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Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Que devient le dossier du journaliste Dimas Dzikodo: Alors que Anna Politkovskaïa tombait sous les balles de la dictature en Russie 13 octobre 2006
Cette réalité ne ressemble-t-il pas à quelques
exceptions près à la situation des faiseurs d’opinion
au Togo? Rappels des faits On se souvient que le Ministre d’alors en charge de la communication, Kokou Tozoun, dans son petit show de ministre togolais, se présentera au chevet de la victime dans la clinique où il fut admis pour les soins. Il en parlera d’ailleurs comme d’une chose extraordinaire qu’il avait réalisée dans sa vie et fera des .déclarations qui ne refléteront pas exactement le contenu des échanges qu’il avait eus avec Dimas sur son lit de malade. Comme pour condamner cet acte ignoble et montrer sa bonne foi ainsi que celle du gouvernement, fidèle à leur habitude dans le sérail, Kokou Tozoum avait promis une enquête pour retrouver les auteurs. Depuis donc une année entière, silence radio. Ce dossier semble complètement classé et enterré, et l’impunité fait son bonhomme de chemin. Est-il normal que l’on continue à vivre ainsi au Togo depuis 1963, avec des assassinats et tentatives d’assassinat, des crimes contre des citoyens sans jamais pouvoir y mettre définitivement fin par un véritable changement de mentalité à la base? Un certain journaliste de la presse privée togolaise reconnu dans la corporation comme ayant vendu son âme au diable, ira jusqu’à déclarer contre tout bon sens, que le confrère avait monté ce coup contre sa propre personne. Excusez-nous du peu, car il serait ennuyeux de revenir sur toutes ses dérives et contradictions. Demander soi-même à des gens de vous assassiner ou de vous blesser? Pour y gagner quoi? Il faut être un vrai débile mental pour concevoir une telle hypothèse puis oser la servir au public. Il trouvera sur son chemin un autre aussi débile que lui, en la personne du Français nommé Georges Gros qui, à la faveur d’une rencontre de la presse francophone dans notre pays, il y a quelques mois, étonnera plus d’un, en se rabaissant au rang de son compère de presque même niveau de conscience morale. Le Chef de l’Etat doit s’affirmer Nous saisissons cette occasion pour dire à Monsieur Faure Gnassingbé, Président de la République, qu’en dépit des conditions dans lesquelles il avait accédé à la magistrature suprême, des gens comme nous, avions cru en ses paroles quand il refusait la comparaison avec son feu père. «Lui c’est lui, moi, c’est moi», «Un leader nouveau, un esprit nouveau», etc étaient ses paroles favorites. Mais aujourd’hui nous sommes à mille lieues de le croire, car tout se passe presque exactement comme du temps de son père et personne ne voit le changement promis surtout en matière des droits de l’homme, de fin d’impunité, d’amélioration des conditions de vie des Togolais, et de bonne gouvernance. Nous avions ouï dire qu’il fut furieux le 10 octobre 2005 en apprenant l’agression de notre confrère Dimas Dzikodo. Nous y avions cru et nous y croyons encore, même si cela est naïf de notre part. Nous nous attendions à ce qu’il ordonnât une enquête qui aboutît pour une fois au Togo. Vu son revirement et le silence radio qui a duré un an jour pour jour, nous sommes en droit de nous demander, s’il aurait subi des pressions dans son désir de bien faire. On est chef d’Etat ou on ne l’est pas. Quand on a la volonté de bien faire pour se donner un nom joli à porter toute sa vie avec fierté et que des esprits rétrogrades et non animés de patriotisme ni d’amour du prochain, posent des embûches, s’érigent en épouvantails, il faut montrer qu’on est le seul maître à bord, car être chef d’Etat n’est pas une sinécure, encore moins un jeu de gamin. Encore une fois, on est chef d’Etat ou on ne l’est pas! Apprendre à mourir
pour une cause noble On naît Président, on ne devient pas Président d’une République, mieux, on ne s’improvise pas Président. Ceci, nous le disons pour faire comprendre que quand on a dans le sang la vocation de conduire des hommes, quand on a l’amour des hommes, des choses et de la nature, on n’a même pas besoin de le crier. A bon vin, point d’enseigne, dit le proverbe. On le sent à la tâche et les actes parlent de leurs auteurs. Deux noms dans notre Afrique contemporaine pour illustrer ce que nous entendons par naître Président: Yayi Boni et Alpha Oumar Konaré. Au Bénin tout se concrétise, on ne s’amuse pas, c’est du travail que tout le monde appréciera au bout de 5 ans. Au Togo, on a pris fonction avant Yayi Boni, mais il n’y a rien à comparer entre les deux pays. Pour Konaré on a vu comment il a dirigé son pays. Il pouvait encore briguer un autre mandat à la tête du Mali en se rabattant sur l’armée, en dilapidant l’argent de son pays pour acheter les militaires qui lui resteront loyaux. Il pouvait briguer un autre mandat à la tête de l’UA, mais il a dit non, parce qu’il sait que tout ce syndicat de chefs d’Etat africains s’amuse avec la PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE qui est une tâche d’une grande noblesse. Il ne saurait continuer à se ridiculiser dans cette « structure pourrie » (c’est nous qui le disons) qu’est l’UA. Quand ça ne va pas, on s’éclipse pour laisser le terrain aux loups, surtout quand on voit que, malgré la logique et le bon sens, la chose la mieux partagée au monde, des gens sont bloqués et ne comprennent rien. Voilà, par ces deux exemples ce que nous avons tenu à dire par «on naît Président de la république, on le devient pas». Diriger des hommes, des peuples est un art. Ceux qui sont nés Présidents, quand ça ne peut pas aller, ils jettent sportivement l’éponge et s’occupent d’autres choses dans leur vie. Il n’y a pas que ça à faire. Mais ceux qui deviennent présidents, ils viennent pour bouffer, piller la nation. Nous terminons en disant pour notre part, que nous continuons à croire, même si c’est naïvement, en tout le bien que certains Togolais disent parfois de l’actuel Président de notre pays que nous personnellement n’avions jamais vu quelque part dans sa vie privée, pour le connaître. Nous sommes des Saints Thomas et nous n’avons pas encore perdu l’espoir qu’on nous avait fait miroiter en brandissant la jeunesse comme un atout. Le plus grand défi à relever par Faure doit être avant tout la sécurité pour tous les citoyens quel que soit leur rang social ainsi que la fin de l’impunité au Togo. Notre pays est trop petit pour qu’on cherche des criminels sans jamais pouvoir les trouver. Prouver qu’une carpe peut accoucher d’une silure est aussi l’autre défi que Faure doit relever. Nous y croyons encore. Alain SIMOUBA
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