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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
L'Ufc s'apprête à exclure Amah Gnassingbé de ses rangs 22 septembre 2003
Selon une déclaration du parti rendue publique ce 21 septembre, l'Ufc condamne la «tentative de débauchage de ses cadres» à l'exception de son 2è vice-président qui avait déclaré vouloir «collaborer» avec le régime et être allé au gouvernement «à titre individuel». Le parti de Gilchrist Olympio affirme que Amah Gnassingbé «n'avait aucun mandat ni pouvoir pour constituer, encore moins proposer une telle liste (ndlr) de membres de l'Ufc à entrer au gouvernement». C'est dans cette logique que l'Ufc a saisi « la Commission de discipline de ce dossier conformément aux Statuts et au Règlement intérieur du parti». A en croire des sources proches du premier ministère, une délégation de trois membres du parti en l'occurrence M. Amah Gnassingbé, Antoine Bodjona (papa de Pascal Bodjona, ministre d'Etat et directeur de cabinet de Faure Gnassingbé) et Seydou Issa, est allée remettre une liste de ministrables au nouveau Premier ministre alors qu'ils n'avaient reçu aucune autorisation de l'Ufc, ce qui, selon le bureau national, est «en totale violation des règles et procédures du parti» Se pose alors la question de savoir pourquoi, nonobstant les recommandations du président du parti qui avait appelé au boycott du gouvernement, Amah Gnassingbé, qui se dit opposé à la décision de son président, n'a pas daigné déposer sa démission avant de se retrouver Ministre d'Etat? Un membre d'un parti peut-il se prévaloir d'une réunion de consultation de la base comme une décision prise pour représenter à lui seul son parti? Même si les tergiversations et les incohérences de l'Ufc sont notoirement reconnues, Dr Amah Gnassingbé devrait rendre son tablier du moment où ses convictions politiques ne sont plus en accord avec les décisions du parti. Cela s'appelle de l'honnêteté intellectuelle. Il faut quand même dire que l'entrée dans le gouvernement du plus haut responsable de l'Ufc resté au pays, jette un grand trouble dans la situation déjà confuse de la formation du gouvernement Agboyibo. C'est une grande pêche et les responsables du parti qui font bloc derrière la décision de leur président doivent commencer une campagne d'explication auprès des populations pour lever toute équivoque. L'Ufc, telle qu'on la connaît dans sa logique, ne tardera donc pas à exclure Amah Gnassingbé de ses rangs. Mais et après quoi? Que proposera donc Gilchrist Olympio pour pallier aux «insuffisances» de l'accord politique global du moment où la primature n'a pas été confiée «au plus important parti de l'opposition». Une chose est toujours de contester, mais l'autre est de proposer des alternatives qui soulagent les souffrances du «Peuple Togolais outragé et martyrisé». Si aucune solution n'est envisageable par l'Ufc, qu'elle se taise donc et mobilise ses troupes pour «obtenir les conditions de transparence et gagner les prochaines élections législatives». Nono Mitonyawo, Etiame.com
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