le reconnaît M. Faure Gnassingbé, et dans un deuxième temps à son fils M. Faure Gnassingbé de perpétrer un coup d'État militaro-constitutionnel suivi d'un hold-up électoral, une fois encore contre la volonté populaire, pour succéder à Eyadema qui est mort en février 2005.C'est également cette Assemblée qui a investi M. Abass Bonfoh dans le rôle de chef d'État par intérim, d'où il a pu conduire la mascarade électorale d'avril 2005 qui a coûté la vie à plusieurs centaines de nos compatriotes et jeté d'autres milliers sur l'amère route de l'exil pour imposer M. Faure Gnassingbé comme président du Togo.

Par conséquent la DIASTODE-Canada ne considère pas Faure Gnassingbé comme le président élu et reconnu du Togo, et sa nomination actuelle de Me Yaovi Agboyibo a la primature est un non-lieu puisqu'en plus de constituer une extension de l'illégalité au sommet de l'Etat à l'opposition dite traditionnelle, elle n'offre aucune garantie de rupture avec le statu quo antérieur.
De quelle légalité, légitimité et autorité, jouit un premier ministre nommé par un président qui lui-même est illégale et illégitime ?

En posant ce problème, la DIASTODE-Canada n'entend minimiser la responsabilité ou servir l'intérêt d'aucune des parties prenantes à l'accord politique dit « global », qui ressemble plutôt à un grand complot contre notre cher pays, d'autant plus que les exigences et attentes des populations transcendent les tractations politiciennes actuelles.

Il est temps pour les togolais de trouver de meilleurs cadres de réflexions et d'actions pour résoudre les souffrances de leur pays. Tant que le Droit ne sera pas dit dans sa pleine mesure et que les aspirations profondes du peuple ne seront pas prises en compte, le Togo ne pourra prétendre à une démocratie apaisée et réconciliatrice, base d'un vrai développement.

Montréal, le 17 septembre 2006
Pour la DIASTODE-Canada,
Le Bureau.

RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA DEMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME (RNDP)

Non à la poursuite du plan de normalisation de la dictature de père en fils

Le RNDP n'est pas étonné de la nomination du nouveau lieutenant du RPT, en la personne de Maître Yawovi Agboyibo, ami du défunt dictateur et nouvel apparenté au clan Gnassingbé en tant que Premier Ministre.

Le RNDP dénonce cet arrangement venu tout droit de l'Elysée et réitère son refus à l'égard de l'accord de dupes signé en août dernier à Lomé. Un accord qui consacre l'usurpateur Faure Gnassingbé dans son rôle et ne prévoit, par contre, aucune solution durable à la crise que traverse le pays depuis plusieurs années, notamment le problème de la violence érigée en méthode de gouvernement et en toute impunité.

Le RNDP met en garde le peuple togolais contre cette mascarade qui, une fois encore, retarde la libération du pays du joug de la dictature des Gnassingbé et du néocolonialisme français depuis plus de 40 ans.

Le RNDP demande à toute la population togolaise de se préparer à boycotter massivement et d'une manière active les prochaines élections législatives qui de toute évidence s'annoncent d'ores et déjà sous de mauvais jours avec la nomination d'un Premier Ministre plutôt « très conciliant » avec la clique des fraudeurs au pouvoir.

Le RNDP invite les Togolais à s'organiser pour chasser du pouvoir, par tous les moyens, le putschiste Faure Gnassingbé conformément aux dispositifs de la Constitution togolaise.

Paris le 18 septembre 2006.

Pour le RNDP

Ch. Mensah

Renaissance - Canada

Me Yawovi Agboyibor vient d'être nommé Premier ministre du Togo, conformément au dernier Accord dit de Ouaga.

Au nom de Renaissance, nous lui adressons nos vives félicitations, avec le souhait qu'au cours du temps imparti, il saura répondre au attentes du peuples togolais.

Nous rendons hommage également au Premier ministre sortant qui a su gérer la durée de son étape. Car pour nous à Renaissance sa tenure n'était qu'une étape. Et il faudra que dès maintenant, Me Agboyibor comprenne que le mandat à lui confier par des autorités auxquelles l'opposition dénie la légitimité, n'est qu'une étape

Quand même l'UFC parviendra au pouvoir, ce ne sera qu'une étape vers d'autres dans la vie de notre pays. Renaissance note cependant que le refus de l'UFC de participer au nouveau gouvernement peut se comprendre mais viole l'accord qu'elle a elle-même signé (point IV). Ceci pourrait devenir un alibi remettant en cause tout le processus.

Après les bourdes de la désignation de son candidat aux présidentielles de 2005 et le choix de ses représentants aux pourparlers de Rome, entre autres Renaissance appelle l'UFC à une gestion plus parcimonieuse du capital de confiance dont le peuple togolais l'a investie.

Renaissance convie ses membres et ses sympathisants ainsi que tous les Togolais à suivre de près le processus en cours, sans découragement, et à s'engager, s'il le faut, dans l'intérêt du peuple togolais.

Fait à Montréal, le 17 septembre 2006
Pour le B.E. de Renaissance
Le Porte-parole
Hilaire Dossouvi LOGO

 

 

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