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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Interview de Agbéyomé Kodjo, vice-président de l'Alliance «Le nouveau gouvernement n'est pas équilibré»
L'Alliance est-elle déçue de ne pas avoir eu une place dans le gouvernement d'union nationale? Non. L'Alliance prend acte du fait que le nouveau gouvernement composé par le Chef de l'Etat et son Premier ministre n'ont pas tenu compte de la présence de l'Alliance sur l'échiquier politique. Nous ne savons pas la raison mais nous en prenons acte. Tout ce que nous souhaitons, c'est que ce gouvernement qui est mis en place puisse exécuter correctement la feuille de route afin que nous puissions, en juin 2007, nous présenter devant le peuple souverain pour les élections législatives. Est-ce que l'Alliance a présenté des candidats aux postes de ministres? Comme on s'est adressé à tous les partis politiques, l'Alliance aussi a été sollicitée pour présenter des personnalités qui peuvent rentrer dans ce gouvernement. Mais à la publication de la liste gouvernementale, nous avons constaté avec surprise et étonnement qu'aucun militant de l'Alliance proposé ne figure dans la composition du gouvernement. Au demeurant, est-ce que vous trouvez équilibrée l'équipe présentée par le Président de la République en collaboration avec le Premier ministre? Je considère que le gouvernement n'est pas équilibré. Je n'en connais pas les raisons mais nous sommes tous dans l'espoir que les partis politiques qui ne sont pas représentés feront leur entrée. C'est un vœu exprimé par la grande majorité des Togolais et nous pensons que le Chef de l'Etat et le Premier ministre qui sont à l'écoute des populations devront tenir compte de la nécessité de faire rentrer d'autres partis politiques notamment l'UFC. Pensez-vous justement que l'UFC a raison de boycotter ce gouvernement? L'UFC a-t-elle boycotté le gouvernement ? Je crois que lors des négociations à Ouagadougou, il y a un compromis non écrit que la primature reviendrait du moins à l'UFC. C'est ce que nous avons entendu. Maintenant qu'on ait choisi une autre personnalité d'une autre formation politique, c'est normal que les premiers dirigeants de l'UFC puissent exprimer leur émotion, leur frustration. Mais au-delà de l'expression d'un sentiment somme toute justifié, il faut ouvrir le gouvernement à l'UFC et je crois savoir que les négociations entre le PM et le bureau national n'ont pas été closes quand on a publié la liste du gouvernement. Il me semble que dès lors qu'il existe dans l'accord que c'est l'ensemble des partis politiques qui doivent faire partie de ce gouvernement, nous interpellons le Chef de l'Etat, le Premier ministre de faire en sorte que le climat de confiance qui commence à naître depuis le 20 août 2006 dans ce pays puisse se maintenir et que nous cheminions ensemble, de manière consensuelle, dans la transparence vers les élections. Que rien ne puisse se faire pour entamer la crédibilité de ce que nous commençons à avoir sur le plan international que sur le plan intérieur et que les choses se déroulent comme tous les Togolais le souhaitent. L'Alliance n'étant pas représentée au gouvernement, allez-vous accompagner ce que l'équipe de Me Yawovi Agboyibo a fait ou vous allez vous positionner dans l'opposition? Nous sommes déjà dans l'opposition à l'Alliance. Nous avons dit que nous aurons une attitude responsable par rapport aux évènements politiques. Nous luttons pour donner le bonheur, la prospérité et le bien-être au peuple togolais. Il y a un gouvernement conduit aujourd'hui par Me Yawovi Agboyibo. Si le gouvernement pose des actes qui épousent les aspirations du peuple togolais, nous applaudirons le gouvernement, nous l'encouragerons, mais s'il y a des actes que le gouvernement pose qui sont contraires aux intérêts de la population, notre rôle de formation politique de l'opposition, c'est d'attirer l'attention des dirigeants ou de dire aux populations de se mobiliser pour entrer dans leurs droits. Si tous les principaux partis de l'opposition traditionnelle se retrouvent au gouvernement, est-ce que vous les partis qui vous situez en dehors du gouvernement, vous n'avez finalement pas la latitude de faire la forte gueule au sein de l'opposition? De toutes les façons, nous, notre ligne est claire. Ce n'est pas parce que nous serons au gouvernement et que si les choses ne marchent pas nous allons applaudir. Nous avons un rôle, nous avons pris l'engagement de contribuer de manière modeste à aider le Togo à renouer avec la prospérité, le bien-être et la réconciliation nationale. Nous sommes dans l'opposition au gouvernement, nous allons exercer les droits liés à nos statuts d'opposants par rapport au gouvernement. C'est tout à fait normal dans une démocratie, lorsque le gouvernement gouverne, il faut qu'il y en ait aussi qui se mettent dans l'opposition qui puissent attirer l'attention du gouvernement que la ligne suivie n'est pas compatible à celle définie dans l'Accord politique global puisque notre document de référence aujourd'hui, c'est l'accord qui a été signé le 20 août 2006 à Lomé. L'Alliance est-elle déjà dans les starting-blocks pour les législatives de juin 2007 ? Nous sommes en train de réfléchir ; mais dans tous les cas nous serons présents aux prochaines compétitions électorales. Source : Radio Nostalgie Lomé Propos transcrits par la Rédaction La mauvaise foi avérée du pouvoir Edem Kodjo, ministre d'Etat pour torpiller le gouvernement Au lendemain de la présidentielle controversée du 24 avril 2005, Faure Gnassingbé avait promis faire changer les choses au Togo. C'était l'époque où « un leader nouveau, un esprit nouveau » battait son plein. On nous disait qu'il est un gestionnaire patenté et qu'il a fait de prestigieuses universités françaises et américaines. Et pour faire taire les mauvaises langues, l'intéressé lui-même ressassait «Lui c'est lui, moi c'est moi». Mais les deux gouvernements qu'il a formés après son élection montrent qu'il a de la peine à prendre ses marques. N'est-ce pas surprenant qu'un « gestionnaire averti » puisse mettre en place un gouvernement de 29 membres dans un pays qui est en crise depuis plus de 16 ans et dont tous les indicateurs économiques sont au rouge ? Au temps fort du parti unique où tout allait normalement, Feu Eyadéma n'avait jamais constitué une équipe gouvernementale aussi pléthorique que celle que Faure avait offerte aux Togolais l'année dernière. Et puisque l'Accord politique global exigeait la formation d'un gouvernement de large union, le « leader nouveau » fait porter le nombre à 34 quand les élèves manquent de salles de classe. Le Togo malade sous l'ère d'un «gestionnaire» a plus de ministres que les pays normaux. Passons! Comme si cela ne suffisait pas, le Président Faure Gnassingbé tend encore la perche à son ancien Premier ministre M. Edem Kodjo. Ce dernier a été nommé lundi ministre d'Etat à la Présidence. Mais le décret n'a donné aucune précision sur les fonctions de ce ministre d'Etat à la Présidence. Concernant le cas de M. Amah Gnassingbé, ministre d'Etat sans portefeuille, il nous a été dit qu'il est le numéro 2 du gouvernement et par conséquent « coiffe la plupart des ministères ». Quelle sera alors la mission de Kodjo ? Est-ce un portefeuille créé pour avoir un droit de regard sur le Premier ministre et son gouvernement ? Ne va-t-on pas vers un conflit de compétence entre le Chef de gouvernement et le ministre d'Etat à la Présidence ? Les jours à venir nous édifieront. Mais pour beaucoup d'observateurs, ce «come-back» de Kodjo est très dangereux et risque de porter un coup dur à la dynamique qu'il y a aujourd'hui autour du gouvernement. «Si le RPT était de bonne foi, s'il voulait vraiment le changement, il ne devrait pas nommer Kodjo à ce poste», nous a confié un ancien diplomate. Edem Kodjo, «son Excellence sa Hauteur», ne peut jamais accepter être le porteur de sceau et de valise de Me Agboyibo. S'il a accepté ce poste, c'est pour torpiller les accords et mettre le bâton dans les roues du Premier ministre. Tout se passe comme si certains veulent toujours incarner le mauvais rôle dans le microcosme politique togolais. Dès qu'il y a une petite ouverture qui s'offre au peuple, ils s'emploient à l'accaparer ou à la boucher. Même si l'opposition radicale a, dans sa quête du pouvoir, péché en se vautrant dans ses querelles intestines, il faut reconnaître que la prétendue «opposition modérée» incarnée par Edem Kodjo a causé beaucoup de torts aux Togolais. Ces fameux opposants «lucides» sont dans leur logique: la politique de survie (podocratie). Ils n'ont que faire de la «voix de Dieu» qu'est celle du peuple. Z.A Refus d'Edem Kodjo de quitter la Primature Une vraie combine entre lui et … Les Togolais ont eu écho de la réticence du Premier Ministre sortant Edem Kodjo à libérer la Primature au nouveau locataire, Me Yawovi Madji Agboyibo. Après recoupements, il apparaît que l'incident n'était pas aussi anodin. C'était une combine. De sources dignes de foi, il aurait été demandé à Edem Kodjo, par qui on sait d'être réticent à libérer les lieux car il a été prévu qu'il serait nommé «Ministre d'Etat à la Présidence » et continuera à occuper les mêmes locaux de la Primature sise au quartier Cité OUA. C'est donc le boucan des militants du CAR devant cette réticence de l'ex-PM qui a obligé Faure Gnassingbé à intervenir pour lui «intimer» l'ordre de vider les lieux. Cette version des faits est assez convaincante d'autant plus que pas plus tard que lundi nuit, Edem Kodjo a été parachuté Ministre d'Etat à la Présidence. L.H. Passation de service au ministère de la santé Suzanne Aho et Kondi Agba se sont séparés en queue de poisson La composition du nouveau gouvernement d'union nationale a été rendue publique le mercredi 20 septembre 2006. Deux jours plus tard, la majorité des membres de ce nouveau gouvernement ont procédé aux passations de service au sein de leurs départements ministériels. Mais cette passation de service n'a pas été du tout aisée à certains ministères. C'est le cas du ministère de la Santé où la ministre sortante Suzanne Aho devait passer le témoin au nouveau locataire, Kondi Agba. L'ambiance à la salle de réunion du ministère de la santé lors de la cérémonie n'était pas du tout conviviale. L'honneur était d'abord revenu à Mme Suzanne Aho de présenter les mots de bienvenue au nouveau ministre de la Santé au nom de tout le personnel de ce département ministériel: «Tout le personnel de ce département se réjouit du choix porté sur vous, Professeur Kondi Agba, par le Chef de l'Etat. Nous vous souhaitons tous les bienvenus et nous vous accueillons avec enthousiasme». Après ces mots, le nouveau locataire prit à son tour la parole: «Vous prétendez aujourd'hui m'accueillir avec enthousiasme; eh bien, j'accueille cela avec scepticisme. Comment pouvez-vous m'accueillir ainsi après tout le bruit que les uns et les autres ont fait courir sur moi en 2002?» Ces mots ont touché tout le public qui a fait le déplacement de la salle de réunion du ministère de la santé pour la circonstance. Dépassée par l'allure que prenait la cérémonie, Suzanne Aho n'a pas pu respecter les derniers conciliabules protocolaires. Elle est sortie précipitamment de la salle où se faisait la cérémonie et rentrée dans sa voiture sans un mot à l'endroit de ses anciens collaborateurs. Rappelons que le 08 juillet 2002, à la suite d'un remaniement ministériel, le Professeur Charles Kondi Agba fut remplacé par Madame Suzanne Aho à la tête de ce même département. Et Mme Suzanne Aho avait, dès sa prise de fonction, relevé des insuffisances sur le passage de Prof. Agba à ce ministère. A cette époque, des informations ont fait état de ce que la ministre aurait demandé un audit des comptes de la gestion que le Prof. Agba a faite de ce département et ce n'est qu'après toutes ces vérifications qu'elle aurait pris fonction. Mais est-ce que le passage de Suzanne Aho à ce ministère a été aussi limpide comme elle l'aurait fait croire? Tout compte fait, le nouveau ministre de la santé a un grand rôle à jouer. Et il doit oublier le passé puis travailler avec tout le personnel de ce département dans un esprit de fraternité. GLAKPE Koffi LIBERTINAGE Agboyibo a gagné la bataille de la Primature mais... Le 16 septembre dernier, «Faure-vi Vodoua» a fait taire tout le monde en nommant un Premier ministre dans «l'opposition sévèrement radicale». Le patron du CAR n'a pas raté le coche pour la 3ème fois de son parcours politique. Même si cette nomination n'a pas plu à «Fo Gil» qui a fait de «gbagbatage» sur la Radio Lomé de RFI-là, il faut reconnaître que tous les Togolais ont salué cette nomination. «Elo matsi matsi» a su résister au temps et a été consacré sous Gnassingbé fils. Quarante-huit heures après sa nomination, Agbo est allé à Lomé II là-bas pour dire à sa Majesté le Roi Koqdjo de Noépéville que «xoxo néyi» (que les anciennes choses s'en aillent). Ça fait longuement longtemps que les CARistes attendaient cela. C'est pourquoi ils étaient nombreux à se rendre à la Primature lundi 18 septembre dernier pour constater de visu comment la cérémonie allait se dérouler. Un jaloux de ses acquis nous a même dit qu'ils avaient fait le déplacement de la Primature pour venir à la rescousse de leur mentor au cas où Gbogboyagbo aurait voulu lui mener la vie dure. Quand on a vu certains sur TVT, ils avaient «fauretement» serré la mine et attendaient que Koqdjo fasse une bévue. Heureusement, le futur ancien Premier ministre, en bon écrivain, a choisi les mots justes pour caresser le Bélier noir dans le sens du poil. Les allocutions étaient conviviales. Quand le Roi Koq, le front haut et le sourire clignotant, scintillait de satisfaction, le Bélier noir était heureux et «sourissait». Ne dit-on pas au Sud-Togo que «Adou konou, Dômé tô lévo», la traduction «motamoïque» fait en Français «Les dents rient mais ce qui est dans le ventre est différent». Malgré toutes les jolies allocutions, Gbogboyagbo a ses raisons que le Bélier ne connaît point. Le type aurait refusé de donner les clés à son successeur arguant qu'il est un Conseiller de «Faure-vi» et qu'il voulait garder cette resplendissante villa pour lui tout seul. Des négociations ont dû être menées avant que les choses ne se normalisent un tant soit peu. Bien que les services du Bélier soient allés chercher les clés, les bonnes mauvaises langues ressassent que l'homme de Kouvé ne veut pas regagner le lieu parce qu'il serait «gbassé». Vrai ou faux ? En tout cas, Gbogboyagbo est sur la liste additive et a été nommé depuis lundi ministre d'Etat à la Présidence. Que des CV ronflants! Au Togo, dès que les gens deviennent des ministres, ils assainissent leurs CV en les rendant ronflants. Mais ce qu'ils oublient c'est qu'ils ont fait leurs études avec d'autres personnes qui sont dans la vie active et qui les connaissent bien. Après la publication du Gouvernement qui comprend seulement 34 ministres - un exploit pour un pays qui fera bientôt partie du G8 - la coutume veut que les nouveaux ministres soient présentés au public. Les CV sont souvent rendus publics pour permettre aux populations d'avoir une idée sur les différents ministres. Cependant, on a l'impression que les gens gonflent leur CV pour séduire Monsieur tout le monde. C'est ainsi qu'on voit les gens qui avaient cartouché au Campus devenir de grands diplômés une fois que le manteau de ministre leur a échu. Par exemple, dans un CV, il est dit que le ministre a eu une Licence en Economie et Gestion des entreprises et qu'«entre 1983 et 1985, il obtient successivement les Diplômes d'Etudes Universitaires Générales (DEUG) en Gestion et en Economie Générale puis, en Biologie». Entre nous, a-t-on besoin d'évoquer les DEUG quand on a déjà cité la Licence ? Quand on parle du DEUG en Biologie, cela ne veut-il pas dire que la personne a brillamment cartouché en 1ère ou 2ème année dans ce département avant de retrouver la faculté des sciences économiques et gestions? En tout cas, c'est ce qui arrive à nombre d'étudiants détenteurs du BAC II, série D. Un autre cas qui nous a beaucoup surpris est celui de ce ministre qui a eu son BAC II en 1985 et qui obtient le diplôme Supérieur de Secrétariat de Direction à l'Université de Lomé en 1991. Or, pour cette école de formation, il faut trois ans d'études. Quand le commun des mortels, lui, il va entendre ça, il va croire que son ministre a fait des exploits alors qu'il n'en est rien. Ce ne sont que des CV vibrants pour entretenir le paraître. Ces deux exemples pour montrer comment les gens mentent brillamment sur leur parcours scolaire. Fo Nico, le futur guérillero Le dimanche dernier, le «candidat à l'élection présidentielle», Fo Nico, était l'invité de l'émission «Plateau de la Semaine » sur TVT. Le rédempteur a encore une fois poussé une gueulante contre ceux qui l'ont exclu du dialogue togolo-togolais et par conséquent de l'Accord politique «lokpobal», pardon global. Il a en outre dit que le gouvernement du Bélier noir est comme une classe de 6ème des établissements de la place. Il y a beaucoup de gens dedans quoi! Il a aussi présenté ses «félicitements» à Gnassingbé de Lama qui a dribblé les siens pour se retrouver au gouvernement à «titre personnel». Rappelons que samedi dernier, il était aussi à la fête du 23 septembre «à titre personnel». Fo Nico nous a fait comprendre que compte tenu de son état de santé, il ne pouvait qu'avoir un ministère sans portefeuille. Mais quand une question lui a été posée sur l'organisation des prochaines législatives, il a laissé entendre qu'il fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire partie de la CENI qui va être mise en place. «Nous allons mener une guérilla», a-t-il dit. Et si vous n'avez pas eu gain de cause? «Là, ça va barder! On va nous sentir. Nous allons faire tout pour avoir notre partition dans la CENI qui va être mise en place. C'est l'exclusion qui conduit souvent aux violences». Agbo et son patron «Faure-vi Vodoua» doivent se préparer car la guérilla d'un opposant pétard fait toujours beaucoup de «cadavres morts» et de «blessés grièvement légers». Richardson von Attipoé a mal débuté sa saison Grâce au gouvernement de vaste union mis en place par le tandem Faure-Agbo, l'ex-patron de la défunte SNI, Richard Attipoé, a été ressuscité. Il vient de remplacer Agouta Ouyenga qui ne nous a jamais fait le bilan des fonds qui ont été alloués à son département lors de la Coupe du Monde «allemagnaise». Le lieutenant-colonel Rock Gnassingbé qui gère lui aussi la «République togolaise du football» est plus puissant que le ministre des Sports. Master Ouyenga n'a pas su s'imposer à lui. Richardson von Attipoé saura-t-il prendre des décisions courageuses vis-à-vis de Rockvi? Les jours à venir nous édifieront. La nomination de Richardson a coïncidé avec le démarrage du championnat national de 1ère division de football. Bien que les problèmes qui minent cette discipline ne soient pas résolus, Rockvi a fait démarrer le championnat avec à la clé des menaces tous azimuts. Le match entre Tchaoudjo Athlétique Club (TAC) de Sokodé et l'AS Douanes de Lomé s'est terminé en queue de poisson samedi dernier au stade d'Agoè pour cause d'éclairage. Et c'est dans l'obscurité totale qu'on l'a vu sur nos petits écrans accorder des interviews aux journalistes. Dorénavant, Richardson von Attipoé doit se déplacer avec des tonnes de bougies afin que les matchs programmés sur ce stade puissent se terminer dans les conditions normales de pression, de température et d'éclairage. Où était l' «éclipsologue» Kanny Sokpo-Diallo? Les Gnassingbélandais se rappellent certainement encore tout le boucan que la secrétaire d'Etat guinéenne, pardon togolaise Kanny Sokpo-Diallo avait fait autour du phénomène de «le cri soleil» du 29 mars dernier lorsque la lune gloutonne a avalé «gbli» la CEET du Père de Jésus de Zamaleck, pardon Jésus de Nazareth, c'est-à-dire le soleil. Sincèrement, Da Kanny avait tellement récupéré le phénomène que les vrais connaisseurs ont amicalement fermé leur bouche pour la regarder seulement. Elle ne s'était pas retenue de s'alarmer: «mitou miadokoéwo do xômé» (enfermez-vous dans vos chambre), «mitou hontrouwo ne miaso safléawo migbla» (fermez portes et fenêtres et avalez les clés), «amédékpé ngbagbon oo», (ne respirez pas), «Né élahian mimlô mianônôèwodji kaka enoubaké» (couchez-vous les «uns» sur les «unes» jusqu'au lever du jour si possible…). Nous avions eu le pressentiment qu'elle devrait être spécialiste en la matière pour parler tant. Et quand on était allé aux nouvelles, on a appris qu'après son BAC, elle a fait des études en «éclipsologie» appliquée. Le vendredi dernier, il s'était produit une autre éclipse, cette fois-ci annulaire. Mais Da Kanny n'a dit mot là-dessus. Elle n'a même plus distribué de lunettes spéciales éclipse aux gens pour se protéger les «zoeils». Son silence nous a tracassés nous autres car les risques de dommages sur la rétine ne sont pas moindres. Quand on a fouillé, on a tout de suite su pourquoi ce silence. C'est parce qu'elle a été amicalement virée du gouvernement. Semble-t-il que depuis que Agbo a sorti son gouvernement et qu'elle a su qu'elle n'est pas «into» (dedans), elle ne fait que pleur... Fo Kodjo a été repêché Beaucoup de types qui bouffaient dans les mains des Gnassingbé regretteraient l'issue heureuse du palabre «togolaiso-gnassingbéisant», nommément la signature de l'Accord Politique Global. Parce que c'est ce machin qui a décidé la formation d'un nouveau gouvernement. Lorsque Agbo a été nommé Premier ministre, beaucoup de ministres de la mangeoire sortante ont déposé des demandes timbrées de renouvellement de contrat à leur poste mais elles ont été jugées non recevables. Nous, on se demande ce qu'ils vont devenir, ceux qui ont été virés du gouvernement Faure-Agbo, à commencer par Gbogboyagbo. Oh, que c'est bonheureux, pardon malheureux! Lui qui est né pour être PM à vie, qui ne trouve pas plus intelligent que lui dans ce Togo, qui traite les gens avec assez d'orgueil, que deviendra-t-il? Rentrer dans son «mon beau village» pour être Chef canton? Retrouver ses qualités d'écrivailleurs? C'est vrai qu' «au commencement était le glaive», mais «à la fin c'est la retraite Premier ministrale». Nous on voulait lui faire une proposition. Il n'a qu'à retourner à ses amours. Il est né politique donc, il n'a qu'à remobiliser les militants de sa CPP dans la perspective des prochaines législatives. Il peut rebondir, «on ne sait pas jamais». La CPP peut remporter la majorité absolue des sièges de députés. Mais il va falloir que Kodjo fasse l'effort de scorer cette fois-ci au moins 1% des voix. Sinon c'est fini pour lui. En fait, nous nous inquiétions pour rien. Car heureusement, «le Petit» vient de le repêcher en le déposant à un truc créé de toute pièce: «Ministre d'Etat à la Présidence ». Passons. Au passage, que Fo Kodjo fasse tailler les bougainvilliers du siège de sa CPP à Nyékonakpoé qui ont envahi la rue Bassar et bloquent la circulation… «Gnê n'importe quoi» comme ministre! «Tout le monde peut être ministre dans ce pays», soutint avec véhémence un type qui a passé plus d'une demi-douzaine de fois déjà l'examen du Baccalauréat. Nous, on l'a pris pour un débile «physico-géométrique». Mais le type était sérieux et nous renvoya à lire les CV des ministres du gouvernement Agbo. Vraiment, beaucoup de «Zed» et de vendeuses de tomates peuvent aussi être ministres. Pour les dames, il suffit d'avoir le BAC I. On n'en veut pour preuve que le CV – détaillé en plus – de Da Christy. «Après ses études primaires à Tohoun, sanctionnées par le certificat d'Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) en 1971, Mme … entre au Collège Notre Dame des Apôtres à Notsè où elle obtient en 1975 son Brevet d'Etudes du Premier Cycle (BEPC). Elle passera ensuite avec succès le BAC I série A4 au Lycée de Tokoin à Lomé en 1977, avant d'entrer dans la vie professionnelle. Durant sa carrière d'enseignante – cours primaires bien sûr, peut-être même CP1 B – Mme… a effectué plusieurs stages et formations, couronnés par des diplômes professionnels: le certificat d'Etudes et Aptitude Professionnelle (CEAP) en 1987, puis le Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP) en 1997», lit-on d'elle. Et c'est tout. Pour les hommes, le BAC G2 suffit. C'est ce que confirme le maintien de Fo Gigi. «Après le CEPD, le BEPC, il s'inscrit au Lycée Technique d'Adidogomé d'où il sort avec un BAC série G2, un Brevet d'Etudes Professionnelles Comptable-Mécanographe et un Certificat d'Aptitude Professionnelle Aide comptable», et c'est tout. On ne nomme pas tout le monde ministre dans un pays sérieux. Ce ne sont pourtant pas les compétences qui manquent. Réjouissons-nous, car nous sommes des ministres potentiels chez nous, même Premier ministre.
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