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Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses?

 

Un, deux et trois

Me Yawovi AGBOYIBO, enfin Premier Ministre

Depuis samedi 16 septembre 2006, 14h 07 minutes, la fumée blanche tant attendue par les Togolais est sortie. Le leader du CAR, Me Yawovi AGBOYIBO a été nommé Premier Ministre et aura pour principale mission la mise en œuvre de la feuille de route définie dans l'Accord Politique Global signé par toutes les parties le 20 août dernier.

Parcours politique de Me Agboyibo

« Tant que Dieu n'a pas coupé les ailes aux aiglons, tôt ou tard, ils finiront par s'envoler ». Cet adage peint à merveille le parcours politique de Me Yawovi Agboyibo fait des hauts et des bas. Sa nomination le samedi 16 septembre n'est que la consécration de plusieurs années de lutte, de sacrifices, de persévérance…

En effet, dans les années 80, tous les candidats aux élections législatives ne pouvaient que se présenter sous la bannière du «  Grand creuset national  », le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Mais en 1985, l'avocat au Barreau de Lomé s'y est présenté comme candidat indépendant et remporta brillamment les élections dans son Kouvé natal. Cinq ans plus tard, il a réédité le même scénario. Mais malheureusement, cette année 90 coïncidait avec la chute du mur de Berlin et la conférence de la Baule qui demandait à tous les pays africains d'opter pour « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » cher à l'ancien Président Américain, Abraham Lincoln. Bien que feu Eyadèma soit réfractaire à la démocratie en faisant croire que ce système de gouvernement équivaudrait aux périodes des «  Ablodé Sodja  », l'avocat et certains intellectuels ont travaillé dans l'ombre pour que la démocratie soit une réalité au Togo. En qualité du Président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), il a pris une part active au jugement des étudiants et autres jeunes fonctionnaires incarcérés pour avoir distribué des tracts hostiles au régime dictatorial du feu Général-Président Gnassingbé Eyadéma. Il a ensuite fait partie de la Commission Constitutionnelle des «  109  » mise en place au lendemain des manifestations violentes du 05 octobre par le Général Eyadèma pour plancher sur le type de régime qui conviendrait le mieux à notre pays. De décembre 1990 à 1991, il a créé le Comité d'Action contre le Tribalisme et le Régionalisme (CATR) dont il a été le président. A partir de ce moment, le « Bélier noir  » (traduction en français de son nom de famille) est entré de plein pied en politique. Plus rien ne pouvait l'arrêter. Il faut aussi rappeler que c'est grâce à lui que «  Sodabi  » (boisson locale) coule aujourd'hui à flot dans tout le pays.

En 1991, il était sur tous les fronts. Il a été Président du Front des Associations pour le Renouveau (FAR) qui a mené le soulèvement du 16 mars qui a débouché sur la dissolution du gouvernement et du parlement, l'adoption de la charte des partis politiques, l'organisation d'un Forum national de dialogue qui deviendra quelques mois plus tard «  Conférence Nationale  » puis «  Conférence Nationale Souveraine  ». A l'époque, pour parler de lui, tout le monde n'avait qu'au bout des lèvres ce proverbe «  Lo matchi matchi mékou na  » (un petit de crocodile ne meurt jamais). Ce qui a même amené l'artiste Agboti Yao Mawuéna à le citer dans l'une de ses chansons concoctées pour accompagner le vent du changement. Pressé de tous côtés, l'avocat n'a pas pu résister à sa vocation initiale : être un politique indépendant, quelqu'un qui soit au-dessus de la mêlée. Il fut obligé de créer son propre parti : CAR (Comité d'Action pour le Renouveau). C'est donc au nom de cette formation politique qu'il était à la Conférence Nationale. Il fait partie de ceux qui ont soutenu la candidature de Me Joseph Kokou Koffigoh au poste de Premier ministre de la Transition. A partir de ce moment, il y avait un mythe qui entourait sa personne. On dit de lui qu'il avait disparu avec un fauteuil de Gnassingbé Eyadèma pour se retrouver dans son Kouvé natal. Jusqu'aujourd'hui, cette rumeur fait sa route.

Membre du Haut Conseil de la République (parlement transitoire à l'issue de la Conférence Nationale ), il a connu avec ses camarades de pires moments quand certains éléments des FAT avaient séquestré le Parlement. Malgré la terreur qui s'abattait sur les leaders de l'opposition, le «  Bélier noir  » n'avait pas pris le chemin de l'exil. Il était même candidat à l'élection présidentielle du 23 août 1993 avant de se retirer à cause des fraudes qui se profilaient et de l'exclusion de Gilchrist Olympio. Néanmoins, son parti a pris part aux élections législatives de 1994 en arrachant 36 sièges sur 81. Avec son ami Edem Kodjo, ils avaient tout pour contrôler tout le pouvoir. Cela devrait être le tournant si cette affaire de «  parti charnière  » ne venait pas tout chambouler. Mais certains continuent de croire que le parti de l'avocat a péché pour avoir laissé le poste de Président de l'Assemblée Nationale au RPT.

Candidat aux élections présidentielles du 21 juin 1998, le leader du CAR a été surpris par la percée de Gilchrist Olympio de l'UFC. Malgré les fraudes dont a été émaillé le scrutin, il a été officiellement classé troisième après le RPT et l'UFC. Depuis lors, ce parti apparaît comme la troisième force politique du pays. Il avait aussi pris une part active dans la conclusion de l'Accord Cadre de Lomé de juillet 1999, accord qui est censé mettre le pays sur la voie du changement après le hold-up de 1998. Cependant, cet accord a été vidé de son contenu et les partis de l'opposition regroupés au sein de la CFD (Coalition des Forces Démocratiques) ont boycotté les législatives du 27 octobre 2002. Ce qui a permis à feu Eyadèma de faire modifier la Constitution pour rempiler. Mais au scrutin présidentiel du 1 er juin 2003, le CAR n'a pas pu faire mieux que sa troisième place.

Suite au décès du Général Eyadèma, il a participé aux côtés de ses camarades de l'opposition aux manifestations appelant le retour à la légalité constitutionnelle. Membre de la Coalition de l'opposition démocratique dont il a été le Coordinateur, il a activement mené la campagne électorale aux côtés du candidat de la Coalition , Emmanuel Bob Akitani, pour la présidentielle sanglante d'avril 2005. Au lendemain de ce scrutin et après moult négociations, il était convenu que le Premier ministre soit issu de la Coalition. Et le leader du CAR a failli être nommé Premier ministre à l'époque. Président du Bureau du Dialogue, Me Agboyibo a abattu un travail de fond avant que cette affaire d'«  accord paraphé  » ne vienne polluer l'atmosphère.

Mais une fois que l'opposition ne propose au peuple meurtri aucune autre alternative de sortie de crise, il urge que toutes les formations politiques soutiennent le «  Bélier noir  » pour une conquête du pouvoir du dedans. Zeus AZIADOUVO

Gouvernement d'union nationale

La participation de tous les partis s'impose

A «  Liberté Hebdo  », nous sommes dans notre logique qui consiste à dire les choses telles qu'elles sont. Nous proscrivons l'hypocrisie journalistique. Nous préférons dire la vérité que de nous perdre dans des articles élogieux dignes d'un admirateur aveugle de Hitler ou de Lénine. Ne dit-on pas que le progrès se trouve dans les critiques ? Pourquoi refusons-nous les critiques bien que nous nous réclamions des démocrates ?

En effet, à «  Liberté Hebdo  » , nous avons toujours souhaité une union forte des partis de l'opposition qui mènent la lutte pour le changement démocratique auquel aspire le peuple. Nous avons tous pu apprécier la portée de la Coalition créée au lendemain du décès du Général Gnassingbé Eyadèma. C'est pourquoi nous avons toujours dénoncé la suffisance, le mépris pour les autres leaders, le «  moi ou rien  » des uns ; et les calculs malsains, les commérages des autres. Nous étions de ceux qui avaient critiqué avec véhémence le voyage en solo du leader de l'UFC à Abuja le 25 avril 2006 et la rencontre de Rome sous l'égide de la communauté chrétienne Sant'Egidio. De même, on n'a pas été tendre avec Me Agboyibo lors du dialogue intertogolais. Ce travail, nous l'avons fait avec fierté même s'il n'a pas plu à certains «  démocrates  ».

C'est dans cette même logique que nous avons, lorsque la bataille de la primature a commencé, demandé que le Premier ministre soit issu des trois partis de l'opposition : CAR, CDPA, UFC. Aujourd'hui, c'est chose faite et nous pensons que c'est la victoire de toute l'opposition démocratique. Le problème des rapports de force ayant été toujours posé, il urge que l'opposition saisisse cette opportunité pour conquérir le pouvoir de l'intérieur. Il faut que tous les partis de l'opposition taisent leurs rancœurs pour participer au gouvernement. Ce sera une occasion de se frotter aux autres et d'enclencher le processus de réconciliation nationale. Me Agboyibo mérite d'être soutenu par tous même si l'UFC a eu l'assurance auprès du médiateur que la Primature devrait lui revenir. La sortie maladroite et désynchronisée de Gilchrist Olympio sur RFI dimanche 17 septembre ne fait pas honneur au parti. N'est-ce pas curieux que quelqu'un qui déclarait une semaine plus tôt «  Il faut travailler ensemble et étroitement pour préparer les scrutins à venir. Ça veut dire qu'il faut un Premier ministre qui fait la jonction entre le RPT et nous-mêmes. On aurait souhaité avoir le poste de Premier ministre. Mais nous ne sommes pas la seule force politique dans le pays  » puisse tenir aujourd'hui ces genres de propos : « … Aujourd'hui, il nous dit que le Premier ministre est issu d'un parti qui s'appelle le CAR. C'est leur choix. Nous ne participerons pas à ce gouvernement censé être un gouvernement d'union nationale et qui n'est finalement qu'un gouvernement du RPT et ses partis satellites ». Le leader de l'UFC a du dédain pour les autres et c'est grave. Qu'est-ce à dire «  d'un parti qui s'appelle le CAR  » ? Le CAR, un parti satellite du RPT, qui a soutenu le candidat de l'UFC à la dernière élection présidentielle ? Ça fait trop désordre, Monsieur «  l'opposant historique au régime  ». Il faut que les autres membres songent à ne plus l'autoriser à prendre la parole au nom du parti. Il fait du tort au parti par ces déclarations déphasées. Il est impérieux que, pour le bonheur des populations, l'UFC révise sa position pour participer au gouvernement et suivre de près le processus électoral. En politique, on peut parfois tout perdre. Mais l'essentiel est de savoir rebondir.

L'heureux nommé doit aussi faire preuve de sagacité pour rallier tous les Togolais à sa cause puisqu'au finish, c'est lui qui sera jugé. Il doit convaincre tous les partis y compris l'UFC à participer à ce gouvernement d'union qui va jouer un rôle important dans l'avenir politique du Togo. Z. A.

De la Primature au «Ministère de la Parole»

Edem Kodjo rattrapé par son passé

A l'issue des élections d'avril 2005, lesquelles ont coûté la vie à près de mille Togolais et contraint 40000 autres à l'exil, la Communauté Internationale avait demandé que le Togo redémarre sur de nouvelles bases. Ainsi, une transition dirigée par un gouvernement d'union nationale était recommandé aux autorités togolaises.

« Après 38 années de dictature militaire sous le Président Eyadéma, il faut commencer par une transition et non une succession de son régime », avait déclaré le Président Nigérian Oluségun Obassandjo lors de la rencontre Faure- Gilchrist à Abuja le 25 avril 2005. C'est dans cet esprit que des consultations étaient engagées entre le pouvoir et l'opposition traditionnelle réunie en une Coalition lors des élections, pour une vraie transition au Togo. Mais très vite, alors que les autres leaders ont adressé une plate-forme au président pour définir ensemble avec son pouvoir les bases sur lesquelles la transition pourra travailler, Edem Kodjo, contre toute attente sevra « son retrait momentané de la scène politique  » pour se faire nommer Premier Ministre. Ainsi, au lieu d'une transition, les Togolais ont assisté à une succession de pouvoir et Edem Kodjo a profité de cette situation pour narguer ses anciens camarades de l'opposition. A cette époque, des voix se sont élevées pour exiger son retrait de la Primature. Pour d'autres, « Edem Kodjo rendait un énorme service aux Togolais en se retirant de la primature  ». Pour bon nombre de Togolais, son retrait permettrait de décrisper un tant soit peu l'atmosphère politique qui prévalait et de rendre possible le dialogue entre le RPT et les partis de l'opposition. Mais ce dernier avait balayé du revers de la main toutes ces propositions. Ainsi, sa présence à la primature n'a fait qu'apporter un soutien à la politique de fuite en avant du RPT. A preuve, il vient de boucler presque 1 an 3 mois à la tête du gouvernement et la situation n'a nullement évolué. En outre, à la veille de sa nomination au poste de Premier Ministre, Edem Kodjo avait présenté à l'Assemblée Nationale son programme de gouvernement conformément à l'article 78 de la constitution qui stipule : « Avant son entrée en fonction, le Premier Ministre présente devant l'Assemblée Nationale le programme d'action de son gouvernement. L'Assemblée nationale lui accorde sa confiance par un vote à la majorité de ses membres  ». Lors de la présentation de ce programme qui n'est que la photocopie du programme de campagne de Faure Gnassingbé, Edem Kodjo a tenu un discours très loin de celui que devrait tenir un rassembleur d'hommes. Il est allé jusqu'à se gausser proprement de ses adversaires politiques en disant qu'il leur offre « le ministère de la parole  ». Mais aujourd'hui, la nature en a décidé autrement.

Pour une bonne application des accords signés lors du dialogue intertogolais, la nomination d'un Premier Ministre de consensus, un homme populaire capable de rassembler les Togolais de tout bord s'était avérée nécessaire. C'est ainsi que le choix a été porté sur Me Yawovi Agboyibo. Edem Kodjo se retrouve donc « out » de ce gouvernement. Retournera-t-il au « ministère de la parole » qu'il a lui même créé à ses adversaires politiques où annoncera t-il à nouveau son « retrait momentané de la scène politique » en attendant une occasion pour rebondir ? En tout cas, les jours à venir nous édifieront plus. GLAKPE Koffi

Libertinage

Que «Faure-vi» emboîte le pas à «Amedaho Miton» Yayi Boni

La semaine dernière, le prégo «  béninlais  » Yayi Boni a «tonné» ses compatriotes en entrant dans certains bureaux comme un «  voleur  ». C'est comme cette parole biblique qui dit que Jésus reviendra comme un voleur. Bref «  Amédaho Miton  » Yayi Boni a fait des visites surprises à certains des fonctionnaires. Ceci pour se faire une idée de comment l'administration «  béninlaise  » fonctionne. Cette initiative a suscité une vague de sentiments chez les populations qui sont très heureuses. Le chantre du changement voudrait par ces sorties, prouver qu'il est le seul maître à bord et se faire une idée sur l'administration de son pays.

«  Faure-vi Vodoua  » doit emboîter le pas à son ami «  béninlais  ». «  Un leader nouveau, un esprit nouveau  » doit bosser sérieusement. Il faut qu'il descende de temps en temps dans les bureaux pour voir comment ces compatriotes travaillent. Il lui suffit un beau matin de faire «  glama glama  » et d'entrer dans les bureaux comme le «  voleur  » dont parle la Bible. Pour ce déplacement, il n'a pas besoin de le faire avec tous son bataclan et tous les bruits qui accompagnent habituellement ses sorties. Il doit marcher sur la pointe des pieds pour arriver brusquement dans les services. Et là, il verra comment certains fonctionnaires ont transformé les bureaux en hauts lieux de «  gnapodrommes  » (chambres de passage). Il verra aussi ces fonctionnaires qui jouent au ludo au lieu de se consacrer au travail. Faut-il passer sous silence ces dames qui, munies de vernis, cirent leurs ongles à longueur de journée ? Que dire de ces gens qui se plaisent à manipuler les numéros de Lotosport et consorts ? Aujourd'hui, l'administration togolaise fonctionne très mal et nous pensons que ces visites surprises peuvent conduire à un changement dans les habitudes. «  Faure-vi  » n'a qu'à remettre tous les Togolais au travail. Il faut aussi revaloriser la langue de travail qu'est le français. Sinon, il est parfois indécent que les fonctionnaires, sans même vous connaître, vous accueillent au bureau avec les «  Bidjazma !  », «  Kokarini !  », «  Aléma, cou-lé ! »…

«Xoxo néyi !»

Le «  lovi matchi matchi mé kouna wo  » ( le petit du crocodile ne meurt jamais) est devenu depuis samedi le deuxième Premier ministre de «  Faure-vi Vodoua  ». C'est la consécration de l'œuvre de tant de jours. En 1994, il était en voie d'être nommé quand «  Fo Kodjo  » le dribbla en déclarant son ex-UTD en parti charnière. L'année dernière, il a été pressenti à ce poste - on raconte que le décret était pris et qu'on n'attendait que son accord pour l'officialiser - mais la plate-forme que la Coalition avait envoyée, avait tout chamboulé et le «  vieux  » a été appelé à la rescousse du «  jeune  ». Et pour se moquer de ces Togolais qui ressassent que le tandem «  Faure-vi Vodoua  »-«  Gbogboyagbo  » se portait mal, le patron de la CPP avait déclaré qu'entre le «  petit  » et lui, il n'y a même pas de place pour un papier-cigarette. Mais aujourd'hui, ce papier-cigarette s'est abîmé et c'est le Bélier noir qui scintille de bonheur. C'est ça la vie : certains sont heureux dans la matinée, d'autres le sont dans la soirée. Passons !

Sa Majesté le Roi de Noépéville part donc avec la plupart de ses porteurs de sceaux et de valises. Ils vont tous partir, ces opposants «  réalistes et participationnistes  ». Nous avons souri quand un «  con-frère  » a écrit :«  La présence de Gabriel aux côtés de Faure à Bruxelles, Rome et Paris, à un moment où les ministres actuels doivent se poser plein de questions, n'est certainement pas due au hasard  ». Entre nous, est-ce que cela seul suffit pour garder son poste ? Voyager avec le prégo ne veut rien dire. Pour ce gouvernement, le Premier des ministres a l'obligation de résultat et il est hors de question d'embarquer des agitateurs et autres amuseurs de galerie. «  The right man must be at the right place  ». Tous les Togolais ne veulent plus avoir ces ministres qui présentent aux jeunes «  le contenu  » de leur département. Des ministres qui n'ont pas de retenue et qui mangent «  wouya wouya  » un peu partout, les Togolais n'en veulent plus. Tous ces «  xoxo  » (démodés) qui ont mangé un peu doivent aller se faire apprécier ailleurs. On les a assez vus.

Encore «le cri scolaire» au Togo

Le vendredi 22 septembre prochain, un phénomène de «  le cri scolaire  » va encore se produire au Togo. D'après l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE), le Togo sera touché par l'éclipse entre 9 heures 37 minutes 48 secondes et 12 heures 4 minutes 36 secondes avec un maximum du phénomène observable à 10 heures 49 minutes 12 secondes. Mais curieusement, et le gouvernement, et la ministre de «  le cri scolaire  » Kanny Sokpoh-Diallo ne disent rien. Nous sommes à quelques jours du phénomène mais nous n'avons pas encore entendu «  Milé déviwo tudo xomé…némikpoè, nkuvi lagban nami zedeka  » (Fermez les enfants, si vous regardez sans protection, vous perdez la vue). Il n'y a plus de campagne du genre «  Fermez portes et fenêtres et avalez les clés ; Jetez-vous sous les lits ; Approvisionnez-vous et mangez beaucoup car on ne sait jamais  ». Même le «  meilleur danseur aux funérailles du père de la nation  », Selom Klassou, ne se promène plus dans les établissements scolaires pour distribuer les lunettes anti-éclipse que l'Etat togolais sous l'impulsion de «  Faure-vi Vodoua  » a voulu mettre à la disposition des populations pour qu'elles vivent en live le phénomène. Il n'y a plus d'engouement autour de l'éclipse de vendredi prochain. A la question de savoir pourquoi «  Tata Kanny  » ne fait plus des meetings de sensibilisation, un malade «  téologo- métaphysico-mental  » nous répond qu'elle avait tellement raconté des histoires en mars dernier que les gens ne chercheront plus à l'écouter. En tout cas, ce «  Voganais  » (habitant de Vogan) dont les chèvres avaient été amicalement volées et qui avait dit sur une radio de la place : «  Hélou né Gnonoum lo  » est prêt à regarder cette fois-ci ces chèvres au lieu d'aller se «  jeter sous le lit  ».

God save the King

Vraiment les gens n'aiment pas les gens. Beaucoup de personnes dans pays ici ont souhaité que «  l'avignon gnassional » à bord duquel se trouvait «  le Général Faure Essozimna Gnassingbé  » qui a eu des «  problèmes de difficultés  » au ciel bruxellois fasse un crash. On a vu des gens de nos propres yeux s'en mordre les doigts. Si certains ont pensé la chose dans leur «  faure  » intérieur, d'autres par contre l'ont «  fauretement  » exprimé. Dieu étant Togolais, il n'a pas exaucé la prière des jaloux des acquis du «  petit  ». Pourquoi des gens peuvent avoir des idées machiavéliques, des idées noires comme le bois d'ébène comme ça ? En tout cas, le tout-Puissant l'a épargné. God save the King, diront les Anglais. D'ailleurs, nous, on était certain que si le pire arrivait, le fiston s'en sortirait indemne. A moins que son géniteur ne lui ait pas légué son secret. N'est-ce pas qu'il avait échappé à un crash d'« avignon  » à Karasawa là-bas ? On raconte au moment de l'«  askident  » que le Général s'était transformé en une feuille d'arbre. Vrai ou faux ? Nous, on ne sait pas. Toujours est-il que si l'accident se produisait à Bruxelles, «  Faure-vi Vodoua  » se serait, lui, transformé en un tronc d'arbre. Autrement, ç'aurait été une seconde catastrophe en moins de deux ans. Cette fois, ce ne serait pas une «  catastrophe nationale  » mais internationale ou togolo-belge. On aurait également assisté à la scène suivante. Un quarteron d'officiers allaient alléguer que le pays est en danger pour faire allégeance à l'autre fils du père, c'est-à-dire le libéro et le porter au pouvoir. Et en quelques heures, la Constitution sera tripatouillée pour le faire député, président de l'Assemblée nationale puis président de la République. Sous la pression de la communauté internationale, il va démissionner pour finalement organiser des élections frauduleusement claires pour l'emporter avec plus de 60% des voix. Ils ont ce don- là. Une question à 10 centimes : «  BOmBe Antiténatique  » allait-il revenir ? Là, on ne sait vraiment pas.

Harryvi toujours «invoyable»

Les Togolais se souviennent qu'en fin février au moment où « Faure-vi » et son bataclan dansaient du Kamou à « Pyaland  » dans le cadre des funérailles «  naturelles  », pardon traditionnelles du «  Vieux  », le camp gendarmerie a été « caressé » par des Cocktails Molotov. Que devrait-il arriver s'il avait utilisé des «  Guinness Molotovo  » ou «  Sodabi Molotov  » ? D'après les enquêtes d'illico presto, la FBI togolaise découvrit que le commanditaire de cette mauvaise blague n'est autre que Harry Olympio. Et depuis qu'un mandat de course, plutôt un mandat d'arrêt est lancé contre lui, Harry est devenu « invoyab le », c'est-à-dire qu'on ne peut pas le voir quoi. Il est pour le pouvoir togolais ce que représente le «  gentil  » Ben Laden pour les Américains. Dans ce petit pays de 56 600 km² seulement, on n'est pas arrivé à mettre la main sur Harry-vi.

Au passage même dans les vieux conflits comme celui opposant Israël à la Palestine , les belligérants observent une trêve pour se récréer avant de reprendre le combat. Que l'Etat soit magnanime envers lui en décrétant une trêve pour que Harry-vi rencontre les sympathisants qui sont sans berger. Il semble que «  Assagan  » fait «  bitos  » pour revenir au bercail. On dit qu'il aurait envoyé à «  Faure-vi Vodoua  » un «  j'ai l'honneur  » dans lequel il dit que c'est «  Santana Abossahoun  » qui l'a trompé. Vrai ou faux ?

Fini la mangeoire

«  Les opposants n'ont jamais cru que le train allait démarrer. Or, il est parti sans eux  ». C'est en ces termes que tournait en dérision l'Enarque Edouardo Kodjo ses compagnons d'hier. Pour lui rétorquer, on dira que «  le TGV a beau courir, il s'est arrêté seulement à Hanoukopé  ». L'«  imposteur  » selon «  Fo Nico  » et ses amis ont plié armes et bagages. Dans leur camp actuellement, c'est la consternation. Les pauvres ! Ils sont en train de raser le mur. Sentant leur fin prochaine, ces «  podocrate s » (démocratie du vendre) se sont débattus comme de beau diable mais rien n'y fait. Pour sauver la mangeoire, ils ont interprété à leur manière l'accord, crié haut et «  faure  » sur les médias que nulle part, il n'est écrit qu'il faut changer de Premier ministre mais Faure n'étant pas Eyadèma (même s'il veut faire seulement 28 ans au pouvoir), il ne s'est pas laissé faire. N'est-ce pas que le «  petit  » a dit qu'il mettrait son doigt à couper pour faire appliquer globalement l'Accord dans toute sa globalité ? Il a laissé tomber «  l'imposteur  » «  gboya  » et celui-ci dans sa chute va entraîner les particules de NDP, Nid, PSR… «  Vous ne méritez pas là où vous êtes. Fini la mangecratie, place à la démocratie  », semble leur dire Faure qui les sèvre ainsi de leurs délices. S'il y a un Togolais qui doit être plus content de ce «  renvoyement  » de l'homme de Noépé, ce serait bien l' «opposant pétard» , Lawson Nicolas. Avec toute l'aversion qu'il a pour le Koq, on ne serait pas surpris si un de ces jours, on le voit la Bible à la main crier qu'il avait eu l'illumination dès le premier jour que l'homme ne méritait pas cette place et qu'il ne s'agit que de l'imposture.

Pour ça au moins, il a le mérite

Avec tout ce qu'on voit dans certains établissements scolaires, il y a des moments où on est tenté de donner raison à Selom Klassou, le meilleur danseur aux funérailles du père de la nation. L'école togolaise a des problèmes comme ça pour qu'on en ajoute l'extravagance vestimentaire. Devant certains cas, on se demande si on n'est pas à un défilé de mode, à l'élection Miss-Togo ou encore à une surprise-partie. Tellement la chose est patente. Dans la cour d'établissement, les élèves s'habillent à la R 'n'B, au décalé coupé et des corsages avec des décolletés. Les jeunes filles portent des minijupes et des décolletés pigeonnantes laissant transparaître des cuisses et des seins. Ce qui met parfois en rut certains enseignants. Les garçons, eux, s'affichent en rappeurs ou en hip hopeurs avec des pantalons bouffants et des chaussures gigantesques. Mais ces élèves n'ont «  Kau-mi  », rien dans leur tête. On veut des têtes bien faites et non des têtes touffues. C'est pourquoi nous trouvons opportun que soient bannis dans les écoles, les jupons style «  fille à croquer  », les casquettes-béret devant-derrière, les colliers, bracelets et boucles d'oreilles de garçons et les coupes de cheveux-stars, les portables high tech… Pour ça au moins, Klassou a le mérite de les interdire.

 

 

 

 

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