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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? | Formation du gouvernement Me Agboyibo et le RPT n'ont pas recherché le consensus exigé par l'Accord Lors de la conférence de presse ayant suivi la nomination de Me Yawovi Madji Agboyibo, nous avions cru entendre de la bouche du leader du CAR que la formation du gouvernement serait du ressort du Président de la République. Nous ne nous sommes pas trop fiés à cette information pour la simple raison qu'il y avait ce jour-la beaucoup de bruits dans la salle et qu'on croyait l'avoir mal saisi. Mais, la composition du gouvernement vient confirmer cette information. Des sources dignes de foi indiquent que le gouvernement rendu public mercredi aurait été formé bien avant le choix du Premier ministre. Ce qui est contraire aux dispositions constitutionnelles qui prévoient en son article 66, alinéa 2, que « Sur proposition du Premier ministre, il (le chef de l'Etat) nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions ». Le Premier ministre Me Agboyibo a été mis devant le fait accompli. Les espoirs suscités après la nomination du Bélier noir se sont estompés. Les gens sont déçus par ce « gouvernement boulevard ». Quand on parle du gouvernement de large union nationale, est-ce à dire qu'il faut créer des postes ministériels à toutes les 5 millions âmes que nous sommes ? Il y a plus d'un an, Edem Kodjo avait mis en place une « mangeoire » forte de 29 membres. Ce fait, tous les Togolais l'avaient dénoncé à l'époque. Aujourd'hui, c'est Me Agboyibo qui accepte un « abreuvoir » composé de 34 ministres. Des portefeuilles fantaisistes ont été créées pour satisfaire tout le monde. Quel est l'intérêt d'un ministère « Délégué auprès du Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de la Zone Franches chargé du Secteur Informel » quand on sait qu'il y a déjà deux ministères qui on trait au même sujet: « Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat », et des « Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de la Zone France » ? Comment peut-on avoir 34 postes ministériels pour un petit pays comme le Togo qui, plus est, est en crise depuis plus de seize ans ? Par ailleurs, ç'aurait été intéressant que, selon l'esprit de l'Accord, le Premier ministre et le RPT cherchent le consensus avant la publication du gouvernement. Il fallait attendre jusqu'à la fin de la semaine, le temps d'engager des discussions franches et sincères avec le principal parti de l'opposition (UFC). Cette procédure qui a consisté à débaucher Amah Gnassingbé, 2 ème vice-président de l'UFC, ne résout aucun problème et participe à la stratégie du RPT qui est : « diviser pour régner ». Cela ressemble à peu près à ce que Kodjo avait fait il y a plus d'un an en faisant entrer dans son gouvernement des « militants fragiles » de l'opposition. On se souvient qu'à l'époque, quand le pouvoir avait déclaré qu'une militante de « première heure » du CAR en la personne de Mme Christine Agnélé était au gouvernement, le CAR avait fait sortir un communiqué pour démentir l'information en soutenant qu'elle avait démissionné du parti il y avait bien longtemps. Aujourd'hui, c'est Me Agboyibo qui est dans une situation analogue avec le cas de Amah Gnassingbé. La vie c'est comme un ballon qu'on lance contre le mur et qui revient. En outre, le gouvernement n'est pas ouvert aux partis non signataires de l'Accord de Ouaga. L'Alliance du tandem Péré-Agbéyome, le PRR de Nicolas Lawson, ID de Akpotsui ne sont même pas invités à ce partage du gâteau. Par contre, des particules comme le Nid et la NDP sont restés au gouvernement dans le but de continuer leur rôle de faire-valoir. De plus, en dehors de Célestine Akouavi Aïdam du GF2D, aucun membre de la société civile n'est au gouvernement. La dame Memounétou Ibrahima, hum ! qui devient ministre des Affaires sociales et de la Promotion féminine est une députée RPT. Avec 34 titulaires, le nouveau gouvernement révèle quelques craintes. Le RPT qui dirige le Togo depuis plus de 40 ans et ses satellites conservent tous les postes de souveraineté : Affaires Etrangères, Défense, Sécurités, Finances… De la configuration de ce gouvernement, il ressort que le CAR et la CDPA se retrouvent respectivement avec trois portefeuilles (Communication et de la Formation civique ; Chargé des Collectivités locales ; Economie et Développement) et (Mines et Energie ; Enseignement Supérieur ; Chargé du Secteur Informel). Le gouvernement s'est militarisé avec la montée en puissance de Kpatcha Gnassingbé et l'arrivée de l'ancien patron de la Garde présidentielle. C'est la preuve que Me Agboyibo n'aura pas la tâche facile. Z.A. Mise en œuvre de l'Accord Que devient le Comité de Suivi tant annoncé? «Les Parties prenantes au Dialogue conviennent de la mise en place d'un mécanisme de suivi de la bonne application des engagements souscrits. Le Comité de Suivi (CS) sera composé d'un représentant de chaque composante au Dialogue, ainsi que des représentants du Facilitateur, de l'Union Européenne (UE) et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Il aura pour mission de veiller à l'application du présent Accord. Il sera présidé par le Facilitateur ou son représentant», précise le point 5.2 des dispositions finales de l'Accord Politique Global signé le 20 août dernier. Mais jusqu'à présent, ce comité n'a pas commencé à prendre corps. On n'en parle même plus. Depuis que l'Accord a été signé, le président Blaise Compaoré semble avoir fini son travail et ne songe plus à la mise sur pied de ce Comité de Suivi censé jouer le rôle de veilleur de l'application de l'Accord. Ce qui veut dire qu'avant le début de mise en œuvre de l'Accord, ce comité devrait être actif en rappelant à l'ordre tous les protagonistes. A l'allure où vont les choses, on se demande si le président burkinabé qui vient de prendre le dossier du Darfour, aura encore le temps nécessaire à consacrer à la crise togolaise. A en croire nombre d'observateurs, ce comité devrait être postérieur à la nomination du Premier ministre ainsi qu'à la formation du Gouvernement d'union nationale. M. Komlan Alipui, Président du GRAD (Groupe de Réflexion et d'Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement), est de cet avis. Pour lui, «L'Accord politique global ayant défini la mise en place d'un mécanisme de suivi, aurait pu en même temps désigner les gens afin que cette structure soit immédiatement opérationnelle après la signature de l'Accord le 20 août 2006». «Tel n'est pas le cas et il n'est guère surprenant de constater déjà des dérapages», a-t-il ajouté. Même sous la pression de Louis Michel, le chef de l'Etat ne devrait pas annoncer une date pour les élections législatives. Ce rôle qui, en principe, est dévolu au Gouvernement d'union nationale, est foulé au pied. Selon l'Annexe 2, l'une des attributions du Gouvernement est d' «élaborer un calendrier électoral précis indiquant la date d'installation de la future CENI». S'il y avait ce Comité de Suivi, il aurait pu rappeler à l'ordre le chef de l'Etat en lui faisant savoir que l'annonce de cette date n'est pas de son ressort. Mais aujourd'hui, tout semble être décidé en fonction de l'organisation des élections législatives d'ici à fin juin. «Je suis persuadé pour ma part que vous arriverez à conduire cette feuille de route de façon linéaire de sorte que nous ayons la possibilité d'aller aux élections dans les délais qui ont été fixés par le chef de l'Etat», a dit l'ancien Premier ministre, Edem Kodjo, à l'adresse de Me Agboyibo lors de la cérémonie de passation de service le lundi dernier. N'est-ce pas une tentative de mettre le Gouvernement au pas en l'obligeant de respecter le vœu émis par le chef de l'Etat ? Est-il logique que pour l'organisation d'un scrutin, Faure Gnassingbé aille consulter d'abord un simple Commissaire qui équivaut peut-être à un ministre et un autre chef d'Etat avant de fixer les dates ? Cette annonce unilatérale de la date des législatives n'apporte-t-elle pas de l'eau au moulin de ceux qui soutiennent que Chirac voudrait «normaliser» le pouvoir du fils de son «ami personnel» avant de partir? Pour éviter donc tous les dérapages possibles dans ce nouveau processus, il est urgent qu'on mette en place ce Comité. Ce n'est pas quand une partie aura vidé l'Accord de sa substance qu'on va penser le faire. Les Togolais ne veulent plus revivre la triste expérience qu'ils ont faite avec Mamadou Tandja et sa CEDEAO. Z.A. Accident de circulation à SAZOF Un camion des FAT tue un enseignant «Je ne crains pas la mort, mais je crains la façon de mourir», a dit un philosophe. Il est d'autant plus évident que nul n'est immortel sur la planète terre mais, il y a des contextes de décès qui sont déplorables et condamnables. En effet, l'après-midi du mercredi 20 août dernier a été fatale pour M. Amétépé Koffi. Percuté de derrière par un camion de transport de troupe des FAT sur le Boulevard Eyadéma au niveau de l'ancienne SAZOF, M. Amétépé est tombé de sa moto avec un choc violent. Le dégât venait d'être constaté. Couché à même le sol, il gisait dans le sang aux yeux des militaires qui n'ont rien d'autres choses à faire que de réguler la circulation à cette heure d'embouteillage en attenant l'arrivée tardive des sapeurs pompiers. La surprise était plus grande pour ces derniers qui découvraient un corps sans âme. Le drame vient d'être commis par le véhicule des FAT qui transportait des militaires de la garde présidentielle. En effet, M. Amétépé Koffi, âgé de 50 ans, marié et père de famille est instituteur de première classe, 3 e échelon. Il était en poste à l'EPP d'Anfamé (centre) où il venait d'ailleurs de quitter ses collègues aux environs de midi. M. Amétépé, précédemment Directeur de l'un des deux groupes qui constituent cette école, est muté à l'Ecole d'Anômé où il doit incessamment prendre fonction avant que la mort ne le fauche au cours de ses démarches. En attendant qu'une enquête soit ouverte, même si elle n'aboutit pas comme on en a l'habitude au Togo, les responsabilités incombent en premier chef au chauffeur du camion des FAT, selon les témoignages recueillis sur le lieu du drame. Car percuter un véhicule par derrière, suppose une négligence notoire du code de la route dans la mesure où la distance de sécurité entre deux véhicules est de 5 m pour une vitesse de 90 km/h et de 40 km/h dans les agglomérations. Le retard du secours des sapeurs pompiers est significatif dans le décès de M. Amétépé qui aurait fait de l'hémorragie. Cette situation est récurrente et incombe à l'Etat qui pendant longtemps investit plus dans la logistique militaire au dépend de celle destinée à l'humanitaire. La vétusté des véhicules datant du siècle dernier et en nombre insuffisant en est une preuve parmi tant d'autres. Il faut souligner que cette voie express qui relie le camp RIT à Lomé 2, est souvent utilisée abusivement par les militaires qui la prennent pour une propriété privée où ils ont également érigé leurs véhicules en prioritaires, ce qui se traduit par l'excès de vitesse. Cet énième drame interpelle les autorités en charge de la défense qui doivent rappeller à l'ordre des militaires, usagers de ce boulevard. On se rappelle de l'accident provoqué par excès de vitesse du véhicule GMC de la garde présidentielle au même endroit, l'année dernière ayant fait deux blessés graves (oncles et nièce) qui traînent aujourd'hui de l'infirmité à vie. Ailleurs, la logistique militaire est assurée, exception est faite aux chars d'assaut mais, force est de constater le contraire au Togo. Alors, dans ce drame, l'Etat a l'obligation de réparer les dommages causés à tierce personne, car M. Amétépé Koffi a laissé derrière lui des veuves et orphelins. Leur éducation en dépend. La rédaction de «Liberté Hebdo» présente ses condoléances aux familles éplorées. Didier LEDOUX LES INSUFFISANCES DE L'ACCORD POLITIQUE GLOBAL L'accord du douzième dialogue a été signé avec solennité le 20 août 2006 dans la salle Concordia de l'Hôtel 2 Février. Les Togolais qui ont été pris à témoins par la solennité de la cérémonie de signature, l'attendaient comme une bouée de sauvetage dans les eaux tumultueuses de l'insaisissable donne politique togolaise. Que vise essentiellement cet accord tant célébré par les parties prenantes et la communauté internationale ? Des élections législatives prévues par les 22 engagements souscrits par le gouvernement togolais avec l'Union européenne le 14 avril 2004. En réalité, on peut dire que, chacune des parties prenantes à ce dialogue inter togolais y est allée en faisant ses calculs. Le Chef de l'Etat ne voulait-il pas effacer un récent passé marqué par des évènements douloureux et avoir un accord dûment signé par les principaux partis politiques auxquels le gouvernement a associé deux organisations de la société civile avant d'effectuer son premier voyage en France ? On peut le supposer. La mouvance présidentielle, sans doute, ne voulait en aucun moment, comme il est de bonne guerre, perdre le pouvoir. Elle tentera au cours du dialogue de multiplier les blocages en se montrant intransigeante. Pour les partis de l'opposition dite traditionnelle, pour garder leur crédit auprès d'une population lasse de 13 ans de sanctions de l'Union européenne qui l'ont laissée dans la souffrance et la misère, il lui fallait une sortie honorable de la crise. Ils se sont, à cet égard, montrés assez souples sur certains points de leurs revendications fondamentales. Et grâce à la médiation du Président Blaise Compaoré, un accord politique global a pu, finalement, être arraché. Malgré la satisfaction affichée par les protagonistes de cet accord, l'opinion togolaise et la communauté internationale, trois insuffisances majeures de l'accord méritent d'être relevées au moment où cet accord connaît un début d'application. 1. Le fait que le Premier ministre chargé de conduire le gouvernement d'union nationale n'ait pas été désigné par consensus au cours du dialogue et ses prérogatives bien définies par rapport à celles du Chef de l'Etat constitue une insuffisance. Il faut le souligner qu'un accord politique requiert que les prérogatives des deux responsables de l'exécutif soient bien définies pendant la transition afin d'éviter tout conflit de compétence qui risquerait de paralyser l'action du gouvernement qui est censé être un gouvernement de mission. A cet égard, une disposition particulière aurait dû être insérée dans l'accord donnant le nom du Premier Ministre désigné par consensus et ses prérogatives. Or tel n'est pas le cas. Le Chef de l'Etat gardant toutes ses prérogatives constitutionnelles, pourrait, dès lors, prendre tout le temps qu'il faut pour nommer le Premier Ministre qu'il veut, c'est-à-dire celui qui répond le mieux à ses préoccupations et non forcément à l'esprit de l'accord. Deux évènements récents révèlent au grand jour cette insuffisance. La nomination du nouveau Premier Ministre le 16 septembre 2006 en se référant aux dispositions de l'article 66 de la Constitution. Le Chef de l'Etat, ce faisant, a fait prévaloir ses prérogatives constitutionnelles. Or nous sommes dans un processus politique qui est régi, justement, par l'Accord Politique Global. Ce qui viole manifestement l'esprit de compromis et de consensus qui a prévalu tout au long du dialogue inter togolais. Il est vrai que le Chef de l'Etat a procédé à des consultations avec les parties prenantes au dialogue. Il aurait pu, pour parer à cette insuffisance, une fois ces consultations terminées, réunir toutes les parties prenantes, pour leur faire part de son choix. Ceci lui aurait permis de recueillir leurs ultimes observations, obtenir leur accord avant cette nomination. Il aurait ainsi respecté, au moins, l'esprit de l'accord. La difficulté rencontrée dans la formation du nouveau gouvernement qui se traduit par le refus de l'un des principaux partis politiques à participer au gouvernement d'union nationale illustre bien cette insuffisance de l'accord. 2. L'Accord politique global ayant bien défini la composition du comité de suivi, aurait pu en même temps désigner ceux qui doivent en être membres. Ce qui aurait permis à cette structure d'être opérationnelle aussitôt après la signature de l'accord afin de veiller à son application. Tel n'est pas le cas. Il n'est guère donc pas surprenant de constater certains dérapages. Le Chef de l'Etat a annoncé la date indicative des futures élections législatives sans, au préalable, s'en référer à la CENI dont, en l'occurrence, c'est la compétence. Le Chef de l'Etat aurait dû attendre la formation du nouveau gouvernement d'union nationale, la mise en en place de la CENI , et sur la base d'un chronogramme réaliste avant d'annoncer l'échéance des législatives. L'on peut se demander, à juste titre, si l'échéance fixée par le Chef de l'Etat pourra permettre de prendre toutes les dispositions nécessaires prévues dans la feuille de route pour l'organisation des élections libres et transparentes ? Eu égard à ces dérapages il est indispensable que le Comité de suivi soit rapidement mis en place afin de veiller à l'application scrupuleuse de l'accord. 3. La troisième insuffisance a trait aux réformes constitutionnelles et institutionnelles dont certaines seront effectuées par la future assemblée législative. Or selon la constitution actuelle, tout amendement doit requérir une majorité qualifiée des « quatre cinquièmes (4/5) au moins des députés ». Même demain si l'opposition qui demande ces amendements gagnait les élections législatives, il n'est pas certain qu'elle soit en mesure de les faire. Pour éviter des blocages éventuels qui pourraient être liés à ces amendements, les parties prenantes au dialogue auraient dû prévoir que cette assemblée, à défaut d'être une constituante, fût expressément dotée de pouvoir constituant. Ceci devrait permettre à la future assemblée d'opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles prévues par l'Accord Politique Globale et d'autres qui s'avéreraient nécessaires. Cette insuffisance peut être corrigée au moment où nous sommes au début de l'application de l'accord. A cet égard, les organisations de la société civile doivent faire les démarches nécessaires auprès des autorités politiques, de la classe politique et du facilitateur, pour que dans un addendum à l'Accord Politique Global une disposition particulière soit prévue pour doter expressément la future Assemblée nationale de pouvoir constituant. Le Groupe de Réflexion et d'Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement. GRAD LIBERTINAGE Toi aussi DC, un transfuge c'est un transfuge Depuis samedi 16 septembre dernier, un changement est intervenu dans le microcosme politique togolais. «Faure-vi Vodoua» a réussi à se dessouder du «Vieux» qui a utilisé une colle forte pour se coller à lui à vie . Le diplomate-écrivain a été prié d'aller se reposer un peu dans son village natal à Noépé. Fini la mangeoire, place aux bonnes choses. «Agboa ntô vado vô» ( le Bélier même est arrivé). La troisième tentative s'est soldée par un succès. Il remplace «Gbogboyagbo» qui l'a planté en 1994 et en 2005. Cette nomination est saluée aussi bien par les vrais partis que par les particules qui ne se résument qu'aux membres de leur famille. C'est dans ce contexte qu'un oiseau, pardon un militant du Nid était dans les studios de la Radio Nostalgie lundi dernier. L'ancien activiste de l'UFC, aujourd'hui Directeur de Cabinet (DC) au fameux ministère de la Ville , Koffi Agano, a fait lui-même le déplacement de la Radio pour présenter les «félicitements» du Nid au Bélier noir de Kouvé. Mais il a piqué une vive colère quand le journaliste l'a taxé de transfuge de l'UFC. La façon dont il a pris cela, on a cru qu'il allait dévorer en live notre «con-frère». «Avant de répondre à la question, permettez-moi de vous dire qu'il y a des termes que moi, je n'aime pas. Nous ne sommes pas d'accord quand vous traitez quelqu'un de transfuge quand il va au gouvernement ou quand il quitte son parti pour certaines raisons. Ce qui s'est passé l'année dernière avec tous ces jeunes, vous allez dire qu'ils sont des transfuges?», a-t-il musclé dans le micro. Cependant, la question que se pose un malade «sentimento-mental» est celle-ci : comment appelle-t-on alors celui qui abandonne son parti ou ses opinions pour un parti, des opinions adverses? N'est-ce pas celui-là qu'on appelle un transfuge? Qualifier quelqu'un de transfuge n'est pas, selon nous, une injure. C'est un constat. Ou bien le DC ne maîtrise-t-il pas le «contenu» de ce mot? A toi «con-frère», prochainement, tu dis «apostat politique». L'«opposant pétard» de retour dans la cité Il nous a manqué le «rédempteur», l'ancien candidat à l'élection présidentielle. L'«opposant pétard» vous manque et tout est dépeuplé. Il a disparu de la circulation depuis que les «dialogueurs» ont décidé de se transporter au Burkina Faso là-bas. Plus de communiqués, plus de lettres à «Faure-vi», plus de déclarations tonitruantes sur les chaînes privées. A en croire un jaloux de ses acquis, «Fo Nico» se serait imposé un embargo verbal jusqu'au départ de sa Majesté le Roi Kodjo de Noépéville. Ce jaloux semble avoir eu raison. Puisque depuis lundi, le patron du PRR a commencé par prendre d'assaut les radios. Reçu sur Nostalgie lundi, il se félicite pour l'heure de la nomination de Me Agboyibo et émet le vœu qu'il réussisse là où certains ont «gbogboyagboment» échoué. Il a en outre fustigé le comportement du «ils de l'indépendance» qui «prend les Togolais pour des imbéciles». Sur ce point, il a parfaitement raison. «Fo Gil» semble déconnecté et il change de discours à chaque seconde. Ce n'est pas bon dê. Quand on fait la «kpolitique» comme ça, on n'aura jamais le pouvoir. «Fo Gil» n'a qu'à quitter Mars pour revenir sur «Avril», pardon sur terre. Au cours donc de l'entretien, il n'est pas vrevenu sur le cas de l'«imposteur» de Noépé. Il croit avoir accompli sa mission et qu'il est hors de question qu'il remue encore le couteau dans la plaie. Mais il a indirectement dragué le Bélier noir de Kouvé en déclarant qu'il le connaît depuis 1987 et qu'il fait partie de ceux qui ont soutenu la candidature de Me Koffigoh au poste de Premier ministre. Il a aussi ajouté qu'à l'issue des législatives de 1994, il était allé voir le «Baobab» pour lui dire «zyeux» dans les «zyeux» de nommer Agbo Premier ministre et que le Général avait refusé en arguant qu'il voudrait nommer un économiste. Cette révélation de l'Apôtre Nico a surpris tout le monde. Pourquoi a-t-il attendu aujourd'hui pour la faire surtout que l'autre partie n'est plus? «Ohossé !». Avec le gouvernement extravagant qui vient d'être formé, on craint que cette embellie dure! Debbasch a son sosie dans le feuilleton «Rubi»? Depuis février dernier, la Télévision qui s'occupe de la santé des gens-là, Delta Santé, passe un feuilleton mexicain sur sa chaîne. «Rubi», c'est le titre du feuilleton, est offert aux téléspectateurs tous les mardis et vendredis à 20 heures et rediffusés les samedis et dimanches à la même heure. Pour ces jours, le feuilleton passe avant l'overdose des tradithérapeutes. C'est le monde moderne peint dans ce feuilleton: mensonge, jalousie, prostitutions, ambitions démesurées, affaires louches…Quant à Rubi, l'héroïne elle-même, elle est une calamité. Partisane de la facilité, elle a ses cuisses ouvertes à l'amour allant jusqu'à arracher la fiancée de sa meilleure amie ou jusqu'à faire emprisonner le fiancé de sa sœur pour la simple raison qu'il est pauvre et qu'il ne mérite pas d'épouser sa sœur. Rubi, est une diablesse incarnée. Elle est toujours assistée dans ses coups bas par Loreto, un personnage fringale qui ressemble beaucoup à Charles Debbasch. Ils ont à peu près la même carrure et le même comportement. C'est lui qui conseille souvent Rubi qui prend ses idées pour des paroles d'évangile. Si ce n'est pas que le Conseiller de «Faure-vi» était à Lomé depuis qu'il a peur de sa France natale, on aurait dit que c'est lui qui a incarné ce personnage. Qui plus est, le Conseiller de Rubi a un chiot dont il ne se sépare jamais. Et là aussi, le chiot ressemble à celui du constitutionnaliste français. Vraiment, il y a de fortes ressemblances sur cette planète. Gnassingbé de Lama rejoint Gnassingbé de Pya C'est fait. Le pépé qui avait fait pouffer les participants à la Conférence Nationale en déclarant que «C'est Gnassingbé de Lama et non Gnassingbé assassin», a rejoint le «gouvernement boulevard» mis en place par le Bélier Noir de Kouvé. Il est un ministre d'Etat sans portefeuille. Il l'est pour servir de faire-valoir. Déjà, les journalistes RPT de la TVT vantent cette présence en ressassant qu'un deuxième vice-président de l'UFC est au gouvernement. Il semble que Gnassingbé de Lama a dribblé les siens pour se retrouver au gouvernement de vaste ouverture. C'est du débauchage dont le RPT seul connaît le secret. Après Gbogboyagbo qui avait débauché un activiste de l'UFC en la personne de Gabriel Dosseh-Anyron, c'est le tour du Bélier Noir d'embarquer le 2 ème vice-président de l'UFC qui refuse d'aller au gouvernement. Ce gouvernement de Agbo est pire que celui de Kodjo. Ce n'est pas une mangeoire mais un abreuvoir où on retrouve les mêmes personnes, les petites amies et consorts. Des questions bêtes? Le mercredi dernier «Togo Obscurité» pardon, la CEET avait rencontré les journalistes pour éclairer leur lanterne sur les raisons qui sous-tendent le délestage permanent auquel elle a soumis les populations. Il ressort des explications du DG de cette société qu'il manque cruellement d'eau dans le barrage d'Akossombo. N'est-ce pas paradoxal en ces temps pluvieux où tout Lomé a les pieds dans l'eau? Les journalistes ont clamé haut et «faure» que s'il ne s'agit que de ça, ils ont la solution. Un «con de frère» a demandé au DG pourquoi ne pas puiser l'eau de la lagune de Bè pour aller remplir Akossombo. Un autre a demandé pourquoi ne pas construire le barrage sur la mer pour avoir permanemment d'eau. Nous, on avait pensé que les questions sont bêtes mais le DG a dit qu'au contraire ce sont des questions très «telligentes» et qu'elles ont été sexuellement, pardon textuellement posées par les «dépités» à l' «Ensablée gnassionale unicolore». On a dit, puisque c'est les «dépités» donc c'est de bonnes questions. En tout cas, ces «questionnements» nous rappellent certains posés par les enfants curieux qui veulent savoir: Pourquoi les choses se trouvent-elles toujours au dernier endroit où on les cherche? Pourquoi les boutiques ouvertes 24 heures sur 24 ont-elles encore des serrures? Pourquoi le mot «abréviation» est-il si long ? De quelle couleur est un caméléon lorsqu'il regarde dans le miroir? Si un mot est mal écrit dans le dictionnaire, comment peut-on faire pour le savoir? Si après une explosion, la boîte noire d'un avion reste intacte, pourquoi ne pas construire l'avion avec le même matériau que celui utilisé pour la boîte noire? Quand une voiture roule, est-ce que l'air qui est à l'intérieur des pneus tourne? Pourquoi encore stériliser l'aiguille qui servira à l'injection fatale à un condamné à mort? Pourquoi n'y a-t-il pas de nourriture pour chat au goût de souris? Pourquoi «séparé» s'écrit-il en un mot alors que «tous ensemble» s'écrit en deux mot séparés? Les enfants sont «faure» dê ! On a gratté la tête «kaka», remué les méninges mais on n'a pas trouvé de réponse. Vous en avez une idée? A-t-il réglé son heure sur un autre méridien? C'est la question qu'on s'est posée quand un «con-frère» a révélé que le prince Komateux, le très proverbial ministre des Affaires Etrangères, Zarifou Ayéva a raté un rendez-vous très important à Bruxelles pour cause de retard. Le 3 septembre dernier «Faure-vi Vodoua» et tout son bataclan s'étaient transporté en Europe. C'est au cours de cette pérégrination que l' «avignon gnassional» a voulu faire une catastrophe internationale. Il se raconte que le «petit» a attrapé une grande peur et un ministron avait déclaré: «Nous avons cru que c'en était fini pour nous». Le lendemain, le fils du père a eu une réunion très importante avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Mais le ministre Ayéva a raté cette rencontre parce qu'il est arrivé en retard. Pour prêter l'expression à quelqu'un «nous sommes allés aux nouvelles» pour savoir pourquoi. Des mauvaises langues murmurent que le prégo du PDR «pensait beaucoup la tête» parce qu'il croyait qu'il allait être sauté de son poste comme un fusible. Heureusement! Les gens ont toujours soutenu que le Togo a son heure propre différente du TU ou du GMT et que si par exemple, une réunion est prévue pour 10h, il faut aller à midi ou à 13h. Nous, on a jamais cru mais Ayéva vient de donner la preuve. Il a exporté cette heure en Belgique et il a été totalement déconnecté. Le développement par la danse La nouvelle trouvaille du député Améyi dans son Womé natal là-bas consiste à faire danser à longueur de journée les populations de cette localité. Il parait que le développement du village passe par là. Le type y règne comme un véritable roi. Habillés par l'établissement «Améyi et frères», enfants, jeunes, vieilles dames sont très branchés par la danse «Akpessè». Ils portaient tous des T-shirts sur lesquels est écrit «Première circonscription électorale de Kloto». On avait pensé qu'on était en campagne pour les élections législatives. Des «con-frères» ont écrit dans leur canard qu'il avait organisé un festival «Bôbôbô» au cours duquel il a distribué beaucoup de liasses. Il est dit que le député est tellement magnanime que sa cour est comme Lomé 2 au temps du vieux. Dignitaires, enfants, jeunes, vieux, vieilles et même des journalistes se succèdent ou font des pieds de grue dans l'espoir d'une suite favorable. L'autre fois, on a vu de nos propres «oeils» à Womé de vieilles mamans danser Akpessè jusqu'à fatiguer. Ce n'est pas capable. On était triste pour elles car elles devaient être au marché ou se reposer à la maison. De jeunes bras valides ont fait de Akpessè leur métier. Quand on a vu des «hanchements» des jeunes filles, on a salivé. C'était magnifique quand même. Toutefois, une question nous est venue à l'esprit. Au lieu de donner chaque fois des poissons aux Woméens et les rendre paresseux, pourquoi ne pas leur apprendre à pêcher? Nous nous sommes également rappelé qu'on a fait beaucoup d'animation dans ce pays mais ça n'a rien donné. Alors pourquoi ne pas investir tous ces fonds dans autre chose. Quelqu'un nous a rétorqué qu'on ne connaît rien et que le développement de Womé passe par la danse. Amen!
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