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Sommaire
Lomé la capitale Pourquoi gaspiller des Milliards dans des élections frauduleuses? |
Révélations Ce qu’on n’a jamais dit sur Edem Kodjo « Je ne veux pas être de ces lèche-culs qui craignent de déplaire aux pions », écrit Baudelaire. A « Liberté Hebdo », nous ne défendons que la bonne cause et nous ne sommes à la solde d’aucune formation politique. Nous abordons les faits tels qu’ils se présentent, sans les dénaturer. Il n’y a qu’une valeur cardinale que nous poursuivons : la vérité, rien que la vérité. Et quand nous refusons, nous disons non. Nous ne sommes pas ce « chien qui retourne à ce qu’il a vomi » ou ce « cochon qui vient d’être lavé et qui va de nouveau se rouler dans la boue » ( II Pierre 2 :22 ). Nous ne voulons pas du tout ressembler à ces papis « girouettes » qui cherchent éperdument la direction du plus offrant. Hier c’était ce « Doyen » qui écrivait que « Kodjo est une tomate pourrie ». Aujourd’hui, il retourne la veste et devient plus royaliste que le roi. En tout cas, le « Roi » de Noépé ne mérite que ce courtisan. Ne dit-on pas que « ceux qui se ressemblent s’assemblent » ? Encore une fois, la nomination de M. Edem Kodjo au poste du ministre d’Etat à la Présidence est une blague de plus dans le microcosme politique togolais. Et on est en droit de dénoncer ces contorsions. Notre admirable « Doyen » est tombé très bas quand il justifie nos critiques ô combien fondées par une prétendue accointance ethnique des responsables des journaux avec l’actuel Premier ministre : « On est estomaqué par le fait que cette nomination ait provoqué une véritable levée de boucliers dans la presse proche du Premier ministre. Ces journaux dont les Directeurs de Publication sont pour la plupart ressortissants de la même préfecture (Yoto) que le Premier ministre Agboyibo, s’en donnent à cœur joie et ressassent à longueur de semaines les mêmes absurdités ». Que c’est malheureux ! Ce qu’il faut aussi savoir c’est que l’intéressé lui-même continue de soutenir qu’il est dans le gouvernement. Le «mythe» Kodjo
n’existe pas En réalité, après ses études primaires et secondaires couronnées par un Baccalauréat série philosophie, Edem Kodjo poursuit ses études universitaires en France où il obtient en 1961 une Licence en Droit public (actuelle Maîtrise). A l’époque, la France aurait décidé d’ouvrir l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) fondée en 1945 à ses anciennes colonies nouvellement indépendantes. C’était pour une administration forte dans les pays que cette école exclusivement réservée aux Français fut ouverte aux jeunes diplômés africains. Contrairement à ce qu’on nous ressasse, Kodjo n’aurait pas passé le concours très serré et y serait entré à titre de coopération, c’est-à-dire proposé par l’Etat togolais. A en croire certaines indiscrétions, il serait de la même génération que l’ancien président béninois Nicéphore Soglo. Admis dans cette école, il se serait inscrit à la section Finances. Mais ici, il y avait certains cours que les étrangers n’étaient pas autorisés à suivre. Il s’agissait par exemple de la Stratégie, de la Sécurité intérieure et extérieure... C’était seulement une attestation qui serait délivrée aux élèves. « Brillant étudiant, le jeune Kodjo fut aussi l’un des rares Africains à être admis à l’ENA de Paris », précise sa biographie officielle sans d’autres détails. C’est ça « Kodjo l’énarque ». Ce n’était qu’après cette formation qu’il avait travaillé à l’Office de Radiodiffusion et Télévision Française (ORTF). Revenu au pays comme tout intello à l’époque, il aurait occupé le poste de Secrétaire Général des Finances. Selon les témoignages, c’était à partir de ce moment que le « plus énarque des énarques » aurait commencé à « respirer ». Comment ? Allez y comprendre quelque chose. Pourtant, on nous dit qu’il était « au départ destiné à une brillante carrière en France, mais qui a tout abandonné pour servir son pays ». Effectivement, Kodjo a été Secrétaire Général de l’OUA de 1978 à 1984. Bien qu’il fût le seul candidat à ce poste, c’était au 7ème tour qu’il aurait été élu. Puisque les pays communistes ne voulaient pas de lui. Mais l’affaire de la République Sahraouie Démocratique l’avait complètement détruit. En 1982, il a connu un échec cuisant : le Général Gnassingbé Eyadèma n’aurait même pas soutenu sa candidature. C’était la fin d’une gloire. Certes, Kodjo est doué. Il a fait des études supérieures et a occupé des postes de responsabilité tant sur le plan national que international. Mais il s’est tellement sacralisé que les « jolis » mensonges ont envahi les bonnes choses. « Contrairement à la thèse généralement accréditée en ce temps-là, il n’avait jamais imaginé qu’il serait embarqué dans la construction d’une dictature. Il avait de l’ambition pour son pays et venait contribuer à l’édification de la nation. C’était un sacrifice de retourner au Togo où il gagnait dix fois moins qu’en France », chante son griot. Comme on le voit, c’est un pan des rodomontades qui permettent de façonner le « mythe Kodjo ». Mais dans les faits, il n’en est rien. C’est « égo gbalo » (de la gourde vide). Zeus A. Cris d’alarme des travailleurs Le Protocole d’Accord du Dialogue Social non respecté Le
11 mai 2006, un protocole d’accord tripartite a été signé entre
le gouvernement togolais, le Patronat et les Organisations
syndicales à l’issue du dialogue social. Cet accord
comporte 125 engagements assortis d’acteurs de la mise en œuvre
avec des délais précis d’un engagement à un
autre. Six mois après la signature de cet accord, aucun
résultat tangible n’a été obtenu. Faisant le chronogramme des termes de l’accord, le porte-parole de l’ISTT M. Gnoukouya Assima a indiqué que le premier engagement qui devrait être mis sur pied est le comité ad hoc de suivi du protocole d’accord qui devrait être institué aussitôt après l’entrée en vigueur, c’est-à-dire le 11 mai. « A ce jour, un décret a été pris en ce sens il y a un mois mais n’a jamais été rendu fonctionnel », a déclaré le porte-parole. Il a évoqué la tenue des états généraux de l’administration publique le 7 août qui sont des décisions sur lesquelles il n’y a pas à transiger. « Nous sommes aujourd’hui le 10 octobre et on a l’impression qu’on est encore à la phase exploratoire et qu’on va de marché de dupe au marché de dupe. Nous avons eu deux entretiens avec le ministre de la Fonction Publique et le Premier ministre pour relever l’inquiétude des travailleurs. Nous souhaitons que les états généraux aient lieu au cours de ce mois et finissent le mois prochain parce que le dialogue social en dehors de certains points n’a pas fixé de décisions exécutoires immédiatement. Beaucoup de choses sont renvoyées à d’autres échéances qui sont elles aussi repoussées aux calendes grecques, ce qui signifie que les décisions pratiquement deviennent de plus en plus caduques », a expliqué M. Assima. Il a exprimé son inquiétude par rapport à la prévision budgétaire et a fait remarquer que si les états généraux ne se tiennent pas avant la session de l’Assemblée nationale consacrée au vote du budget, il est à craindre qu’ils ne soient renvoyés à l’exercice budgétaire 2008. « C’est le grand risque qui est en train de se profiler à l’horizon et là-dessus nous disons que nous ne sommes pas d’accord », a-t-il martelé. M. Gnoukouya Assima a rappelé certaines décisions censées être exécutoires sans autre forme de négociations. Il s’agit notamment du point 71 de l’accord relatif à l’amélioration des salaires, de l’engagement 66 afférent à l’apurement des arriérés de salaire et de pension. « Jusqu’au jour d’aujourd’hui, il n’y a pas d’amélioration de salaire, les arriérés ne sont pas payés pour soulager les parents en ce début de rentrée scolaire. Le pouvoir d’achat du travailleur ne cesse de dégrader. Nous avions eu confiance au sortir de la signature de l’accord mais cet optimisme va en s’effritant chaque jour », a-t-il déploré. Il lance un appel à une mobilisation des travailleurs si les arriérés ne sont toujours pas payés. Médard A. Pour une moralisation de la vie politique L’ «Ecole du Civisme» en chantier à Notsè Du 05 au 07 octobre 2006, l’hôtel « Le Berceau » situé à l’entrée de la ville de Notsè a abrité un atelier de validation d’un document, celui du « Cadre Stratégique de Formation Civique au Togo » qui a rassemblé plus d’une trentaine de participants. L’initiation au multipartisme dans les années 90 devant être couronnée par une démocratie apaisée n’a pas du tout été aisée dans les pays africains. Des compatriotes en furie se sont attaqués aux symboles de l’Etat, aux biens privés et publics et l’autorité de l’Etat perdit son poids. Au Togo, ce constat amer a été fait dans les années post 90 où, pour une démocratie mal comprise, des populations ont détruit des forêts en coupant en désordre les arbres. Plus d’une dizaine d’années après ces troubles, les séquelles de cette aventure démocratique sont toujours d’actualité : déficit de civisme, délabrement du tissu social, fragilisation de l’unité nationale, intolérance, bipolarisation politique excessive…Il urge donc d’entreprendre et d’encourager une formation civique à l’échelle nationale. Ainsi, par décret n°2001-113/ PR du 09 Mai 2001, il a été créé la Direction de la Formation Civique chargée de mettre en œuvre la politique de formation civique définie par le gouvernement et axée sur la notion d’acceptation de l’autre, le respect des institutions et symboles de la nation. Afin de rendre plus pratique cette initiative, qui a eu écho favorable auprès d’autres partenaires-les médias publics et privés, des partis politiques, des regroupements associatifs, syndicats et ONG entreprennent des actions d’éducation civique et morale des citoyens et de leurs militants, dans les écoles, des cours sont dispensés sur le civisme- il a été créé un comité interministériel chargé de l’élaboration d’un programme national de formation civique par arrêté n°009/MCFC/CAB du 24 août 2005, puis la Direction de la formation civique a été réaménagée au terme du décret n°2005-098/ PR du 28 octobre 2005 et un directeur nommé par décret n°2006-018/PR le 1er mars 2006 en la personne de M. Amévi Dabla. Pour une meilleure visibilité des objectifs escomptés, il s’avère nécessaire de les définir dans un « cadre stratégique » qui précise les objectifs à moyens et longs termes. Il s’agit de développer un cadre stratégique harmonisé afin d’y intégrer les programmes destinés à différents groupes cibles- communautés de base, organisation de la société civile, médias, décideurs politiques-, de suggérer les directives pour des décideurs pour des actions concrètes à mettre en œuvre par le gouvernement, les formateurs, les ONG et toute autre structure impliquée dans l’éducation civique et morale des citoyens, créer des opportunités pour discuter et apprendre, inculquer aux citoyens des valeurs citoyennes. Conformément aux préoccupations du gouvernement, ce cadre stratégique repose sur les axes ci-après : promouvoir la communication pour le développement, développer l’esprit de solidarité nationale et internationale, promouvoir le code de bonne conduite pour les élections, consolider les acquis de la démocratie et le respect des Droits de l’Homme, promouvoir la bonne gouvernance et le respect des biens publics et privés, promouvoir la politique de protection et de valorisation de notre environnement, construire une Nation unie et forte dans un esprit de réconciliation, œuvrer pour la prévention des conflits et l’établissement de la paix. Rappelons que l’atelier a connu la participation du Préfet de Haho, du Ministre de la Communication et de la Formation civique et l’essentiel des travaux s’est effectué en commissions. TINO Kossi Une délégation FIFA-CAF arrive demain à Lomé La grande crise qui secoue la FTF sera au centre des débats « Faire un état des lieux et proposer à la
FIFA et à la CAF les mesures éventuelles nécessaires
pour permettre au football togolais de reprendre sa marche en avant »,
tel est l’objectif assigné à la mission conjointe
FIFA-CAF qui se déroulera à Lomé du 12 au
15 octobre prochain.
Zurich, le 3 octobre 2006 La situation de la Fédération Togolaise de Football
(FTF) durant et depuis la Coupe du monde de la FIFA 2006 en Allemagne
a amené la FIFA et la CAF- et leurs présidents respectifs- à prendre
la décision d’envoyer une mission conjointe d’inspection
au Togo. FIFA Défaite des Eperviers à Bamako Le fruit de l’orgueil de Rock Gnassingbé En match comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Ghana 2008, Maliens et Togolais se sont affrontés dimanche 08 octobre 2006 à Bamako. Durant les 90 minutes de temps réglementaire, Aigles du Mali et Eperviers du Togo faisaient jeu égal, zéro but partout. Ce n’est qu’à la dernière minute du temps additionnel que les Aigles du Mali ont profité d’une hésitation de la défense togolaise pour inscrire l’unique but de la partie. Les maliens occupent ainsi la première place du groupe, suivis du Bénin ; le Togo est désormais 3ème devant la Sierra Léone. L’amateurisme
des dirigeants de la FTF Mais Rock Gnassingbé et ses sbires continuent de soutenir qu’il n’y a pas de crise à la FTF. Ce qui avait contraint les stars des Eperviers à boycotter le match Togo-Bénin comptant pour la première journée des éliminatoires jouée le 03 septembre dernier. Depuis donc le Mondial, les joueurs ne se sont plus retrouvés et n’ont plus joué ensemble. Et le comble, ce n’est qu’à quelques jours de la rencontre Togo-Mali que Rock Gnassingbé est allé supplier les cadres des Eperviers pour leur retour en sélection ; mais il s’oppose que certains joueurs comme Tchangaï Masamaesso soit de la partie. « Tant que je reste président de la FTF, Tchangaï ne jouera plus en sélection », insistait-il. Mais les autres joueurs à l’instar de Shéyi Adébayor, Kossi Agassa et Daré se sont opposés à cette idée. Pour manifester leur solidarité à Tchangaï, ils ont refusé de prendre le vol vendredi pour Bamako. Ils ont attendu Tchangaï et ce n’est que Samedi qu’ils ont rejoint les autres joueurs. Tous ces petits problèmes ne peuvent pas permettre aux Eperviers d’aller de l’avant. Problème de
coaching Les autorités togolaises doivent s’impliquer dans les problèmes qui minent la FTF afin que le football togolais retrouve un souffre nouveau. GLAKPE Koffi Championnat national D1 Womé boudé par les clubs Le championnat national de football de première division démarré le 23 septembre a du plomb dans l’aile. La compétition a maille à prendre corps. Chaque journée enregistre son lot de forfait. Après Agaza et Union Sportive de Masséda (USM) à la première journée, Semassi à la seconde, c’est le tour de l’Etoile Filante de boycotter le championnat. Le vice-champion à l’instar de la promue USM a boudé le match de Fiokpo dans l’antre de Maranatha. Sans avoir joué, les Messagers ont engrangé à domicile 6 points sur tapis vert. Ce qui fait dire à certains qu’à ce rythme, Maranatha a une forte chance de devenir champion avant terme. Les raisons évoquées par les Bleus de la capitale pour ne pas faire le déplacement de Womé, ce sont les actes de violence exercés sur eux la saison dernière et qui n’ont pas été toujours réglés. En effet, le championnat national de D1 s’est enferré la saison passée dans une rare violence. Presque tous les stades ont connu des actes de violence mais Womé a constitué le point d’orgue. Cette localité est fortement crainte. Tous les clubs qui s’y étaient rendus, s’étaient plaint de l’hostilité des supporters locaux. A en croire les clubs, Womé est une véritable jungle où règne la loi du plus fort. A cette insécurité sont greffées les allégations de corruption des arbitres et autres commissaires au match. Le spectre étant encore vivace dans les esprits, l’Etoile Filante a purement et simplement décidé de boycotter la rencontre de la troisième journée programmée à Womé. Après Masséda et l’Etoile Filante, à qui le tour? Le football est un jeu et doit rester tel quel qu’en soit l’enjeu. Le fair-play et l’éthique sportive doivent prendre le pas sur toute autre considération. Et on doit apprendre à accepter les victoires tout autant que les défaites. Mais il y a certains comportements qui nous confortent dans notre conviction que certains ne sont pas disposés à accepter les défaites. L’attitude par exemple de Gabriel Améyi, président de Maranatha lors de la finale de la Super Coupe du Togo disputée le 17 septembre 2006 à Womé entre le club local et l’AS Togo Port (4-1) est éloquente à plusieurs égards. Alors que Maranatha était sérieusement malmené par son adversaire vers la fin de la première partie, Gabriel Améyi pique une vive colère et descend dans l’arène depuis la tribune où il est haut perché aux côtés du président de la FTF et des dignitaires pour sermonner le coach Amélété Abalo. Que serait-il advenu si le club avait perdu ? Ce comportement peu orthodoxe et pas du tout catholique du président de Maranatha qui devrait normalement maîtriser ses nerfs ne peut qu’encourager les inconditionnels et autres fanatiques du club à se laisser aller à des actes de violence. Outre ces problèmes que la FTF rechigne à juguler, s’ajoutent la crise des primes du Mondial, la gestion calamiteuse de la Fédération par Rock Gnassingbé faite de désordre, les règlements de comptes, d’intrigues, de soupçons de malversation financière…. Voilà la physionomie lamentable que présente notre sport roi. Le mal est profond. C’est dans ce contexte particulièrement pourri qu’est annoncée l’arrivée imminente, comme une bouffée d’oxygène, d’une délégation conjointe de la FIFA et de la CAF pour mener une enquête minutieuse au sein de la FTF sur la gestion des fonds et les contentieux juridiques afin de faire l’état des lieux et proposer aux instances dirigeantes du football mondial des mesures éventuelles devant permettre au football togolais de sortir de sa léthargie actuelle. Nous espérons de tout cœur que ces experts aideront le Togo à trouver définitivement une solution à cette crise qui ne fait que durer et devant laquelle l’Etat a démissionné, pour qu’enfin renaisse notre sport roi. Médard A. Sans détour Dégringolade «Vous êtes enfoncée […] en plein ridicule et en pleine imbécillité» (Henry Million de Montherlant). L’exploit ne s’est pas réalisé. La bataille des cieux a tourné à l’avantage des Maliens. Les Aigles ont bouffé les Eperviers à l’ultime minute de jeu. Quand le feu follet Adébayor mettait la défense malienne dans sa poche vers la fin de la rencontre, les Togolais ont cru que l’histoire allait se répéter. Ils voulaient inscrire l’unique but et plonger une fois encore tout le Mali dans la détresse. Mais mal leur en prit. Comme l’a dit Chateaubriand, « L’histoire n’est pas plus reconnaissante que les hommes ». A force de vouloir attaquer, les coéquipiers d’Abalo Dosseh se sont découverts et ont été finalement poignardés au dos. Le point du nul que les Togolais voyaient venir s’est volatilisé. Silence de mort à Lomé, au Sous-groupement blindé à Agoè, à Sokodé, à Vo Koutimé, à Kpendjal, à Tindjassi… Sur le terrain, les Eperviers n’avaient pas démérité. Ils ont mouillé le maillot et fait douter les Maliens. Cependant, le sempiternel problème du milieu de terrain s’est encore posé. L’équipe togolaise a laissé au milieu de terrain un boulevard sur lequel pavanaient Lamine Sissoko et ses amis. Et c’est justement ce niveau du jeu qu’il fallait soulager vers la fin du match en faisant des changements idoines. Mais le staff technique a plutôt misé sur une réédition du scénario de l’année passée en injectant de nouveaux attaquants. En outre, l’autre «fils de la nation» ne veut jamais changer et laisse libre cours à ses états d’âme. La cause lointaine de cette défaite n’a-t-elle pas trait à la pagaille orchestrée au dernier moment par le président-trésorier de la Fédération ? Rock Gnassingbé étant dans la logique de « Ne faites pas ce que je fais. Mais faites ce que je vous dis » a rimé à contre-courant de la « réconciliation » qu’il prône. Est-il sage qu’il tranche que « tant que lui, il est à la tête de la Fédération, tel ne viendra plus jouer pour le compte de l’équipe nationale » ? La réponse est non. Cette position à fleur de peau a amené les joueurs à dépenser beaucoup d’énergies dans des discussions inutiles. Conséquence, tous ces joueurs titulaires n’ont dû quitter Lomé qu’à 24 heures du match. Et de quelle manière ? Ils ont dû rallier Cotonou en voiture avant de prendre le vol pour Bamako. C’est la énième déconvenue du «Prince». Mais rien n’est toujours fait pour rectifier le tir. Le seul fautif est souvent l’entraîneur qui est remercié sans autre forme de procès. L’éternel entraîneur adjoint sera sûrement bouffé un de ces quatre matins pour cacher les turpitudes du patron. La fédé, c’est son héritage à lui. Et il est prêt à la défendre. Dans cette aventure, il a su trouver des hommes à son image. Ces Togolais qui ont avalé leur dignité et qui ne songent qu’à leur intestin grêle. Non, il faut détruire Carthage ! R. Kédjagni Libertinage Gouvernement de mission ou de ratification? La formation du Gouvernement de vaste union nationale qui compte seulement 34 ministres est l’une des recommandations de l’Accord politique « partiellement » global. On nous dit que c’est un gouvernement de mission qui va préparer les prochaines élections des « dépités », c’est-à-dire faire de l’Assemblée « mouton » une Assemblée « maïs, détia, bélier…». Ce serait une Assemblée où cohabiteraient crabes, moutons, caméléons, tortues… Et là, on diminuera un peu les « leveurs de doigt » qui font seulement «pour» depuis 2002. D’ailleurs, quelqu’un nous a dit qu’ils ont mal au bras et que certains veulent aller se reposer dans leur «mon beau village». Passons! Nous, on a pensé que le Gouvernement du duo Faure-Agbo s’attellera à l’essentiel dès sa prise de fonction. C’est pourquoi les populations ont beaucoup attendu le premier «con –essayé» des ministres. Les retraités avaient accroché leurs yeux au petit écran croyant que ce gouvernement allait payer une partie de leurs arriérés de pensions. Il se raconte aussi qu’à Bè, les «Zonon» (drogués) ont accouru vers les postes téléviseurs pensant que Agbo et ses amis allaient définitivement libéraliser leur métier. Mais à la fin, c’est le désenchantement. Le Gouvernement a adopté six projets de loi d’autorisation de ratification dont cinq relatifs à la poste. Quand un «mon pays» a vu ça, il s’est fâché et il a dit : «Eux, ils ont parlé seulement de la poste. Qui leur dit que moi j’utilise leur poste-là? J’envoie et je prends toujours mes courriers à la station d’Agbalépédogan». C’est ça, ils sont nombreux ces Togolais qui s’interrogent sur l’intérêt de ces ratifications tous azimuts. De plus, ils n’ont même plus confiance en leurs services de poste et traversent chaque temps la frontière ghanéenne pour expédier leurs courriers. Combien de Togolais ne se sont jamais plaint des gaucheries des services de poste au Togo ? Parfois, ils vident les enveloppes des bonnes choses et pour se donner bonne conscience, ils les estampillent : «Reçu dans cet état». En tout cas, à l’allure où vont les choses, ce gouvernement risque de devenir un gouvernement de ratification. A cet effet, il faut qu’il ratifie rapidement la «Charte de la coupure jusqu’à la racine des cheveux» chère à «Kla Kla sou sou» quand les élèves sont toujours dehors pour déficit de salles de classe, de bancs et d’enseignants… Pas surtout ça, mon Colonel ! La militante de
la CPP n’avait
pas voulu partir Rockvi ne veut pas changer Ambiance prémonitoire Et Allah écouta les «Sawui» L’UFC fait peur
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